Cette série est très rafraîchissante et les personnages sont vraiment attachants même s'ils sont 'méchants' (le directeur remplaçant par exemple).
Comme d'habitude chez Adachi, le sport n'est qu'un prétexte pour montrer des situations très humaines et dans ce domaine c'est un pro. Il est aussi très drôle et certains gags m'ont bien fait rire même si ce n'est pas toujours très subtil. Il y a aussi du suspense car, contrairement à d'autres mangakas qui font des mangas sportifs, il est capable de faire perdre ses héros !
Je vais finir en m'attardant sur le tome 1. La tragédie présente à la fin du tome est vraiment bouleversante et surprenante. On s'attend vraiment à ce que l'histoire tourne autour de ça, mais s'est finalement autre chose qu'on va suivre au cours de la série. J'ai adoré ce retournement de situation que Adachi est pratiquement le seul à faire ! Ça montre encore une fois qu'il est différent de la plupart des mangakas et c'est tant mieux.
Il est un peu difficile pour moi de noter 'Garfield' car c'est la première bande dessinée que j'ai lue. Finalement, malgré ses défauts, je vais mettre 4 étoiles car je prends toujours beaucoup de plaisir en lisant un tome de la série.
Évidemment, c'est répétitif et on ne peut pas dire que Jim Davis fait vraiment d'effort pour améliorer ce défaut, mais le personnage principal est vraiment charismatique et attachant. Je rigole toujours lorsque je le vois à l'œuvre, notamment quand il fait preuve de cynisme envers son crétin de maitre.
Un des meilleurs mangas policiers que je connaisse et sans aucun doute la meilleur série de Hojo.
Les enquêtes de Ryo sont bien menées, souvent originales et ne sont qu'un prétexte à une série de gags délirants. Enfin, pendant les 20 premiers tomes car après Hojo va préférer le thriller et les émotions, mais ça ne change rien à la qualité même si ça déçoit sur le coup.
J'aime bien le dessin de Hojo et notamment lorsqu'il dessine des expressions exagérés. J'ai tout de même un reproche. Les têtes des femmes se ressemblent trop souvent et j'ai eu quelques fois des difficultés à identifier un personnage féminin. Et puis je me demande comment on peut prendre Kaori pour un garçon avec la tête qu'elle a après les premiers volumes.
Les personnages sont pour la plupart loufoques, surtout les secondaires et les méchants qui sont souvent ridicules pour mon plus grand plaisir. Un bon manga qui mélange l'humour et le policier.
Comme vous pourrez vous en rendre compte en regardant les planches, elles sont d'inspiration "Loiselienne", mais là où d'autres ont échoué, Cuzor est un maître, c'est purement magnifique et grouillant de vie, on est immédiatement transporté à cette époque des années trente. A noter que Cuzor à fait le tome 3 de Quintett.
Cette histoire ne fait pas office de nouveauté, mais elle brille, non, elle excelle dans le développement de la psychologie enfantine.
Tous les événements sont relatés en tenant compte de la vision que ces gamins ont du monde qui les entoure, on se rend compte à quel point les enfants et les adultes sont différents, et on se retrouve subitement expédiés à l'époque de nos dix-douze ans.
Peanuts, Alfonso, Vitto et Grenouille, sans oublier la petite Laura, ont la vie dure de l'époque des années trente où la misère était monnaie courante. La prostitution, le vol, le meurtre et tout genre de trafics étaient souvent les seules solutions pour survivre.
Pour eux l'amitié sera le ciment qui leur permettra de faire face aux magouilles mafieuses dans lesquelles ils se retrouvent mêlés, que même la cruauté des adultes ne pourra pas rompre.
Al Capone et autres gangsters sont autant de personnages importants dans ce récit. Où il est question de la perte d'une grosse somme d'argent appartenant à Al Capone qui devait lui servir à payer sa caution à son dernier procès. C'est aussi une série où le suspens, à tous les niveaux, est omniprésent.
On ne peut rester insensible à ces gosses attachants et débrouillards. On aurait envie d'une suite, et en même temps d'en rester là et savourer pleinement la magie de l'enfance.
Je tiens à saluer une fois de plus l'immense talent de Steve Cuzor et attends avec impatiente d'autres œuvres de sa part.
