Un chef d'oeuvre absolu !
Bd d'un humanisme rare et aux talents graphiques inespérés.
Que ceux qui recherchent de l'action et autres lectures faciles de gare passent leur chemin, ils ne pourront comprendre l'échine de ce joyau. Un tout grand moment d'abord de lecture graphique hors norme et ensuite au scénario magnifiquement humaniste comme quasi aucun dans tout l'univers de la BD l
Petit retour en arrière, Noël 1996 : ma mère s’adjoint les services d’un de mes amis pour m’offrir un ensemble de bandes dessinées qu’il choisira à sa place.
Sur les ouvrages référencés, un curieux coffret de trois volumes avec ce titre curieux qui n’évoque rien pour l’amateur encore novice que j’étais : « La caste des Méta-Barons ».
N’étant pas fan de dessins trop réalistes ni de contes trop historiques, je déchante un peu de ce choix d’autant plus que j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas d’une trilogie achevée…
Le nom de Gimenez m’évoque l’Espagne de Guernica, le nom de Jodorowsky celui d’un écrivain polonais. J’ai tout faux mais à peine 25 ans …
Puis toujours sceptique je me lance dans la lecture et reste stupéfait non pas de la modernité des propos mais de la tournure d’une histoire que je trouvais aussi novatrice que choquante et un certain style unique des dessins et de la mise en couleur toute en teintes bleutées métalliques…
Janvier 2012 : J’ai acheté tous les autres tomes existants dès leur parution, l’hors série « La maison des ancêtres », en ai lu quelques uns mais jamais la caste dans sa totalité… Entretemps j’ai gouté aux joies de L’Incal et des autres séries déviantes de cet auteur atypique chilien et prends le temps de lire enfin la série dans sa totalité. J’ai tout juste et tout juste 40 ans.
N’y allons pas par 4 chemins, le coup de cœur n’y est plus mais l’intérêt de lire une saga qui doit ses origines à un personnage secondaire de l’Incal et aux rêves abrégés par Jodo de réaliser sur grand écran le film Dune et retranscrits ici sont bien présents.
Le Méta-Baron est un être invulnérable qui évolue dans un Space Opera de pacotilles donc où peut-être l’intérêt de raconter des aventures dont il va se sortir indemne à coup sûr ?
Voilà l’astuce, raconter par le biais de ses robots de service Tonto et Lothar la genèse d’une dynastie décidément pas comme les autres qui éduque les enfants à grands coups de mutilation et de sacrifice. De tous ces liens familiaux se tisse un drame de dimension presque antique alternant le merveilleux à la stupéfaction mais jamais l’ennui.
Un peu de cul, d’un vocabulaire tout droit tiré de l’Incal dont l’univers est encore bien présent ici et dont on croise brièvement certains décors ou protagonistes, beaucoup de cruauté et de retournements familiaux au sein d’une famille qui flirte dangereusement avec les codes du bien pensant.
Le tout est emballé par les dessins virtuoses d’un Gimenez qui en profite pour améliorer ses techniques au fil des albums et qu’importe si on frôle parfois le grotesque tant qu’on en détient l’ivresse. Ce qui peut paraître répétitif ne l’est finalement pas. J’apprécie également la conclusion qui met un terme à la caste pour de bonnes raisons.
Pour peu que l’on accroche aux délires de Jodorowsky il y a beaucoup de plaisir à tirer de cette œuvre qui reste parmi les plus accessibles du maître. Vivement recommandé !
Je viens de découvrir Yann Tisseron, au style très proche de celui de Pellejero, mais avec une colorisation informatisée et un dessin plus détaillé et plus riche, aux couleurs plus sombres, et dont certaines cases très légèrement floutées peuvent surprendre lorsque l’on ne fait que feuilleter la bd, mais qui s’intègrent parfaitement lors de la lecture. Le mouvement des personnages est aussi assez exceptionnel, on ne se contente pas de suivre une histoire on y pénètre radicalement. Beaucoup de scènes se déroulant de nuit, dans cette obscurité très présente, les bulles trop blanches ressortent un peu trop des planches et voilà bien le seul défaut graphique à mes yeux. Celles les voix-off sont colorées en marron et s’intègrent parfaitement au point de les oublier, j’aurais opté pour ce même procédé pour tous les autres, dans une teinte plus légère, ou avec un effet de transparence. Le découpage des cases est original avec des perspectives parfaites, certaines prises de vues sont vraiment originales et donnent une vie phénoménale à son contenu.
