Le tueur, excellente série, l’une de mes préférées.
Déroutante par la franchise des textes et des scènes, la partie philo, réflexion sur le passé, l’avenir, les risques, la vie… nous amène à se remettre un peu en question… c’est vraiment bien tourner.
Coté scénario, c’est du bon, le tueur, sang froid et self control, toujours impassible ou presque (l'attente dans l'immeuble, le flic qui le suit en Amazonie,...)
On se retient jusqu’au bout, avec notamment l’histoire du flic complètement miné par son boulot, la fille amoureuse et Mario le « terrible ».
Le seul reproche concerne les dessins, un peu déçu, trop simplifiés à mon goût (par contre, j’adore les couleurs, les yeux en particulier).
Je la conseille à toutes les personnes qui veulent découvrir la thématique policier/thriller, ça vaut le coup.
Bonne BD, les dessins sont bons avec de nombreuses retouches informatiques (ça plait ou pas selon les goûts). Le scénario envoûtant recroise plusieurs histoires en une, ce qui complique la compréhension de la première lecture.
En outre, la remise en question sur la vie et la mort, le groupe et l'individu permet de toucher un brin de philo dans un monde d'explosion et de sang.
Je pense que c'est une BD à découvrir si on aime la thématique science fiction, genre nouveauté.
Existe-t-il vraiment sur Terre des familles sans secrets ? Je ne crois pas...
En tous cas, la famille Picot en cache plus qu'on ne le croit.
J'ai vraiment beaucoup aimé ces 2 albums car j'ai été littéralement embarquée dans cette histoire. J'ai suivi Annette qui se cherche à travers la recherche de ses origines.
Alors que le 1er tome pose l'histoire, le 2eme va de rebondissements en rebondissements. Je ne me suis pas ennuyée une seconde.
L'histoire se déroule durant plusieurs périodes et, contrairement à certains albums, on n'est pas perdu dans le temps, les flash-backs sont très bien intégrés dans le récit.
Les caractères des personnages sont bien différents, bien dévoilés, et de nouvelles facettes des personnalités se révèlent au fur et à mesure que les révélations arrivent.
Le dessin n'est pas vraiment à mon gout, surtout au niveau des visages. On reconnait les personnages surtout grâce aux vêtements et coupes de cheveux...
Bref, Giroud reste pour moi une référence en matière de scénario, et j'ai hâte de découvrir d'autres "Secrets".
Classe, un thriller super scotchant, construit sur un thème finalement toujours à la mode (les jeux vidéos multi joueurs dans un univers virtuel) qui a tout pour me plaire (ben oui, j’adore les jeux vidéos).
Alors certes, après des films comme Matrix, on est un peu blasé, et comme le dit Arzak, ce manga aurait sans doute eu plus d’impact s’il était paru il y a 10 ans.
Mais ne boudons pas notre plaisir. L’action est soutenue, le dessin est super dynamique (comme dans Duds Hunt du même auteur), et comme l’histoire se termine en un tome, les fans du genre peuvent difficilement passer à coté de Reset… Vraiment je suis en train de devenir fan de Tetsuya Tsutsui.
Renaud De Heyn a entrepris un voyage que la plupart d’entre nous ne fera jamais : il est allé à la rencontre de l’Islam et des Musulmans du Pakistan.
