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Kogaratsu

Note: 3.52/5
(3.52/5 pour 21 avis)

L'aventure d'un ex-samouraî dans le Japon médiéval.


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Journal Spirou Le Japon historique Samourai

Kogaratsu est un ronin, un samouraî qui a perdu son maître Kogaratsu,un samouraï qui a perdu son maître, voyage à travers le Japon médiéval en quête de nouvelles aventures... Même si ce samouraï combat de nombreux personnages, il reste toujours du bon côté et tente toujours d'arranger les histoires...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1985
Statut histoire Une histoire par tome 14 tomes parus
Couverture de la série Kogaratsu

29/07/2002 | Marie
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L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

Kogaratsu, comme le post de Chalybs le précise, est pour moi une bd assez intemporelle. Les tomes oscillent effectivement entre le très bon et le culte. Je conseillerai peut-être les tomes 8 et 9 pour entrer dans la série. Le tome 8 (Sous le regard de la lune) avec son intrigue habile, parfaitement orchestrée et son ambiance nocturne. Le tome 9 (la stratégie de la phalène) qui est extrêmement simple, léger et en même temps rempli de "tout"... il s'agirait presque d'un haïku du scénario ! Parfaitement. Je vous conseille cependant tous les tomes. Côté dessin plus on avance plus c'est beau et élégant. Et le scénario et le dessin. A mon sens c'est un classique de la BD mais sans l'aspect nostalgie ou pierre à l'édifice du 7ième art, dans le sens où c'est juste une très belle série. On en reparle dans 30 ans !

15/12/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Etant peu attiré par les histoires de Japon médiéval et toutes les symboliques que ça entraine, j'ai longtemps attendu avant de lire cette série, j'avais déja lu Le Vent des Dieux, Ugaki, Samurai, Saïto et quelques autres Bd dans la même veine, et puis je me suis enfin décidé, sans grand enthousiasme je l'avoue, à la suite d'un prêt d'albums. Sans ressembler à Le Vent des Dieux, "Kogaratsu" procure la même étrange fascination, ces 2 bandes ont en commun le même goût de la violence, des bains de sang et d'une certaine poésie contemplative, ce sont des histoires cruelles et barbares, mais contrairement à la plupart des autres Bd qui évoluent dans un Japon médiéval, et c'est l'une des différences avec Le Vent des Dieux, "Kogaratsu" évolue au XVIIème siècle, cependant il faut savoir que le Japon médiéval étant très long, il s'étend encore en ce siècle, le Japon vivant encore dans un obscurantisme médiéval ; ça permet aussi d'introduire l'arrivée des Européens et des mousquets, de montrer une confrontation Europe/Asie. Autres différences : il n'y a pas d'atmosphère fantastique ni une profusion de sexe comme il y en avait dans les pages de Le Vent des Dieux. Mais cette bande s'inspire souvent de la complexité de la culture japonaise et de sa philosophie, notamment du Bushido, code d'honneur des samourais. Les auteurs s'attardent beaucoup même sur ces coutumes du peuple nippon, en évitant un maximum de clichés. Grâce à cette authenticité et ce réalisme, on a l'impression d'être plongé dans un film de Kurosawa ou dans la mini-série Shogun adaptée du roman de James Clavell. Comme dans Le Vent des Dieux, on retrouve transposées par un certain exotisme, des histoires de chevalerie assez classiques, de guerres territoriales et de luttes de pouvoir ; le sabre a remplacé l'épée, mais il n'y a guère de différence entre le samouraï et le chevalier, le ronin et le chevalier errant, de même que daimyo et shogun sont à peu près les équivalents de suzerain et de vassal. C'est là où je voulais en venir, c'est qu'au bout d'un moment, ces histoires de samouraÏ, de code d'honneur et de hara-kiri, j'en ai un peu assez, ce n'est pas ma culture, moi j'ai trempé très jeune dans la chevalerie franco-anglaise, je préfère de loin le médiéval en Europe, quitte à avoir des luttes de pouvoir, des conquêtes de terres, des traitrises et des seigneurs félons qui vivent dans de vrais châteaux forts en pierre, autant que ce soit dans des décors qui me sont familiers. D'autre part, les héros trop propres et à la droiture impeccable, ça finit par m'ennuyer, c'est pour ça que j'adore le western aussi parce que j'y trouve toujours des mecs patibulaires ou des héros ni trop bons ni trop mauvais qui ont beaucoup de défauts tout en accomplissant de belles actions, y'a qu'à voir Mike Blueberry... En plus, cette série a les défauts de toute série très typée ou très exotique, à savoir que les auteurs abusent un peu trop des noms japonais dans le texte, annotés en bas de pages, ça fait plus authentique c'est sûr, mais ça alourdit un peu la narration, de même que les noms de personnages sont souvent difficiles à mémoriser. Au niveau graphique, c'est pas mal même si c'est pas un dessin absolument parfait, il est inspiré un peu de Hermann en moins élégant, surtout au début, pour ensuite évoluer et atteindre une certaine maîtrise, mais parfois il est curieusement imprécis, et les visages des personnages parfois changeants ont du mal à être identifiés. C'est pourquoi je préfère le dessin d'Adamov qui était plus policé et plus percutant. Malgré ces impressions mitigées, je ne regrette pas cette lecture, c'est une fresque haute en couleur, très documentée et qui reconstitue avec précision un Japon ancien, ça reste une série à lire pour qui s'intéresse à cet univers. J'ai lu le tome zéro constitué de récits courts destiné à planter le héros et à installer l'ambiance, puis les 4 premiers tomes qui composent un cycle, mais j'ai arrêté là, j'en avais assez et je ne pense pas que j'y reviendrai ; je me suis contenté de feuilleter les autres pour voir l'évolution du dessin. Il est étrange de penser que cette Bd qui se veut ambitieuse, soit apparue en 1983 dans le journal Spirou, ce qui tranchait nettement avec la ligne éditoriale de ce journal.

