Que les grincheux remballent leur artillerie!
Non, ce premier tome n'est pas d'une très grande originalité, oui, il est très classique... mais les auteurs n'ont jamais revendiqué avoir pondu l'histoire du siècle: ils ont juste fait un polar, et il se trouve qu'ils l'ont bien fait! Installer un héros dans un univers cohérent, avec un minimum de bagage psychologique, n'est pas une mince affaire, et moi je dis que c'est mission réussie!
Mais question dessin, nous sommes bien d'accord: c'est sublissime! Expressif, dynamique, précis, détaillé mais non surchargé, fluide... beau!!!! :D
En espérant que la suite soit encore meilleure...
Mettons de côté les tout derniers albums, relativement décevants... peut-être donneront-ils aux plus jeunes l'envie d'en lire davantage, et ainsi découvrir à quel point René Goscinny et Albert Uderzo sont de grands messieurs de la BD!
Astérix est LA BD... c'est tout!
Je n'aime pas Boilet : ni son oeuvre élitiste ni sa philosophie (élitiste aussi) de "La" manga.
Fraise et Chocolat m'a rendu le personnage sympathique, par ses frasques d'une part, mais aussi par ses conseils et sa façon se gérer sa vie amoureuse. Il reste humain, malgré son appartenance à "l'élite".
Concernant l'oeuvre proprement dite :
. le premier tome, malgré son côté clairement pornographique, n'est pas vraiment vulgaire. C'est une histoire d'amour naissante, comme il en naît des milliers tout le temps, avec la même passion torride qu'on est heureux de vivre, mais qu'on ne raconte pas. Ici, c'est raconté et dessiné. Ca rappelle de bons (et moins bons) souvenirs à beaucoup, et ça c'est très bien. C'est simplement l'histoire d'une jeune femme amoureuse et qui le montre (et la communauté bien pensante peut effectivement être choquée - tant pis pour elle, haha).
. le second tome est plus axé sur la vie de tous les jours de la demoiselle, de l'évolution de sa vie amoureuse, de ses peurs quant au futur. C'est joliment raconté, ça tourne beaucoup moins autour du sexe, c'est frais, et c'est toujours très bien.
Une oeuvre intimiste, qui ressemble à des dizaines d'autres (sauf que dans les autres, il n'y a pas forcément Frédéric Boilet), et qui a donc quelque chose d'universel. Ne soyez pas outré, rien n'est sale, tout n'est que vie, LA vie, celle de tous les jours.
De cape et de crocs est une BD savoureuse car originale. L'humour est omniprésent et tient autant dans les textes que dans le dessin vif, dynamique et très proche d'un dessin animé. Les expressions des personnages sont à elles seules très drôles et théâtrales.
Les deux premiers tomes sont les plus loufoques de la série, peut-être aussi les plus brouillons, mais j'ai totalement adhéré à ce feu d'artifice de situations comiques et absurdes en tous genres.
L'histoire est simple mais les personnages sont très divers et plus qu'attachants : Don Lope, Maupertuis, Eusebio, Bombastus, Captain Boone, Cigognac, Mendoza sont à eux seuls les bouffons principaux de cette grande farce comique. Renard, loup, lapin, cigogne... autant de personnages loufoques et déjantés, mais les humains le sont finalement tout autant (Boone, Bombastus, Mendoza...).
Le tome 4 de la série est à mon sens le plus réussi car peut-être le mieux construit de tous les tomes : le côté parfois un peu confus des premiers tomes disparaît pour laisser la place à une mise en scène extrêmement réussie de nos héros et des Sélénites, avec un feu d'artifice dans la pièce de théâtre finale.
Le tome 6 est un peu ennuyeux mais le niveau est rehaussé par le tome 7, on sent vraiment que l'histoire est savamment orchestrée et écrite depuis les toutes premières planches du tome 1. On se dit d'ailleurs que la fin de l'histoire ne devrait plus trop tarder...
Devant tant d'enthousiasme, j'ai été assez déçu par le dernier volume "Le maître d'armes" : d'abord par le dessin, réussi sur certaines planches, beaucoup moins sur d'autres, notamment au niveau des couleurs ou des décors moins fouillés, c'est la première fois que j'ai cette impression en lisant un "De Cape et de Crocs", et on est exigeant avec une série de cette qualité.
Ensuite par l'histoire, qui démarre très bien avec le combat singulier opposant le maître d'armes et nos héros, mais c'est après que tout se complique : malgré quelques planches oniriques et poétiques, on s'ennuie ensuite avec les nouveaux personnages, peu intéressants voire presque inutiles (le maître d'armes en premier, et les autres cadets en particulier). La scène du sauvetage d'Andreo, Plaisant et Bombastus est confuse et les allers-retours avec les différents protagonistes manquent de surprises.
