J'ai lu ce manga avec un grand sourire sur les lèvres. C'est loufoque, drôle et assez réjouissant. L'idée de départ est assez maigre pourtant, une vieille fille encore vierge qui est rajeunie et envoyée dans "l'Enfer du Plaisir" où tous les animaux et tout le décor autour d'elle est dédié au plaisir charnel, ça devrait lasser assez rapidement un lecteur... Et pourtant je ne me suis pas lassé du tout, trouvant que l'auteur avait vraiment beaucoup d'idées à intégrer dans ce concept très réduit.
Le dessin est tout simple mais assez excellent en ce qui concerne les expressions des visages. L'héroïne tire souvent des tronches excellentes et vraiment hilarantes à mes yeux. Globalement, l'aspect visuel est donc bon, clair et très plaisant à lire.
Quant à l'humour, j'aurais pu le croire assez bas de plafond puisqu'on a quand même droit à des bites volantes, des arbres violeurs et autres loufoqueries sexuelles, mais j'étais éclaté de rire trop souvent pour m'en plaindre.
En outre, malgré la taille impressionnante de chaque tome, ils se lisent très vite et sans aucun ennui.
Une série agréable, originale et vraiment amusante.
Très particulier Bilal. Il m'est difficile d'adhérer totalement à l'univers crasseux et très politisé du côté des extrêmes de Bilal, mais je ne peux m'empècher d'être impressionné par son dessin et convaincu par ses histoires réellement bonnes, originales et porteuses de réflexion.
Et il faut bien avouer que cette trilogie est une réussite, et qu'elle ne saurait laisser indifférent (en bien ou en mal).
De loin la meilleure série de western, sans aucun rival possible. Charlier nous livre la quintessence de son talent, de l'aventure tellement bien écrite que ça en devient profond: Blueberry incarne finalement le héros qui n'a pas peur du danger et de la difficulté, qui ne la contourne pas, mais qui fait AVEC. Les réflexions ne manquent pas d'intelligence sur la condition des indiens, et puis que de personnages secondaires extraordinaires!
On y voit des rascals et des fils de coyotes à tout bout de champs, des crapules cyniques, et les deux acolytes de Blueberry sont pour le moins coloré. Le western y est sale et poussiéreux, comme dans un film de Leone.
Evidemment les 7-8 premiers tomes sont en dessous, mais à partir du cycle de la"mine", ça décolle, avec l'incroyable épopée de "Chihuahua Pearl" jusqu'au"bout de la piste". Ces albums retracent une des évolutions de personnages les plus cohérentes et palpitantes qui soit. Vigo, Chihuaha Pearl, MacClure, Tête-Jaune, Cochise... des noms associés à l'histoire du 9ème art.
Le schizophrène Giraud/Moebius ne peut hélas s'empêcher ensuite de reprendre la série à son compte (à la mort de Charlier), pour donner une bien misérable fin au beau lieutenant. Mais ce n'est pas assez pour faire baisser la cote.
Superbe, flamboyant... l'aventure dans tous les sens du terme: exotisme, voyages lointains dans les océans et dans la tête. Corto découvre le monde, tel un observateur neutre qui prend position selon son degré de connaissance d'une situation. Et de ses intérêts! Mais au gré de ses rencontres, Corto Maltese incarne un homme libre dans son esprit, côtoyant des héros, des criminels, des militaires paumés, des rebelles-poètes, des savants, des magiciens et la liste est encore longue.
Hugo Pratt livre ici en toute simplicité l'expérience d'une vie, créant des personnages incroyablement romantiques et au vécu se confondant à l'imaginaire. Il n'y a pas deux Bouche Dorée dans l'histoire de la bd, par exemple.
Et puis Corto Maltese, c'est un genre à lui tout seul, comme le jazz ou la musique classique. Entre maturité humaine et barbarie, entre poésie et guerre, "Corto"est ni plus ni moins la plus riche série que j'ai pu lire jusqu'à présent. Une baffe intemporelle.
N.B: avis à Casterman: Le type responsable des nouvelles couvertures n/b est-il un fou échappé de l'asile,un daltonien du dernier degré,un sadique du mauvais goût,ou(ce que je crains)les trois à la fois?