Toutefois ce style assez particulier ne plaira peut-être pas à tous.
Le scénario est tout aussi riche que le visuel, mais il est de ce fait assez difficile à classer, entre aventure, jeux de pouvoirs, triades, une très légère uchronie avec la présentation d’automates plus vrais que nature, et une touche de fantastique, qui bien que très peu présente pour l’instant prendra certainement de l’importance par la suite, au vu de la fin de ce premier tome. J’opterai pour l’aventure qui semble planer un peu au-dessus des autres.
Nos seulement l’histoire est généreuse en évènements mais aussi en personnages, divers et variés, issus de toutes les classes sociales, de tous âges et de tous sexes, avec deux personnages principaux féminins, ce qui me touche énormément vu que souvent les récits ont tendance à être plutôt masculins.
Tome 2
Une suite assez bonne mais qui m'a moins conquise, à noter avant tout que les couleurs ne sont plus sombres et les bulles ne ressortent pas comme dans le premier tome.
Ce qui m'a moins plu dans le scénario c'est le côté un peu trop politique des évènements et la scène de désintox de la fille, qui m'a vraiment saoulée. Je passe ma note de 4/5 à 3/5.
J'ai pris cette bd à une médiathèque sans trop y regarder de près.
Et puis...
Je me suis fait happé en quelques pages par cette ambiance de soleil et de glandeurs aux charismes étranges.
Les dessins rendent une ambiance de ville et d'une époque (la Grèce avant la dictature des colonels) saisissante. Et l'histoire petit à petit se cale sur cette atmosphère méditerranéenne, de petits embrouilles et de traines-savates.
Une journée ailleurs dans un pays bouffé de soleil, accompagné de musique et agrandie d'une impression de liberté...ça ne se refuse pas !
Ayant apprécié Le Troisième Testament, j'ai acquis cette série avec un a priori très positif. Et je n'ai pas été déçu !
Bien que ne connaissant pas la légende entourant cette histoire, je n'ai eu aucun souci pour m'y retrouver. Le scénario est agréablement mené, le double niveau de récit étant vraiment de mon goût. Les tomes sont équilibrés, et savent ménager ce qu'il faut d'obscurité pour ne pas perdre non plus le lecteur tout en maintenant sa curiosité. Et que dire du dessin que je trouve magnifique.
Je l'ai jugé plus abouti que dans le 3ème testament. Avec une mise en page vraiment splendide entre quelques pleines pages, des cadrages dynamiques, et des doubles pages vraiment belles et riches. En plus, ce n'est pas une série à rallonge, mais une simple trilogie vraiment superbement réalisée. Les couvertures vous appellent, et la qualité des livres est excellente, ce sont de beaux livres tout simplement et ça mérite d'être souligné. Le seul petit défaut, et j'irai à l'encontre de nombre d'avis, ce sont les petites touches d'humour qui pour moi n'étaient pas forcément opportunes dans un tel récit, mais c'est juste un détail, et ça ne m'a gêné plus que ça! Une seule personne aux commandes du dessin et de l'histoire et un résultat formidable : admiration et vivement le prochain récit !
Aprés la lecture de 14 tomes.
Je mets culte malgrés le fait que je trouve les couleurs un peu trop "flashy" par moment et même si les dessins sont plus ou moins réussis selon le dessinateur (l'ensemble s'avère toutefois remarquable) ; mais tout est question de goût me direz-vous.
Alors pourquoi culte ? Et bien simplement à cause du scénario qui m'a littéralement envoutée ; pourtant c'était pas gagné d'avance car il faut dire que j'ai passé l'âge de lire des contines (trois petits cochons et compagnie).
Mais l'histoire est tellement intelligemment écrite avec une profusion de personnages tous plus attachants les uns que les autres, un mélange de genre (fantastique, policier, fantasy, action...) très savamment orchestré, une touche d'humour salvateur, des histoires d'amours, de pouvoir, de trahison, un suspense à couper le souffle.
