Walking Dead est la série que j'attends avec impatience. Dès la fin de la lecture d'un tome, j'attends avec impatience la parution du numéro suivant.
Encore une fois, c'est ce qui vient encore de se produire avec le Tome 8 que j'ai reçu et dévoré hier. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de comics, ni d'histoires horrifiques mais le secret de "Walking Dead" ne tient pas à ça. Les personnages qui luttent âprement pour leur survie sont bien écrits, bien décrits. Leurs rapports sont riches et le malaise qui entoure l'apparition des morts vivants est prenant.
Les dessins sont chouettes, le noir et blanc, même s'il n'a pas la classe d'un Hugo Pratt ou d'un Franck Miller sied particulièrement à ce genre d'ambiance.
Les tomes se terminent fréquemment par un cliffhanger qui nous laisse haletant sur notre faim.
En résumé, oui, je suis fan de cette BD !
On compare souvent cette oeuvre à celle de Taniguchi. La raison est sans doute le style graphique de Nagayasu assez proche, et qui fait preuve d'une maîtrise comparable. C'est aussi dû au genre, le récit intimiste, dont Taniguchi est, quelque part, le maître. Nagayasu n'a pas à rougir de cette comparaison, même s'il a un talent immense et qu'il le prouve une nouvelle fois avec ces deux récits.
J'ai beaucoup aimé ces deux histoires, même si je trouve la seconde un peu mièvre. Ce sont quelque part des contes moraux, de bon calibre car ils véhiculent des valeurs universelles.
Cependant je n'ai pas été transporté par ces histoires, contrairement à d'autres, d'où ma note un peu inférieure. C'est quand même une chouette lecture.
Superbe ! Voilà ce que j'appelle de l'aventure, on aurait presque envie de devenir saumon ou saumonette. Nos trois potes saumons vivent dangereusement, bravant mille dangers, ils ont bien failli y laisser leurs écailles plus d'une fois et leurs rencontres avec d'autres bêtes sont souvent attachantes. L'intérêt de cette bd réside aussi dans le fait que l'histoire se déroule sur un laps de temps assez long, on suit donc la vie de nos trois compères de façon complète, on n'a pas droit qu'à de simples aventures sans lendemain.
C'est vraiment drôle et plein de gros mots bien jouissifs qui arrivent toujours au bon moment, donc ce n'est pas à mettre entre toutes les mains, même si le dessin et le format donnent à penser le contraire. Il y a aussi certains passages dans un style un peu "leçon de vie" mais pas moralisateurs, dans tous les cas c'est une lecture revigorante, on en sort le sourire béat et plein d'énergie.
Le dessin quant à lui il faut l'apprivoiser. Au tout début il paraît un peu trop simple, sans être vraiment caricatural, il n'attire pas à première vue et semble un peu trop enfantin. Mais après quelques répliques gobées on l'accepte naturellement et par la suite on aurait même du mal à en changer. Le lettrage est aussi enfantin et a le mérite d'être lisible, et de la lecture ce n'est pas ce qui manque à cette bd, encore un bon point.
Sébastien Chrisostome, un auteur à suivre, première bd et première réussite.
Bon on ne va pas y aller pas 4 chemins, il existe très peu de réelles pépites faisant également office d’OVNIS mais Mutafukaz touche le haut du panier avec aisance et classe !
Qu’il est rafraichissant de se repaitre d’une œuvre francophone qui plus est (cocorico) ayant aussi bien digéré les codes du comics, du manga et d’en mixer le tout comme le ferait un Tarantino avec élégance et subtilité.
Les deux petites frappes Angelino et Vinz ou Monsieur Bic et Tête Brulée ont des looks particuliers dans le monde si noir et pourtant coloré de Dark Meat City… Ces loosers vont apprendre à leur dépens que le génialissime auteur Run ne va pas les laisser se cantonner à leur vie de looser/geek et c’est une fuite en avant avec moult rebondissements et bastons qui les attend, le tout traité avec humour, culot et talent !
