J'ai découvert Donjon Zenith lors d'un de mes anniversaires. Quelques jours plus tard j'allais déjà acheter le deuxième ! Un véritable chef d'œuvre de Sfar et Trondheim ! Ayant eu vite la série complète (parue) j'ai acheté d'autres Donjons pour combler mon manque de Zénith. J'ai presque autant accroché mais pour moi les Zenith restent les meilleurs ! Un pur moment de bonheur à chaque page et éclats de rire garantis !
Tout simplement mon manga culte.
On s'attache très vite à notre héros pervers, mais on s'aperçoit bien vite que ce n'est qu'une carapace destinée à dissimuler sa sensibilité.
Les histoires se suivent mais ne se ressemblent pas, l'auteur rajoute de temps en temps de quoi en savoir un peu plus sur le passé de notre héros. Les personnages secondaires sont très charismatiques, le dessin s'améliore au fil des pages et on attend la suite avec impatience.
Bien entendu la version de J'ai Lu ne rend pas hommage à cette oeuvre magistrale.
Vivement la sortie de l'édition ultime en 32 tomes avec les pages couleurs originelles par Génération Comics au mois de Septembre. La traduction sera refaite et le papier sera de meilleure qualité.
Effectivement, la version de luxe est de bien meilleure qualité, le format est plus grand, et les pages en couleur ont été respectées.
Tout simplement MAGNIFIQUE !
C'est du Tsukasa Hojô au summum de son art. Cela change certes de ses oeuvres habituelles, mais on reste scotché tout au long des 3 tomes de ce manga. Sous Un Rayon De Soleil est une fable écologique très poétique avec une pointe d'humour propre à Hojô.
Ce serait vraiment dommage de passer à côté d'un tel chef-d'oeuvre.
Probablement son meilleur manga, malheureusement introuvable à ce jour.
PS:Messieurs de Génération Comics, à quand une réédition ?
Alors je trouve ce manga excellentissime !!!!!! Les dessins sont sublimes et pas trop hard ! J’aime bien le côté amoureux de ce manga et il a la qualité de ne pas être un vulgaire magasine pour se vider les cacahuètes !!!
On y apprend pleins de choses qu'on peut ensuite appliquer !!
J’adore les deux trilogies, mais j’ai toujours eu peur de me lancer dans les bouquins et les BDs, de peur de me faire avoir par une histoire de gros sous et de marketing tournant autour de l’univers de Star Wars. Et puis, j’ai fini par me lancer dans la lecture de "Star Wars - Clone Wars". Et wahooo qu’est ce que c’est bien, je ne suis pas déçu.
Côté dessins, au départ le fait que la série soit dessinée par tout un collectif m’effrayait un peu, mais chaque auteur apporte sa pierre et tout s’enchaîne bien. Tous les dessins sont d’excellentes factures et les couleurs collent parfaitement bien à l’univers de Star Wars.
Côté scénarii, les fans y trouveront moult détails et personnages très intéressants qui les raviront et les autres se satisferont largement des histoires rondement menées mêlant action, aventure et jeux politiques. Les faits relatés dans Clone Wars se déroulent entre Episode II et Episode III, chaque petite histoire est pour ainsi dire indépendante, mais elles tendent toutes à faire le lien entre les deux films. On retrouve aussi les héros de la série Star Wars - Jedi (notamment Quinlan Vos), cette dernière peu d’ailleurs être considérée comme une introduction à Clone Wars.
Moi, qui ne suis pas un grand adapte des comics, j’ai été subjugué par la qualité de cette série. Et elle m'a donné l'envie de lire les autres séries Star Wars.
EDIT:
Maintenant que la série est terminée, c'est à dire que les 10 tomes sont parus, et que je la regarde dans son ensemble, je trouve la série très homogène. Avoir réussi à tenir une telle qualité sur 10 tomes me fait revoir ma notation de 4 à 5. ET JE DIS SERIE CULTE.
Astérix est sans nul doute une BD d'exception, et je ne prends pas beaucoup de risques avec cette affirmation.
Cette BD a été éditéedans des dizaines de langues dans un nombre incroyable de pays.