Bref un monde si vaste qu'il semble pouvoir recéler des possiblités infinies et on en redemande.
Mais surtout avec toujours ce sentiment, à chaque fin de tome, d'avoir passé un très bon moment de lecture et cette envie irrésistible de connaître la suite.
Vraiment un chef-d'oeuvre à tomber qui vous rendra accros, à posséder absolument et qui plaira sûrement à tout homme ou femme agé de plus de 12 ans.
La première fois que j'ai lu cette bande dessinée, je ne connaissais Lovecraft que de réputation. J'avais envie de lire son œuvre mais je n'avais pas trouvé de livre à la bibliothèque à ce moment là et même si cette bande dessinée m'avait donné envie de lire son œuvre, je ne l'ai pas fait ayant d'autres bandes dessinées ou livres à lire.
Il y a deux mois j'ai finalement lu mon premier recueil d'histoires de Lovecraft et j'ai adoré. J'ai alors eu envie de relire cet album et je ne fus pas du tout déçu. Les auteurs adaptent bien les récits du maitre et ils réussissent l'exploit de ne pas rendre les histoires nulles en montrant les monstres.
J'adore le dessin et comment le dessinateur représente l'univers de Lovecraft. Même si on voit les monstres, ils ne ressemblent à rien et donc on peut tout de même imaginer à quoi ils ressemblent comme c'est le cas dans les nouvelles. Le dessin crée une atmosphère sombre qui va à merveille aux histoires.
Je conseille la lecture même si vous connaissez déjà les récits, vous ne le regretterez pas !
Je reste encore étonné par cet album…
D’abord, il tient dans une main, comme un petit calepin, un agenda que l’on peut mettre dans sa poche. Quelle fût ensuite ma surprise en feuillant les planches ? L’auteur nous offre un dessin qui semble sorti des vieux Disney ou des vieux cartoons. Cela change et offre une belle originalité à l’ensemble, pour notre plus grand plaisir.
Le récit est assez simple et se passe pratiquement de dialogues. Son traitement est quant à lui poétique et léger. Là réside la force de ce one-shot. C’est une belle réussite qui permet de dépoussiérer certains souvenirs d’enfance…
Le bât blesse au niveau du temps de lecture. Même si l’album se savoure, je dois avouer que cela reste très (très) court. Loin d’être synonyme de mauvais, je pense que cette petite pépite méritera une lecture ultérieure.
Au final, en prenant en considération ces différentes caractéristiques, je pense que le 3/5 semble justifié, mais je n’oublie pas de lui donner un coup de cœur car vraiment, ce fût une belle surprise !
Je découvre l'auteur et je dois dire que je suis impressionné.
Une richesse graphique phénoménale (même si je ne suis pas habituellement fan du N&B).
Au niveau scénario, malgré le nombre de sujets abordés, on se laisse porter par l'histoire.
C'est un très beau voyage que l'on fait dans ce mixe entre les milles et une nuit et notre monde moderne. On a l'impression de traverser le temps, et l'auteur sans prendre de partie pris, fait vivre ses personnages dans chacune des époques.
Les multiples références aux religions du livre, aux sciences anciennes se mêlent à cette belle histoire d'amour.
C'est beau, intéressant, et enrichissant, même si le côté ésotérique peut rebuter certains (ce qui justifie ce 4/5).
Vu la qualité du travail sur 700 pages, je ne peux que conseiller l'achat de cet album.
Primé aux Eisner Awards 2011 pour le meilleur scénario et aux British Fantasy Awards 2009 du meilleur grapic novel ainsi que multinominé aux Eisner Awards en 2009, 2010 et 2011. Une très bonne série, une énigme bien ficelée qui nous rend impatients de lire la suite, même si l'on est un peu perdu au début du premier tome.
Des dessins magnifiques de Gabriel Rodriguez et de l'action non-stop.
Mêlant fantastique, horreur et violence, cette série fera resurgir en chacun des lecteurs ses peurs les plus enfouies. Laissant le lecteurs dans l'attente du tome suivant avec beaucoup de questions sur la Key House et une grande admiration devant la beauté du dessin.
