Album un peu pris par hasard, je ne prends en effet quasiment jamais de nouveauté sur un coup de tête, ou sans avoir lu un ou 2 avis dessus. Mais le nom de Davodeau et le prestige de la collection Aire Libre m'ont attiré.
Et je n'ai pas été déçu de cette lecture. Je ne suis pourtant pas un grand fan des histoires mi-réalité mi-fiction de Davodeau, mais là j'ai bien accroché. C'est tellement réel ou réaliste. C'est l'histoire d'une famille "ordinaire" si on peut dire, en vacances dans la maison de leur mère qui déraille de plus en plus. On retrouve les frères et soeurs, on débarrasse la maison ensemble, on fait du vélo et on apprend au petit à en faire... Une mise au vert et des moments de détente au soleil en somme.
Mais là où à la moitié de l'album, je n'aurais fait qu'un "mouais, encore une histoire qui me convainc pas vraiment, je ne suis pas réceptif", finalement ça se révèle très émouvant. Cet ami qui cache un lourd secret et surtout cette histoire d'accident de la route de Simon dans lequel je me reconnais totalement m'ont presque donné les larmes aux yeux en y repensant. Et je ne me souviens pas qu'aucune bd ne m'ait jamais fait ressentir ça. Au final un coup de coeur pour cet album, et la note "culte" qui peut paraître un peu exagérée mais c'est mon sentiment immédiat.
En même temps certaines choses peuvent paraître un peu grosses, et on a presque le sentiment que cette famille a connu tous les petits malheurs qu'on peut croiser.
Côté dessins et couleurs, rien à redire, c'est très réussi. Davodeau n'en est pas à son coup d'essai.
Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas Maus. C'est une question de goût, après tout. Mais certaines critiques que j'ai pu lire plus bas me choquent profondément, parce qu'on sent que ceux qui les profèrent parlent de quelque chose qui les dépasse.
Concernant le dessin de Maus :
Le genre animalier est indissociable des fables, et en cela le choix de Spiegelman n'a rien d'innocent. De part ce choix animalier, Maus quitte le domaine de l'anecdote pour acquérir une dimension UNIVERSELLE. Ce n'est pas seulement l'histoire des Spiegelman pendant et après la 2eme guerre mondiale qui nous est racontée, c'est une réflexion profonde sur l'homme, sur l'humain et l'inhumain.
Cette universalité est renforcée par la simplicité du dessin, qui permet au lecteur de s'identifier aux personnages, tout en lui conférant sobriété et pudeur face à un sujet grave et intime.
Universalité encore renforcée par le choix du médium : la BD, médium facile d'accès par excellence, compréhensible dans toutes les cultures et à tout âge.
Alors non, Art Spiegelman ne verse pas dans l'esthétisme de mauvais goût, dans le démago dégoulinant à la Schindler ou dans le sentimentalisme de bas étage. Maus n'est pas racoleur, et ce n'est pas la moindre de ses qualités.
est un chef d'oeuvre de la BD, aussi bien sur le fond que sur la forme qui sont en adéquation TOTALE. C'est une oeuvre immense, incommensurable. On peut ne pas l'apprécier pour des questions d'affinités, mais ne pas voir à quel point cette oeuvre est aboutie est de l'aveuglement pur et simple.
Vous l'aurez compris à mon pseudo, je suis un fan absolu d'Hugo Pratt, et de Corto Maltese en particulier.
Le dessin noir et blanc de Pratt est superbe et les histoires sont magnifiques ; Il existe en plus une multitude de personnages très attachants bien que complètement différents dans chacun des tomes : Pandora, Steiner, Bouche dorée et bien sûr Raspoutine.
De la poésie, de l'aventure, et un personnage central mystérieux et attirant !!
Si on aime la BD, on doit avoir les Corto dans sa bibliothèque !!