Surtout, l'humour, sans être absent, est largement relégué au second plan.
Ce qui n'est pas totalement négatif, car après de longues planches un peu ennuyeuses (pages 21 à 37), on est surpris par les planches finales qui prennent un ton résolument tragique et violent, ce à quoi la série ne nous avait jamais habitué. J'attends donc avec impatience le dénouement final de cette histoire, mais aussi avec une certaine fébrilité en raison des faiblesses du dernier tome, malgré la fin surprenante et assez réussie.
Avis sur les 7 premiers tomes :
Note approximative : 4.5/5 (Note dessin : 3.5/5, note scénario : 4.25/5, les personnages : 4.5/5, plaisir de lecture : 4.5/5)
Alors "Usagi Yojimbo" j’a-do-reuh. Un gros, gros coup de cœur. Cette série est géniale.
Le dessin est très correct, et c’est un style que j’adore. Le scénario est génial (même si des fois, il y a quelques répétitions). Les personnages sont géniaux. Il y a de l’humour, de l’action, des scènes de combats (assez gores), des histoires fantastiques, de guerre, du code du Bushido, des sentiments.
Mon tome préféré est le tome 4 : l'histoire sur tout le tome.
Je n’arrive pas à décrire ce que je ressens, tellement j’ai aimé.
Bon le tome 7 commence à s’épuiser, mais j’adorerais lire les autres.
Gros coup de cœur, achat conseillé.
Ps : je trouve que c’est plus un manga qu'un comic, car : L’auteur est né au Japon et les histoires se passent au Japon médiéval. Donc un esprit très manga.
Horriblement tordant ! Léandri me fait totalement marrer avec ses Photos-BD qui ont la particularité de prendre des codes de la BD (des gouttes de sueurs sur les personnages inquiets notamment). J'aurais bien aimé voir ça en dessin.
Les scénarios vont de la parodie délirante (Spartacus, Cyrano) à des moments quotidiens de la vie montrés de façon totalement absurde (prendre le taxi, acheter une voiture). Chaque fois, Léandri tape dans le mille ! En plus, c'est très amusant de voir des auteurs qui n'ont pas peur de se ridiculiser pour nous faire rire.
Après lecture des 4 premiers tomes.
J'ai clairement aimé cette série, mais j'attends la suite pour noter plus finement.
L'univers est complexe et semble se jouer sur 3 niveaux.
Les personnages sont réellement attachants, l'envie de connaître la suite est totale.
L'emprunt va certainement se convertir en achat dans les prochains temps.
Le dessin n'est pas des plus académiques mais il est efficace (même effet qu'avec les autres productions de Peeters : bof à feuilleter, génial dans la lecture une fois immerger dans l'histoire).
Le scénario m'a paru cohérent pour le peu qu'on veuille se donner la peine de rentrer dans l'histoire.
Difficile à raconter mais tellement bon à lire !!!
Le conte, au travers de sa perspective poétique, propose souvent (avec plus ou moins de réussite) une thématique multidimensionnelle débouchant sur un plaisir pluriel. Aux premières émotions d’une lecture classique et candide, s’ajoute, pour les plus ambitieux, un bonheur intellectuel consistant à débusquer les sous entendus et à tenter de décrypter les paraboles (chacun n’y trouvant, dans la majorité des cas, que son propre message) pour créer ainsi une connivence jubilatoire (et illusoire ?) avec l’auteur.
Viktor présente certainement toutes ces caractéristiques. Cependant, je me suis régalé à seulement demeurer « naïf ». Dédaignant les aspects allusifs et les éventuelles réflexions sur l’espoir ou la quête identitaire, je me suis abandonné à l’onirisme de cette ballade mélancolique, bercé par le rythme d’une délicieuse linéarité narrative. Magie d’un texte délicat transcendé par l’esthétisme d’une ligne contrastée et nerveuse, scénographie torturée et oppressante d’un univers graphique en noir & blanc (ou plutôt gris, d’un si beau gris) dans lequel les faciès lunaires ou funèbres de personnages Burtoniens reflètent une douce et inquiétante tristesse. Une ambiance somptueuse et sombre éclairée de quelques instants plus lumineux, où, tour à tour, les mots, rares et précieux, se noient ou émergent pour mieux scintiller et nous envoûter.
Les réfractaires à la poésie passeront probablement leur chemin, les autres s’offriront une petite parenthèse de rêve, simple et pourtant magnifique.
La série initiale des Mondes d’Aldébaran, qui a permis de révéler le génie de son auteur Léo.