Dans la plupart des récits de voyages, l’auteur n’est qu’un observateur extérieur nombriliste décrivant ses problèmes et prenant cliché sur cliché (Le Photographe de Guibert). On en apprend plus sur les préjugés et l’ignorance de l’auteur que sur la société visitée (Shenzhen et Pyongyang de Delisle). Même Abdallahi qui traite du voyage de René Caillé, un Français converti à l’Islam, ne nous apprend finalement pas grand-chose sur les autres cultures et religions. Mais De Heyn nous offre un récit de voyage très différent, centré sur les hommes qu’il rencontre et qui se racontent à travers leurs conversations plus que sur les paysages ou les impressions superficielles de voyages. Comme il le dit lui-même : « Je me suis assez vite rendu compte que ce que je savais du monde musulman n’était qu’une grossière caricature (…) J’ai essayé de découvrir de quoi il s’agissait sans tenir compte de ce que je savais, puisque c’était très souvent faux ». On redécouvre avec De Heyn les vertus du dialogue qui fait si souvent défaut dans les autres récits de voyages, surtout que le dialogue en question se fait ici avec « l’ennemi » de notre époque (les talibans du confins du Pakistan et de l’Afghanistan). Essayer de comprendre le point de vue de ‘l’autre’ sans le juger a permis à l’auteur de faire des rencontres fantastiques. Dans sa BD, il nous en présente quelques morceaux choisis, allant de l’inconnu qui lui offre une hospitalité sans borne sans rien lui demander en retour (donnant inévitablement mauvaise conscience à l’auteur quand il pense à la manière dont il traiterait son hôte s’il venait à le rencontrer chez lui en Belgique) à l’Allemand nazi converti à l’Islam et pouvant vivre son antisémitisme sans honte.
Bien entendu, le lecteur peut choisir de ne retenir que ce qui renforcera ses préjugés (la tolérance et l'hospitalité d’un côté, ou l’antisémitisme et le machisme de l’autre). Mais il aura également le choix de prendre les trois volumes de « la tentation » comme un tout démontrant la diversité qui caractérise les religions et leurs adeptes et concluant que l’important n’est pas la croyance mais la manière dont on la vit.
Comme beaucoup je crois que j’ai flashé de suite quand j’ai vu la couverture dans mon magasin préféré. Je l’ai ouvert, feuilleté et toute suite j’ai eu l’impression d’une embrouille : faire du beau avec du dessin sexy. Alors je suis reparti sans l’acheter et en rentrant j’ai cherché Dodson sur le net car je ne connaissais pas ce dessinateur aussi talentueux. Auteur de comics dont je ne suis pas amateur ceci explique cela. A mon passage suivant (toujours dans mon magasin préféré) j’ai craqué, j’ai du le demander, il n’y en avait presque plus. A la lecture on se dit que c’est pour vendre du papier, mais le dessin est si beau et pour les fans d’art nouveau c’est un régal. Finalement ce n’est pas désagréable et si le scénario n’est qu’un prétexte et si la suite tien ses promesses…ça fait beaucoup de si !
A la réflexion je me dits qu’il vaut mieux avoir un scénario parfois un peu plus faible avec des dessins splendides (après tout c’est de la Bande Dessinée) que cette cohorte de BD avec des dessins indigents mais plébiscitées par Télérama (dont je suis un abonné). Oui je suis de la vieille école et j’aime le bel ouvrage même si j’ai critiqué « Le long voyage de Léna » pour son scénar étique, j’espère que le prochain épisode de Songes nous surprendra !
En attendant il n’y a pas de mal à se faire plaisir, et si je lui met un quatre c’est pour encourager Mr Filippi.
Franchement, voilà une aventure que j'aime beaucoup. Nos héros sont des ados qui au fil des 5 albums deviennent adultes en passant par tout le côté "je t'aime moi non plus".
A cela s'ajoutent d'autres personnages plus que mystérieux qui semblent en savoir plus que tout le monde sur les phénomènes étranges qui se déroulent sur la planète Aldébaran. Bien évidemment tout notre petit monde est poursuivi, traqué par les autorités politico-sectaires de la planète.
Vraiment tout est là, de beaux dessins, de belles filles et une intrigue plus que passionnante. C'est frais, c'est chouette.
Le délire total, les ami(e)s !..
Je "remettais de l'ordre" dans mes hebdos "Pilote" (achetés depuis 1968.). En paginant certains, je retombe sur un "Cinemastock" de Gotlib et Alexis : la parodie du feuilleton "Chapeau Melon et Bottes de Cuir". Arrêt sur images. Relecture. Retrouvailles rapides avec mon tome 1 de 1974.
Bon sang ! Qu'est-ce que c'est bien foutu !..
Nos deux compères revisitent, à leur façon, les grands mythes littéraires, les films de chevalerie, les séries télévisées... Ca m'a (re)plongé dans une véritable avalanche de situations burlesques, de gags "hénaurmes" portés par la verve sans faille de Gotlib et le trait semi-réaliste d'Alexis.