Quelle superbe aventure. Moi qui associe Christophe Bec à des histoires plutôt « grand spectacle », je me suis régalé de ce road movie mettant l’accent sur l’amitié de nos deux protagonistes. Parce qu’il est là selon moi, le thème de cette BD. Certes il y a de l’action, un soupçon de fantastique, et même des considérations politiques (les rebelles et leurs motivations). Mais plutôt que nous servir une histoire copieuse et compliquée, l’auteur nous promène tranquillement, paisiblement, et nous rend témoins de cette amitié naissante… quel plaisir !
Le dessin est absolument magnifique. Mention spéciale pour les différentes villes, qui sont absolument époustouflantes ! Paolo Mottura a du talent, et il semble bien s’entendre avec Bec (voir aussi Rédemption et Deus, deux superbes séries malheureusement abandonnées).
Un coup de cœur… une promenade tellement agréable que j’ai avalé les 3 tomes d’affilé.
Petite révolution en ce qui me concerne, certes les thèmes ont déjà été abordés à plusieurs reprises, mais pas forcement groupés…
Les riches - qui le sont énormément - vivent dans leur espace privilégié inaccessible aux pauvres qui eux le sont carrément, totalement, pas de juste milieu ou de « middle class ». Du déjà-vu, déjà fait, mais bien traité dans ce récit, crédible, décadent, bien pensé…
Des « jumps » d’un corps à l’autre, également vus. Les pauvres louent (ou vendent) leurs corps pour quelques heures pour se payer leur eau. Il faut évidemment s'accrocher à cette possibilité mais si on y adhère je dirai que cela devient distrayant.
Mais tout peut déraper comme c’est le cas dans cette histoire-ci, et pose beaucoup de questions pour le futur de cette civilisation, ou tout peut être : privatisé, disloqué, détruit, ou peut être, soyons fou, et pourquoi pas, tout peut s’arranger…
Si la série continue cela risque d’être très intéressant vu les nombreuses pistes envisagées pour le devenir de cette population. Si le scénariste y a déjà pensé et qu’il nous traite la suite de la même manière, que ces deux tomes d’introduction cela risque d'être grandiose. Il s’agit d’une histoire complète, la fin trop ouverte n’enlève pas le plaisir de ce très bon diptyque.
- Un scénario prenant, entrainant, et finalement, malgré le « déjà-vu » le tout reste original
- Des dessins un peu approximatifs parfois mais qui restent corrects
- Un univers créé franchement bien, non pas que je l’aime, mais on y croit !
- Des personnages horripilants, mais humains dans leur décadence, ils pourront être développés par la suite si l’aventure leur laisse un peu d’espace
(15/20)
Personnellement, j'ai adoré! Très humour noir, mais vraiment superbe...
Il est vrai que le style ressemble beaucoup au Pierre Tombal, mais c'est l'autre côté du miroir!
Pour toutes les personnes qui aiment l'humour noir, tel que les Idées Noires de Franquin, ou la série Pierre Tombal, il faut essayer cette série ! Malheureusement, il n'y a que 2 albums...
Une fois n'est pas coutume, je prends la plume. A force et afin de lire des avis « agressifs » sur des livres que j'ai aimé, j'ai décidé moi aussi de m'exprimer.
Lors de ma dernière visite chez le libraire, j'ai notamment « flashé » sur le graphisme de la BD "Le mystère de la traction 22". Les deux dessinateurs ont accompli ici une œuvre remarquable dans le plus pur style ligne claire des grands maîtres de l'école franco-belge. Le trait est élégant : les décors sont soignés et les personnages dessinés de façon dynamique.
Cerise sur le gâteau, cet album contient un cahier avec de magnifiques dessins de tractions signés d'auteurs des éditions Paquet mais également d'autres maisons d'édition (un bel esprit d'ouverture, un joli travail d'équipe).
A titre personnel, j'ai apprécié cette histoire qui mélange avec bonheur faits réels et fiction. Cette BD associant enquête policière, histoire et humour est rythmée et pleine de rebondissements. Bref, elle est à mettre entre toutes les mains. Petits et grands, spécialistes de l'automobile ou non-initiés, je vous invite à la lire. Sans conteste, "Le mystère de la traction 22" connaitra un vif succès. Et c'est mérité !