Car du talent il en faut pour mettre en œuvre le découpage de ces petites cases pleines de vie, d’extra-terrestres et de catcheurs mexicains, c’est tout un pan de la culture Pulp qui est abattu en une seule histoire et ça va vite, très vite ! Qu’il s’agisse du préquel dessiné avec brio dans un noir et blanc sobre et épatant par Bicargo (dont les dessins m’ont rappelé à la fois Yves Chaland et E.P Jacobs) et ses pages 3D et sa conquête spatiale digne des plus beaux sérials de Bon Papa aux courses poursuites post-urbaines de nos deux héros, le lecteur se régale autant que les auteurs ont du s’amuser, le tout interrompu par de brèves pages (publicité ou autre) cassant le rythme fou et passant à des pages manga noir et blanc puis évoluant toujours d’un style à un autre.
Mention spéciale au combat d’Angelino face aux Yakuzas (avec lecture occidentale du manga dans le tome 2), Run s’approprie les clés de ses univers qu’il rend cohérents, dynamiques et ambitieux…
Vraiment du beau travail, vivement la suite ! De surcroit l’édition des différents tomes est à chaque fois magnifique, des beaux bouquins à lire, à feuilleter et à posséder, l’humour et les bonus en plus ! Difficile d’être mieux rassasié ! Mucho caliente ! :)
Et c'est sans plus tarder que je décerne à la fois les 5 étoiles et le coup de cœur que cet objet hors normes mérite ! ;)
A ceux qui aiment les thrillers réalistes d’anticipation sur fond scientifique plausible, dotés d’un bon nombre de bonnes idées déjà en gestation, je conseille vivement la lecture de cette série assez remarquable.
J’ai eu la chance de la découvrir sans rien connaître de l’histoire, et l’impact sur moi n’en a été que plus fort, pour les autres, si vous voulez savoir exactement de quoi il en retourne, je vous donne de quoi en découdre :
Cela commence doucement, les bases sont posées, le héros nous est présenté, son environnement dans un futur proche, le tout est structuré, logique. Bien que cela soit une histoire d’anticipation, elle est actuelle et très réaliste. Du moins pour le début…
Un jeune scientifique et sa collègue font des recherches. Les résultats se font attendre mais on peut déjà apercevoir quelques résultats probants : des abeilles assez énormes, ce qui implique un sacré mélange génétique. Des abeilles grosses comme des rats, hein ! Pas des monstres fantasmagoriques, on reste donc dans le monde du plausible.
Après cela notre héros en herbe apprend qu’il est en quelque sorte « l’élu » de sa société. En effet son employeur a réussi à décoder entièrement sont ADN, son code génétique et cela implique qu’il appartient désormais entièrement à sa société de manière « symbolique » en signant quand même des papiers pour l’attester. Bon... là moi je serais parti vite fait ! Pas lui, et tel qu'on le décrit, on y croit, son caractère permet d’adhérer…
A partir de ce moment-là, doucement, nous plongeons dans un récit où le personnage va être amené à faire des choix, suivre une voie. Il va surtout perdre les bases du « monde réel » tel qu’il les connaît, il va perdre ses repères… énigmatiques et très bien amenés. « La réalité est-elle réellement réelle et réaliste ? » …
L’avantage est que, bien que très « gros », certains points sont suffisamment peu nombreux pour rester dans notre réalité et ne pas tomber dans le surnaturel à 2 francs… pardon, à 30 cents…
Folie ? Réalité virtuelle ? Effacement et manipulation de la mémoire ? Conditionnement ? Immortalité ! Complot !
Certains des éléments perdent de leur côté rationnel ce qui nous amène à nous poser pas mal de questions tout en continuant, tour de force, à être un récit d’anticipation scientifique plausible. Il faut, je l’avoue, adhérer à ses progrès scientifiques et ne pas se focaliser sur les aspects que je qualifierais « d’aberration rationnelle » (désolé j'ai pas trouvé mieux comme terme pour ne pas en dire trop… ) mais je suppose que ses aberrations auront une explication bien ficelée… quoi qu'il en soit je reste sur mes gardes…
En effet, les deux premiers tomes de "Genetiks" sont, je le reconfirme, excellents, bien mieux que les deux premiers tomes du Complexe du chimpanzé des mêmes auteurs. Ma crainte, (légitime ?) vient du fait que le dernier tome dudit Complexe du chimpanzé m’a complètement désenchanté, j’ai été désappointé de ne pas avoir de « fin » à proprement parler. Mais il me semble que notre scénariste pour cette série en tout cas sait où il va. Il a apparemment déjà pensé à une fin pour cette très bonne série dans le troisième et dernier tome.
