Les derniers avis (39890 avis)

Par Emka
Note: 4/5
Couverture de la série Donjon Crépuscule
Donjon Crépuscule

Crépuscule, c’est le moment où les héros tombent, où l’univers du Donjon atteint son apogée tragique. Dans cet arc, on plonge dans un monde sombre, en ruines, où la lumière faiblit peu à peu. On sent que les personnages n’ont plus rien à perdre. L’humour caractéristique du Donjon est toujours là, mais il prend une teinte bien plus noire. Herbert et Marvin nous montrent des visages marqués par les épreuves, plus cyniques. Leurs dialogues, toujours drôles, ont un fond plus amer, et la légèreté s’efface au profit d’une réflexion plus profonde sur la fin d’un monde. Le génie de Donjon Crépuscule, c’est d’avoir réussi à maintenir cette balance entre humour noir, drame épique et aventure tout en se rapprochant inexorablement de la fin d’un univers foisonnant. Les lecteurs qui ont suivi les cycles Potron-Minet et Zénith retrouvent ici une intensité dramatique croissante, une descente inexorable vers la déchéance, sans pour autant perdre l’essence de ce qui fait Donjon : des personnages complexes et une écriture impeccable. Cet arc crépusculaire est peut-être le plus éprouvant à lire, mais c’est aussi celui qui donne à l’univers du Donjon sa dimension mythique.

04/10/2024 (MAJ le 04/10/2024) (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Juger Pétain
Juger Pétain

Cette BD est une petite réussite, alors qu'elle part avec les pires handicaps pour une BD. C'est remarquable ! Quand je dis handicap, je n'exagère pas : la BD est verbeuse, très verbeuse. Personnellement j'ai du la lire sur deux jours, trop fatigué pour arriver à suivre. De plus c'est un dessin qui se veut réaliste mais retransmet surtout un procès. Donc des gens assis et un type debout qui cause. Autant dire que niveau visuel, c'est pas du tout l'éclate ! Mais justement, la BD se veut précise sur son procès et évite les fioritures. Le dessin est simple pour véhiculer le récit, qui est passionnant. Mais il faut directement signaler le souci : les auteurs se sont strictement intéressés au procès et arrêtent la BD lors de sa fin. Je comprends le choix, que je trouve pertinent, mais il revient au lecteur curieux de s'intéresser à l'origine de celui-ci (d'où sort Pétain, etc ...) tandis que la suite est tout aussi intéressante (procès de Laval, épuration dans les services mais aussi pardon/oubli massif). Bref, la BD se cantonne à son sujet et ne déborde pas. C'est un choix que je trouve pertinent, puisque celui-ci resserre son sujet sans faire trop long ou indigeste. La BD est déjà suffisamment dense comme ça. Et il y a de quoi ! Pétain est une figure complètement disputée dans l'Histoire de France : héros et collabo, altruiste et dangereux, c'est une figure qu'il est difficile de cerner. La BD ajoute à la complexité, car je ne sais honnêtement pas quoi penser de Pétain au sortir de cette lecture. C'est une présentation de la collaboration, mais aussi un rappel de la cuisante défaite préalable et tout ce qui a précédé. Pétain n'a pas sauvé la France, je pense, mais est-il responsable de tout ? Est-ce un vieil homme enhardi par ses succès passés qui a voulu le pouvoir et laissé faire les pires hommes ? Tout comme De Gaulle, Pétain se voyait au service de la France, grande et éternelle. C'est une figure qu'on peut ne pas aimer, mais il est difficile de la détester comme d'autres personnalités de cette période. C'est un personnage complexe, à l'image de son procès. Parce qu'au-delà de ce procès dont j'avais entendu des échos, le procès fut une affaire tout aussi complexe que son sujet. Il s'agit de trancher sur la collaboration, reconstruire la France suite à la guerre en "purgeant" les mauvais éléments. Et le procès fut mouvementé, entre l'arrestation de Laval alors qu'il était en cours et les intervenants de toute sorte, c'était bien plus une affaire public qu'un procès réel. L'enjeu dépassait le maréchal qui s'endormait dans sa chaise. Une BD lourde à lire, qui demande un effort et un investissement de temps par rapport à d'autres plus légères. C'est une BD qui permets d'appréhender à quel point il est difficile de comprendre cette période sans s'y investir des heures. Parler de méchants et de gentil, c'est bon pour les films. La réalité, elle, est au-delà de ces considérations simplistes.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5
Couverture de la série Rural !
Rural !