C'est qu'ils s'en donnent à coeur joie, nos deux "gugusses" ; parodiant sans vergogne, iconoclastes graphiques et scénaristiques, Notre-Dame de Paris, la Dame aux Camélias, Chapeau Melon, les Malheurs de Sophie, Hamlet et bien d'autres encore, comme vous ne les avez jamais vus ou lus auparavant. Du grand art !
J'ai vérifié : le premier "Cinemastock" est paru dans l'hebdo Pilote n° 580 du 17 Décembre 1970. Ca a plus de 36 ans... et ça n'a pas pris une ride !
Préparez un (grand) mouchoir !.. C'est à pleurer... de rire !
Tome 1 : 3/5
Cette série m'a donné l'occasion de découvrir un jeune scénariste animé par une passion viscérale pour l'écriture. Pour sa première entrée dans le monde de la BD, son projet est mis en scène par Kowalski.
Et dans le genre "bonne idée", celle-ci est excellente tant le dessin du jeune Polonais s'accorde à merveille à l'histoire.
Tous les ingrédients du polar sont ici réunis -de manière un peu prévisible peut-être- mais en tout cas terriblement efficace. Ca commence doucement tout en continuant crescendo jusqu'à l'emballage final qui m'a donné une envie : celle d'attendre la suite avec impatience car je suis sorti de l'album avec la plaisante satisfaction d'avoir passé un excellent moment hors du temps.
Un premier tome bien réussi -malgré quelques lourdeurs dans les textes- qui ouvre des tas de portes, et dont l'histoire complète fera -normalement- l'objet de quatre opus.
Vous êtes amateur de bon polar à l'américaine ?... foncez vite chez vitre libraire !
Un 3,5/5 bien tassé !... comme le scénario...
Tome 2 : 4/5
Pourchassés par des tueurs, nos héros n'échapperont à la mort que grâce à l'intervention inopinée d'un personnage qui semble en connaître beaucoup sur les agresseurs.
Cet inconnu va alors leur apprendre la vérité sur cette "branche Lincoln", la "cellule Styx" et sur ces malfrats chargés de récupérer les fameux carnets découverts dans le premier tome.
Voss et ses amis, stupéfaits, vont ainsi découvrir que cette affaire -débutée au début des années 1900- a eu des répercussions sur la guerre de 1940-1945.
Voss va ainsi se rendre compte que ses ancêtres lui ont laissé une sorte d'héritage à ne pas envier. Pourtant, il lui faudra "faire avec"...
QU'EN PENSER ?...
Un second tome où les auteurs, au fil des pages, nous font découvrir le rôle de chacun dans cette bien bonne série. Ils nous dévoilent aussi combien le pouvoir peut corrompre les gens (ça, on s'en doute bien !..).
L'ensemble de ces révélations forme ainsi un nouveau noeud gordien où cette histoire va encore plus se corser.
L'Histoire, telle qu'on la connaît, que l'on trouve dans les livres, que l'on nous apprend à l'école, ne serait ainsi -plus que souvent- que tissus de mensonges. Et manipulation des masses aussi...
Seconde partie d'un scénario "en béton", vraiment réaliste, en fin de lecture duquel on se rend compte que des politiques au pouvoir nous cachent plus que souvent la vérité.
Bon graphisme, réaliste, mais -tout petit bémol- dans une mise en page un peu trop "sage", un peu trop standardisée. Mais cela n'enlève rien au plaisir de lecture.
In fine : un cran au-dessus du tome 1.
Voila un comic -au sens premier du terme- qui change véritablement des classiques. En fait, on dirait même du franco-belge...
Une très bonne série qui commence tranquillement et qui se déroule crescendo jusqu'au dernier tome (le 11ème) : ni trop longue, ni trop courte, et pas étirée comme un chewing-gum.
Le noir et blanc très sobre de la série peut paraître un peu plat mais reste très fluide (plus indiscutablement préférable aux colorisations des tomes bonus).
En clair, une bonne série, attachante, terminée et qui se relit avec plaisir.