J’attends donc la suite pour mettre un 5 étoiles ou un 2 étoiles en fonction de la tournure des événements, des explications et de la fin. Pas de juste milieu en ce qui me concerne avec cet auteur, ou j’aime ou je déteste pas de demi-mesure…
J’espère que l’on ne nous laissera pas en plan et que cette fin ne sera pas plan-plan.
Un scénario blindé bien amené, bien préparé, on rentre bien dans cette histoire.
les dessins...pas mon truc… mais je le trouve parfait pour cette histoire allez comprendre…
Un univers réaliste, glauque, scientifique, cauchemardesque, oui l’univers de cette BD est accrocheur.
Les personnages sont bon, bien qu’un peu énervant le personnage central est travaillé, s’est son caractère il est comme ça… les personnages secondaires laissent un peu à désirer à mon goût mais restent convaincants.
(16.5/20)
J'aurais plutôt classé cette bd dans le genre conte, car elle en a toutes les qualités : La poésie, le fantastique avec une femme-arbre, l'amour, la réflexion en fin d'ouvrage, - comprenez morale, mais je n'aime pas ce mot.
Le Premier mouvement est assez déroutant, on est un peu perdu et on ne comprend pas trop où veut en venir Ozanam, mais tout s'éclaire au cours du Deuxième mouvement, ensuite on est littéralement happé par l'histoire jusqu'à la fin. Ce récit comporte une belle part de violence, retranscrite de façon très exagérée avec des corps mutilés souvent coupés en deux. L'atmosphère est stressante, la mort rode partout cherchant ses proies sans répit, parfois elle retient son couperet pour mieux l'abattre l'instant d'après. Un amour impalpable et vaporeux plane au-dessus de la guerre impitoyable que se font les personnages et apporte un peu de douceur à l'histoire. Une narration charmeuse accompagne le tout, lui donnant des airs de conte philosophique.
C'est avant tout une bd d'ambiance, appuyée par un graphisme très particulier. Tout passe par un semblant de simplicité, mais ce n'est qu'un leurre car chaque case a été pensée et chaque élément trouve sa place avec précision. Les couleurs, sublimes et renversantes sont adaptées à chaque situation, le dessinateur en joue et en abuse pour mon plus grand plaisir.
Une chose que j'aime chez Ozanam est qu'il sait trouver des dessinateurs originaux pour accompagner ses scénarios, il donne une chance à de nouveaux talents de se faire connaître. Il récidive ici avec Tentacle Eye, auteur à suivre de très près.
Pour moi, cette série représente avec Ric Hochet de nombreuses heures passées assis dans les rayons du supermarché pendant que ma maman faisait les courses. C'est avec plaisir que j'ai acquis les intégrales en noir et blanc de 2007, reprenant 6 tomes chacune.
Grand amateur d'enquêtes policières, j'ai vite été séduit par ce jeune détective privé, qui se trouve embarqué dans des histoires très ancrées dans le quotidien de personnes "normales". La résolution des enquêtes se fait toujours en douceur, entre deux tranches de vie de notre héros (vie guère passionnante mais pourtant palpitante dans la façon dont elle est racontée).
Les dessins de Dodier sont très bien maîtrisés, et les diverses ambiances (scènes d'humour, d'action, les enquêtes) sont parfaitement retranscrites. Un exemple à mes yeux d'histoires mettant en scène des personnes banales cachant de lourds secrets. Un indispensable.
A une époque je lisais pas mal de classiques de la SF, et Le Château de Lord Valentin en a fait partie. Je me souviens d'un roman étrange, qui introduisait avec de jolies images le monde de Majipoor. C'est avec intérêt que j'attendais cette adaptation, d'autant plus que j'apprécie le boulot de ceux qui l'ont réalisée.