J’épingle, de mémoire, plusieurs grandes qualités dans cette série : l’histoire extraordinaire de ces jeunes, auxquels il n’est pas très compliqué de s’identifier, l’imagination dont fait preuve l’auteur quant à la richesse de la faune et la flore de la planète où se déroule l’histoire, avec certaines caractéristiques similaires à notre Terre, ce qui permet de faciliter l’immersion dans l’aventure, le suspens et les interrogations qui naissent au fil des albums sur l’origine des "phénomènes" et des protagonistes,…
Il s’agit vraiment selon moi d’une série de qualité, plus passionnante et fatalement plus innovante que les séries parallèles qui suivent. Les dessins de Léo sont typiques, de bonne qualité même s’il est vrai que les sourires des personnages paraissent parfois peu naturels, cela reste un détail. Les couleurs sont chaudes et collent parfaitement avec l’exotisme proposé.
En conclusion, il s’agit d’une série originale et bien exploitée, en cinq tomes, offrant un bon compromis entre longueur et exploitation des éléments du récit.
Dessiner un récit qui s'inscrit dans une époque et un lieu différents de ceux où on vit est un exercice périlleux qui a bien du mal le plus souvent à résister aux attraits de l'exotisme facile et du cliché. Le Japon fait partie de ces pays souvent égratignés...
Mais ici, comme dans Kogaratsu, point d'image d'Epinal. Michetz est manifestement imprégné de culture japonaise, et est à ma connaissance, et de loin, le meilleur dessinateur français sur ce pays. Son style mélange les influences graphiques orientales, estampes Ukiyo-e en tête, avec ses femmes fardées au visage ovale, ses compositions inventives, et le dessin fluide au pinceau, avec les influences occidentales de cadrage, mise en scène, réalisme des costumes et des décors. Le résultat est parfaitement réussi, extrêmement élégant, dans toutes les oeuvres de Michetz mais tout particulièrement dans ces deux tomes de "Tako".
Dans cette BD, Yann lui livre un scénario particulièrement noir où chaque protagoniste semble l'emporter sur l'autre en cruauté. Le mariage des deux est très réussi, même s'il vaut mieux déconseiller cette série à ceux qui n'aiment pas les BDs dérangeantes.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Blacksad
Que les grincheux remballent leur artillerie! Non, ce premier tome n'est pas d'une très grande originalité, oui, il est très classique... mais les auteurs n'ont jamais revendiqué avoir pondu l'histoire du siècle: ils ont juste fait un polar, et il se trouve qu'ils l'ont bien fait! Installer un héros dans un univers cohérent, avec un minimum de bagage psychologique, n'est pas une mince affaire, et moi je dis que c'est mission réussie! Mais question dessin, nous sommes bien d'accord: c'est sublissime! Expressif, dynamique, précis, détaillé mais non surchargé, fluide... beau!!!! :D En espérant que la suite soit encore meilleure...
Astérix
Mettons de côté les tout derniers albums, relativement décevants... peut-être donneront-ils aux plus jeunes l'envie d'en lire davantage, et ainsi découvrir à quel point René Goscinny et Albert Uderzo sont de grands messieurs de la BD! Astérix est LA BD... c'est tout!
Fraise et Chocolat
Je n'aime pas Boilet : ni son oeuvre élitiste ni sa philosophie (élitiste aussi) de "La" manga. Fraise et Chocolat m'a rendu le personnage sympathique, par ses frasques d'une part, mais aussi par ses conseils et sa façon se gérer sa vie amoureuse. Il reste humain, malgré son appartenance à "l'élite". Concernant l'oeuvre proprement dite : . le premier tome, malgré son côté clairement pornographique, n'est pas vraiment vulgaire. C'est une histoire d'amour naissante, comme il en naît des milliers tout le temps, avec la même passion torride qu'on est heureux de vivre, mais qu'on ne raconte pas. Ici, c'est raconté et dessiné. Ca rappelle de bons (et moins bons) souvenirs à beaucoup, et ça c'est très bien. C'est simplement l'histoire d'une jeune femme amoureuse et qui le montre (et la communauté bien pensante peut effectivement être choquée - tant pis pour elle, haha). . le second tome est plus axé sur la vie de tous les jours de la demoiselle, de l'évolution de sa vie amoureuse, de ses peurs quant au futur. C'est joliment raconté, ça tourne beaucoup moins autour du sexe, c'est frais, et c'est toujours très bien. Une oeuvre intimiste, qui ressemble à des dizaines d'autres (sauf que dans les autres, il n'y a pas forcément Frédéric Boilet), et qui a donc quelque chose d'universel. Ne soyez pas outré, rien n'est sale, tout n'est que vie, LA vie, celle de tous les jours.