Salut à tout les lecteurs assidus de mangas ! En tant que lecteur assidu de mangas et de bd (j'ai plus de 200 bandes dessinées et de mangas confondus), je trouve la série "Vagabond" presque culte :
1) il n'y a pas de techniques irréelles comme dans "Samouraï Deeper Kyo"ou "Kenshin" (qui sont d'excellentes séries par ailleurs). On peut donc remarquer que l'auteur joue la carte du réalisme,
2) les dessins sont d'une beauté presque irréelle,
3) les personnages comme Takezo ont un charisme fou,
4) ce manga est une adaptation libre du roman "La pierre et le sabre", et non une faible copie de cet excellent roman.
Malheureusement, "Vagabond" n'a qu'un seul inconvénient majeur : c'est la lenteur de la mise en place de l'histoire qui, personnellement, m'énerve un peu.
Malgré cet inconvénient, je mets la note maximale à ce manga culte qu'est "Vagabond".
Ah... J'ai lu le premier tome de la série et je ne sais pas trop comment juger cette BD. Je trouve ça lent, l'action est inexistante... Mais ca colle plutôt bien avec l'histoire en fin de compte.
On ne sais pas comment voir le "héros" , méchant, marginal, psychopate.
Je vais quand même continuer ma lecture par curiosité. Les dessins sont parfaits, j'adore. J'attends beaucoup de la suite...
bon j'ais continuer la lecture et j'avoue que rajouter deux étoile me parait être le minimum que je puisse fair.cette BD est magnifique (je suis amoureux lol)
les mésaventures de ce tueur sont passionantes.
donc courez dans la librerie la plus proche afin de vous en emparez.
Elle ne paye pas de mine de premier abord, mais dès le debut on est complètement subjugué... Très bon.
L'histoire avec le prisonnier est impressionnante, et celle de la station spatiale, abominable. Mais quel bonheur on prend a leur lecture.
Le voilà.
Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile.
Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ?
Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça.
Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait.
Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire.
Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde.
L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi.
D’abord l’étonnement, le refus d’y croire.
Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement.
Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ?
Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père…
Bref, ce manga est captivant du début à la fin.
Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire.
« Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.
Bien...
Bonjour. :)
J'ai acheté cette BD pour son dessin, en effet celui-ci est très particulier et réellement différent des traits habituels... un beau style, quoi!
Puis lors de la lecture, j'ai été complètement subjugué par le choix des couleurs... Regardez les images dans la galerie... c'est parfaitement en adéquation avec le dessin et le thème !
Et enfin, je ne regrette pas cet achat, car même le scénario et l'histoire m'ont accroché (alors que je suis plutôt du genre "Hard Boiled", "Megalex" ou "Alef-Thau")... C'est un superbe mélange de poésie et d'aventure !
Cette série est directement entrée au top 5 de ma collection.
Vivement le tome 4 (si notre ami M.Pedrosa veut bien oublier temporairement la mousaka :)).
Merci aux posteurs de BDthèque qui m'ont donné envie d'acheter cette BD. J'ai rarement été aussi ému par une bande dessinée, et je ne regrette absolument pas cette acquisition.
On a beau dire, même si la BD est par essence un art graphique, il y a des fois où c'est quand même le scénario qui fait tout le travail. Et là, c'est un peu le cas.
Les persos sont terriblement attachants, réalistes et humaines. L'histoire est originale, touchante et très sensible.
Le dessin (même s'il n'a rien d'extraordinaire) ne nuit pas au propos, et c'est là l'essentiel.
Voilà ce que j'appelle de l'émotion pure.
Je crois que l'essentiel a été dit sur cette BD, qui, selon moi, est le must en matière d'heroïc fantasy.
Le scénario mêle habilement action et réflexion laissant la part belle à la profondeur psychologique des protagonistes et à leur évolution au fur et à mesure de la série.
Les rebondissements et révélations (dont la fin pour le moins troublante et surprenante) sont nombreux sans nuire à une cohérence d'ensemble remarquable.
Le dessin est bien sûr particulier, et on peut comprendre qu'il rebute certains, mais il a le mérite d'une réelle originalité et recèle une beauté un peu hors des sentiers battus de la BD actuelle.