Davodeau nous emmène ici au cœur du monde agricole, un univers qu’il a observé pendant plus d’un an en suivant plusieurs agriculteurs bio et leur quotidien. À la fois reportage et témoignage, l’auteur nous plonge dans le quotidien de ces travailleurs de la terre, les défis qu’ils rencontrent, mais surtout leur lutte contre un projet d’autoroute qui menace leurs exploitations. On ressent bien l’engagement de Davodeau, un peu trop diront certains, mais son approche reste profondément humaine. Davodeau capte bien la tension, l’injustice ressentie par les agriculteurs face aux décisions politiques qui semblent inévitables. Le récit met en lumière non seulement la résistance face à cette autoroute, mais aussi la manière dont ces agriculteurs vivent au quotidien avec une approche écologique, un travail acharné, et un amour indéfectible pour leur terre. On ne peut s’empêcher de réfléchir à notre propre consommation, à notre rapport à la nature. Certaines critiques reprochent à Davodeau un certain manichéisme dans sa présentation des enjeux. D’un côté, les paysans sont des héros courageux, de l’autre, les promoteurs de l’autoroute sont vus comme des bureaucrates déconnectés. Il faut bien se dire que Davodeau est quelqu'un d'engagé. Mais je trouve quand même le tableau plus équilibré que son pamphlet anti nucléaire de Le Droit du sol dans lequel il passe plus par de l'argumentation appuyée sans contradicteur. Là on est dans une histoire humaine. Bref, Rural ! est une BD qui se lit comme un documentaire. Si vous cherchez de l’action, passez votre chemin. Mais si vous aimez les histoires qui racontent la vraie vie, qui éveillent la réflexion et touchent le cœur, alors cette BD est à lire.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

Une belle et bonne surprise. On peut se dire qu’un sujet aussi lourd que la création de la première bombe atomique peut vite devenir indigeste, et pourtant, à aucun moment on n’est noyé sous les faits historiques. Les auteurs ont réussi à rendre cette histoire captivante, presque cinématographique, sans tomber dans le documentaire rigide. L’énormité du sujet est traitée avec finesse, sans excès ni emphase. C’est l’histoire de l’Histoire, mais racontée à hauteur d’hommes et de femmes, à travers ceux qui l’ont faite et subie. Le dessin, est simple, précis, très efficace. Il capte bien la tension croissante à mesure que l’on s’approche de l’explosion finale. Ce choix graphique minimaliste fait que rien ne détourne notre attention de l’essentiel : l’humanité derrière la technologie destructrice. On suit le cheminement qui mène à Hiroshima, sans jugement direct, juste un constat implacable de la mécanique qui se met en place. Ce que j’ai apprécié dans La Bombe, c’est la manière dont chaque acteur de cette course nucléaire est humanisé. Oppenheimer, bien sûr, mais aussi les physiciens moins connus, les politiciens, et même les citoyens de Hiroshima. Pas de super-héros ici, juste des individus face à des choix impossibles. La BD évite le manichéisme, ce qui la rend encore plus intéressante. Le rythme est bien maîtrisé, alternant entre explications techniques, scènes de vie, et moments de tension. On n’est jamais submergé par la complexité scientifique, tout est fluide, accessible. Et même si on sait comment ça finit, la lecture reste prenante jusqu’à la dernière page. En bref, La Bombe est une réussite. Un ouvrage dense, mais qui se lit avec une vraie fluidité, où la complexité du sujet n’étouffe jamais la narration.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Mes beaux parents n'ont qu'une série de BD chez eux, les Schtroumpfs. Classique parmi les classiques, indémodable de la bande dessinée franco-belge, une série qui a su conquérir toutes les générations depuis sa création par Peyo en 1958. Et si ca plait à toutes les générations, c'est que derrière cet univers enfantin se cachent des thèmes plus profonds. À travers ces personnages, Peyo traite des sujets comme la coopération, la tolérance, ou encore la critique de la société de consommation (comme dans Le Schtroumpf Financier). Visuellement, la série est une merveille de clarté. Le dessin de Peyo est limpide, précis, avec des couleurs vives qui renforcent le côté joyeux et innocent du monde des Schtroumpfs. Mais attention, ce n’est pas pour autant une série à prendre à la légère. Certains épisodes, comme Le Schtroumpfissime, introduisent des thèmes comme la politique et le pouvoir, quand un Schtroumpf se retrouve élu chef et abuse de son pouvoir, une critique à peine voilée des dérives autoritaires. La force des Schtroumpfs, c’est leur capacité à plaire aux enfants tout en offrant des niveaux de lecture plus subtils pour les adultes. Peyo savait mêler humour, aventure, et réflexion, ce qui explique la longévité et l’universalité de la série. Une lecture divertissante mais intelligente, qui, sous couvert d’aventures fantastiques, nous renvoie une image bien familière de notre propre société.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série RIP
RIP

