De voir Darth Nihilus en couverture d'une BD Delcourt n'ayant rien à voir avec l'univers Star Wars, voilà qui m'a intrigué et poussé à la découverte de ce premier album qui vient de sortir. Et ce fut pour apprécier une BD de belle qualité.
Le dessinateur, Benjamin Carré, est issu du monde du jeu vidéo et de l'infographie. Il maîtrise avec une très bonne technique le graphisme à la palette graphique ou directement à l'ordinateur. Le résultat est souvent impressionnant de soin et de beauté visuelle. Un très beau rendu visuel, des lumières et des ambiances. Même moi qui n'apprécie que très peu le dessin assisté par ordinateur, je suis impressionné par la qualité des planches de Smoke City. Même si les personnages sont moins réussis à mes yeux que les décors, c'est beau. Et la beauté ne suffisant pas à la réussite graphique d'une BD, j'ajouterais aussi que la narration visuelle reste parfaitement fluide et agréable.
Bref, c'est réussi. Monsieur Carré, je suivrais vos oeuvres avec attention.
Quant au scénario, il n'est pas en reste même s'il demande encore à s'affirmer.
L'ambiance de ce premier tome est celle de films noirs (jusqu'à certaines répliques de films glissées dans les dialogues) mélangée à une intrigue à la Ocean's Eleven. Cette intrigue ne surprendra pas le lecteur blasé : c'est l'habituel regroupement d'une ancienne bande de voleurs surdoués pour préparer un nouveau casse grandiose. Comme dans les classiques du genre, chaque membre de l'équipe a sa spécialité, combat, informatique, imagination de plan, débrouillardise, etc. Et bien sûr, ce sont d'inégalables pros qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent ensemble grâce à leurs capacités bien au-dessus de la moyenne des gens normaux.
Classique et déjà-vu, me direz-vous.
Oui mais...
D'une part, c'est bien raconté. Sympathique à lire, le superbe graphisme fait très vite oublier les clichés.
D'autre part, la fin du premier tome semble amener le récit vers quelque chose de complètement différent et nouveau. Et oui car n'oublions pas l'étrange objectif du cambriolage de notre équipe : voler une mystérieuse momie masquée d'un musée pour le compte d'un trouble personnage à la voix étrange. A cela s'ajoute le retournement de situation au sein même du groupe des voleurs.
Bref, tout cela est amené à bouger et à nous amener vers des terrains intéressants.
A suivre et en tout cas à apprécier dès maintenant ne serait-ce pour sa qualité visuelle indéniable.
James et la Tête X, ce sont les deux héros du blog d'Ottoprod dont était déjà issue la très bonne BD Comme un lundi. Les auteurs sont un duo anonyme et mystérieux, du moins pour moi qui les suis depuis longtemps sans avoir idée du tout de qui ils peuvent être, s'ils sont connus par ailleurs ou quel a été leur parcours.
Ces deux gaillards là, ceux de la BD, un grand costaud et une tête sans corps, endossent le rôle de jeunes auteurs de BD désireux de se faire publier à davantage que 20 exemplaires en fanzine. Mais ils en profitent surtout pour dézinguer à tout va le petit monde de la BD.
Sous la forme de piques acides et tranquilles, ils s'attaquent, avec toute la force de la vérité qui fait mal, à tout le monde : auteurs, éditeurs, ayants-droits, critiques et même aux lecteurs. C'est drôle, c'est fin, c'est caustique, c'est tellement issu du coeur même de ce monde que cela touche aussitôt la cible visée.
Le dessin est variable mais allant de bonne à très bonne qualité. Il est variable déjà parce qu'il a gagné en maîtrise au fil des 2 années d'existence du blog. Mais aussi car, même si j'avoue mon ignorance sur la véracité de mes dires, je pense que même si la plus grande part des planches sont de James, La Tête X en a également dessiné certaines.
Le style de James est celui de Comme un lundi, un trait fin, faussement hésitant mais surtout très réussi et agréable à mes yeux.
Celui de La Tête X (si c'est bien lui) présente un encrage plus appuyé et un trait plus classique, plus rond. Sans qu'il soit moche le moins du monde, il ne fait pas preuve de la même personnalité graphique à mes yeux.
Voilà pour le blog, mais qu'en est-il de l'album en lui-même. Eh bien le travail de maquette de cet objet est excellent !