Une dernière chose qui me plaît : l'histoire est finie (en ce qui concerne le premier cycle). Je m'explique : on découvre des persos et ces derniers sont marqués irrémédiablement par les aventures qu'ils ont traversées (certains allant même jusqu'à disparaître). On est donc à l'abri d'une suite commerciale foireuse et on a le sentiment d'avoir vécu quelque chose de complet et d'achevé.
Incontournable, "l'Oiseau du Temps" est de ces BD qui font aimer la BD en général.
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Chute de Vélo
Album un peu pris par hasard, je ne prends en effet quasiment jamais de nouveauté sur un coup de tête, ou sans avoir lu un ou 2 avis dessus. Mais le nom de Davodeau et le prestige de la collection Aire Libre m'ont attiré. Et je n'ai pas été déçu de cette lecture. Je ne suis pourtant pas un grand fan des histoires mi-réalité mi-fiction de Davodeau, mais là j'ai bien accroché. C'est tellement réel ou réaliste. C'est l'histoire d'une famille "ordinaire" si on peut dire, en vacances dans la maison de leur mère qui déraille de plus en plus. On retrouve les frères et soeurs, on débarrasse la maison ensemble, on fait du vélo et on apprend au petit à en faire... Une mise au vert et des moments de détente au soleil en somme. Mais là où à la moitié de l'album, je n'aurais fait qu'un "mouais, encore une histoire qui me convainc pas vraiment, je ne suis pas réceptif", finalement ça se révèle très émouvant. Cet ami qui cache un lourd secret et surtout cette histoire d'accident de la route de Simon dans lequel je me reconnais totalement m'ont presque donné les larmes aux yeux en y repensant. Et je ne me souviens pas qu'aucune bd ne m'ait jamais fait ressentir ça. Au final un coup de coeur pour cet album, et la note "culte" qui peut paraître un peu exagérée mais c'est mon sentiment immédiat. En même temps certaines choses peuvent paraître un peu grosses, et on a presque le sentiment que cette famille a connu tous les petits malheurs qu'on peut croiser. Côté dessins et couleurs, rien à redire, c'est très réussi. Davodeau n'en est pas à son coup d'essai.
Maus
Je comprends parfaitement qu'on n'aime pas Maus. C'est une question de goût, après tout. Mais certaines critiques que j'ai pu lire plus bas me choquent profondément, parce qu'on sent que ceux qui les profèrent parlent de quelque chose qui les dépasse. Concernant le dessin de Maus : Le genre animalier est indissociable des fables, et en cela le choix de Spiegelman n'a rien d'innocent. De part ce choix animalier, Maus quitte le domaine de l'anecdote pour acquérir une dimension UNIVERSELLE. Ce n'est pas seulement l'histoire des Spiegelman pendant et après la 2eme guerre mondiale qui nous est racontée, c'est une réflexion profonde sur l'homme, sur l'humain et l'inhumain. Cette universalité est renforcée par la simplicité du dessin, qui permet au lecteur de s'identifier aux personnages, tout en lui conférant sobriété et pudeur face à un sujet grave et intime. Universalité encore renforcée par le choix du médium : la BD, médium facile d'accès par excellence, compréhensible dans toutes les cultures et à tout âge. Alors non, Art Spiegelman ne verse pas dans l'esthétisme de mauvais goût, dans le démago dégoulinant à la Schindler ou dans le sentimentalisme de bas étage. Maus n'est pas racoleur, et ce n'est pas la moindre de ses qualités. est un chef d'oeuvre de la BD, aussi bien sur le fond que sur la forme qui sont en adéquation TOTALE. C'est une oeuvre immense, incommensurable. On peut ne pas l'apprécier pour des questions d'affinités, mais ne pas voir à quel point cette oeuvre est aboutie est de l'aveuglement pur et simple.