06/10/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Après un tome « 0 » regroupant des histoires courtes (sans lien entre elles si ce n’est leur chute « édifiante » et le mérite qu’elles ont de « planter le décor » d’un Japon médiéval), les premiers albums constituent une sorte de cycle intéressant (je n’ai pas lu les albums constitués d’une seule histoire). Le point fort est le travail de reconstitution du Japon de l’époque des Shoguns, que ce soit pour les décors, les habits, les comportements (mais aussi le vocabulaire) : tout ceci est plutôt bien fichu. Pour le reste, si les aventures se laissent lire sans problème, je ne me vois pas forcément y retourner. En effet, j’ai eu l’impression que cela ne se renouvelait pas assez, qu’une fois le cadre posé – et même très bien posé – les intrigues manquaient de surprise. Mais cela reste quand même une lecture agréable – et même plus pour les féru du Japon médiéval.

11/05/2019 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
L'avatar du posteur montane

Les aventures d'un Ronin dans le Japon du 17e siècle formidablement mis en image par Mitchetz. De très belles couleurs et un dessin tout en mouvement pour des histoires originales inventées par Bosse fort bien documentées. Sans doute une des meilleures séries parues dans le Journal "Spirou" de ces 25 dernières années

10/04/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
L'avatar du posteur PAco

Amateur de l'histoire asiatique médiévale, c'est par hasard que j'ai découvert très récemment cette série chez un ami... Défaut professionnel, ou qualité, va savoir, je ne peux m'empêcher de jeter un œil aux rayons BD des gens chez qui je passe... et je tombe sur cette série. Le temps de me faire prêter cette ribambelle de tomes, je me suis lancé sans trop rien attendre de cette série dont les premiers tomes me semblaient un brin vieillots côté graphisme. Mais voilà, le talent conjugué de Bosse au scénario et de Michetz au dessin a opéré et je me suis laissé envouter par cette série. C'est parfois un peu alambiqué, mais au moins ça ne manque pas de contenu, même si je regrette que quelques personnages soient un peu survolés dans certains tomes. Si le premier cycle de 4 tomes permet une plus grande assise à l'intrigue, les tomes qui suivent sont aussi fort agréables à lire pour qui apprécie cette ambiance asiatique que retranscrit très bien le trait de Michetz. On retrouve alors notre rônin à la croisée d'histoires de clans, de familles ou de village où il devra faire preuve d'intelligence pour démêler l’écheveau tramé à travers ce japon médiéval. Le dessin très réaliste et documenté est riche et nous plonge parfaitement dans le quotidien de l'époque. Seul bémol, déjà que les noms asiatiques ne sont pas ce que j'ai de plus facile à retenir, les visages ont parfois la fâcheuse tendance à se ressembler, plombant un peu le rythme narratif par moment. Une bonne série dans le genre qui mérite bien son 3.5/5

10/02/2012 (modifier)

J’avoue que je n’ai pas eu l’occasion de découvrir chacun des albums de la série, n’ayant pas eu l’opportunité de lire les tomes 0, 5 et 12. Les tomes 1 à 4 composent un long récit, ensuite c’est une histoire par tome. Kogaratsu est un rônin, un samurai sans maître. Il s’agit donc d’un homme privé de sa raison de vivre. Sans maître à servir et pour qui mourir, il n’est plus qu’un vulgaire mercenaire, louant ses services pour ne pas mourir de faim. Vu le soin porté par les auteurs à assurer une profondeur certaine au héros, le récit se révèle bien plus fin qu’une simple succession de passes d’armes. Tant mieux ! Les tomes 6 à 8 m’ont particulièrement plu. Chacun d’entre eux présente un aspect policier. Kogaratsu n’est certes pas un détective, mais il se retrouve toutjours mêlé malgré lui à diverses intrigues. A lire !