Son impact dans les pays francophones a été considérable, elle a influencé et bercé l'enfance de millions de personnes, sur plusieurs générations, et encore aujourd'hui.
Bien souvent l'entrée dans le monde de la BD s'est faite par Astérix.
Pour ces seules raisons déjà, Astérix mérite le qualificatif de BD culte, au sens noble du terme, c'est-à-dire qu'une quantité impressionnante de fans lui voue un "culte", au même titre que Tintin, si ce n'est plus.
Tout du moins quand on parle de BD à quelqu'un en France, l'image d'Astérix et de son compagnon Obélix revient invariablement.
Bref, pas besoin d'en rajouter, un monument de la BD française (eh oui! Elle ne nous vient pas de Belgique pour une fois!)
Mais quelles sont ces obscures raisons pour lesquelles cette BD a pu conquérir un public si imposant?
Tout d'abord Astérix est apparue à une époque où la BD franco-belge, après des décennies de domination incontestable de Tintin, prend véritablement son essor: les années 60, où les grands classiques (Spirou, Luky-Luke...) rencontrent une énorme audience dans la jeunesse.
Astérix a donc profité de cette vague porteuse.
Il y a aussi le rôle très important de ses créateurs, Uderzo, qui a apporté un dessin généreux, clair, et résolument gai, et surtout Goscinny, monstre sacré, à qui l'on doit entre autres certaines aventures de Luky Luke, et celles d'Iznogoud.
Il a su créer des personnages attachants, charismatiques (dont on se souvient), aux noms rigolos. Même les Romains (surtout dirais-je!) sont attachants.
Les aventures de nos héros nous emmènent aux quatre coins de l'Empire, des forêts armoricaines aux déserts arabiques en passant par la fastueuse Rome.
Les gags séduisent les plus petits.
On trouve en outre une quantité incroyable de jeux de mots dans des dialogues pour le moins savoureux mais qui restent simples. Quantités d'anachronismes de même.
Si l'on regarde encore de plus près, on s'aperçoit que Goscinny ne se gêne pas pour parodier la politique, ou certains aspects ridicules de la nature humaine.
Voilà en effet la grande force d'Astérix: savoir se faire aimer à tout âge.
On découvre cette BD tout petit, attiré par toutes ces choses qui plaisentà l'âge, et on continue à la lire plus grand, en s'en délectant, car on redécouvre le plaisir enfantin, et de plus on découvre des aspects inconnus.
C'est pour cela qu'elle est intemporelle, indémodable.
Je pense en outre que sans Astérix, la BD actuelle ne serait ce qu'elle est, et que l'on n'assisterait pas au renouveau actuel de la BD franco-belge, puisque son influence a largement imprégné, de par sa verve narrative et toutes les qualités précedemment énumérées, les scénaristes actuels.
Il reste encore à trouver le successeur à cette grande BD populaire d'aventures, et je souligne le terme "populaire".
Ce n'est pas pour demain, par Toutatis!
Bonjour.
C'est pour moi un excellente BD qui a su traverser le temps et les crises, des tas de générations sont tombées dedans, beaucoup de nos aïeuls lorsqu'ils se promènent qui en remarquent sur les tables des vendeurs disent « holala, je lisais ça dans ma jeunesse ». Pour ma part j'en fais la collection et ça depuis 30 ans, je ne pense pas que cette série soit finie, je pense qu'elle est en attente d'un dessinateur qui sera la faire repartir encore de plus, un qui sera capable de faire des gags qui 20 plus tard ne seront pas démodés.
Cet album aurait bien pu se faire oublier au beau milieu d’une « montagne » de bds du même éditeur si un avis extrêmement positif d’un lecteur ne m’avait pas encouragé à le chercher !
« L’histoire d’une mère » est une adaptation d’un conte d’Andersen par un auteur… danois.
Ce qui frappe en premier lieu dans cet album, c’est la très grande beauté graphique et cette mise en ambiance particulièrement réussie !