La BD est présentée sous la forme d'une intégrale comprenant 4 faux magazines BD dans la veine de Fluide Glacial avec une petite touche de Spirou. Chaque magazine en question est fourni avec sa vraie belle couverture couleur en papier glacé, joliment dessinées par la Tête X pour contredire mes propos de plus haut. A l'intérieur, encadrées par sommaire, éditos, petites annonces et compagnie, se trouvent regroupées les gags et strips de James et la Tête X.
Et en fin de chaque magazine, à noter, se présentent une "carte blanche", une planche au sujet libre laissée à la création de "jeunes auteurs en herbe", à savoir un certain Charles M. Larcenet, un garçon au nom scandinave, Trondheim je crois, un autre dont le nom fait assez penser à Bouzard, et enfin le célèbre... le célèbre... un gars ukrainien au nom pas facile à prononcer sur un clavier azerty... Bref, des auteurs qui se sont prêtés avec le sourire au jeu de parodie de James et la Tête X.
Bref, ce recueil un vrai petit objet de grande qualité, tant dans son contenu que dans sa forme. A découvrir d'urgence, surtout si vous ne connaissez pas le blog d'Ottoprod.
Un très bel album dont le sujet tourne autour de la vieillesse et notamment la maladie d’Alzheimer. Je dois dire que je n’ai pas encore trouvé en Bd d’œuvre illustrant cette terrible affection avec autant de justesse.
Si la lecture des petits ruisseaux donnerait presque envie de vieillir (je dis bien presque…), il n’en est rien après la lecture de "Rides".
Le sujet est vraiment dramatique et pourtant l’auteur arrive à construire une très belle histoire à la fois pleine d’humour, d’espièglerie et de tendresse.
Le dessin se prête bien à ce récit dont les personnages sont excessivement attachants, et bien que la fin soit écrite par avance, l’auteur arrive tout de même à nous faire réfléchir sur le monde qui nous entoure, mais cela je vous le laisse découvrir.
Un vrai coup de cœur.
Acheté presque par hasard, "Aarib" est une bande dessinée mystérieuse à plus d'un titre. On sent l'aventure humaine, le dépaysement avec des thèmes assez proches de ceux abordés dans La Tentation de Renaud de Heyn mais aussi le traquenard dans lequel semble être tombé le héros, François Le Guennec.
Mais avant tout, le dessin et les formidables couleurs de cette bd vous sautent aux yeux. On nage entre les paysages de Fort Saganne et ceux de Lawrence d'Arabie.
Ce premier volume mérite vraiment toute votre attention.
Jérôme Heydon, qui signe dessin, couleurs et scénario, est fort inspiré dans cet opus qui allie la grâce des dessins avec une certaine poésie et nostalgie.
Une petite découverte donc...
"From Hell" est je pense une BD incontournable qu’il faut au moins avoir lue pour ne pas dire posséder.
Le scénario est très bien ficelé et très documenté. Une fois que l’on est plongé dans l’histoire, on est transporté dans cette époque sombre et il est désagréable d’en être dérangé.
Le dessin par contre ne me plaît vraiment pas du tout et je dois dire qu’il m’a un peu gâché le plaisir. J’aurais aimé un autre trait un peu plus soigné. D’ailleurs, au départ, en lisant les premières pages, je ne me sentais pas capable de pouvoir finir ce pavé, mais finalement, en persévérant un peu, l’histoire a surpassé le dessin et l’on arrive à s’habituer quand même au trait.
Si la qualité du dessin est pour vous quelque chose de rédhibitoire, passez votre chemin.
Si vous parvenez à l'ignorer, courez vous le procurer.
Je sais que Ro, Spooky et Alix insistent pour que l'on dépose des avis détaillés mais en même temps il me paraît difficile d'en rajouter étant donné le nombre de posteurs ayant donné la note de 5/5.
J'ai adoré cette série : ses dessins, ses couleurs, ses dialogues et leurs nombreuses références, ses histoires dans l'histoire (il faut avoir l'oeil aux aguets pour déceler toutes les petites blagues disséminées ça et là) et ses personnages attachants (mon coup de coeur va à Eusèbe).
Au final une seule question reste en suspens : A QUAND LA SORTIE DU TOME 8 ????????
"Star Wars - Chevaliers de l’ancienne république" ou le Jedi fugitif...
