Les derniers avis (9618 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sin Titulo
Sin Titulo

"Sin Titulo", c'est le genre de thriller qui vous accroche d'emblée en vous chopant par le colbac pour vous trainer jusqu'à la fin d'un récit vécu comme une plongée dans un monde hypnotique qu'on ne maîtrise pas, où tout est dans l'ambiance et le ressenti. C'est prenant, flippant, un peu comme un Lynch mal digéré au p'tit dej et qui vous prend aux tripes. Cameron Stewart pause son style, impose son rythme avec une narration maîtrisée des plus efficaces et s'appuie pour ça sur une gaufrier de 8 cases qu'il ne lâche pas de bout en bout. Il vient le loger dans un format à l'italienne que j'affectionne énormément et qui donne son cachet à l'album. Graphiquement il développe un noir et blanc racé, tout en ligne claire où viennent se poser des aplats de noir profond et de sépia pour toute colorisation. Ambiance assurée ! Maintenant que je vous ai posé le cadre, attaquons le fond. Derrière une mise en bouche très réaliste, Cameron Stewart nous lance sur les pas d'Alex Mackay qui apprend le décès de son grand-père au bout d'un mois. A la suite de cette nouvelle des questions commencent à apparaître et le mystère à s'installer pour ne plus nous lâcher. Tout le monde plonge... Le rêve (ou cauchemar ?) semble rattraper la réalité pour aller flirter avec le fantastique... ou pas. Alex s'embourbe ; hypnotisés nous suivons, tout aussi largués que lui alors que tout s'accélère. On s'accroche, on résiste, on veut savoir... Et ? Et la réponse tombe. Ou plutôt une réponse... Je n'en dirais pas plus. Les amateurs d'histoires un peu alambiquées ou torturées y trouveront plus que leur compte. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié le voyage, et je crois que je vais rapidement attaquer une seconde lecture pour en apprécier toute les subtilités. Hostile Holster a décidément de très bonnes cartouches en magasin ! On est loin des pétards mouillés que certains thrillers montés en épingle à coup de marketing nous offrent malheureusement trop souvent... Un vrai plaisir que cette lecture que je ramène d'Angoulême, en ayant même eu la chance de rencontrer Cameron Stewart le temps d'une dédicace. Je ne peux qu'en recommander chaudement la lecture !

10/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Amargo
Amargo

J'ai trouvé cette Bd en occase en excellent état à Angoulême ; j'en avais entendu parler, et je recherche la plupart des Bd de Victor De La Fuente qui est un dessinateur que j'apprécie depuis longtemps, il s'est essayé à plusieurs genres (western, fantasy, guerre, aventure, historique..) en étant l'auteur de nombreuses petites séries éphémères ; il a travaillé aussi pour les petits formats dans les années 70, puis est venu en France, notamment pour rejoindre l'équipe Larousse sur Histoire de France en Bandes Dessinées. Doué d'un grand sens du rythme, De La Fuente reste injustement méconnu des spécialistes. "Amargo" est un très sympathique western avec un scénario qui tient la route, classique dans sa forme, reprenant les ingrédients des solides westerns de l'écran, et illustrant les tracas d'une poignée d'hommes avec des Apaches. Le héros est un solitaire aux velléités humanistes, jadis enlevé par les Apaches, et qui sillonne un Far West sauvage et aride ; le genre de type taciturne que rien n'arrête et qui connaît une vie rude d'aventurier. V. De La Fuente dessine et écrit ce western très méconnu en 1975, qui ne connut hélas que 2 albums juste après avoir travaillé pour Creepy ; il dut sans doute abandonner cette série à regret, mais en 1975, il est engagé par Larousse. On reconnaît le trait typique du dessinateur espagnol des années 70, toujours aussi vigoureux et un peu chargé. Un western de qualité qui mérite la découverte.

10/02/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Barrage
Le Barrage

Petit coup de coeur pour cet album jeunesse trouvé par hasard sur le festival d'Angoulême... J'ai flashé sur la couverture, puis sur les dessins à l'intérieur. C'est une histoire toute simple, linéaire, empreinte d'aventure et pétrie d'un esprit bon enfant : après avoir affronté maints périls (vus à hauteur d'enfants, bien sûr), les deux garçonnets repartent à l'aventure. L'originalité de l'album tient dans sa mise en scène : dès qu'on entre sur une double page, la "lecture" se fait d'abord sur la largeur des deux pages avant d'aller à la "ligne" suivante. Le dessin est quant à lui vraiment sympa. Essentiellement en noir et blanc avec quelques touches de couleurs (l'eau, les touffes de roseaux), il est d'une lisibilité optimale, à rapprocher de ce que font un Marc Lizano ou un Thomas Priou. C'est un album muet, qui laisse la part belle au primo-lecteur et au bagout de celui ou celle qui lui raconte l'histoire. Vraiment chouette.