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Zoo
Un chef d'oeuvre absolu ! Bd d'un humanisme rare et aux talents graphiques inespérés. Que ceux qui recherchent de l'action et autres lectures faciles de gare passent leur chemin, ils ne pourront comprendre l'échine de ce joyau. Un tout grand moment d'abord de lecture graphique hors norme et ensuite au scénario magnifiquement humaniste comme quasi aucun dans tout l'univers de la BD l
La Caste des Méta-barons
Petit retour en arrière, Noël 1996 : ma mère s’adjoint les services d’un de mes amis pour m’offrir un ensemble de bandes dessinées qu’il choisira à sa place. Sur les ouvrages référencés, un curieux coffret de trois volumes avec ce titre curieux qui n’évoque rien pour l’amateur encore novice que j’étais : « La caste des Méta-Barons ». N’étant pas fan de dessins trop réalistes ni de contes trop historiques, je déchante un peu de ce choix d’autant plus que j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas d’une trilogie achevée… Le nom de Gimenez m’évoque l’Espagne de Guernica, le nom de Jodorowsky celui d’un écrivain polonais. J’ai tout faux mais à peine 25 ans … Puis toujours sceptique je me lance dans la lecture et reste stupéfait non pas de la modernité des propos mais de la tournure d’une histoire que je trouvais aussi novatrice que choquante et un certain style unique des dessins et de la mise en couleur toute en teintes bleutées métalliques… Janvier 2012 : J’ai acheté tous les autres tomes existants dès leur parution, l’hors série « La maison des ancêtres », en ai lu quelques uns mais jamais la caste dans sa totalité… Entretemps j’ai gouté aux joies de L’Incal et des autres séries déviantes de cet auteur atypique chilien et prends le temps de lire enfin la série dans sa totalité. J’ai tout juste et tout juste 40 ans. N’y allons pas par 4 chemins, le coup de cœur n’y est plus mais l’intérêt de lire une saga qui doit ses origines à un personnage secondaire de l’Incal et aux rêves abrégés par Jodo de réaliser sur grand écran le film Dune et retranscrits ici sont bien présents. Le Méta-Baron est un être invulnérable qui évolue dans un Space Opera de pacotilles donc où peut-être l’intérêt de raconter des aventures dont il va se sortir indemne à coup sûr ? Voilà l’astuce, raconter par le biais de ses robots de service Tonto et Lothar la genèse d’une dynastie décidément pas comme les autres qui éduque les enfants à grands coups de mutilation et de sacrifice. De tous ces liens familiaux se tisse un drame de dimension presque antique alternant le merveilleux à la stupéfaction mais jamais l’ennui. Un peu de cul, d’un vocabulaire tout droit tiré de l’Incal dont l’univers est encore bien présent ici et dont on croise brièvement certains décors ou protagonistes, beaucoup de cruauté et de retournements familiaux au sein d’une famille qui flirte dangereusement avec les codes du bien pensant. Le tout est emballé par les dessins virtuoses d’un Gimenez qui en profite pour améliorer ses techniques au fil des albums et qu’importe si on frôle parfois le grotesque tant qu’on en détient l’ivresse. Ce qui peut paraître répétitif ne l’est finalement pas. J’apprécie également la conclusion qui met un terme à la caste pour de bonnes raisons. Pour peu que l’on accroche aux délires de Jodorowsky il y a beaucoup de plaisir à tirer de cette œuvre qui reste parmi les plus accessibles du maître. Vivement recommandé !