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Le Tueur
Le tueur, excellente série, l’une de mes préférées. Déroutante par la franchise des textes et des scènes, la partie philo, réflexion sur le passé, l’avenir, les risques, la vie… nous amène à se remettre un peu en question… c’est vraiment bien tourner. Coté scénario, c’est du bon, le tueur, sang froid et self control, toujours impassible ou presque (l'attente dans l'immeuble, le flic qui le suit en Amazonie,...) On se retient jusqu’au bout, avec notamment l’histoire du flic complètement miné par son boulot, la fille amoureuse et Mario le « terrible ». Le seul reproche concerne les dessins, un peu déçu, trop simplifiés à mon goût (par contre, j’adore les couleurs, les yeux en particulier). Je la conseille à toutes les personnes qui veulent découvrir la thématique policier/thriller, ça vaut le coup.
Wyrd
Bonne BD, les dessins sont bons avec de nombreuses retouches informatiques (ça plait ou pas selon les goûts). Le scénario envoûtant recroise plusieurs histoires en une, ce qui complique la compréhension de la première lecture. En outre, la remise en question sur la vie et la mort, le groupe et l'individu permet de toucher un brin de philo dans un monde d'explosion et de sang. Je pense que c'est une BD à découvrir si on aime la thématique science fiction, genre nouveauté.
Secrets - L'écharde
Existe-t-il vraiment sur Terre des familles sans secrets ? Je ne crois pas... En tous cas, la famille Picot en cache plus qu'on ne le croit. J'ai vraiment beaucoup aimé ces 2 albums car j'ai été littéralement embarquée dans cette histoire. J'ai suivi Annette qui se cherche à travers la recherche de ses origines. Alors que le 1er tome pose l'histoire, le 2eme va de rebondissements en rebondissements. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. L'histoire se déroule durant plusieurs périodes et, contrairement à certains albums, on n'est pas perdu dans le temps, les flash-backs sont très bien intégrés dans le récit. Les caractères des personnages sont bien différents, bien dévoilés, et de nouvelles facettes des personnalités se révèlent au fur et à mesure que les révélations arrivent. Le dessin n'est pas vraiment à mon gout, surtout au niveau des visages. On reconnait les personnages surtout grâce aux vêtements et coupes de cheveux... Bref, Giroud reste pour moi une référence en matière de scénario, et j'ai hâte de découvrir d'autres "Secrets".
Reset
Classe, un thriller super scotchant, construit sur un thème finalement toujours à la mode (les jeux vidéos multi joueurs dans un univers virtuel) qui a tout pour me plaire (ben oui, j’adore les jeux vidéos). Alors certes, après des films comme Matrix, on est un peu blasé, et comme le dit Arzak, ce manga aurait sans doute eu plus d’impact s’il était paru il y a 10 ans. Mais ne boudons pas notre plaisir. L’action est soutenue, le dessin est super dynamique (comme dans Duds Hunt du même auteur), et comme l’histoire se termine en un tome, les fans du genre peuvent difficilement passer à coté de Reset… Vraiment je suis en train de devenir fan de Tetsuya Tsutsui.