Des séquences sont très touchantes et je pense qu’elles me resteront inoubliables, je me remémore notamment celle avec l’horloge. Pour ceux qui n’ont jamais lu ce conte d’Andersen, sachez que ce dernier raconte le combat d’une mère pour que son fils échappe à la mort… c’est très émouvant. La détermination, le courage, la colère de cette mère sont à l’image de l’amour qu’elle porte à son enfant : énorme !
« L’histoire d’une mère » est donc un super conte somptueusement mis en image par Madsen.
Voilà là une formidable BD, une merveille de précision et d'horlogerie (normal pour une histoire tournant autour d'une montre me direz-vous) qui m'a totalement séduit.
Gabella réussit dans les grandes largeurs là où une série comme Phenomenum échoue à mon sens. La comparaison n'est pas innocente, le canevas de départ est en effet assez similaire : notre héros entre en possession d'une montre gousset qui lui permet d'arrêter le temps à sa guise, de créer une stase dans laquelle il se déplace librement, le monde s'arrêtant autour de lui. Une première différence vient du fait que d'autres personnes, qui ne sont pas en possession de la montre, ont également le pouvoir de se déplacer et, naturellement, ils sont loin de faire tous un usage de bon aloi de cette stase, leur but ultime étant de s'emparer du précieux objet.
Autre différence, on est ici face à un one-shot se déroulant au XIXème siècle: le décalage entre ce siècle déjà bien lointain et cette technologie si improbable est des plus réussis. Enfin, le dessin d'Audibert est bien loin de celui très anguleux et peu séduisant de Phenomenum: virevoltant, léger et très poétique, il épouse à merveille cette histoire dont la poésie est justement un segment très important (lisez-le, vous comprendrez tout).
Au final, non content de conclure en 62 pages, les auteurs nous proposent une fin extrêmement réussie qui m'a fait refermer l'album avec un immense sentiment de satisfaction : quel bonheur de voir un scénariste proposant une aussi bonne histoire parfaitement exécuter la culbute finale ! Un des meilleurs albums que j'ai lus cette année, sans aucun doute.
Sans conteste, ce pavé de 600 pages est une réussite. Primé (avec raison) à Angoulème, ce comics nous conte l'histoire de vie de différents jeunes adultes à New York. La vie n'est pas simple bien entendu pour des jeunes sortant à peine de leur étude et devant faire leur trou dans un monde professionnel de plus en plus dur. Non la vie n'est pas rose dans ce récit. Elle se veut réaliste. De ce fait, on vit à plusieurs dans un appart avec tous les problèmes liés à la cohabitation. Il y l'amour bien entendu. Sujet tellement central dans la vie de tout individu. Qui dit amour dit moments de bonheur, de remise en question et de déceptions. A cela vous ajoutez un peu d'alcool, quelques petites fêtes accompagnées de dérapages inhérents à ce genre de chose, une société peu scrupuleuse qui exploite ses travailleurs et vous obtenez une image critique et réussie de notre société occidentale. Bref, vous l'aurez compris, le réalisme est au cœur de cette Bande dessinée. Toutefois le sujet est traité avec légèreté, humour et sensibilité. On rit, on est ému mais à aucun moment le poids du livre n'affecte la lecture. En somme, un très agréable moment de lecture.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Donjon Zenith
J'ai découvert Donjon Zenith lors d'un de mes anniversaires. Quelques jours plus tard j'allais déjà acheter le deuxième ! Un véritable chef d'œuvre de Sfar et Trondheim ! Ayant eu vite la série complète (parue) j'ai acheté d'autres Donjons pour combler mon manque de Zénith. J'ai presque autant accroché mais pour moi les Zenith restent les meilleurs ! Un pur moment de bonheur à chaque page et éclats de rire garantis !