Corto Maltese
Vous l'aurez compris à mon pseudo, je suis un fan absolu d'Hugo Pratt, et de Corto Maltese en particulier. Le dessin noir et blanc de Pratt est superbe et les histoires sont magnifiques ; Il existe en plus une multitude de personnages très attachants bien que complètement différents dans chacun des tomes : Pandora, Steiner, Bouche dorée et bien sûr Raspoutine. De la poésie, de l'aventure, et un personnage central mystérieux et attirant !! Si on aime la BD, on doit avoir les Corto dans sa bibliothèque !!
Vagabond
Salut à tout les lecteurs assidus de mangas ! En tant que lecteur assidu de mangas et de bd (j'ai plus de 200 bandes dessinées et de mangas confondus), je trouve la série "Vagabond" presque culte : 1) il n'y a pas de techniques irréelles comme dans "Samouraï Deeper Kyo"ou "Kenshin" (qui sont d'excellentes séries par ailleurs). On peut donc remarquer que l'auteur joue la carte du réalisme, 2) les dessins sont d'une beauté presque irréelle, 3) les personnages comme Takezo ont un charisme fou, 4) ce manga est une adaptation libre du roman "La pierre et le sabre", et non une faible copie de cet excellent roman. Malheureusement, "Vagabond" n'a qu'un seul inconvénient majeur : c'est la lenteur de la mise en place de l'histoire qui, personnellement, m'énerve un peu. Malgré cet inconvénient, je mets la note maximale à ce manga culte qu'est "Vagabond".
Le Tueur
Ah... J'ai lu le premier tome de la série et je ne sais pas trop comment juger cette BD. Je trouve ça lent, l'action est inexistante... Mais ca colle plutôt bien avec l'histoire en fin de compte. On ne sais pas comment voir le "héros" , méchant, marginal, psychopate. Je vais quand même continuer ma lecture par curiosité. Les dessins sont parfaits, j'adore. J'attends beaucoup de la suite... bon j'ais continuer la lecture et j'avoue que rajouter deux étoile me parait être le minimum que je puisse fair.cette BD est magnifique (je suis amoureux lol) les mésaventures de ce tueur sont passionantes. donc courez dans la librerie la plus proche afin de vous en emparez.
Des lendemains sans nuage
Elle ne paye pas de mine de premier abord, mais dès le debut on est complètement subjugué... Très bon. L'histoire avec le prisonnier est impressionnante, et celle de la station spatiale, abominable. Mais quel bonheur on prend a leur lecture.
Quartier lointain
Le voilà. Je l’attendais depuis longtemps et c’est lui : le manga qui s’impose à moi comme l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie pu lire. Ce n’est pas le premier manga que je lis mais presque, mais c’est le premier à me faire un tel effet. Il entre par la grande porte au sein des œuvres cultes, des bouquins qui ont su me marquer de façon indélébile. Le postulat de départ est très excitant … ne vous êtes vous jamais posé la question de ce que vous feriez si vous pouviez revenir en arrière ? Ce que vous changeriez dans votre vie si vous aviez l’occasion de revivre des périodes-clés, ces moments où certains choix déterminent l’itinéraire d’une vie et où s’estompent comme des rêves les réalités qui auraient pu être, les chemins différents qui resteront à jamais de l’ordre du conditionnel passé ? Taniguchi nous prouve ici à quel point la réponse classique « moi je ne changerais rien » n’est pas si évidente que ça. Voilà très exactement le genre de sujet qui me fascine. Parce que tout en lisant l’histoire de Hiroshi, son retour à l’adolescence alors qu’il a gardé tous ses souvenirs d’homme mûr, on se pose des questions sur soi-même. Sur sa vie, sur ce qu’on regrette d’avoir fait. Sur ce qu’on regrette de n’avoir pas fait. Taniguchi nous entraîne avec lui dans l’histoire intimiste d’un homme ordinaire. Ça peut paraître un brin rébarbatif dit comme ça… et pourtant c’est tout le contraire. Le récit est passionnant, parsemé de ces détails qui font d’une histoire une bonne histoire. Et, bien