Les derniers avis (9619 avis)

Par Ned C.
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Braise
Braise

Un bail que j’attendais le troisième et dernier album de cette série pour en entamer la lecture. Pas du tout déçu, loin de là… Mon âme de gamin a revécu l’espace de quelques instants avec ce conte fantastique qu’est « Braise ». J’ai eu beaucoup de plaisir à éprouver des émotions que je croyais perdues, les mêmes que lorsque je voyais, étant gosse, « Les aristochats » ou « Le livre de la jungle » de Walt Disney : un mélange d’admiration, de crainte, d’émerveillement et de sympathie pour les différents personnages (même les mauvais). C’est la plus pure tradition du conte avec son lot de créatures fantastiques ou monstrueuses, sa bande d’orphelins, sa forêt hantée, son histoire d’amour impossible, son sentiment de cruauté injuste que l’on rêve de voir réparé … Je me suis vraiment fait embarqué par l’histoire, le rythme est soutenu et l’on ne s’ennuie pas une seconde. J’ai trouvé tout les protagonistes attachants, avec chacun sa réelle identité propre ; Janus, le pré-ado râleur et aveugle, protecteur chevronné de sa petite sœur Prune, fillette attendrissante piquant souvent ses crises de larmes (Le ressort de la sœur ne comptant que sur son grand frère fonctionnera toujours avec moi). Braise le chat anthropomorphe, excentrique, maniant le verbiage avec loufoquerie mais cachant un terrible secret. La galerie de « freaks » l’accompagnant dont Teigne qui a un look étrangement similaire à Freddy Krueger ou Patate, son fils, un colosse jaune à tête de bébé. J’ai bien aimé La Tasse parlante mais souffrant d’un gros défaut de langage et jaloux (c’est un homme/tasse) de l’histoire d’amour naissante entre Janus et sa propriétaire. Malgré des couleurs très moyennes (voire moches), les graphismes sont très bien foutus et agréables. La lisibilité est fluide. 2eme regret qui a légèrement gâché mon plaisir : les dessins du troisième tome sont bâclés et pas aussi intenses que ceux des deux premiers tomes. Vraiment dommage car le troisième tome est le final grandiose que méritait cette trilogie. Un très beau conte que je recommande à toutes les grandes personnes nostalgiques de leurs émotions perdues.

24/09/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Reportages
Reportages

Décidément, j'aime beaucoup ce que fait Sacco ! J'adore tellement son style que je me suis mis à aimer son dessin alors qu'avant je trouvais les humains un peu moches ! Cet album regroupe des histoires. Cela commence doucement avec deux histoires pas mal, mais sans plus car un peu courtes et la deuxième parle encore de la situation en Israël et si on a lu l'album 'Palestine' il n'y a rien de nouveau sur le sujet. Ensuite, cela devient un peu plus intéressant avec des sujets qu'il n'avait jamais abordés et que je ne connais pas trop comme la situation des pauvres en Inde. Ma préférée est sans aucun doute le reportage sur l'immigration africaine à Malte. Même si l'auteur dit qu'il a de la sympathie pour les immigrants, il ne fait pas de manichéisme et montre que la situation est plus complexe qu'on pourrait le penser. Les différents témoignages sont très passionnants et j'ai bien envie de savoir si la situation s'est améliorée ou détériorée avec les années.

24/09/2013 (modifier)
Par pedrolito
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

Quelle claque! C'est ce genre d'ouvrages qui fait de la BD ce qu'elle est! Des dessins somptueux au service d'une histoire remarquable. Cette BD est comme une fresque satirique dénonçant la folie des Hommes emprunts de fanatisme religieux. Comment les sentiments primaires des gens les poussent à des actes inconsidérés, surtout quand cela fait vaciller leur trône et leur statut si justement glané. Cette fable est belle, touchante mais terriblement révoltante... On s'attache aux personnages, à Alim, à sa fille, au grand père... si bien que la fin arrive trop rapidement et avec elle la fin de l'innocence de la fille d'Alim mais aussi du lecteur. Ne passez surtout pas à côté de cette série monstrueusement délicieuse... courrez dans votre librairie préférée acheter ce petit bijou!!!

21/09/2013 (MAJ le 21/09/2013) (modifier)
Par pedrolito
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Highlands
Highlands

Attention coup de coeur. Cette BD a su me séduire pour plusieurs raisons: - Tout d'abord, les illustrations. Le dessinateur a su retranscrire ici toute la magie de l'Ecosse. Dès les premières planches, l'impression d'immensité et d'histoire qui se dégage des Highlands est bien représentée. Les personnages ne sont pas en reste, leurs expressions sont bien retranscrites, et chaque personnage est bien reconnaissable du premier coup d'oeil. Bref, chapeau bas l'artiste qui nous fait miroiter des châteaux... en Ecosse. - Ce n'est pas tout. L'histoire quant à elle mêle la guerre fratricide entre Angleterre et Ecosse, mais aussi les conflits familiaux et amoureux. L'intrigue est rondement menée, le tout servi sur fond historique revêtu de kilt. Pour conclure, l'honneur est à l'honneur de cette escapade de cape et d'épée, que je recommande à tout amoureux de l'Ecosse, des assauts, de l'art... de la BD.