Je n'ai pas été déçu par ma lecture. J'ai retrouvé avec plaisir l'univers très inventif de Silverberg, avec peut-être une petite simplification pour rendre le récit plus accessible au grand public. L'histoire se lit très bien, c'est très agréable et bien mené. On a envie de connaître la suite, mais si on est impatient, on peut aussi lire les romans.
Côté graphisme, j'avoue que plus le temps passe, plus j'apprécie le dessin de David Ratte. Son "Voyage des Pères" m'avait déjà beaucoup plu, ce nouveau projet également, avec ce dessin très coloré, anatomiquement très correct et avec un découpage que je trouve très adapté.
La suite, vite !
J'ai beaucoup aimé cette BD, dans le style roman graphique que j'adore. Il y a une vraie histoire, les personnages sont attachants, et il y a pas mal de suspense par moments. J'ai été complètement prise par la BD que je n'ai pas pu reposer avant d'avoir lu les deux tomes. La fin est ce qu'elle est et peut paraître déroutante tout en étant un peu prévisible, mais cela ne gâte en rien le reste de l'histoire.
Hop là, une petite merveille de plus !
J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire, somme toute assez basique, mais dont le caractère fouillé des personnages m’a particulièrement plu. Certains auteurs de talent arrivent à nous offrir un récit raconté avec une telle sincérité et une telle simplicité qu’il en devient émouvant ; et c’est bien le cas ici. Si l’album est assez volumineux, je n’ai jamais senti la moindre lassitude dans ma lecture, juste une béatitude permanente… Essayez, vous comprendrez !
Le trait graphique est à l’image du récit proposé : simple mais recherché. J’ai été surpris de constater avec quelle adresse l’auteur étaye les sentiments de son (propre) personnage avec son dessin. J’ai vraiment été séduit par cette cohérence et cette recherche graphique.
En conclusion, il s’agit selon moi d’un immanquable et je conseille vivement à ceux qui n’ont pas découvert cette petite perle de foncer se la procurer ; vous ne le regretterez pas !
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Walking Dead
Walking Dead est la série que j'attends avec impatience. Dès la fin de la lecture d'un tome, j'attends avec impatience la parution du numéro suivant. Encore une fois, c'est ce qui vient encore de se produire avec le Tome 8 que j'ai reçu et dévoré hier. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de comics, ni d'histoires horrifiques mais le secret de "Walking Dead" ne tient pas à ça. Les personnages qui luttent âprement pour leur survie sont bien écrits, bien décrits. Leurs rapports sont riches et le malaise qui entoure l'apparition des morts vivants est prenant. Les dessins sont chouettes, le noir et blanc, même s'il n'a pas la classe d'un Hugo Pratt ou d'un Franck Miller sied particulièrement à ce genre d'ambiance. Les tomes se terminent fréquemment par un cliffhanger qui nous laisse haletant sur notre faim. En résumé, oui, je suis fan de cette BD !
Love letter / Poppoya (Le Cheminot)
On compare souvent cette oeuvre à celle de Taniguchi. La raison est sans doute le style graphique de Nagayasu assez proche, et qui fait preuve d'une maîtrise comparable. C'est aussi dû au genre, le récit intimiste, dont Taniguchi est, quelque part, le maître. Nagayasu n'a pas à rougir de cette comparaison, même s'il a un talent immense et qu'il le prouve une nouvelle fois avec ces deux récits. J'ai beaucoup aimé ces deux histoires, même si je trouve la seconde un peu mièvre. Ce sont quelque part des contes moraux, de bon calibre car ils véhiculent des valeurs universelles. Cependant je n'ai pas été transporté par ces histoires, contrairement à d'autres, d'où ma note un peu inférieure. C'est quand même une chouette lecture.