City Hunter
Tout simplement mon manga culte. On s'attache très vite à notre héros pervers, mais on s'aperçoit bien vite que ce n'est qu'une carapace destinée à dissimuler sa sensibilité. Les histoires se suivent mais ne se ressemblent pas, l'auteur rajoute de temps en temps de quoi en savoir un peu plus sur le passé de notre héros. Les personnages secondaires sont très charismatiques, le dessin s'améliore au fil des pages et on attend la suite avec impatience. Bien entendu la version de J'ai Lu ne rend pas hommage à cette oeuvre magistrale. Vivement la sortie de l'édition ultime en 32 tomes avec les pages couleurs originelles par Génération Comics au mois de Septembre. La traduction sera refaite et le papier sera de meilleure qualité. Effectivement, la version de luxe est de bien meilleure qualité, le format est plus grand, et les pages en couleur ont été respectées.
Sous un rayon de soleil...
Tout simplement MAGNIFIQUE ! C'est du Tsukasa Hojô au summum de son art. Cela change certes de ses oeuvres habituelles, mais on reste scotché tout au long des 3 tomes de ce manga. Sous Un Rayon De Soleil est une fable écologique très poétique avec une pointe d'humour propre à Hojô. Ce serait vraiment dommage de passer à côté d'un tel chef-d'oeuvre. Probablement son meilleur manga, malheureusement introuvable à ce jour. PS:Messieurs de Génération Comics, à quand une réédition ?
Step up love story
Alors je trouve ce manga excellentissime !!!!!! Les dessins sont sublimes et pas trop hard ! J’aime bien le côté amoureux de ce manga et il a la qualité de ne pas être un vulgaire magasine pour se vider les cacahuètes !!! On y apprend pleins de choses qu'on peut ensuite appliquer !!
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
J’adore les deux trilogies, mais j’ai toujours eu peur de me lancer dans les bouquins et les BDs, de peur de me faire avoir par une histoire de gros sous et de marketing tournant autour de l’univers de Star Wars. Et puis, j’ai fini par me lancer dans la lecture de "Star Wars - Clone Wars". Et wahooo qu’est ce que c’est bien, je ne suis pas déçu. Côté dessins, au départ le fait que la série soit dessinée par tout un collectif m’effrayait un peu, mais chaque auteur apporte sa pierre et tout s’enchaîne bien. Tous les dessins sont d’excellentes factures et les couleurs collent parfaitement bien à l’univers de Star Wars. Côté scénarii, les fans y trouveront moult détails et personnages très intéressants qui les raviront et les autres se satisferont largement des histoires rondement menées mêlant action, aventure et jeux politiques. Les faits relatés dans Clone Wars se déroulent entre Episode II et Episode III, chaque petite histoire est pour ainsi dire indépendante, mais elles tendent toutes à faire le lien entre les deux films. On retrouve aussi les héros de la série Star Wars - Jedi (notamment Quinlan Vos), cette dernière peu d’ailleurs être considérée comme une introduction à Clone Wars. Moi, qui ne suis pas un grand adapte des comics, j’ai été subjugué par la qualité de cette série. Et elle m'a donné l'envie de lire les autres séries Star Wars. EDIT: Maintenant que la série est terminée, c'est à dire que les 10 tomes sont parus, et que je la regarde dans son ensemble, je trouve la série très homogène. Avoir réussi à tenir une telle qualité sur 10 tomes me fait revoir ma notation de 4 à 5. ET JE DIS SERIE CULTE.