21/09/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Burlesque Girrrl
Burlesque Girrrl

Baigné dans la BD et le Rock'n Roll, cette série ne pouvait que finir par me passer entre les mains ! Complètement passé à côté du premier tome, c'est en découvrant la sortie du second que j'ai rapidement saisi l'occasion et que j'ai plongé dans la lecture de cette série complète en deux tomes. Première chose remarquable : le graphisme et le soin porté à ces deux albums. Franchement, je suis fan. J'adore quand un éditeur nous propose un objet qui, rien qu'en soi, Ça a vraiment de la gueule, et le style bien particulier de François Amoretti colle à merveille à l'univers Rockab' qu'il met en scène. Si son trait peut parfois sembler un peu "maladroit" pour ses personnages, je le vois plus comme un parti pris, comme les grands yeux qu'il dessine. Surprenant au premier contact, tout ça prends petit à petit sa place pour construire un univers très personnel d'où se dégage quelque chose de puissant, qui finit par éclater sur les pleines pages qu'il s'amuse à distribuer au fil de ses albums, comme de bons vieux solos de guitare qui vous forgent un tube. Car au final, c'est ça qu'il nous reste, la vision de ce monde bien particulier du Burlesque et du Rockab' transposé sur le papier de la plus belle des manières. On en saisit le sens, l'esthétique, la passion qui transpire de cette Violette si sexy' et fiers de ce qu'elle est, et ça fait du bien par où ça passe ! Alors, même si l'histoire aurait pu être un peu plus profonde et les personnages secondaires un peu plus travaillés, j'ai vraiment aimé cette série. Et puis, quelques cerises viennent agrémenter ces deux albums, entre les hommages d'auteurs à notre Violette et les quelques interviews de personnes (stars du milieu, tatoueurs, etc.) qui renforcent la cohésion et la découverte et ce petit monde, on est vraiment gâté. Du tout bon !

20/09/2013 (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Retour d'Ataï
Le Retour d'Ataï

J'avais aimé Cannibale du même auteur , ici l'histoire m'a vraiment touché ce vieux monsieur qui revient en France à la recherche de la tête d'un ancien chef résistant Kanak , j'ai trouvé l'album trop court ça a été trop vite on ne ressent pas assez toute les difficultés que Gocéné a croisé pour mener a bien son entreprise , le déroulement du récit donne l'impression que cela c'est déroulé sans embuche. Pour en venir aux dessins ils sont encore plus beaux que dans Cannibale , c'est vrai que la couverture a de la gueule .

20/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

J'ai fait des études d'histoire, et le moyen-âge est ma période préférée. Bien qu'il ne s'agisse pas ici d'une bande dessinée réaliste ni cherchant à respecter une quelconque vérité historique, je crois bien que la lecture de Johan et Pirlouit est pour quelque chose dans mon intérêt pour cette période historique (avec quelques films où Robert Taylor interprétait - bien d'ailleurs !, des personnages sans trop de considération pour la chronologie, comme Ivanhoé). Le dessin de Peyo, poussif au début, évolue rapidement vers un style tout en rondeur proche de Franquin (même évolution pour ce dernier avec ses personnages, Gaston Lagaffe, Spirou), avec qui il partagera d'ailleurs l'invention du mot Schtroumpf lors d'une dîner. Les Schtroumpfs sont d'ailleurs issus de l'univers de Johan et Pirlouit (La flûte à six Schtroumpfs), et ont peu à peu supplanté leur série mère. C'est bien dommage, car je la trouve plus homogène, et globalement meilleure, avec en plus un potentiel plus important (à part pour le marketing, qui hélas étalonne tout de nos jours...). Ce n'est donc pas que mes souvenirs d'enfance qui me font lui mettre une bonne note, mais aussi ses réelles qualités. Cette série passe plutôt bien le temps, le personnage de Pirlouit, avec sa chèvre, étant une bonne trouvaille. A lire ou relire ! Ce que je viens de faire récemment, et qui me pousse à monter ma note à quatre étoiles, c'est clairement la meilleure série de Peyo, et une des meilleures du magazine Spirou...