26/11/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

D’habitude, j’accroche aux productions grand public de Dupuis mais Kogaratsu ne m’a jamais inspiré. Faut dire que le médiéval nippon n’est pas vraiment ma tasse de thé. Ceci étant, je m’y suis tout de même essayé … et demeure sur un sentiment mitigé. J’ai franchement bien aimé UN album, en ai trouvé quelques uns pas mal et les autres très moyens. Pourquoi ? Avant tout parce que le ton mélodramatique employé n’est pas fait pour me plaire. Kogaratsu tire une tronche jusque par terre à longueur de tomes, ce qui n’en fait pas le compagnon de voyage (même immobile) dont je rêve. Je regrette également le manque de développement psychologique du personnage. Sa résignation et son apitoiement sur lui-même sont sans doute conforme à la philosophie asiatique mais ne sont pas de nature à faire du personnage un être attachant à mes yeux. Cette remarque vaut d’ailleurs régulièrement pour les seconds rôles puisque ceux-ci sont soit des pauvres gens résignés sur leur sort soit de puissants méchants abusant de leur position. Ensuite (et c’est surtout vrai au début de la série), j’ai parfois du mal à différencier les personnages, ce qui n’aide pas à la compréhension. Enfin, les scénarios sont souvent construits autour d’une seule bonne idée, ce qui les rend finalement très pauvres. Je reconnais cependant quelques qualités à la série. Tout d’abord, les intrigues sont variées et se nourrissent de thèmes originaux. La série n’hésite pas à flirter avec le fantastique ou à utiliser des événements historiques intéressants. Ensuite, la narration est fluide et les albums, même si ils ne me font pas trépigner, se laissent lire sans vraiment rebuter. Le dessin est agréable à l’œil (hormis le défaut évoqué ci-dessus) et son dynamisme convient bien à la série. Je ne déconseillerais certainement pas la lecture mais si, comme moi, vous êtes peu sensible aux histoires de samouraï, je crains que vous aussi vous ennuyez durant la lecture. Note moyenne : un petit « pas mal » sans conseil d’achat.

07/01/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'aime bien les premiers tomes qui forment une grande aventure remplie de rebondissements et de personnages intéressants. Le reste est moins bien, mais ça reste sympa quoique je trouve que les histoires sont parfois un peu trop simplistes et pourraient être plus approfondies. Le dessin est élégant, mais au début j'ai eu du mal à différencier certains personnages et cela a gêné ma lecture. J'avoue tout de même qu'à la fin j'en avais un peu marre de ces sabres, de l'honneur des samouraïs et de tout cela. Un ou deux tomes de plus et j'en aurais fait une overdose. Il faut dire que ce n'est pas une période historique qui m'attire vraiment et je pense que cette série s'adresse surtout à ceux qui aiment lire des récits se passant à cette époque. Les autres risquent de s'ennuyer.

10/08/2010 (modifier)
Par kannibal
Note: 3/5

Dans l'ensemble Kogaratsu est une bonne série, pleine de qualités que ce soit graphiques ou scénaristiques. Ce Japon médiéval y est très bien décrit, les guerres entre Daïmio, les luttes familiales. Il n'y a que le dernier tome (12) qui m'a paru bien fade : il ne se passe absolument rien dans ce tome. Je pense que l'achat ce dernier est tout a fait dispensable.

30/04/2010 (modifier)
Par Pacman
Note: 3/5

C'est une bonne histoire de samouraï, bien dessinée, bien documentée, bien construite. Le plus grand reproche qu'on pourrait lui faire c'est peut-être un certain manque d'originalité. C'est une série qui à mon sens ne se détache pas assez du scénario un peu linéaire de ce type d'oeuvre : un samouraï pur et dur, qui est plus ou moins "trahi" par son maître et qui se fait ronin (et oui, sinon point de voyage aventureux). Ensuite, je pense que c'est une volonté des auteurs de rester classique pour toucher un public plus nombreux. Mais bon, personnellement, je préfère des récits un peu plus "novateurs", sans vouloir accabler Kogaratsu, qui reste une bd très agréable.

13/01/2009 (modifier)