Nage libre
Superbe ! Voilà ce que j'appelle de l'aventure, on aurait presque envie de devenir saumon ou saumonette. Nos trois potes saumons vivent dangereusement, bravant mille dangers, ils ont bien failli y laisser leurs écailles plus d'une fois et leurs rencontres avec d'autres bêtes sont souvent attachantes. L'intérêt de cette bd réside aussi dans le fait que l'histoire se déroule sur un laps de temps assez long, on suit donc la vie de nos trois compères de façon complète, on n'a pas droit qu'à de simples aventures sans lendemain. C'est vraiment drôle et plein de gros mots bien jouissifs qui arrivent toujours au bon moment, donc ce n'est pas à mettre entre toutes les mains, même si le dessin et le format donnent à penser le contraire. Il y a aussi certains passages dans un style un peu "leçon de vie" mais pas moralisateurs, dans tous les cas c'est une lecture revigorante, on en sort le sourire béat et plein d'énergie. Le dessin quant à lui il faut l'apprivoiser. Au tout début il paraît un peu trop simple, sans être vraiment caricatural, il n'attire pas à première vue et semble un peu trop enfantin. Mais après quelques répliques gobées on l'accepte naturellement et par la suite on aurait même du mal à en changer. Le lettrage est aussi enfantin et a le mérite d'être lisible, et de la lecture ce n'est pas ce qui manque à cette bd, encore un bon point. Sébastien Chrisostome, un auteur à suivre, première bd et première réussite.
Mutafukaz
Bon on ne va pas y aller pas 4 chemins, il existe très peu de réelles pépites faisant également office d’OVNIS mais Mutafukaz touche le haut du panier avec aisance et classe ! Qu’il est rafraichissant de se repaitre d’une œuvre francophone qui plus est (cocorico) ayant aussi bien digéré les codes du comics, du manga et d’en mixer le tout comme le ferait un Tarantino avec élégance et subtilité. Les deux petites frappes Angelino et Vinz ou Monsieur Bic et Tête Brulée ont des looks particuliers dans le monde si noir et pourtant coloré de Dark Meat City… Ces loosers vont apprendre à leur dépens que le génialissime auteur Run ne va pas les laisser se cantonner à leur vie de looser/geek et c’est une fuite en avant avec moult rebondissements et bastons qui les attend, le tout traité avec humour, culot et talent ! Car du talent il en faut pour mettre en œuvre le découpage de ces petites cases pleines de vie, d’extra-terrestres et de catcheurs mexicains, c’est tout un pan de la culture Pulp qui est abattu en une seule histoire et ça va vite, très vite ! Qu’il s’agisse du préquel dessiné avec brio dans un noir et blanc sobre et épatant par Bicargo (dont les dessins m’ont rappelé à la fois Yves Chaland et E.P Jacobs) et ses pages 3D et sa conquête spatiale digne des plus beaux sérials de Bon Papa aux courses poursuites post-urbaines de nos deux héros, le lecteur se régale autant que les auteurs ont du s’amuser, le tout interrompu par de brèves pages (publicité ou autre) cassant le rythme fou et passant à des pages manga noir et blanc puis évoluant toujours d’un style à un autre. Mention spéciale au combat d’Angelino face aux Yakuzas (avec lecture occidentale du manga dans le tome 2), Run s’approprie les clés de ses univers qu’il rend cohérents, dynamiques et ambitieux… Vraiment du beau travail, vivement la suite ! De surcroit l’édition des différents tomes est à chaque fois magnifique, des beaux bouquins à lire, à feuilleter et à posséder, l’humour et les bonus en plus ! Difficile d’être mieux rassasié ! Mucho caliente ! :) Et c'est sans plus tarder que je décerne à la fois les 5 étoiles et le coup de cœur que cet objet hors normes mérite ! ;)
Genetiks
A ceux qui aiment les thrillers réalistes d’anticipation sur fond scientifique plausible, dotés d’un bon nombre de bonnes idées déjà en gestation, je conseille vivement la lecture de cette série assez remarquable. J’ai eu la chance de la découvrir sans rien connaître de l’histoire, et l’impact sur moi n’en a été que plus fort, pour les autres, si vous voulez savoir exactement de quoi il en retourne, je vous donne de quoi en découdre : Cela commence doucement, les bases sont posées, le héros nous est présenté, son environnement dans un futur proche, le tout est structuré, logique. Bien que cela soit une histoire d’anticipation, elle est actuelle et très réaliste. Du moins pour le début… Un jeune scientifique et sa collègue font des recherches. Les résultats se font attendre mais on peut déjà apercevoir quelques résultats probants : des abeilles assez énormes, ce qui implique un sacré mélange génétique. Des abeilles grosses comme des rats, hein ! Pas des monstres