09/02/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Vie hantée d'Anya (Le Fantôme d'Anya)
La Vie hantée d'Anya (Le Fantôme d'Anya)

J'ai lu la version qui avait été publiée par l'éditeur québécois La courte échelle (ce qui est étrange vu qu'habituellement il ne publie que des romans) et donc je ne sais pas ce que la version d'Alter Comics vaut. Cette histoire est considérée par Neil Gaiman comme un chef d'oeuvre et je suis presque d'accord avec lui. Si je ne classerais pas ce one-shot parmi mes œuvres cultes, j'ai passé un très bon moment de lecture. L'auteure retranscrit bien les problèmes qu'on peut avoir à l'adolescence et je me demande si elle n’aurait pas un peu de vécu les malheurs d'Anya vu que l'auteure est aussi une immigrante russe comme son personnage. Les personnages sont attachants et j'ai aimé le côté fantastique qu'apporte le fantôme. La morale de l'histoire est bien trouvée selon moi. J'adore le dessin de l'auteure et j'espère qu'elle fera plus de bandes dessinées.

07/02/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kililana Song
Kililana Song

Watchaw ! Dans la famille "album qui fait briller les yeux" je demande la paire ! A quand la sortie du second albuuumm !!! Rhalala... Bande de feignasse d'auteur à toi tout seul Môssieur Ben Flao !!! C'est ça ! C'est pas humain de nous laisser comme ça, la bave aux lèvres, suspendus au regard si vivant de Naïm comme son frère à ses talons ! On est là comme deux ronds de flan à se remettre de ce qu'on a pris dans les mirettes pendant près de 140 pages... Couleurs chaudes et chatoyantes qui rendent à merveille l'ambiance de cette région d'Afrique si lointaine et inconnue pour ce qui me concerne ; pleines doubles pages vives et élancées quand l'envie lui en prend, cadrages intelligents et mise en page soignée : l'a bouffé du lion le Benjamin Flao ! C'est tellement vivant, le quotidien filtre à travers son trait et ses dialogues : ça sent le vécu ! Et J'en redemande ! Et j'en reveux ! Et j'en re-REVEUX ! Rien que la couverture te donne envie de clouer cet album au mur tellement elle en jette ! Et dire que l'intérieur est du même tenant ! On est là à se balader, à suivre ces destins malicieusement amenés à se croiser, pour quelque chose de plus grand, qui prend racine dans les légendes de la corne africaine et qu'on découvre insidieusement au fil des pages... Alors môsssieur Flao, merci pour ce voyage, merci pour ce bout de rêve partagé ! C'est bien, mais c'est pas le moment de mollir et de nous laisser moisir ! A vos crayons, pinceaux, bout de branche ou tout ce que vous voulez, et que l'esprit de Kililana vous mène à bon port, pour nous sortir de la transe dans laquelle vous nous avez plongé ! ***** Après lecture du second tome ***** (je monte la note à 5/5) Ba voilà, une série de plus qui rentre dans mon petit panthéon des séries cultes ! Franchement, rien à redire à ce second tome qui clôt magnifiquement ce diptyque. Benjamin Flao réussit quand même le tour de force de me surprendre en poussant du côté sombre de son histoire. Les démons de l'Afrique moderne prennent corps de façons multiples (terrorisme, drogue, mondialisation...) et donnent à ce récit force et réalisme, tout en préservant cet aspect si chaleureux et magique de la tradition qu'avait introduit le premier tome. Le seul petit reproche que je ferais concerne certaines planches que j'ai trouvées un brin moins travaillées que l'ensemble que compose le premier opus. Mais vu les planches magnifiques et tout simplement hallucinantes qui viennent donner cet élan tout en couleur au récit, je m'incline. Une série en deux tomes qu'il ne faut surtout pas manquer, tant par la qualité de son graphisme que par la force de son récit.