Shanghaï
Je viens de découvrir Yann Tisseron, au style très proche de celui de Pellejero, mais avec une colorisation informatisée et un dessin plus détaillé et plus riche, aux couleurs plus sombres, et dont certaines cases très légèrement floutées peuvent surprendre lorsque l’on ne fait que feuilleter la bd, mais qui s’intègrent parfaitement lors de la lecture. Le mouvement des personnages est aussi assez exceptionnel, on ne se contente pas de suivre une histoire on y pénètre radicalement. Beaucoup de scènes se déroulant de nuit, dans cette obscurité très présente, les bulles trop blanches ressortent un peu trop des planches et voilà bien le seul défaut graphique à mes yeux. Celles les voix-off sont colorées en marron et s’intègrent parfaitement au point de les oublier, j’aurais opté pour ce même procédé pour tous les autres, dans une teinte plus légère, ou avec un effet de transparence. Le découpage des cases est original avec des perspectives parfaites, certaines prises de vues sont vraiment originales et donnent une vie phénoménale à son contenu. Toutefois ce style assez particulier ne plaira peut-être pas à tous. Le scénario est tout aussi riche que le visuel, mais il est de ce fait assez difficile à classer, entre aventure, jeux de pouvoirs, triades, une très légère uchronie avec la présentation d’automates plus vrais que nature, et une touche de fantastique, qui bien que très peu présente pour l’instant prendra certainement de l’importance par la suite, au vu de la fin de ce premier tome. J’opterai pour l’aventure qui semble planer un peu au-dessus des autres. Nos seulement l’histoire est généreuse en évènements mais aussi en personnages, divers et variés, issus de toutes les classes sociales, de tous âges et de tous sexes, avec deux personnages principaux féminins, ce qui me touche énormément vu que souvent les récits ont tendance à être plutôt masculins. Tome 2 Une suite assez bonne mais qui m'a moins conquise, à noter avant tout que les couleurs ne sont plus sombres et les bulles ne ressortent pas comme dans le premier tome. Ce qui m'a moins plu dans le scénario c'est le côté un peu trop politique des évènements et la scène de désintox de la fille, qui m'a vraiment saoulée. Je passe ma note de 4/5 à 3/5.
Rébétiko
J'ai pris cette bd à une médiathèque sans trop y regarder de près. Et puis... Je me suis fait happé en quelques pages par cette ambiance de soleil et de glandeurs aux charismes étranges. Les dessins rendent une ambiance de ville et d'une époque (la Grèce avant la dictature des colonels) saisissante. Et l'histoire petit à petit se cale sur cette atmosphère méditerranéenne, de petits embrouilles et de traines-savates. Une journée ailleurs dans un pays bouffé de soleil, accompagné de musique et agrandie d'une impression de liberté...ça ne se refuse pas !
Siegfried
Ayant apprécié Le Troisième Testament, j'ai acquis cette série avec un a priori très positif. Et je n'ai pas été déçu ! Bien que ne connaissant pas la légende entourant cette histoire, je n'ai eu aucun souci pour m'y retrouver. Le scénario est agréablement mené, le double niveau de récit étant vraiment de mon goût. Les tomes sont équilibrés, et savent ménager ce qu'il faut d'obscurité pour ne pas perdre non plus le lecteur tout en maintenant sa curiosité. Et que dire du dessin que je trouve magnifique. Je l'ai jugé plus abouti que dans le 3ème testament. Avec une mise en page vraiment splendide entre quelques pleines pages, des cadrages dynamiques, et des doubles pages vraiment belles et riches. En plus, ce n'est pas une série à rallonge, mais une simple trilogie vraiment superbement réalisée. Les couvertures vous appellent, et la qualité des livres est excellente, ce sont de beaux livres tout simplement et ça mérite d'être souligné. Le seul petit défaut, et j'irai à l'encontre de nombre d'avis, ce sont les petites touches d'humour qui pour moi n'étaient pas forcément opportunes dans un tel récit, mais c'est juste un détail, et ça ne m'a gêné plus que ça! Une seule personne aux commandes du dessin et de l'histoire et un résultat formidable : admiration et vivement le prochain récit !
Fables
Aprés la lecture de 14 tomes. Je mets culte malgrés le fait que je trouve les couleurs un peu trop "flashy" par moment et même si les dessins sont plus ou moins réussis selon le dessinateur (l'ensemble s'avère toutefois remarquable) ; mais tout est question de goût me direz-vous. Alors pourquoi culte ? Et bien simplement à cause du scénario qui m'a littéralement envoutée ; pourtant c'était pas gagné d'avance car il faut dire que j'ai passé l'âge de lire des contines (trois petits cochons et compagnie). Mais l'histoire est tellement intelligemment écrite avec une profusion de personnages tous plus attachants les uns que les autres, un mélange de genre (fantastique, policier, fantasy, action...) très savamment orchestré, une touche d'humour salvateur, des histoires d'amours, de pouvoir, de trahison, un suspense à couper le souffle. Bref un monde si vaste qu'il semble pouvoir recéler des possiblités infinies et on en redemande. Mais surtout avec toujours ce sentiment, à chaque fin de tome, d'avoir passé un très bon moment de lecture et cette envie irrésistible de connaître la suite. Vraiment un chef-d'oeuvre à tomber qui vous rendra accros, à posséder absolument et qui plaira sûrement à tout homme ou femme agé de plus de 12 ans.