De Cape et de Crocs
De cape et de crocs est une BD savoureuse car originale. L'humour est omniprésent et tient autant dans les textes que dans le dessin vif, dynamique et très proche d'un dessin animé. Les expressions des personnages sont à elles seules très drôles et théâtrales. Les deux premiers tomes sont les plus loufoques de la série, peut-être aussi les plus brouillons, mais j'ai totalement adhéré à ce feu d'artifice de situations comiques et absurdes en tous genres. L'histoire est simple mais les personnages sont très divers et plus qu'attachants : Don Lope, Maupertuis, Eusebio, Bombastus, Captain Boone, Cigognac, Mendoza sont à eux seuls les bouffons principaux de cette grande farce comique. Renard, loup, lapin, cigogne... autant de personnages loufoques et déjantés, mais les humains le sont finalement tout autant (Boone, Bombastus, Mendoza...). Le tome 4 de la série est à mon sens le plus réussi car peut-être le mieux construit de tous les tomes : le côté parfois un peu confus des premiers tomes disparaît pour laisser la place à une mise en scène extrêmement réussie de nos héros et des Sélénites, avec un feu d'artifice dans la pièce de théâtre finale. Le tome 6 est un peu ennuyeux mais le niveau est rehaussé par le tome 7, on sent vraiment que l'histoire est savamment orchestrée et écrite depuis les toutes premières planches du tome 1. On se dit d'ailleurs que la fin de l'histoire ne devrait plus trop tarder... Devant tant d'enthousiasme, j'ai été assez déçu par le dernier volume "Le maître d'armes" : d'abord par le dessin, réussi sur certaines planches, beaucoup moins sur d'autres, notamment au niveau des couleurs ou des décors moins fouillés, c'est la première fois que j'ai cette impression en lisant un "De Cape et de Crocs", et on est exigeant avec une série de cette qualité. Ensuite par l'histoire, qui démarre très bien avec le combat singulier opposant le maître d'armes et nos héros, mais c'est après que tout se complique : malgré quelques planches oniriques et poétiques, on s'ennuie ensuite avec les nouveaux personnages, peu intéressants voire presque inutiles (le maître d'armes en premier, et les autres cadets en particulier). La scène du sauvetage d'Andreo, Plaisant et Bombastus est confuse et les allers-retours avec les différents protagonistes manquent de surprises. Surtout, l'humour, sans être absent, est largement relégué au second plan. Ce qui n'est pas totalement négatif, car après de longues planches un peu ennuyeuses (pages 21 à 37), on est surpris par les planches finales qui prennent un ton résolument tragique et violent, ce à quoi la série ne nous avait jamais habitué. J'attends donc avec impatience le dénouement final de cette histoire, mais aussi avec une certaine fébrilité en raison des faiblesses du dernier tome, malgré la fin surprenante et assez réussie.
Usagi Yojimbo
Avis sur les 7 premiers tomes : Note approximative : 4.5/5 (Note dessin : 3.5/5, note scénario : 4.25/5, les personnages : 4.5/5, plaisir de lecture : 4.5/5) Alors "Usagi Yojimbo" j’a-do-reuh. Un gros, gros coup de cœur. Cette série est géniale. Le dessin est très correct, et c’est un style que j’adore. Le scénario est génial (même si des fois, il y a quelques répétitions). Les personnages sont géniaux. Il y a de l’humour, de l’action, des scènes de combats (assez gores), des histoires fantastiques, de guerre, du code du Bushido, des sentiments. Mon tome préféré est le tome 4 : l'histoire sur tout le tome. Je n’arrive pas à décrire ce que je ressens, tellement j’ai aimé. Bon le tome 7 commence à s’épuiser, mais j’adorerais lire les autres. Gros coup de cœur, achat conseillé. Ps : je trouve que c’est plus un manga qu'un comic, car : L’auteur est né au Japon et les histoires se passent au Japon médiéval. Donc un esprit très manga.
Photos-BD
Horriblement tordant ! Léandri me fait totalement marrer avec ses Photos-BD qui ont la particularité de prendre des codes de la BD (des gouttes de sueurs sur les personnages inquiets notamment). J'aurais bien aimé voir ça en dessin. Les scénarios vont de la parodie délirante (Spartacus, Cyrano) à des moments quotidiens de la vie montrés de façon totalement absurde (prendre le taxi, acheter une voiture). Chaque fois, Léandri tape dans le mille ! En plus, c'est très amusant de voir des auteurs qui n'ont pas peur de se ridiculiser pour nous faire rire.