07/11/2012 (MAJ le 19/09/2013) (modifier)
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

Excellent récit que celui-ci, sorte de polar à la française dans lequel la psychologie des personnages domine toute l'intrigue. Excellente narration à la première personne qui permet de divulguer des informations au compte-goutte. Excellent casting d'acteurs avec ce duo de laissés pour compte qui ne se cherchent pas de circonstances atténuantes. Tout au plus a-t-on le sentiment de se retrouver face à celui que nous aurions pu devenir si nous avions refusé de grandir (de nous formater ?) à un moment de notre vie. Excellente progression dans l'intrigue, qui m'aura scotché dans ma lecture jusqu'à la dernière case. Excellent final, simple et positif. Excellente symbiose entre un dessin clair et expressif et ce scénario fin et subtil. Et excellent choix pour le format de l'objet (une grosse pagination dans un format réduit). Excellentes notes d'humour qui surgissent parfois au moment où on les attend le moins. Dois-je encore vous dire que j'ai trouvé "Ma révérence" excellent ?

17/09/2013 (modifier)
Par Jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monsieur Mardi-Gras Descendres
Monsieur Mardi-Gras Descendres

J'ai hésité... mais après réflexion non. Cette série vaut bien son 5 étoiles ET son coup de cœur. Cet univers est carrément inédit dans la BD (en tout cas moi je n'ai jamais vu ça) et ne cesse de prendre de l'envergure et de gagner en profondeur d'albums en albums. On peut s'amuser à chercher des influences : Terry Gilliam, Boucq, Druillet, l’ésotérisme, Ptiluc (pour le style de BD en quasi-bichromie avec un peuple plus ou moins identique et un fond philosophique... je vais chercher un peu loin je sais). Un peu de Ulysse 31 également (là c'est encore un peu tiré par les cheveux je le reconnais mais c'est la visite de Pluton à bord d'un voilier naviguant dans l'espace à travers les cercles des 7 pêchés capitaux qui m'a fait penser à cela. Comme les premières saisons des Chevaliers du Zodiaque avec les temples des signes du zodiaque)... Mais la recherche d'influences est finalement assez vaine tant cette série est unique en son genre et sort vraiment des sentiers battus. Les dessins sont tout bonnement hallucinants de maîtrise, la qualité allant crescendo au fur et à mesure des albums. Par contre je ne suis pas fan des têtes des squelettes mais c'est bien la seule chose qui m'a un peu déplu dans cette série et c'est une goutte d'eau derrière la magnificence des décors et de l'histoire. Le bateau qui navigue aux extrêmes limites du système solaire est un véritable voyage cosmique dans l'au-delà aux portes des limites dimensionnelles du système solaires du temps et de la mort. Un peu comme une version de "2001 l'Odyssée de l'espace" par Terry Gilliam. Ça fait rêver (ou cauchemarder c'est selon). La religion se mélange à l’ésotérisme, à l'onirisme à l'absurde et à la philosophie. L'espace, la mort, le cosmos, le rêve, les squelettes... Whaoouuu !!! De nombreuses pages sont absolument superbes. Celles de la visite de Pluton tout d'abord (Ah ce panorama lunaire, enfin plutoniaire page 58, 59 du tome 2) avec les portes des 7 pêchés capitaux... grandiose !!!). Mais aussi le grand vilain casqué dans sa tour : de superbes clairs-obscurs terriblement inventifs. Une séquence qui en impose beaucoup plus que bon nombre de séries exclusivement fantastiques ou S.F. L'arrivée du grand voilier lunaire en contre-plongée (page 44 du tome 2)... C'est très inventif dans les cadrages et les ombres, toujours recherchés et ne cédant jamais à la facilité. Chapeau ! Je ne vais pas revenir sur le scénario (excellent) mais plutôt sur les textes qui sont forts originaux. Un mélange d'argot et de langage soutenu, très littéraire, avec pas mal de mysticisme et d'ésotérisme. Tout cela ajoute énormément de complexité (et un peu de difficulté à la lecture) mais cela rend l'ensemble beaucoup plus dense et subtil. De plus Eric Liberge met tout cela en scène de manière très graphique, mélangeant des schémas ésotériques et usant de typographies dans cet esprit là. L'outil informatique est très bien utilisé et l’omniprésence de celui-ci (j'ai lu les dernières éditions) dans les couleurs et dans les textes n'est jamais en contradiction avec l'esprit "gothique" de cet univers. C'est très bien écrit et vraiment passionnant. La grande classe ! Pour ce qui est de la mise en couleur, elle alterne entre un (faux) noir et blanc et de la couleur (pâle) mais utilisée avec parcimonie. Elle vient progressivement d'albums en albums, de temps en temps (surtout dans la dimension des 7 pêchés capitaux) de manière lumineuse et vaporeuse. L'impact en est beaucoup plus fort. Le tome 4 clôt la série de manière très (mais alors très très) bavarde. Ce tome est un véritable pavé de texte, avec des dessins assez petits et très sombres (bien que d’excellente qualité et encore plus détaillés). En dehors de 2, 3 scènes plus marquantes et graphiques (le début avec Architofel et l'église, les squelettes qui ont retrouvé la mémoire et qui se rendent compte qu'ils sont morts), c'est très obscur et philosophique, les personnages prenant réellement de la profondeur et le récit devenant ultra complexe et ultra philosophique également. Ça peut vraiment rebuter mais moi j'ai tout de même lu ça avec énormément de plaisir et de passion (encore sur la lancée des 3 premiers). Un tome très ardu, interminable et verbeux mais sans compromis très noir et nihiliste. Excellent. J'ai également beaucoup aimé en vrac : - Les squelettes qui n’arrêtent pas de se bourrer la gueule avec du mercure (ou du café ?) et cela leur procure un certain effet hallucinogène de souvenirs de leur vie sur terre. Qui au final les rend plus malheureux qu'autre chose dans ce monde sans perspectives de sorties. - La jeune femme qui vient d'arriver dans le purgatoire : recueillie dans la barque des psychopompes, elle se met à vieillir avec effroi à vitesse grand V et donc à perdre ses tissus charnels. C'est une idée vraiment macabre qui fait froid dans le dos. - Tout comme ceux qui retrouvent la mémoire avec le café ( dans le tome 4 ) et qui se mettent à paniquer. C'est très noir. Je trouve très intéressant également le préface écrite par Eric Liberge au début du tome 4. Il explique son acharnement pendant ces 8 années ou cette série lui a occupé littéralement toute sa vie. Sa résistance face aux critiques des proches ("tu ne vas pas dessiner que des squelettes, cela ne marchera pas"). Il était représentant de verres en Europe de l'Est et occupait tous ses moments de temps libre à avancer sur sa BD. Le soir ou le matin à l'hôtel et même au volant de sa voiture entre 2 rendez-vous ! (J’imagine le tableau, une voiture garée dans un parking sordide sous la pluie avec le mec qui a mis sa planche sur le volant et qui dessine ses squelettes). Une leçon de volonté pour tous les (apprentis ou pas) dessinateurs qui n'arrivent pas à avancer ou à terminer leurs trucs.