La Tentation
Renaud De Heyn a entrepris un voyage que la plupart d’entre nous ne fera jamais : il est allé à la rencontre de l’Islam et des Musulmans du Pakistan. Dans la plupart des récits de voyages, l’auteur n’est qu’un observateur extérieur nombriliste décrivant ses problèmes et prenant cliché sur cliché (Le Photographe de Guibert). On en apprend plus sur les préjugés et l’ignorance de l’auteur que sur la société visitée (Shenzhen et Pyongyang de Delisle). Même Abdallahi qui traite du voyage de René Caillé, un Français converti à l’Islam, ne nous apprend finalement pas grand-chose sur les autres cultures et religions. Mais De Heyn nous offre un récit de voyage très différent, centré sur les hommes qu’il rencontre et qui se racontent à travers leurs conversations plus que sur les paysages ou les impressions superficielles de voyages. Comme il le dit lui-même : « Je me suis assez vite rendu compte que ce que je savais du monde musulman n’était qu’une grossière caricature (…) J’ai essayé de découvrir de quoi il s’agissait sans tenir compte de ce que je savais, puisque c’était très souvent faux ». On redécouvre avec De Heyn les vertus du dialogue qui fait si souvent défaut dans les autres récits de voyages, surtout que le dialogue en question se fait ici avec « l’ennemi » de notre époque (les talibans du confins du Pakistan et de l’Afghanistan). Essayer de comprendre le point de vue de ‘l’autre’ sans le juger a permis à l’auteur de faire des rencontres fantastiques. Dans sa BD, il nous en présente quelques morceaux choisis, allant de l’inconnu qui lui offre une hospitalité sans borne sans rien lui demander en retour (donnant inévitablement mauvaise conscience à l’auteur quand il pense à la manière dont il traiterait son hôte s’il venait à le rencontrer chez lui en Belgique) à l’Allemand nazi converti à l’Islam et pouvant vivre son antisémitisme sans honte. Bien entendu, le lecteur peut choisir de ne retenir que ce qui renforcera ses préjugés (la tolérance et l'hospitalité d’un côté, ou l’antisémitisme et le machisme de l’autre). Mais il aura également le choix de prendre les trois volumes de « la tentation » comme un tout démontrant la diversité qui caractérise les religions et leurs adeptes et concluant que l’important n’est pas la croyance mais la manière dont on la vit.
Songes
Comme beaucoup je crois que j’ai flashé de suite quand j’ai vu la couverture dans mon magasin préféré. Je l’ai ouvert, feuilleté et toute suite j’ai eu l’impression d’une embrouille : faire du beau avec du dessin sexy. Alors je suis reparti sans l’acheter et en rentrant j’ai cherché Dodson sur le net car je ne connaissais pas ce dessinateur aussi talentueux. Auteur de comics dont je ne suis pas amateur ceci explique cela. A mon passage suivant (toujours dans mon magasin préféré) j’ai craqué, j’ai du le demander, il n’y en avait presque plus. A la lecture on se dit que c’est pour vendre du papier, mais le dessin est si beau et pour les fans d’art nouveau c’est un régal. Finalement ce n’est pas désagréable et si le scénario n’est qu’un prétexte et si la suite tien ses promesses…ça fait beaucoup de si ! A la réflexion je me dits qu’il vaut mieux avoir un scénario parfois un peu plus faible avec des dessins splendides (après tout c’est de la Bande Dessinée) que cette cohorte de BD avec des dessins indigents mais plébiscitées par Télérama (dont je suis un abonné). Oui je suis de la vieille école et j’aime le bel ouvrage même si j’ai critiqué « Le long voyage de Léna » pour son scénar étique, j’espère que le prochain épisode de Songes nous surprendra ! En attendant il n’y a pas de mal à se faire plaisir, et si je lui met un quatre c’est pour encourager Mr Filippi.
Aldébaran
Franchement, voilà une aventure que j'aime beaucoup. Nos héros sont des ados qui au fil des 5 albums deviennent adultes en passant par tout le côté "je t'aime moi non plus". A cela s'ajoutent d'autres personnages plus que mystérieux qui semblent en savoir plus que tout le monde sur les phénomènes étranges qui se déroulent sur la planète Aldébaran. Bien évidemment tout notre petit monde est poursuivi, traqué par les autorités politico-sectaires de la planète. Vraiment tout est là, de beaux dessins, de belles filles et une intrigue plus que passionnante. C'est frais, c'est chouette.