C’est un album de qualité qui ravira les amateurs d’histoire d’Amérique latine et ceux de Trillo. Toutefois, comme l’ont constaté mes prédécesseurs, il bénéficie injustement d’une mauvaise visibilité chez les libraires.
Basé sur des faits historiques (la conquête de l’Argentine par Mendoza), ce récit est centré sur un personnage fictif : Jusepe.
Jusepe est nain et est au service de Mendoza. Il va être témoin de complots et de luttes intestines entre les subalternes de l’explorateur qui profitent du piteux état de ce dernier (atteint de syphilis). Il tentera de déjouer les sombres desseins de quelques uns et de ramener Mendoza à la raison en profitant d’un moment de lucidité. Le récit est forcément sombre, en rapport avec la dureté de la vie à pareille époque. Il n’est pourtant pas dénué d’humour. Plus que l’histoire en soi, la narration est vraiment prenante. Le récit se conclu par un échange de lettres dévoilant la fin de l’expédition et le devenir de certains membres d’équipage dont Jusepe. Côté dessins, Pablo Tunica présente une certaine aisance dans le maniement du crayon. Ses personnages sont caricaturaux et expressifs sans pour autant sombrer dans la démesure. Du beau travail !
Bref, tout le talent narratif de Trillo s’exprime dans ce one shot assez dur finalement.
Quelle grosse lecture ! Il m'a fallu quatre jours pour terminer cette histoire alors que je suis capable de lire dix BD en une seule journée. Il faut dire que la lecture est très riche et complexe. Peut-être même un peu trop car il y a quelques trucs inutiles comme les cases où la deuxième victime de Jack voit l'intérieur d'une maison moderne.
De plus, j'hésite un peu entre 3 et 4 étoiles car il y a des moments ou j'étais littéralement captivé par l'histoire, il y a aussi quelques moments où ce n'était pas le cas. Particulièrement les premiers chapitres qui sont une très longue introduction (mention spéciale au chapitre 2 qui est incompréhensible). Il a fallu attendre que le médecin royal explique plein de symboles au cocher pour que l’histoire commence à m'intéresser.
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Cross Game
Cette série est très rafraîchissante et les personnages sont vraiment attachants même s'ils sont 'méchants' (le directeur remplaçant par exemple). Comme d'habitude chez Adachi, le sport n'est qu'un prétexte pour montrer des situations très humaines et dans ce domaine c'est un pro. Il est aussi très drôle et certains gags m'ont bien fait rire même si ce n'est pas toujours très subtil. Il y a aussi du suspense car, contrairement à d'autres mangakas qui font des mangas sportifs, il est capable de faire perdre ses héros ! Je vais finir en m'attardant sur le tome 1. La tragédie présente à la fin du tome est vraiment bouleversante et surprenante. On s'attend vraiment à ce que l'histoire tourne autour de ça, mais s'est finalement autre chose qu'on va suivre au cours de la série. J'ai adoré ce retournement de situation que Adachi est pratiquement le seul à faire ! Ça montre encore une fois qu'il est différent de la plupart des mangakas et c'est tant mieux.
Garfield
Il est un peu difficile pour moi de noter 'Garfield' car c'est la première bande dessinée que j'ai lue. Finalement, malgré ses défauts, je vais mettre 4 étoiles car je prends toujours beaucoup de plaisir en lisant un tome de la série. Évidemment, c'est répétitif et on ne peut pas dire que Jim Davis fait vraiment d'effort pour améliorer ce défaut, mais le personnage principal est vraiment charismatique et attachant. Je rigole toujours lorsque je le vois à l'œuvre, notamment quand il fait preuve de cynisme envers son crétin de maitre.
City Hunter
Un des meilleurs mangas policiers que je connaisse et sans aucun doute la meilleur série de Hojo. Les enquêtes de Ryo sont bien menées, souvent originales et ne sont qu'un prétexte à une série de gags délirants. Enfin, pendant les 20 premiers tomes car après Hojo va préférer le thriller et les émotions, mais ça ne change rien à la qualité même si ça déçoit sur le coup. J'aime bien le dessin de Hojo et notamment lorsqu'il dessine des expressions exagérés. J'ai tout de même un reproche. Les têtes des femmes se ressemblent trop souvent et j'ai eu quelques fois des difficultés à identifier un personnage féminin. Et puis je me demande comment on peut prendre Kaori pour un garçon avec la tête qu'elle a après les premiers volumes. Les personnages sont pour la plupart loufoques, surtout les secondaires et les méchants qui sont souvent ridicules pour mon plus grand plaisir. Un bon manga qui mélange l'humour et le policier.