17/09/2013 (modifier)
Couverture de la série Fatale
Fatale

Volume 1 à 3. Au départ je pensais que Fatale mélangeait le polar noir des années 50 à l'univers de Lovecraft, mais dès le volume 2 le comics change d'époque pour nous emmener dans les coulisses sordides des studios hollywoodiens des années 70, tandis que le volume 3, recueil de plusieurs nouvelles, nous fait passer du western à la Seconde guerre Mondiale en passant par le Moyen-Âge français (ce dernier assez peu crédible historiquement, mais ça fait le boulot). Fatale est une histoire horrifique archi-classique réunissant tous les ingrédients du genre, pour ne pas dire les clichés. Secte satanique millénaire, livre très ancien à la langue inconnue, Nazis férus de sciences occultes, sacrifices rituels horribles afin de faire revenir des dieux anciens à tentacules, tout y passe. C'est clairement du déjà-vu, et sur 3 volumes on n'apprend pas grand-chose. La trame est au fond assez simple ; Joséphine, la femme "fatale", tente d'échapper à travers les époques à Bishop, chef d'un clan satanique. Avec son allure de Dahlia Noir, Jo, comme elle se fait souvent appeler, possède le pouvoir de charmer tous les hommes dans ses parages et leur fait faire tout ce qu'elle souhaite, un véritable don pour rester en vie, et une malédiction car elle traîne avec elle une culpabilité de plus en plus lourde. Et c'est là que Fatale a sa carte à jouer. Oui, l'intrigue horrifique n'avance pas, et on se doute bien que les révélations à venir ne seront aucunement surprenantes. Mais c'est avant tout une histoire de personnages, d'hommes de tout genre qui ont le malheur de croiser la route de la femme fatale par excellence. Ces hommes-là ne sont pas des pions, mais bien des victimes, à la fois incapables de résister à Joséphine, et en même temps parfois conscients d'avoir abandonné femme et enfants pour la suivre, quand elle-même se débarrasse d'eux quand cela lui semble nécessaire, les laissant perdus et obsédés par la seule idée de la retrouver, en plus d'être traqués par des barjots sataniques. C'est dans cette capacité à rendre palpable la misère humaine qu'Ed Brubaker transforme une histoire pleine de clichés en comics très sympathique à lire, le tout sublimé par le trait de Sean Phillips qui semble encore une fois au diapason avec la plume de l'auteur. Certes, ce n'est pas original du tout, mais dans un genre où les personnages sont généralement génériques et transparents, Fatale a des personnages forts qui font passer une intrigue peu inspirée en simple toile de fond horrifique. Personnellement, j'attends la suite !

13/09/2013 (modifier)