La meilleure réalisation de Bisley à ce jour (je ne reconnais que les 4 premiers albums dans cette critique). Un style d'une grande audace graphique, allant du très léché modelé aux coups de pinceaux bruts en passant par des crayonnés apparents, et l'harmonie est au rendez-vous. Et le dessin, énergique, vivant, s'améliore sans cesse.
Bien sûr la vision celte est interprétée à l'américaine, mais on sent le travail de fond, et les ambiances crépusculaires et rocailleuses de Bisley rendent les péripéties de Slaine crédibles quant à l'univers, rempli de magie, de divinités primales et de barbarisme.
Un petit bémol: les personnages, bons ou mauvais, ont souvent un rictus "sarcastique" qui ne se justifie pas vraiment, sorte de tic gratuit du dessinateur.
Exemple type du grand savoir-faire de Comès: intrigue psychologique consistante, réflexion sur l'ésotérisme (dans le bon sens du terme) mystère, sorcellerie, et graphisme unique à son apogée.
Le dessin est un peu trop lumineux à mon goût pour une série qui s’intitule Fog, et les faciès des personnages sont très particuliers. Mais ce dessin reste plutôt bon.
La première enquête (2 premiers tomes) est une variation originale d’une histoire de vengeance, dans laquelle le suspens est bien ménagé.
La seconde (tomes 3 et 4) vire au fantastico-romantique, et fait penser à Dracula de Bram Stoker. Selon moi inférieure à la première.
La série est tout de même de bonne facture.
La jaquette noire est bien classe, tout comme les encrages à l'intérieur, les dessins sont vraiment excellents, l'intrigue est complexe à souhait.
C'est vrai que les personnages ne sont pas très profonds, on oscille entre le récit polar noir très malsain (voir dérangé) et le parfois comique.
Mais une fois passé le premier tome et entré dans le vif de la série, on en démord plus, c'est tellement glauque qu'on prendrait les auteurs pour des malades mentaux mais on peut trouver ça cool. L’histoire lorgne du côté des enquêtes policières et du roman noir mais en contemporain, l'esprit de David Fincher se fait fort sentir.
Une série qui sort du lot.
A noter qu'il a été adapté en série par le réalisateur fou Takashi Miike.
Un manga qui a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière japonaise, que je lis sur la quatrième de couverture, ouille ça a l'air bien, me dis-je, et comme je me suis souvenu en avoir vu un exemplaire dans un bouquiniste en occasion, j'ai été l'acheter, surtout après avoir lu la critique dithyrambique du tome 1 dans Animeland.
Et motherfucker, la claque que je me suis prise, jamais je n'avais lu auparavant de mangas sur le milieu médical japonais avec autant de brio. Extrêmement bien documenté, Sato dissèque le fonctionnement de cette parcelle de société avec sa plume. Chaque tome que j'ai lu m'a pris les tripes.
Non, je ne trouve cela ni mièvre, ni larmoyant, les personnages n'ont pas de morale de bon chrétien, les Japonais sont bouddhistes et shintoïstes, bordel ! Les protagonistes sont ambivalents.
Une des rares séries qui m'a vraiment fait réfléchir.
Je vois que cette bd culte n'est pas appréciée à sa juste valeur, c'est bordélique, anarchique, subversif, politiquement incorrect, ce n'est pas lisible mais c'est pas grave, si vous aimez les Sex Pistols, le punk en général, il y a des chances que vous accrochiez. Vous avez aimé Sid et Nancy, Summer of Sam, lisez cette bd.
C'est proche de Anita Bomba, en pire, en plus malsain, de Katsuya Terada (qui en a fait un hommage dans sa participation au recueil Bitch's live). Hewlett et Martin ont clairement influencé Ashley Wood pour son Popbot.
Le noir et blanc de la version française passe beaucoup mieux que la version US en couleurs.
Les dialogues ne sont peut-être pas très fidèles mais ne gâchez pas votre plaisir ! Les planches regorgent de détails, de peluches, de tatouages, piercing,...
L'Angleterre a accouché là de chefs de file.