que situé dans le Japon des années 60 la majorité du temps, le récit a quelque chose d’universel, ce quelque chose qui fait qu’il touche tout le monde. L’auteur prend le temps de poser son décor, ses personnages, il évite de se précipiter dans le déroulement de son intrigue et c’est tant mieux. Car au fil des pages on évolue en même temps que Hiroshi. D’abord l’étonnement, le refus d’y croire. Ensuite vient l’expérimentation, on est heureux de voir le personnage profiter de son expérience d’adulte pour améliorer sa vie d’adolescent. On se prend à espérer le voir réaliser telle ou telle chose, on se dit « moi à sa place je ferais ça ! », on vit l’expérience pleinement. Et enfin on se pose les questions de fond avec lui. A-t-il le droit d’influencer son passé, de prendre des chemins qu’il n’avait pas pris la première fois qu’il avait 14 ans ? Le peut-il seulement ? Le suspense monte tandis que Hiroshi cherche à résoudre le mystère de son père… Bref, ce manga est captivant du début à la fin. Côté dessin, Taniguchi sait faire jouer ses deux principales qualités : la simplicité et le réalisme de son trait tiennent un grand rôle dans le fait qu’on se plonge sans la moindre retenue dans son histoire. « Quartier lointain » est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, et je le range sans hésiter parmi les chefs d’œuvre du 9ème art.
Ring Circus
Bien... Bonjour. :) J'ai acheté cette BD pour son dessin, en effet celui-ci est très particulier et réellement différent des traits habituels... un beau style, quoi! Puis lors de la lecture, j'ai été complètement subjugué par le choix des couleurs... Regardez les images dans la galerie... c'est parfaitement en adéquation avec le dessin et le thème ! Et enfin, je ne regrette pas cet achat, car même le scénario et l'histoire m'ont accroché (alors que je suis plutôt du genre "Hard Boiled", "Megalex" ou "Alef-Thau")... C'est un superbe mélange de poésie et d'aventure ! Cette série est directement entrée au top 5 de ma collection. Vivement le tome 4 (si notre ami M.Pedrosa veut bien oublier temporairement la mousaka :)).
Le Voyage en Italie
Merci aux posteurs de BDthèque qui m'ont donné envie d'acheter cette BD. J'ai rarement été aussi ému par une bande dessinée, et je ne regrette absolument pas cette acquisition. On a beau dire, même si la BD est par essence un art graphique, il y a des fois où c'est quand même le scénario qui fait tout le travail. Et là, c'est un peu le cas. Les persos sont terriblement attachants, réalistes et humaines. L'histoire est originale, touchante et très sensible. Le dessin (même s'il n'a rien d'extraordinaire) ne nuit pas au propos, et c'est là l'essentiel. Voilà ce que j'appelle de l'émotion pure.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Je crois que l'essentiel a été dit sur cette BD, qui, selon moi, est le must en matière d'heroïc fantasy. Le scénario mêle habilement action et réflexion laissant la part belle à la profondeur psychologique des protagonistes et à leur évolution au fur et à mesure de la série. Les rebondissements et révélations (dont la fin pour le moins troublante et surprenante) sont nombreux sans nuire à une cohérence d'ensemble remarquable. Le dessin est bien sûr particulier, et on peut comprendre qu'il rebute certains, mais il a le mérite d'une réelle originalité et recèle une beauté un peu hors des sentiers battus de la BD actuelle. Une dernière chose qui me plaît : l'histoire est finie (en ce qui concerne le premier cycle). Je m'explique : on découvre des persos et ces derniers sont marqués irrémédiablement par les aventures qu'ils ont traversées (certains allant même jusqu'à disparaître). On est donc à l'abri d'une suite commerciale foireuse et on a le sentiment d'avoir vécu quelque chose de complet et d'achevé. Incontournable, "l'Oiseau du Temps" est de ces BD qui font aimer la BD en général.