Cinémastock
Le délire total, les ami(e)s !.. Je "remettais de l'ordre" dans mes hebdos "Pilote" (achetés depuis 1968.). En paginant certains, je retombe sur un "Cinemastock" de Gotlib et Alexis : la parodie du feuilleton "Chapeau Melon et Bottes de Cuir". Arrêt sur images. Relecture. Retrouvailles rapides avec mon tome 1 de 1974. Bon sang ! Qu'est-ce que c'est bien foutu !.. Nos deux compères revisitent, à leur façon, les grands mythes littéraires, les films de chevalerie, les séries télévisées... Ca m'a (re)plongé dans une véritable avalanche de situations burlesques, de gags "hénaurmes" portés par la verve sans faille de Gotlib et le trait semi-réaliste d'Alexis. C'est qu'ils s'en donnent à coeur joie, nos deux "gugusses" ; parodiant sans vergogne, iconoclastes graphiques et scénaristiques, Notre-Dame de Paris, la Dame aux Camélias, Chapeau Melon, les Malheurs de Sophie, Hamlet et bien d'autres encore, comme vous ne les avez jamais vus ou lus auparavant. Du grand art ! J'ai vérifié : le premier "Cinemastock" est paru dans l'hebdo Pilote n° 580 du 17 Décembre 1970. Ca a plus de 36 ans... et ça n'a pas pris une ride ! Préparez un (grand) mouchoir !.. C'est à pleurer... de rire !
La Branche Lincoln
Tome 1 : 3/5 Cette série m'a donné l'occasion de découvrir un jeune scénariste animé par une passion viscérale pour l'écriture. Pour sa première entrée dans le monde de la BD, son projet est mis en scène par Kowalski. Et dans le genre "bonne idée", celle-ci est excellente tant le dessin du jeune Polonais s'accorde à merveille à l'histoire. Tous les ingrédients du polar sont ici réunis -de manière un peu prévisible peut-être- mais en tout cas terriblement efficace. Ca commence doucement tout en continuant crescendo jusqu'à l'emballage final qui m'a donné une envie : celle d'attendre la suite avec impatience car je suis sorti de l'album avec la plaisante satisfaction d'avoir passé un excellent moment hors du temps. Un premier tome bien réussi -malgré quelques lourdeurs dans les textes- qui ouvre des tas de portes, et dont l'histoire complète fera -normalement- l'objet de quatre opus. Vous êtes amateur de bon polar à l'américaine ?... foncez vite chez vitre libraire ! Un 3,5/5 bien tassé !... comme le scénario... Tome 2 : 4/5 Pourchassés par des tueurs, nos héros n'échapperont à la mort que grâce à l'intervention inopinée d'un personnage qui semble en connaître beaucoup sur les agresseurs. Cet inconnu va alors leur apprendre la vérité sur cette "branche Lincoln", la "cellule Styx" et sur ces malfrats chargés de récupérer les fameux carnets découverts dans le premier tome. Voss et ses amis, stupéfaits, vont ainsi découvrir que cette affaire -débutée au début des années 1900- a eu des répercussions sur la guerre de 1940-1945. Voss va ainsi se rendre compte que ses ancêtres lui ont laissé une sorte d'héritage à ne pas envier. Pourtant, il lui faudra "faire avec"... QU'EN PENSER ?... Un second tome où les auteurs, au fil des pages, nous font découvrir le rôle de chacun dans cette bien bonne série. Ils nous dévoilent aussi combien le pouvoir peut corrompre les gens (ça, on s'en doute bien !..). L'ensemble de ces révélations forme ainsi un nouveau noeud gordien où cette histoire va encore plus se corser. L'Histoire, telle qu'on la connaît, que l'on trouve dans les livres, que l'on nous apprend à l'école, ne serait ainsi -plus que souvent- que tissus de mensonges. Et manipulation des masses aussi... Seconde partie d'un scénario "en béton", vraiment réaliste, en fin de lecture duquel on se rend compte que des politiques au pouvoir nous cachent plus que souvent la vérité. Bon graphisme, réaliste, mais -tout petit bémol- dans une mise en page un peu trop "sage", un peu trop standardisée. Mais cela n'enlève rien au plaisir de lecture. In fine : un cran au-dessus du tome 1.
Bone
Voila un comic -au sens premier du terme- qui change véritablement des classiques. En fait, on dirait même du franco-belge... Une très bonne série qui commence tranquillement et qui se déroule crescendo jusqu'au dernier tome (le 11ème) : ni trop longue, ni trop courte, et pas étirée comme un chewing-gum. Le noir et blanc très sobre de la série peut paraître un peu plat mais reste très fluide (plus indiscutablement préférable aux colorisations des tomes bonus). En clair, une bonne série, attachante, terminée et qui se relit avec plaisir.