L’univers de Star Wars continue de s’étendre. Miller fait un bond de 4000 ans en arrière, plus précisément 3964 années avant Un nouvel Espoir. Il y raconte la fuite et la recherche de justice d’un padawan pas très doué de prime abord, Zayne Carrick, accusé à tord d’avoir massacré ses amis. A travers cette quête, l’auteur nous fait remonter au plus près de l’origine du conflit entre l’ordre Jedi et les Sith. C’est un excellent scénar avec une intrigue très prenante, de bons personnages, de l’action et un zeste d’humour. De plus, pas la peine d’être un fan de Star Wars, c’est accessible à tous. Autre point positif, on est loin du manichéisme primaire : bons / méchants, qui plane au dessus de la saga, surtout du côté des maîtres Jedi... (Je n’en dis pas plus !).
A l’image de Star Wars - Clone Wars, c’est un collectif de dessinateurs (Ching, Foreman, Weaver, Tolibao, ...) qui illustre la série. Je trouve cette équipe un peu en-deçà de celle de Clone Wars. Les expression des visages sont parfois bizarres, surtout au niveau du regard, et le fond de certaines cases trop vide à mon goût. Je chipote un peu, ça reste très correct. Le découpage et la mise en scène sont bons, c’est très agréable à lire. Je pense aussi que les dessins souffrent beaucoup de la comparaison avec Clone Wars. Pas forcément simple de passer derrière...
Les couleurs informatiques de Atiyen sont de bonne facture. Elles sont travaillées juste ce qu’il faut sans tomber dans la surenchère. Elles collent bien à l’univers Star Wars et ont l’avantage de ne pas faire dans les tons pétants et brillants très à la mode ces derniers temps dans le comics.
Après le génialissime Star Wars - Clone Wars, lancez-vous aussi dans cette aventure au scénar béton, vous ne le regretterez pas !
Se plonger dans une histoire dont le titre contient le nom de la ville de Bagdad est toujours pour moi un véritable plaisir. J'aime la mythologie et l'enchantement liés à ce lieu propice à toutes les magies, à tous les rêves, à toutes les légendes (avant que Saddam et Bush et la horde des tarés qui aiment tant le sang, peignent en rouge les murs de la ville).
Aussi, j'ai ouvert cet album pleIn de curiosité, prêt à embarquer avec ces 5 fameux conteurs dont parle le titre. Au final, j'ai passé un moment de lecture agréable, même si c'est vrai, le génie des lampes, est loin d'habiter toutes les cases du livre. Ce que je reprocherais gentiment, c'est effectivement le manque de folie, le caractère trop convenu des péripéties des héros. Je n'ai jamais eu le sentiment d'être pris de court, d'être surpris par les épreuves qu'ils traversaient. Mais au-delà de ces réticences, l'ensemble parvient à susciter l'envie de continuer la lecture. D'autant plus, que la personnalité des 5 conteurs est bien appréhendée et ne manque pas de charme. Côté graphisme, j'aime bien le style. Epuré, il sert l'histoire sans la dénaturer ou en réduire l'impact.
Une réussite.
Génial !
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu une BD humoristique aussi réussie (depuis Le Retour à la terre).
En partant du concept que la pollution est acceptée et vécue au quotidien comme tout à fait "naturelle", que le port permanent du masque à gaz est nullement traumatisant et que l'écologie est subversive, l'auteur nous livre une série de gags, d'une page ou d'une demie page, bourrée d'humour grinçant, décapant, intelligent... on rit, on réfléchit, on apprécie.
Le dessin et la mise en couleur sont super sympa. La morphologie des personnages, leurs attitudes, leurs vêtements, les décors contaminés et les nuages de pollution sont très réussis. Remarque machiste : je ne pensais pas que des filles avec un masque à gaz pouvaient rester aussi sexy :)
J'ai aussi adoré les petits clins d'oeil à la façon Idées Noires de Franquin (voir l'interview de l'auteur)... on sent l'influence.
Le second tome est encore plus réussi que le premier (il est vrai que le 1er tome comporte quelques gags redondants).
Franchement, je ne regrette pas mon achat : merci BDtheque de m'avoir fait connaître cette série.
J'adore l'humour de cette BD ! Parmi tous les métiers faits par Bamboo, c'est la seule qui fait vraiment comme la vérité ! On s'attache à ces personnages et on a hâte d'attendre le prochain tome !