Koma
Après lecture des 4 premiers tomes. J'ai clairement aimé cette série, mais j'attends la suite pour noter plus finement. L'univers est complexe et semble se jouer sur 3 niveaux. Les personnages sont réellement attachants, l'envie de connaître la suite est totale. L'emprunt va certainement se convertir en achat dans les prochains temps. Le dessin n'est pas des plus académiques mais il est efficace (même effet qu'avec les autres productions de Peeters : bof à feuilleter, génial dans la lecture une fois immerger dans l'histoire). Le scénario m'a paru cohérent pour le peu qu'on veuille se donner la peine de rentrer dans l'histoire. Difficile à raconter mais tellement bon à lire !!!
Viktor
Le conte, au travers de sa perspective poétique, propose souvent (avec plus ou moins de réussite) une thématique multidimensionnelle débouchant sur un plaisir pluriel. Aux premières émotions d’une lecture classique et candide, s’ajoute, pour les plus ambitieux, un bonheur intellectuel consistant à débusquer les sous entendus et à tenter de décrypter les paraboles (chacun n’y trouvant, dans la majorité des cas, que son propre message) pour créer ainsi une connivence jubilatoire (et illusoire ?) avec l’auteur. Viktor présente certainement toutes ces caractéristiques. Cependant, je me suis régalé à seulement demeurer « naïf ». Dédaignant les aspects allusifs et les éventuelles réflexions sur l’espoir ou la quête identitaire, je me suis abandonné à l’onirisme de cette ballade mélancolique, bercé par le rythme d’une délicieuse linéarité narrative. Magie d’un texte délicat transcendé par l’esthétisme d’une ligne contrastée et nerveuse, scénographie torturée et oppressante d’un univers graphique en noir & blanc (ou plutôt gris, d’un si beau gris) dans lequel les faciès lunaires ou funèbres de personnages Burtoniens reflètent une douce et inquiétante tristesse. Une ambiance somptueuse et sombre éclairée de quelques instants plus lumineux, où, tour à tour, les mots, rares et précieux, se noient ou émergent pour mieux scintiller et nous envoûter. Les réfractaires à la poésie passeront probablement leur chemin, les autres s’offriront une petite parenthèse de rêve, simple et pourtant magnifique.
Aldébaran
La série initiale des Mondes d’Aldébaran, qui a permis de révéler le génie de son auteur Léo. J’épingle, de mémoire, plusieurs grandes qualités dans cette série : l’histoire extraordinaire de ces jeunes, auxquels il n’est pas très compliqué de s’identifier, l’imagination dont fait preuve l’auteur quant à la richesse de la faune et la flore de la planète où se déroule l’histoire, avec certaines caractéristiques similaires à notre Terre, ce qui permet de faciliter l’immersion dans l’aventure, le suspens et les interrogations qui naissent au fil des albums sur l’origine des "phénomènes" et des protagonistes,… Il s’agit vraiment selon moi d’une série de qualité, plus passionnante et fatalement plus innovante que les séries parallèles qui suivent. Les dessins de Léo sont typiques, de bonne qualité même s’il est vrai que les sourires des personnages paraissent parfois peu naturels, cela reste un détail. Les couleurs sont chaudes et collent parfaitement avec l’exotisme proposé. En conclusion, il s’agit d’une série originale et bien exploitée, en cinq tomes, offrant un bon compromis entre longueur et exploitation des éléments du récit.
Tako
Dessiner un récit qui s'inscrit dans une époque et un lieu différents de ceux où on vit est un exercice périlleux qui a bien du mal le plus souvent à résister aux attraits de l'exotisme facile et du cliché. Le Japon fait partie de ces pays souvent égratignés... Mais ici, comme dans Kogaratsu, point d'image d'Epinal. Michetz est manifestement imprégné de culture japonaise, et est à ma connaissance, et de loin, le meilleur dessinateur français sur ce pays. Son style mélange les influences graphiques orientales, estampes Ukiyo-e en tête, avec ses femmes fardées au visage ovale, ses compositions inventives, et le dessin fluide au pinceau, avec les influences occidentales de cadrage, mise en scène, réalisme des costumes et des décors. Le résultat est parfaitement réussi, extrêmement élégant, dans toutes les oeuvres de Michetz mais tout particulièrement dans ces deux tomes de "Tako". Dans cette BD, Yann lui livre un scénario particulièrement noir où chaque protagoniste semble l'emporter sur l'autre en cruauté. Le mariage des deux est très réussi, même s'il vaut mieux déconseiller cette série à ceux qui n'aiment pas les BDs dérangeantes.