fantasmagoriques, on reste donc dans le monde du plausible. Après cela notre héros en herbe apprend qu’il est en quelque sorte « l’élu » de sa société. En effet son employeur a réussi à décoder entièrement sont ADN, son code génétique et cela implique qu’il appartient désormais entièrement à sa société de manière « symbolique » en signant quand même des papiers pour l’attester. Bon... là moi je serais parti vite fait ! Pas lui, et tel qu'on le décrit, on y croit, son caractère permet d’adhérer… A partir de ce moment-là, doucement, nous plongeons dans un récit où le personnage va être amené à faire des choix, suivre une voie. Il va surtout perdre les bases du « monde réel » tel qu’il les connaît, il va perdre ses repères… énigmatiques et très bien amenés. « La réalité est-elle réellement réelle et réaliste ? » … L’avantage est que, bien que très « gros », certains points sont suffisamment peu nombreux pour rester dans notre réalité et ne pas tomber dans le surnaturel à 2 francs… pardon, à 30 cents… Folie ? Réalité virtuelle ? Effacement et manipulation de la mémoire ? Conditionnement ? Immortalité ! Complot ! Certains des éléments perdent de leur côté rationnel ce qui nous amène à nous poser pas mal de questions tout en continuant, tour de force, à être un récit d’anticipation scientifique plausible. Il faut, je l’avoue, adhérer à ses progrès scientifiques et ne pas se focaliser sur les aspects que je qualifierais « d’aberration rationnelle » (désolé j'ai pas trouvé mieux comme terme pour ne pas en dire trop… ) mais je suppose que ses aberrations auront une explication bien ficelée… quoi qu'il en soit je reste sur mes gardes… En effet, les deux premiers tomes de "Genetiks" sont, je le reconfirme, excellents, bien mieux que les deux premiers tomes du Complexe du chimpanzé des mêmes auteurs. Ma crainte, (légitime ?) vient du fait que le dernier tome dudit Complexe du chimpanzé m’a complètement désenchanté, j’ai été désappointé de ne pas avoir de « fin » à proprement parler. Mais il me semble que notre scénariste pour cette série en tout cas sait où il va. Il a apparemment déjà pensé à une fin pour cette très bonne série dans le troisième et dernier tome. J’attends donc la suite pour mettre un 5 étoiles ou un 2 étoiles en fonction de la tournure des événements, des explications et de la fin. Pas de juste milieu en ce qui me concerne avec cet auteur, ou j’aime ou je déteste pas de demi-mesure… J’espère que l’on ne nous laissera pas en plan et que cette fin ne sera pas plan-plan. Un scénario blindé bien amené, bien préparé, on rentre bien dans cette histoire. les dessins...pas mon truc… mais je le trouve parfait pour cette histoire allez comprendre… Un univers réaliste, glauque, scientifique, cauchemardesque, oui l’univers de cette BD est accrocheur. Les personnages sont bon, bien qu’un peu énervant le personnage central est travaillé, s’est son caractère il est comme ça… les personnages secondaires laissent un peu à désirer à mon goût mais restent convaincants. (16.5/20)
Le Chant des sabres
J'aurais plutôt classé cette bd dans le genre conte, car elle en a toutes les qualités : La poésie, le fantastique avec une femme-arbre, l'amour, la réflexion en fin d'ouvrage, - comprenez morale, mais je n'aime pas ce mot. Le Premier mouvement est assez déroutant, on est un peu perdu et on ne comprend pas trop où veut en venir Ozanam, mais tout s'éclaire au cours du Deuxième mouvement, ensuite on est littéralement happé par l'histoire jusqu'à la fin. Ce récit comporte une belle part de violence, retranscrite de façon très exagérée avec des corps mutilés souvent coupés en deux. L'atmosphère est stressante, la mort rode partout cherchant ses proies sans répit, parfois elle retient son couperet pour mieux l'abattre l'instant d'après. Un amour impalpable et vaporeux plane au-dessus de la guerre impitoyable que se font les personnages et apporte un peu de douceur à l'histoire. Une narration charmeuse accompagne le tout, lui donnant des airs de conte philosophique. C'est avant tout une bd d'ambiance, appuyée par un graphisme très particulier. Tout passe par un semblant de simplicité, mais ce n'est qu'un leurre car chaque case a été pensée et chaque élément trouve sa place avec précision. Les couleurs, sublimes et renversantes sont adaptées à chaque situation, le dessinateur en joue et en abuse pour mon plus grand plaisir. Une chose que j'aime chez Ozanam est qu'il sait trouver des dessinateurs originaux pour accompagner ses scénarios, il donne une chance à de nouveaux talents de se faire connaître. Il récidive ici avec Tentacle Eye, auteur à suivre de très près.