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Stairway to heaven
J'ai lu ce manga avec un grand sourire sur les lèvres. C'est loufoque, drôle et assez réjouissant. L'idée de départ est assez maigre pourtant, une vieille fille encore vierge qui est rajeunie et envoyée dans "l'Enfer du Plaisir" où tous les animaux et tout le décor autour d'elle est dédié au plaisir charnel, ça devrait lasser assez rapidement un lecteur... Et pourtant je ne me suis pas lassé du tout, trouvant que l'auteur avait vraiment beaucoup d'idées à intégrer dans ce concept très réduit. Le dessin est tout simple mais assez excellent en ce qui concerne les expressions des visages. L'héroïne tire souvent des tronches excellentes et vraiment hilarantes à mes yeux. Globalement, l'aspect visuel est donc bon, clair et très plaisant à lire. Quant à l'humour, j'aurais pu le croire assez bas de plafond puisqu'on a quand même droit à des bites volantes, des arbres violeurs et autres loufoqueries sexuelles, mais j'étais éclaté de rire trop souvent pour m'en plaindre. En outre, malgré la taille impressionnante de chaque tome, ils se lisent très vite et sans aucun ennui. Une série agréable, originale et vraiment amusante.
La Trilogie Nikopol
Très particulier Bilal. Il m'est difficile d'adhérer totalement à l'univers crasseux et très politisé du côté des extrêmes de Bilal, mais je ne peux m'empècher d'être impressionné par son dessin et convaincu par ses histoires réellement bonnes, originales et porteuses de réflexion. Et il faut bien avouer que cette trilogie est une réussite, et qu'elle ne saurait laisser indifférent (en bien ou en mal).
Blueberry
De loin la meilleure série de western, sans aucun rival possible. Charlier nous livre la quintessence de son talent, de l'aventure tellement bien écrite que ça en devient profond: Blueberry incarne finalement le héros qui n'a pas peur du danger et de la difficulté, qui ne la contourne pas, mais qui fait AVEC. Les réflexions ne manquent pas d'intelligence sur la condition des indiens, et puis que de personnages secondaires extraordinaires! On y voit des rascals et des fils de coyotes à tout bout de champs, des crapules cyniques, et les deux acolytes de Blueberry sont pour le moins coloré. Le western y est sale et poussiéreux, comme dans un film de Leone. Evidemment les 7-8 premiers tomes sont en dessous, mais à partir du cycle de la"mine", ça décolle, avec l'incroyable épopée de "Chihuahua Pearl" jusqu'au"bout de la piste". Ces albums retracent une des évolutions de personnages les plus cohérentes et palpitantes qui soit. Vigo, Chihuaha Pearl, MacClure, Tête-Jaune, Cochise... des noms associés à l'histoire du 9ème art. Le schizophrène Giraud/Moebius ne peut hélas s'empêcher ensuite de reprendre la série à son compte (à la mort de Charlier), pour donner une bien misérable fin au beau lieutenant. Mais ce n'est pas assez pour faire baisser la cote.
Corto Maltese
Superbe, flamboyant... l'aventure dans tous les sens du terme: exotisme, voyages lointains dans les océans et dans la tête. Corto découvre le monde, tel un observateur neutre qui prend position selon son degré de connaissance d'une situation. Et de ses intérêts! Mais au gré de ses rencontres, Corto Maltese incarne un homme libre dans son esprit, côtoyant des héros, des criminels, des militaires paumés, des rebelles-poètes, des savants, des magiciens et la liste est encore longue. Hugo Pratt livre ici en toute simplicité l'expérience d'une vie, créant des personnages incroyablement romantiques et au vécu se confondant à l'imaginaire. Il n'y a pas deux Bouche Dorée dans l'histoire de la bd, par exemple. Et puis Corto Maltese, c'est un genre à lui tout seul, comme le jazz ou la musique classique. Entre maturité humaine et barbarie, entre poésie et guerre, "Corto"est ni plus ni moins la plus riche série que j'ai pu lire jusqu'à présent. Une baffe intemporelle. N.B: avis à Casterman: Le type responsable des nouvelles couvertures n/b est-il un fou échappé de l'asile,un daltonien du dernier degré,un sadique du mauvais goût,ou(ce que je crains)les trois à la fois?