Voici une série qui ne cherche pas à innover pour le plaisir, mais qui prend un concept classique et le magnifie. Chaque tome offre la perspective d’un des membres d’une équipe de nettoyeurs de cadavres, ces invisibles qui passent après les décès anonymes. Ce qui pourrait être une énième variation d’une histoire déjà vue devient ici un polar noir très bien réalisé grâce à la profondeur des personnages et à une ambiance particulièrement poisseuse. Le dessin de Julien Monier est efficace et colle parfaitement à l’atmosphère de décomposition et de misère humaine que dépeint Gaet’s au scénario. Pas besoin de contempler les planches pendant des heures, car c’est le récit qui nous happe, avec ses dialogues crus et sa structure implacable. Chaque tome dévoile un peu plus l’histoire en changeant de point de vue, et c’est là tout l’intérêt : les pièces du puzzle s’assemblent au fur et à mesure, révélant des facettes inattendues des personnages. On pourrait croire que la série tournerait en rond, mais non. Même si certains moments sont peut-être un peu répétitifs, l’alternance des points de vue maintient l’intérêt, et on finit par s’attacher à cette bande de bras cassés. Les couleurs, dans des tons terreux, accentuent la noirceur de l’univers. L’intrigue ne révolutionne pas le genre, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Un polar vraiment intéressant et maitrisé. Coup de coeur pour moi.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 5/5
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

Un album marquant, qui montre avec sobriété et précision l’horreur de la Première Guerre mondiale. Pas de héros ou de personnages principaux ici, Tardi ne suit pas un individu mais une série de soldats anonymes, chacun perdu dans l’absurdité de la guerre. On plonge dans des fragments de vie, des histoires courtes où la mort est omniprésente, souvent brutale, toujours dénuée de sens. C’est cette simplicité qui rend le récit puissant : pas de discours moralisateur ou de mise en scène dramatique, juste des faits froids et cruels. Le dessin caractéristique de Tardi ne plait pas à tout le monde, moi j'aime beaucoup et le trouve parfaitement adapté à ce type de récit. Chaque case nous transporte dans les tranchées, entre boue, froid et cadavres. Sans chercher à en faire trop, Tardi parvient à créer une atmosphère lourde, où chaque page rappelle la souffrance quotidienne des soldats. Le dessin, avec son trait épais et ses visages marqués, renforce l’idée de vies broyées par la guerre. Ce qui ressort surtout de l’album, c’est l’absurdité de cette guerre. Les soldats, qu’ils soient français ou allemands, sont tous pris dans une machine qui les dépasse, envoyés au front sans comprendre vraiment pourquoi. Les dialogues sont simples, souvent désabusés, et reflètent bien le sentiment d’impuissance qui régnait à l’époque. Le message est clair : cette guerre, comme toutes les guerres, n’a fait que détruire des vies pour des gains dérisoires. Un album qui ne cherche pas à choquer, ne fait pas dans le grandiloquent mais qui cherche juste à montrer la réalité telle qu’elle était. Et c’est cette approche directe, sans embellissement, qui rend l’album si fort. Il n’y a pas de moments de gloire ou de victoires héroïques, seulement la brutalité quotidienne d’une guerre où la mort était banalisée. Une BD qui marque, un grand et bon classique.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5
Couverture de la série Putain de guerre !
Putain de guerre !

Une autre plongée brutale dans l’enfer de la Première Guerre mondiale, avec un ton tout aussi direct que dans "C’était la guerre des tranchées". Ce qui ressort d’abord, c’est cette façon unique qu’a Tardi de rendre palpable l’absurdité de la guerre. Dès les premières pages, on est pris dans cette chronologie linéaire, de 1914 à 1919, et l’on suit l’évolution progressive du conflit à travers les yeux d’un soldat anonyme. L’approche est différente de "C’était la guerre des tranchées" : ici, le récit est plus structuré, chronologique. On suit ce soldat anonyme à travers l’enlisement progressif du conflit, la désillusion des premières années, et l’absurdité totale qui gagne les esprits. Le choix de la voix off est une réussite, car il renforce le sentiment d’isolement et de détachement face aux événements. Le vocabulaire est cru, direct, comme si l’on écoutait le monologue intérieur d’un homme qui ne comprend plus rien à ce qui se passe autour de lui. Graphiquement, l’usage de la couleur est une nouveauté pour Tardi sur ce sujet. Le début du conflit est marqué par des teintes vives, mais au fil des pages, ces couleurs s’assombrissent pour virer au gris et au brun, épousant parfaitement l’évolution morale et physique des soldats. Ce procédé visuel accentue l’effondrement progressif des illusions des premiers jours de guerre, et renforce l’atmosphère pesante des tranchées. Le scénario est volontairement minimaliste, sans grande intrigue ou rebondissements. On suit simplement l’écoulement du temps, les faits marquants, les assauts, les périodes de répit et les ordres absurdes qui conduisent les hommes à la mort. Ce qui rend cet album marquant, c’est son réalisme cru, loin de tout glamour. C’est un hommage à tous ces soldats, des anonymes, sacrifiés sur l’autel d’une guerre incompréhensible pour eux. Un témoignage poignant et sans artifices de ce que fut la Grande Guerre. Plus qu’une simple BD, c’est un récit documentaire qui montre l’absurdité du conflit à travers les yeux d’un soldat ordinaire. Un album à la fois dur et nécessaire, qui vient enrichir l’œuvre déjà impressionnante de Tardi sur ce sujet.