Jérôme K. Jérôme Bloche
Pour moi, cette série représente avec Ric Hochet de nombreuses heures passées assis dans les rayons du supermarché pendant que ma maman faisait les courses. C'est avec plaisir que j'ai acquis les intégrales en noir et blanc de 2007, reprenant 6 tomes chacune. Grand amateur d'enquêtes policières, j'ai vite été séduit par ce jeune détective privé, qui se trouve embarqué dans des histoires très ancrées dans le quotidien de personnes "normales". La résolution des enquêtes se fait toujours en douceur, entre deux tranches de vie de notre héros (vie guère passionnante mais pourtant palpitante dans la façon dont elle est racontée). Les dessins de Dodier sont très bien maîtrisés, et les diverses ambiances (scènes d'humour, d'action, les enquêtes) sont parfaitement retranscrites. Un exemple à mes yeux d'histoires mettant en scène des personnes banales cachant de lourds secrets. Un indispensable.
Majipoor
A une époque je lisais pas mal de classiques de la SF, et Le Château de Lord Valentin en a fait partie. Je me souviens d'un roman étrange, qui introduisait avec de jolies images le monde de Majipoor. C'est avec intérêt que j'attendais cette adaptation, d'autant plus que j'apprécie le boulot de ceux qui l'ont réalisée. Je n'ai pas été déçu par ma lecture. J'ai retrouvé avec plaisir l'univers très inventif de Silverberg, avec peut-être une petite simplification pour rendre le récit plus accessible au grand public. L'histoire se lit très bien, c'est très agréable et bien mené. On a envie de connaître la suite, mais si on est impatient, on peut aussi lire les romans. Côté graphisme, j'avoue que plus le temps passe, plus j'apprécie le dessin de David Ratte. Son "Voyage des Pères" m'avait déjà beaucoup plu, ce nouveau projet également, avec ce dessin très coloré, anatomiquement très correct et avec un découpage que je trouve très adapté. La suite, vite !
Le Sursis
J'ai beaucoup aimé cette BD, dans le style roman graphique que j'adore. Il y a une vraie histoire, les personnages sont attachants, et il y a pas mal de suspense par moments. J'ai été complètement prise par la BD que je n'ai pas pu reposer avant d'avoir lu les deux tomes. La fin est ce qu'elle est et peut paraître déroutante tout en étant un peu prévisible, mais cela ne gâte en rien le reste de l'histoire.
Blankets - Manteau de neige
Hop là, une petite merveille de plus ! J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire, somme toute assez basique, mais dont le caractère fouillé des personnages m’a particulièrement plu. Certains auteurs de talent arrivent à nous offrir un récit raconté avec une telle sincérité et une telle simplicité qu’il en devient émouvant ; et c’est bien le cas ici. Si l’album est assez volumineux, je n’ai jamais senti la moindre lassitude dans ma lecture, juste une béatitude permanente… Essayez, vous comprendrez ! Le trait graphique est à l’image du récit proposé : simple mais recherché. J’ai été surpris de constater avec quelle adresse l’auteur étaye les sentiments de son (propre) personnage avec son dessin. J’ai vraiment été séduit par cette cohérence et cette recherche graphique. En conclusion, il s’agit selon moi d’un immanquable et je conseille vivement à ceux qui n’ont pas découvert cette petite perle de foncer se la procurer ; vous ne le regretterez pas !