03/04/2012 (MAJ le 06/02/2014) (modifier)
Par bab
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zita la fille de l'espace
Zita la fille de l'espace

Voici une belle découverte du festival d’Angoulême 2014. Présentée comme une bd jeunesse, ce qu’on ne peut pas lui retirer, j’ai trouvé qu’elle ne se résumait pas qu’à cela tant du haut de mon grand âge, j’ai pris du plaisir à suivre les aventures de Zita sur les 2 tomes parus à ce jour. Ben Hatke nous narre les aventures de Zita, jeune fille d’une dizaine d’années, qui à la suite de la chute d’un astéroïde se retrouve catapultée dans un univers fait de mondes et de créatures tous plus étranges les uns que les autres et qui cherche son chemin pour rentrer chez elle. Ben Hatke nous délivre un univers riche et attachant, plein d’ingéniosité et de malice où l’on prend beaucoup de plaisir à suivre les péripéties de Zita, mais aussi de bon nombre de personnages secondaires. Si l’intrigue peut sembler simple, on devine à l’introduction au long de l’histoire de personnages secondaires que Ben Hatke ne nous livre pas tout d’un coup et que de nombreuses surprises attendent encore le lecteur. Graphiquement, le trait est habile, dynamique et illustre parfaitement le dynamisme des aventures de Zita. Laissez vous entrainer dans les pérégrinations de Zita la fille de l’espace. On en ressort plein d’optimisme, le sourire aux lèvres et avec impatience de découvrir la suite.

06/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Grand Siècle
Le Grand Siècle

Andriveau m'était un auteur inconnu jusqu'ici, mais au détour de ma médiathèque, je suis tombé sur ce titre à la couverture pas très engageante, puis en ouvrant une page au hasard, j'ai découvert un dessin incroyablement maitrisé. Entre temps, j'ai dévoré les trois tomes parus à ce jour, et c'est une claque magistrale. Suivant le destin d'un péon lambda qui va vivre un massacre et sauver le rejeton survivant, les voici impliqués dans une histoire qui les dépasse et implique la monarchie royale de Louis XIV. Ce qui est beau dans le grand siècle, c'est la force de la narration, couplée à des planches de toute beauté. Voulu ou non, le trait évolue et oscille entre Loisel et Lauffray au fil des albums, ce qui colle une personnalité à chaque volume et instille des ambiances à la puissance charmante, revisitant presque les grandes phases de la peinture, entre Delacroix, les flamands et le début du vingtième siècle français. Ainsi, l'aspect bucolique d'Alphonse retranscrit une atmosphère douce et verdoyante propre aux camps tziganes. L'humour y est fortement présent et lance les fils d'une histoire riche et pleine de rebondissements. Simon Andriveau assurant tous les rôles, il prend aussi un malin plaisir à prendre le contre-pied de son lecteur. Ainsi pour le chapitre sur Benoit, il instaure un trait plus esquissé prompt à retranscrire l'action et les mouvements, mais également tourne le récit dans la noirceur. Plus de drôleries, on aborde des sujets graves et on soumet ses protagonistes à de rudes épreuves. Ceci est par ailleurs magnifiquement contrasté mais accentué par les tonalités pastelles employées sous une lumière crue, retranscrivant les Antilles de carte postale et en y ajoutant la sueur et le sang. Le grand siècle nous avait appâté, nous sommes maintenant ferrés. Le dernier chapitre sorti, Moplai, surprend encore. Le scénario oublie le sort de nos deux compagnons d'infortune et aborde le coeur du problème par le biais de side kick jusqu'à présent mais qui apportent également leur pierre à l'édifice. Le dessin se fait diffus à la limite de l’impressionnisme, les couleurs soufflent le chaud et le froid dans des tonalités rouges et bleutées. Toujours le même chef d'orchestre à la baguette, il étale sa virtuosité dans le rendu de la violence et des tourments de Moplai. On se rend compte alors que chaque album distille des éléments repris ultérieurement, bref que l'histoire est bien pensée et qu'Andriveau sait où il va. Une série qui tourne et retourne dans la tête et invite à la relecture pour le récit, mais aussi pour en admirer tous les détails graphiques et s'en imprégner durablement. Devant tant de qualificatifs positifs, pourquoi alors ne mettre que 4/5 ? En l'état, j'aurais pu mettre 5, cependant, l'auteur semble mystérieux et ne sort son grand siècle, en cinq épisodes a priori, qu'au compte-goutte (série débutée en 2006) et sans communication ni prévision. A partir de ce postulat, difficile de juger qu'il s'agit bien d'une oeuvre culte. Abandonnée, il s'agira d'une magnifique tentative mais inutile sans conclusion, une fois fini, si le monsieur continue dans cette voie, il aura touché du doigt la perfection.