Les Mythes de Cthulhu
La première fois que j'ai lu cette bande dessinée, je ne connaissais Lovecraft que de réputation. J'avais envie de lire son œuvre mais je n'avais pas trouvé de livre à la bibliothèque à ce moment là et même si cette bande dessinée m'avait donné envie de lire son œuvre, je ne l'ai pas fait ayant d'autres bandes dessinées ou livres à lire. Il y a deux mois j'ai finalement lu mon premier recueil d'histoires de Lovecraft et j'ai adoré. J'ai alors eu envie de relire cet album et je ne fus pas du tout déçu. Les auteurs adaptent bien les récits du maitre et ils réussissent l'exploit de ne pas rendre les histoires nulles en montrant les monstres. J'adore le dessin et comment le dessinateur représente l'univers de Lovecraft. Même si on voit les monstres, ils ne ressemblent à rien et donc on peut tout de même imaginer à quoi ils ressemblent comme c'est le cas dans les nouvelles. Le dessin crée une atmosphère sombre qui va à merveille aux histoires. Je conseille la lecture même si vous connaissez déjà les récits, vous ne le regretterez pas !
En Mer
Je reste encore étonné par cet album… D’abord, il tient dans une main, comme un petit calepin, un agenda que l’on peut mettre dans sa poche. Quelle fût ensuite ma surprise en feuillant les planches ? L’auteur nous offre un dessin qui semble sorti des vieux Disney ou des vieux cartoons. Cela change et offre une belle originalité à l’ensemble, pour notre plus grand plaisir. Le récit est assez simple et se passe pratiquement de dialogues. Son traitement est quant à lui poétique et léger. Là réside la force de ce one-shot. C’est une belle réussite qui permet de dépoussiérer certains souvenirs d’enfance… Le bât blesse au niveau du temps de lecture. Même si l’album se savoure, je dois avouer que cela reste très (très) court. Loin d’être synonyme de mauvais, je pense que cette petite pépite méritera une lecture ultérieure. Au final, en prenant en considération ces différentes caractéristiques, je pense que le 3/5 semble justifié, mais je n’oublie pas de lui donner un coup de cœur car vraiment, ce fût une belle surprise !
Habibi
Je découvre l'auteur et je dois dire que je suis impressionné. Une richesse graphique phénoménale (même si je ne suis pas habituellement fan du N&B). Au niveau scénario, malgré le nombre de sujets abordés, on se laisse porter par l'histoire. C'est un très beau voyage que l'on fait dans ce mixe entre les milles et une nuit et notre monde moderne. On a l'impression de traverser le temps, et l'auteur sans prendre de partie pris, fait vivre ses personnages dans chacune des époques. Les multiples références aux religions du livre, aux sciences anciennes se mêlent à cette belle histoire d'amour. C'est beau, intéressant, et enrichissant, même si le côté ésotérique peut rebuter certains (ce qui justifie ce 4/5). Vu la qualité du travail sur 700 pages, je ne peux que conseiller l'achat de cet album.
Locke & Key
Primé aux Eisner Awards 2011 pour le meilleur scénario et aux British Fantasy Awards 2009 du meilleur grapic novel ainsi que multinominé aux Eisner Awards en 2009, 2010 et 2011. Une très bonne série, une énigme bien ficelée qui nous rend impatients de lire la suite, même si l'on est un peu perdu au début du premier tome. Des dessins magnifiques de Gabriel Rodriguez et de l'action non-stop. Mêlant fantastique, horreur et violence, cette série fera resurgir en chacun des lecteurs ses peurs les plus enfouies. Laissant le lecteurs dans l'attente du tome suivant avec beaucoup de questions sur la Key House et une grande admiration devant la beauté du dessin.