Sláine
La meilleure réalisation de Bisley à ce jour (je ne reconnais que les 4 premiers albums dans cette critique). Un style d'une grande audace graphique, allant du très léché modelé aux coups de pinceaux bruts en passant par des crayonnés apparents, et l'harmonie est au rendez-vous. Et le dessin, énergique, vivant, s'améliore sans cesse. Bien sûr la vision celte est interprétée à l'américaine, mais on sent le travail de fond, et les ambiances crépusculaires et rocailleuses de Bisley rendent les péripéties de Slaine crédibles quant à l'univers, rempli de magie, de divinités primales et de barbarisme. Un petit bémol: les personnages, bons ou mauvais, ont souvent un rictus "sarcastique" qui ne se justifie pas vraiment, sorte de tic gratuit du dessinateur.
La Belette
Exemple type du grand savoir-faire de Comès: intrigue psychologique consistante, réflexion sur l'ésotérisme (dans le bon sens du terme) mystère, sorcellerie, et graphisme unique à son apogée.
Fog
Le dessin est un peu trop lumineux à mon goût pour une série qui s’intitule Fog, et les faciès des personnages sont très particuliers. Mais ce dessin reste plutôt bon. La première enquête (2 premiers tomes) est une variation originale d’une histoire de vengeance, dans laquelle le suspens est bien ménagé. La seconde (tomes 3 et 4) vire au fantastico-romantique, et fait penser à Dracula de Bram Stoker. Selon moi inférieure à la première. La série est tout de même de bonne facture.
MPD-Psycho, le détective schizophrène
La jaquette noire est bien classe, tout comme les encrages à l'intérieur, les dessins sont vraiment excellents, l'intrigue est complexe à souhait. C'est vrai que les personnages ne sont pas très profonds, on oscille entre le récit polar noir très malsain (voir dérangé) et le parfois comique. Mais une fois passé le premier tome et entré dans le vif de la série, on en démord plus, c'est tellement glauque qu'on prendrait les auteurs pour des malades mentaux mais on peut trouver ça cool. L’histoire lorgne du côté des enquêtes policières et du roman noir mais en contemporain, l'esprit de David Fincher se fait fort sentir. Une série qui sort du lot. A noter qu'il a été adapté en série par le réalisateur fou Takashi Miike.
Say Hello To Black Jack
Un manga qui a fait l'effet d'un coup de pied dans la fourmilière japonaise, que je lis sur la quatrième de couverture, ouille ça a l'air bien, me dis-je, et comme je me suis souvenu en avoir vu un exemplaire dans un bouquiniste en occasion, j'ai été l'acheter, surtout après avoir lu la critique dithyrambique du tome 1 dans Animeland. Et motherfucker, la claque que je me suis prise, jamais je n'avais lu auparavant de mangas sur le milieu médical japonais avec autant de brio. Extrêmement bien documenté, Sato dissèque le fonctionnement de cette parcelle de société avec sa plume. Chaque tome que j'ai lu m'a pris les tripes. Non, je ne trouve cela ni mièvre, ni larmoyant, les personnages n'ont pas de morale de bon chrétien, les Japonais sont bouddhistes et shintoïstes, bordel ! Les protagonistes sont ambivalents. Une des rares séries qui m'a vraiment fait réfléchir.
Tank Girl
Je vois que cette bd culte n'est pas appréciée à sa juste valeur, c'est bordélique, anarchique, subversif, politiquement incorrect, ce n'est pas lisible mais c'est pas grave, si vous aimez les Sex Pistols, le punk en général, il y a des chances que vous accrochiez. Vous avez aimé Sid et Nancy, Summer of Sam, lisez cette bd. C'est proche de Anita Bomba, en pire, en plus malsain, de Katsuya Terada (qui en a fait un hommage dans sa participation au recueil Bitch's live). Hewlett et Martin ont clairement influencé Ashley Wood pour son Popbot. Le noir et blanc de la version française passe beaucoup mieux que la version US en couleurs. Les dialogues ne sont peut-être pas très fidèles mais ne gâchez pas votre plaisir ! Les planches regorgent de détails, de peluches, de tatouages, piercing,... L'Angleterre a accouché là de chefs de file.