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Smoke City
De voir Darth Nihilus en couverture d'une BD Delcourt n'ayant rien à voir avec l'univers Star Wars, voilà qui m'a intrigué et poussé à la découverte de ce premier album qui vient de sortir. Et ce fut pour apprécier une BD de belle qualité. Le dessinateur, Benjamin Carré, est issu du monde du jeu vidéo et de l'infographie. Il maîtrise avec une très bonne technique le graphisme à la palette graphique ou directement à l'ordinateur. Le résultat est souvent impressionnant de soin et de beauté visuelle. Un très beau rendu visuel, des lumières et des ambiances. Même moi qui n'apprécie que très peu le dessin assisté par ordinateur, je suis impressionné par la qualité des planches de Smoke City. Même si les personnages sont moins réussis à mes yeux que les décors, c'est beau. Et la beauté ne suffisant pas à la réussite graphique d'une BD, j'ajouterais aussi que la narration visuelle reste parfaitement fluide et agréable. Bref, c'est réussi. Monsieur Carré, je suivrais vos oeuvres avec attention. Quant au scénario, il n'est pas en reste même s'il demande encore à s'affirmer. L'ambiance de ce premier tome est celle de films noirs (jusqu'à certaines répliques de films glissées dans les dialogues) mélangée à une intrigue à la Ocean's Eleven. Cette intrigue ne surprendra pas le lecteur blasé : c'est l'habituel regroupement d'une ancienne bande de voleurs surdoués pour préparer un nouveau casse grandiose. Comme dans les classiques du genre, chaque membre de l'équipe a sa spécialité, combat, informatique, imagination de plan, débrouillardise, etc. Et bien sûr, ce sont d'inégalables pros qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent ensemble grâce à leurs capacités bien au-dessus de la moyenne des gens normaux. Classique et déjà-vu, me direz-vous. Oui mais... D'une part, c'est bien raconté. Sympathique à lire, le superbe graphisme fait très vite oublier les clichés. D'autre part, la fin du premier tome semble amener le récit vers quelque chose de complètement différent et nouveau. Et oui car n'oublions pas l'étrange objectif du cambriolage de notre équipe : voler une mystérieuse momie masquée d'un musée pour le compte d'un trouble personnage à la voix étrange. A cela s'ajoute le retournement de situation au sein même du groupe des voleurs. Bref, tout cela est amené à bouger et à nous amener vers des terrains intéressants. A suivre et en tout cas à apprécier dès maintenant ne serait-ce pour sa qualité visuelle indéniable.
Les Mauvaises humeurs de James et de la tête X
James et la Tête X, ce sont les deux héros du blog d'Ottoprod dont était déjà issue la très bonne BD Comme un lundi. Les auteurs sont un duo anonyme et mystérieux, du moins pour moi qui les suis depuis longtemps sans avoir idée du tout de qui ils peuvent être, s'ils sont connus par ailleurs ou quel a été leur parcours. Ces deux gaillards là, ceux de la BD, un grand costaud et une tête sans corps, endossent le rôle de jeunes auteurs de BD désireux de se faire publier à davantage que 20 exemplaires en fanzine. Mais ils en profitent surtout pour dézinguer à tout va le petit monde de la BD. Sous la forme de piques acides et tranquilles, ils s'attaquent, avec toute la force de la vérité qui fait mal, à tout le monde : auteurs, éditeurs, ayants-droits, critiques et même aux lecteurs. C'est drôle, c'est fin, c'est caustique, c'est tellement issu du coeur même de ce monde que cela touche aussitôt la cible visée. Le dessin est variable mais allant de bonne à très bonne qualité. Il est variable déjà parce qu'il a gagné en maîtrise au fil des 2 années d'existence du blog. Mais aussi car, même si j'avoue mon ignorance sur la véracité de mes dires, je pense que même si la plus grande part des planches sont de James, La Tête X en a également dessiné certaines. Le style de James est celui de Comme un lundi, un trait fin, faussement hésitant mais surtout très réussi et agréable à mes yeux. Celui de La Tête X (si c'est bien lui) présente un encrage plus appuyé et un trait plus classique, plus rond. Sans qu'il soit moche le moins du monde, il ne fait pas preuve de la même personnalité graphique à mes yeux. Voilà pour le blog, mais qu'en est-il de l'album en lui-même. Eh bien le travail de maquette de cet objet est excellent ! La BD est présentée sous la forme d'une intégrale comprenant 4 faux magazines BD dans la veine de Fluide Glacial avec une petite touche de Spirou. Chaque magazine en question est fourni avec sa vraie belle couverture couleur en papier glacé, joliment dessinées par la Tête X pour contredire mes propos de plus haut. A l'intérieur, encadrées par sommaire, éditos, petites annonces et compagnie, se trouvent regroupées les gags et strips de James et la Tête X. Et en fin de chaque magazine, à noter, se présentent une "carte blanche", une planche au sujet libre laissée à la création de "jeunes auteurs en herbe", à savoir un certain Charles M. Larcenet, un garçon au nom scandinave, Trondheim je crois, un autre dont le nom fait assez penser à Bouzard, et enfin le célèbre... le célèbre... un gars ukrainien au nom pas facile à prononcer sur un clavier azerty... Bref, des auteurs qui se sont prêtés avec le sourire au jeu de parodie de James et la Tête X. Bref, ce recueil un vrai petit objet de grande qualité, tant dans son contenu que dans sa forme. A découvrir d'urgence, surtout si vous ne connaissez pas le blog d'Ottoprod.