05/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Un bébé à livrer
Un bébé à livrer

Voilà un album dont j’avais entendu parler, en bien, et que j’avais feuilleté il y a quelques temps, mais que j’ai mis du temps à acquérir – j’ai attendu de pouvoir le faire d’occasion, rapport au prix. Et voilà c’est fait, je l’ai acheté, et lu dans la foulée. Et bien c’est un gros coup de cœur ! C’est de l’humour con, souvent bête et méchant, mais accessible à tous, petits et grands. Les aventures de cette équipe de bras cassés, qui se retrouvent avoir la responsabilité d’un bébé est jouissive. Les branquignoles accumulent les gaffes, les échecs pour notre plus grand plaisir. Les dialogues sont vraiment poilants, les répliques fusent et on s’attache à ces héros pathétiques. De l’humour con (mais jamais trash), et dans un style parfois très cartoon. Certaines répliques, situations ou gags, comme la course poursuite en fin d’album, sont dignes de Tex Avery ou de Chuck Jones. Le dessin est lui aussi très réussi. Peu de décor (il n’y a d’ailleurs pas de cases à proprement parler), des dessins minimalistes (assez proches de certains dessins de Reiser ou de Sempé) pour les personnages, qui sont rehaussés à l’aquarelle : c’est à la fois simple, beau et très expressif. Ce gros pavé se lit donc très bien, le sourire ou le rire aux lèvres : j’ai vraiment beaucoup aimé, et mon fils aussi. Une réussite à recommander à tous ! Le type d’album idéal pour un plaisir en famille !

05/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Je suis Cathare
Je suis Cathare

Voici une série bien élaborée que j'ai lue d'affilée sans pause tant ça m'a enthousiasmé. L'insurrection cathare réprimée par l'Eglise et le pape a laissé l'Occitanie marquée à jamais par cet épisode sanglant, mais elle est restée fière ; quand on va là-bas visiter ces ruines de châteaux cathares perchées à 600 ou 800 m d'altitude, on le ressent. Le sujet avait déjà été fort bien traité dans Mémoire de cendres, mais de façon totalement différente. En fait, on n'est pas dans une Bd historique qui décrit directement l'épisode cathare, mais plus dans un récit qui se sert de la période et de son décor comme fond pour y conter une histoire annexe qui lui est directement liée. Makyo agence remarquablement son scénario de façon à ce que le lecteur sache que les épisodes principaux de ce conflit aient eu lieu (croisade de Simon de Montfort, sac de Béziers, massacre de Carcassonne, Montségur etc... tout ceci est cité), et il en profite pour fustiger cette répression féroce, où il appuie sur le fanatisme des moines ; il fait de même avec les parfaits et les préceptes de cette religion jugée hérétique aux yeux de l'Eglise (un Etat dans l'Etat), renvoyant ainsi dos à dos les deux camps. Makyo joue sur l'aspect mystique et insiste aussi sur la rudesse de l'époque, on est dans un monde de paysans, pas chez les princes, on y voit plein de pauvres paillasses à même le sol, une vie austère, une vraie ambiance médiévale dure, ce qui donne une indéniable authenticité à cette Bd, où l'on reconnaît au passage quelques monuments connus. Mis à part une erreur de noms au début (Oleyrac ou Olac ?), c'est une série excellente au dialogue riche et soigné, et dont le dessin est l'un des grands atouts. Vigoureux, épais, avec de beaux décors intérieurs de châteaux très soignés et aux belles proportions, ce dessin me plaît beaucoup ; par contre, les châteaux sont fictifs, mais dessinés d'après des vrais. Du beau travail dont la lecture est suffisamment enrichissante pour le néophyte ignorant cette sombre période historique.

04/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Wayne Redlake - 500 Fusils
Wayne Redlake - 500 Fusils

En fouillant dans les bacs de ma médiathèque, je tombe par hasard sur ce one-shot en me disant, tiens, un western que je ne connais pas, je prends ! Et toc, une vraie jubilation du début à la fin pour un fan du genre comme moi, aussi bien du western hollywoodien de la grande époque que du spaghetti à la Sergio et consorts. Cette histoire de vengeance et de règlement de compte qui s'intercale dans un contexte historique (les Français au Mexique contre Juarez) est totalement jouissive dans sa vision, avec son lot de violence et d'images sanglantes. C'est très inspiré par le western spaghetti à tendance révolutionnaire, comme El Chuncho, ou Los Amigos, et certains westerns hollywoodiens des années 70 qui avaient subi l'influence du western italien, comme El Condor, Sierra Torride, ou Joe Kidd..ces 2 derniers avec l'ami Clint ; aussi fallait-il un héros de BD avec une gueule et des allures à la Clint, ce dont les auteurs ne se sont pas privés. Le trait heurté et très vigoureux de Lamy contribue énormément à rendre ce western violent et frénétique, il est ici plus soigné que dans Colt Walker, avec un découpage très cinématographique et des plans typiques (contre-plongées, panoramiques, gros plans de flingues et de sales gueules...). Les ingrédients sont classiques mais brillamment utilisés, ça se lit vite et bien, j'ai adoré.

03/02/2014 (modifier)