Blackjack
Comme vous pourrez vous en rendre compte en regardant les planches, elles sont d'inspiration "Loiselienne", mais là où d'autres ont échoué, Cuzor est un maître, c'est purement magnifique et grouillant de vie, on est immédiatement transporté à cette époque des années trente. A noter que Cuzor à fait le tome 3 de Quintett. Cette histoire ne fait pas office de nouveauté, mais elle brille, non, elle excelle dans le développement de la psychologie enfantine. Tous les événements sont relatés en tenant compte de la vision que ces gamins ont du monde qui les entoure, on se rend compte à quel point les enfants et les adultes sont différents, et on se retrouve subitement expédiés à l'époque de nos dix-douze ans. Peanuts, Alfonso, Vitto et Grenouille, sans oublier la petite Laura, ont la vie dure de l'époque des années trente où la misère était monnaie courante. La prostitution, le vol, le meurtre et tout genre de trafics étaient souvent les seules solutions pour survivre. Pour eux l'amitié sera le ciment qui leur permettra de faire face aux magouilles mafieuses dans lesquelles ils se retrouvent mêlés, que même la cruauté des adultes ne pourra pas rompre. Al Capone et autres gangsters sont autant de personnages importants dans ce récit. Où il est question de la perte d'une grosse somme d'argent appartenant à Al Capone qui devait lui servir à payer sa caution à son dernier procès. C'est aussi une série où le suspens, à tous les niveaux, est omniprésent. On ne peut rester insensible à ces gosses attachants et débrouillards. On aurait envie d'une suite, et en même temps d'en rester là et savourer pleinement la magie de l'enfance. Je tiens à saluer une fois de plus l'immense talent de Steve Cuzor et attends avec impatiente d'autres œuvres de sa part.
Carême
Quelle superbe aventure. Moi qui associe Christophe Bec à des histoires plutôt « grand spectacle », je me suis régalé de ce road movie mettant l’accent sur l’amitié de nos deux protagonistes. Parce qu’il est là selon moi, le thème de cette BD. Certes il y a de l’action, un soupçon de fantastique, et même des considérations politiques (les rebelles et leurs motivations). Mais plutôt que nous servir une histoire copieuse et compliquée, l’auteur nous promène tranquillement, paisiblement, et nous rend témoins de cette amitié naissante… quel plaisir ! Le dessin est absolument magnifique. Mention spéciale pour les différentes villes, qui sont absolument époustouflantes ! Paolo Mottura a du talent, et il semble bien s’entendre avec Bec (voir aussi Rédemption et Deus, deux superbes séries malheureusement abandonnées). Un coup de cœur… une promenade tellement agréable que j’ai avalé les 3 tomes d’affilé.
Ceci est mon corps
Petite révolution en ce qui me concerne, certes les thèmes ont déjà été abordés à plusieurs reprises, mais pas forcement groupés… Les riches - qui le sont énormément - vivent dans leur espace privilégié inaccessible aux pauvres qui eux le sont carrément, totalement, pas de juste milieu ou de « middle class ». Du déjà-vu, déjà fait, mais bien traité dans ce récit, crédible, décadent, bien pensé… Des « jumps » d’un corps à l’autre, également vus. Les pauvres louent (ou vendent) leurs corps pour quelques heures pour se payer leur eau. Il faut évidemment s'accrocher à cette possibilité mais si on y adhère je dirai que cela devient distrayant. Mais tout peut déraper comme c’est le cas dans cette histoire-ci, et pose beaucoup de questions pour le futur de cette civilisation, ou tout peut être : privatisé, disloqué, détruit, ou peut être, soyons fou, et pourquoi pas, tout peut s’arranger… Si la série continue cela risque d’être très intéressant vu les nombreuses pistes envisagées pour le devenir de cette population. Si le scénariste y a déjà pensé et qu’il nous traite la suite de la même manière, que ces deux tomes d’introduction cela risque d'être grandiose. Il s’agit d’une histoire complète, la fin trop ouverte n’enlève pas le plaisir de ce très bon diptyque. - Un scénario prenant, entrainant, et finalement, malgré le « déjà-vu » le tout reste original - Des dessins un peu approximatifs parfois mais qui restent corrects - Un univers créé franchement bien, non pas que je l’aime, mais on y croit ! - Des personnages horripilants, mais humains dans leur décadence, ils pourront être développés par la suite si l’aventure leur laisse un peu d’espace (15/20)
Croqu' la vie
Personnellement, j'ai adoré! Très humour noir, mais vraiment superbe... Il est vrai que le style ressemble beaucoup au Pierre Tombal, mais c'est l'autre côté du miroir! Pour toutes les personnes qui aiment l'humour noir, tel que les Idées Noires de Franquin, ou la série Pierre Tombal, il faut essayer cette série ! Malheureusement, il n'y a que 2 albums...