La Tête en l'air (Rides)
Un très bel album dont le sujet tourne autour de la vieillesse et notamment la maladie d’Alzheimer. Je dois dire que je n’ai pas encore trouvé en Bd d’œuvre illustrant cette terrible affection avec autant de justesse. Si la lecture des petits ruisseaux donnerait presque envie de vieillir (je dis bien presque…), il n’en est rien après la lecture de "Rides". Le sujet est vraiment dramatique et pourtant l’auteur arrive à construire une très belle histoire à la fois pleine d’humour, d’espièglerie et de tendresse. Le dessin se prête bien à ce récit dont les personnages sont excessivement attachants, et bien que la fin soit écrite par avance, l’auteur arrive tout de même à nous faire réfléchir sur le monde qui nous entoure, mais cela je vous le laisse découvrir. Un vrai coup de cœur.
Aarib
Acheté presque par hasard, "Aarib" est une bande dessinée mystérieuse à plus d'un titre. On sent l'aventure humaine, le dépaysement avec des thèmes assez proches de ceux abordés dans La Tentation de Renaud de Heyn mais aussi le traquenard dans lequel semble être tombé le héros, François Le Guennec. Mais avant tout, le dessin et les formidables couleurs de cette bd vous sautent aux yeux. On nage entre les paysages de Fort Saganne et ceux de Lawrence d'Arabie. Ce premier volume mérite vraiment toute votre attention. Jérôme Heydon, qui signe dessin, couleurs et scénario, est fort inspiré dans cet opus qui allie la grâce des dessins avec une certaine poésie et nostalgie. Une petite découverte donc...
From Hell
"From Hell" est je pense une BD incontournable qu’il faut au moins avoir lue pour ne pas dire posséder. Le scénario est très bien ficelé et très documenté. Une fois que l’on est plongé dans l’histoire, on est transporté dans cette époque sombre et il est désagréable d’en être dérangé. Le dessin par contre ne me plaît vraiment pas du tout et je dois dire qu’il m’a un peu gâché le plaisir. J’aurais aimé un autre trait un peu plus soigné. D’ailleurs, au départ, en lisant les premières pages, je ne me sentais pas capable de pouvoir finir ce pavé, mais finalement, en persévérant un peu, l’histoire a surpassé le dessin et l’on arrive à s’habituer quand même au trait. Si la qualité du dessin est pour vous quelque chose de rédhibitoire, passez votre chemin. Si vous parvenez à l'ignorer, courez vous le procurer.
De Cape et de Crocs
Je sais que Ro, Spooky et Alix insistent pour que l'on dépose des avis détaillés mais en même temps il me paraît difficile d'en rajouter étant donné le nombre de posteurs ayant donné la note de 5/5. J'ai adoré cette série : ses dessins, ses couleurs, ses dialogues et leurs nombreuses références, ses histoires dans l'histoire (il faut avoir l'oeil aux aguets pour déceler toutes les petites blagues disséminées ça et là) et ses personnages attachants (mon coup de coeur va à Eusèbe). Au final une seule question reste en suspens : A QUAND LA SORTIE DU TOME 8 ????????