04/10/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Terra Australis
Terra Australis

J'avais bien envie de découvrir cette expédition improbable qui a vu l'Angleterre envoyer ses "rebuts" coloniser une terre considérée comme vide. Le genre de récit assez improbable qui a donné lieu aujourd'hui à des théories du complot, c'est dire ! L'histoire est assez lente à se mettre en place, mais si remplie de petites choses improbables que j'ai rapidement posé la BD pour vérifier les différentes assertions. La BD présente plusieurs personnages, que je pensais tout d'abord protagonistes de l'histoire et dont nous verrions l'évolution progressive. Mais c'est plus un artifice de narration pour nous montrer l'ambiance, nous plonger dans les états d'esprits de cette époque. Caesar, qui m'apparaissait comme un personnage en contrepoint, n'a pas réellement d'histoire personnelle : c'est une figure des noirs en Angleterre dans cette époque, détachée de l'esclavage mais jamais libre. Le récit est donc lent, mais fourni. Chaque personnage est développé progressivement, même si certains d'entre eux sont parfois secondaires. Il s'agit de comprendre les motivations, les enjeux, l'air du temps. La BD ne se veut pas moralisatrice : ces gens enfermés pour des broutilles ne sont pas que des victimes d'un système, les gouverneurs et capitaines ne sont pas que des vilains colons racistes. Il y a autant de nuances que de personnages, et c'est assez difficile de se poser en juge moral de cette colonisation. Elle entrainera des morts en pagaille, a été préparé n'importe comment et aura donné lieu à d'innombrables violences, mais se poser en moralisateur est facile, depuis notre fauteuil ... Une BD historique riche et dense, très bien faite, qui propose une lecture nuancée mais prenante d'un évènement de grande ampleur historique : la colonisation d'un continent par l'Angleterre. La BD est porté par son sujet, ne créant pas réellement de petite histoire dans la grande. Une lecture qui change de l'ordinaire mais qui soulève beaucoup de réflexions.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Calvin et Hobbes
Calvin et Hobbes

Calvin et Hobbes, c’est le premier cadeau que je me suis fait avec mon premier salaire : l'intégrale d'occasion. J'avais évidemment eu l'occasion de les lire avant mais comme pour beaucoup ici, c'est un peu la madeleine de Proust. Avec cette série, Bill Watterson a réussi à capturer une sorte de magie de l’enfance, tout en y insufflant une bonne dose de philosophie et d’humour. Chaque strip est une petite tranche de vie où l’imaginaire débordant de Calvin nous transporte dans des aventures folles, toujours accompagné de son fidèle tigre Hobbes, qui, selon les moments, est soit une simple peluche, soit un tigre plus vrai que nature. Ce qui est très bon avec Calvin et Hobbes, c’est la justesse des dialogues et des situations. Calvin est un gamin infernal, avec des réflexions d’adulte souvent cyniques, mais toujours drôles et pertinentes. Il questionne le monde, la société, les adultes, avec cette insolence propre aux enfants. Hobbes, de son côté, est un parfait contrepoint, plus sage, plus réfléchi, mais toujours partant pour une bonne bagarre ou une escapade dans la nature. J'adore aussi le dessin de Watterson : simple mais super expressif et qui peut partir en live dans la mise en page quand Calvin part dans ses rêves. Le dessinateur n'est pas beaucoup plus sage que celui qu'il dessine. Ce qui rend cette série aussi intemporelle, c’est l’équilibre parfait entre l’humour absurde, parfois cartoonesque, et des moments beaucoup plus tendres, voire mélancoliques. La relation entre Calvin et Hobbes est au cœur de tout ça. Hobbes représente cette part d’enfance qui ne veut jamais grandir, ce besoin de rêver, de s’évader, même quand le monde des adultes semble peser de plus en plus lourd sur les épaules de Calvin. Bien plus qu’une simple série de gags en strip. C’est un petit bijou qui parle de l’enfance, de l’amitié, et du monde avec une intelligence et une sensibilité rares. Une série qui vieillit très bien. Je ne regretterai jamais ce premier achat !

03/10/2024 (modifier)