Les Enquêtes Auto de Margot
Une fois n'est pas coutume, je prends la plume. A force et afin de lire des avis « agressifs » sur des livres que j'ai aimé, j'ai décidé moi aussi de m'exprimer. Lors de ma dernière visite chez le libraire, j'ai notamment « flashé » sur le graphisme de la BD "Le mystère de la traction 22". Les deux dessinateurs ont accompli ici une œuvre remarquable dans le plus pur style ligne claire des grands maîtres de l'école franco-belge. Le trait est élégant : les décors sont soignés et les personnages dessinés de façon dynamique. Cerise sur le gâteau, cet album contient un cahier avec de magnifiques dessins de tractions signés d'auteurs des éditions Paquet mais également d'autres maisons d'édition (un bel esprit d'ouverture, un joli travail d'équipe). A titre personnel, j'ai apprécié cette histoire qui mélange avec bonheur faits réels et fiction. Cette BD associant enquête policière, histoire et humour est rythmée et pleine de rebondissements. Bref, elle est à mettre entre toutes les mains. Petits et grands, spécialistes de l'automobile ou non-initiés, je vous invite à la lire. Sans conteste, "Le mystère de la traction 22" connaitra un vif succès. Et c'est mérité !
Jusepe en Amérique
C’est un album de qualité qui ravira les amateurs d’histoire d’Amérique latine et ceux de Trillo. Toutefois, comme l’ont constaté mes prédécesseurs, il bénéficie injustement d’une mauvaise visibilité chez les libraires. Basé sur des faits historiques (la conquête de l’Argentine par Mendoza), ce récit est centré sur un personnage fictif : Jusepe. Jusepe est nain et est au service de Mendoza. Il va être témoin de complots et de luttes intestines entre les subalternes de l’explorateur qui profitent du piteux état de ce dernier (atteint de syphilis). Il tentera de déjouer les sombres desseins de quelques uns et de ramener Mendoza à la raison en profitant d’un moment de lucidité. Le récit est forcément sombre, en rapport avec la dureté de la vie à pareille époque. Il n’est pourtant pas dénué d’humour. Plus que l’histoire en soi, la narration est vraiment prenante. Le récit se conclu par un échange de lettres dévoilant la fin de l’expédition et le devenir de certains membres d’équipage dont Jusepe. Côté dessins, Pablo Tunica présente une certaine aisance dans le maniement du crayon. Ses personnages sont caricaturaux et expressifs sans pour autant sombrer dans la démesure. Du beau travail ! Bref, tout le talent narratif de Trillo s’exprime dans ce one shot assez dur finalement.
From Hell
Quelle grosse lecture ! Il m'a fallu quatre jours pour terminer cette histoire alors que je suis capable de lire dix BD en une seule journée. Il faut dire que la lecture est très riche et complexe. Peut-être même un peu trop car il y a quelques trucs inutiles comme les cases où la deuxième victime de Jack voit l'intérieur d'une maison moderne. De plus, j'hésite un peu entre 3 et 4 étoiles car il y a des moments ou j'étais littéralement captivé par l'histoire, il y a aussi quelques moments où ce n'était pas le cas. Particulièrement les premiers chapitres qui sont une très longue introduction (mention spéciale au chapitre 2 qui est incompréhensible). Il a fallu attendre que le médecin royal explique plein de symboles au cocher pour que l’histoire commence à m'intéresser.