Star Wars - L'Ancienne République (Chevaliers de l'Ancienne République)
"Star Wars - Chevaliers de l’ancienne république" ou le Jedi fugitif... L’univers de Star Wars continue de s’étendre. Miller fait un bond de 4000 ans en arrière, plus précisément 3964 années avant Un nouvel Espoir. Il y raconte la fuite et la recherche de justice d’un padawan pas très doué de prime abord, Zayne Carrick, accusé à tord d’avoir massacré ses amis. A travers cette quête, l’auteur nous fait remonter au plus près de l’origine du conflit entre l’ordre Jedi et les Sith. C’est un excellent scénar avec une intrigue très prenante, de bons personnages, de l’action et un zeste d’humour. De plus, pas la peine d’être un fan de Star Wars, c’est accessible à tous. Autre point positif, on est loin du manichéisme primaire : bons / méchants, qui plane au dessus de la saga, surtout du côté des maîtres Jedi... (Je n’en dis pas plus !). A l’image de Star Wars - Clone Wars, c’est un collectif de dessinateurs (Ching, Foreman, Weaver, Tolibao, ...) qui illustre la série. Je trouve cette équipe un peu en-deçà de celle de Clone Wars. Les expression des visages sont parfois bizarres, surtout au niveau du regard, et le fond de certaines cases trop vide à mon goût. Je chipote un peu, ça reste très correct. Le découpage et la mise en scène sont bons, c’est très agréable à lire. Je pense aussi que les dessins souffrent beaucoup de la comparaison avec Clone Wars. Pas forcément simple de passer derrière... Les couleurs informatiques de Atiyen sont de bonne facture. Elles sont travaillées juste ce qu’il faut sans tomber dans la surenchère. Elles collent bien à l’univers Star Wars et ont l’avantage de ne pas faire dans les tons pétants et brillants très à la mode ces derniers temps dans le comics. Après le génialissime Star Wars - Clone Wars, lancez-vous aussi dans cette aventure au scénar béton, vous ne le regretterez pas !
Les Cinq Conteurs de Bagdad
Se plonger dans une histoire dont le titre contient le nom de la ville de Bagdad est toujours pour moi un véritable plaisir. J'aime la mythologie et l'enchantement liés à ce lieu propice à toutes les magies, à tous les rêves, à toutes les légendes (avant que Saddam et Bush et la horde des tarés qui aiment tant le sang, peignent en rouge les murs de la ville). Aussi, j'ai ouvert cet album pleIn de curiosité, prêt à embarquer avec ces 5 fameux conteurs dont parle le titre. Au final, j'ai passé un moment de lecture agréable, même si c'est vrai, le génie des lampes, est loin d'habiter toutes les cases du livre. Ce que je reprocherais gentiment, c'est effectivement le manque de folie, le caractère trop convenu des péripéties des héros. Je n'ai jamais eu le sentiment d'être pris de court, d'être surpris par les épreuves qu'ils traversaient. Mais au-delà de ces réticences, l'ensemble parvient à susciter l'envie de continuer la lecture. D'autant plus, que la personnalité des 5 conteurs est bien appréhendée et ne manque pas de charme. Côté graphisme, j'aime bien le style. Epuré, il sert l'histoire sans la dénaturer ou en réduire l'impact. Une réussite.
Toxic planet
Génial ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu une BD humoristique aussi réussie (depuis Le Retour à la terre). En partant du concept que la pollution est acceptée et vécue au quotidien comme tout à fait "naturelle", que le port permanent du masque à gaz est nullement traumatisant et que l'écologie est subversive, l'auteur nous livre une série de gags, d'une page ou d'une demie page, bourrée d'humour grinçant, décapant, intelligent... on rit, on réfléchit, on apprécie. Le dessin et la mise en couleur sont super sympa. La morphologie des personnages, leurs attitudes, leurs vêtements, les décors contaminés et les nuages de pollution sont très réussis. Remarque machiste : je ne pensais pas que des filles avec un masque à gaz pouvaient rester aussi sexy :) J'ai aussi adoré les petits clins d'oeil à la façon Idées Noires de Franquin (voir l'interview de l'auteur)... on sent l'influence. Le second tome est encore plus réussi que le premier (il est vrai que le 1er tome comporte quelques gags redondants). Franchement, je ne regrette pas mon achat : merci BDtheque de m'avoir fait connaître cette série.
Les Profs
J'adore l'humour de cette BD ! Parmi tous les métiers faits par Bamboo, c'est la seule qui fait vraiment comme la vérité ! On s'attache à ces personnages et on a hâte d'attendre le prochain tome !