Astérix
Astérix est sans nul doute une BD d'exception, et je ne prends pas beaucoup de risques avec cette affirmation. Cette BD a été éditéedans des dizaines de langues dans un nombre incroyable de pays. Son impact dans les pays francophones a été considérable, elle a influencé et bercé l'enfance de millions de personnes, sur plusieurs générations, et encore aujourd'hui. Bien souvent l'entrée dans le monde de la BD s'est faite par Astérix. Pour ces seules raisons déjà, Astérix mérite le qualificatif de BD culte, au sens noble du terme, c'est-à-dire qu'une quantité impressionnante de fans lui voue un "culte", au même titre que Tintin, si ce n'est plus. Tout du moins quand on parle de BD à quelqu'un en France, l'image d'Astérix et de son compagnon Obélix revient invariablement. Bref, pas besoin d'en rajouter, un monument de la BD française (eh oui! Elle ne nous vient pas de Belgique pour une fois!) Mais quelles sont ces obscures raisons pour lesquelles cette BD a pu conquérir un public si imposant? Tout d'abord Astérix est apparue à une époque où la BD franco-belge, après des décennies de domination incontestable de Tintin, prend véritablement son essor: les années 60, où les grands classiques (Spirou, Luky-Luke...) rencontrent une énorme audience dans la jeunesse. Astérix a donc profité de cette vague porteuse. Il y a aussi le rôle très important de ses créateurs, Uderzo, qui a apporté un dessin généreux, clair, et résolument gai, et surtout Goscinny, monstre sacré, à qui l'on doit entre autres certaines aventures de Luky Luke, et celles d'Iznogoud. Il a su créer des personnages attachants, charismatiques (dont on se souvient), aux noms rigolos. Même les Romains (surtout dirais-je!) sont attachants. Les aventures de nos héros nous emmènent aux quatre coins de l'Empire, des forêts armoricaines aux déserts arabiques en passant par la fastueuse Rome. Les gags séduisent les plus petits. On trouve en outre une quantité incroyable de jeux de mots dans des dialogues pour le moins savoureux mais qui restent simples. Quantités d'anachronismes de même. Si l'on regarde encore de plus près, on s'aperçoit que Goscinny ne se gêne pas pour parodier la politique, ou certains aspects ridicules de la nature humaine. Voilà en effet la grande force d'Astérix: savoir se faire aimer à tout âge. On découvre cette BD tout petit, attiré par toutes ces choses qui plaisentà l'âge, et on continue à la lire plus grand, en s'en délectant, car on redécouvre le plaisir enfantin, et de plus on découvre des aspects inconnus. C'est pour cela qu'elle est intemporelle, indémodable. Je pense en outre que sans Astérix, la BD actuelle ne serait ce qu'elle est, et que l'on n'assisterait pas au renouveau actuel de la BD franco-belge, puisque son influence a largement imprégné, de par sa verve narrative et toutes les qualités précedemment énumérées, les scénaristes actuels. Il reste encore à trouver le successeur à cette grande BD populaire d'aventures, et je souligne le terme "populaire". Ce n'est pas pour demain, par Toutatis!
Les Pieds Nickelés
Bonjour. C'est pour moi un excellente BD qui a su traverser le temps et les crises, des tas de générations sont tombées dedans, beaucoup de nos aïeuls lorsqu'ils se promènent qui en remarquent sur les tables des vendeurs disent « holala, je lisais ça dans ma jeunesse ». Pour ma part j'en fais la collection et ça depuis 30 ans, je ne pense pas que cette série soit finie, je pense qu'elle est en attente d'un dessinateur qui sera la faire repartir encore de plus, un qui sera capable de faire des gags qui 20 plus tard ne seront pas démodés.
L'Histoire d'une mère
Cet album aurait bien pu se faire oublier au beau milieu d’une « montagne » de bds du même éditeur si un avis extrêmement positif d’un lecteur ne m’avait pas encouragé à le chercher ! « L’histoire d’une mère » est une adaptation d’un conte d’Andersen par un auteur… danois. Ce qui frappe en premier lieu dans cet album, c’est la très grande beauté graphique et cette mise en ambiance particulièrement réussie ! Des séquences sont très touchantes et je pense qu’elles me resteront inoubliables, je me remémore notamment celle avec l’horloge. Pour ceux qui n’ont jamais lu ce conte d’Andersen, sachez que ce dernier raconte le combat d’une mère pour que son fils échappe à la mort… c’est très émouvant. La détermination, le courage, la colère de cette mère sont à l’image de l’amour qu’elle porte à son enfant : énorme ! « L’histoire d’une mère » est donc un super conte somptueusement mis en image par Madsen.
Les mesures du temps
Voilà là une formidable BD, une merveille de précision et d'horlogerie (normal pour une histoire tournant autour d'une montre me direz-vous) qui m'a totalement séduit. Gabella réussit dans les grandes largeurs là où une série comme Phenomenum échoue à mon sens. La comparaison n'est pas innocente, le canevas de départ est en effet assez similaire : notre héros entre en possession d'une montre gousset qui lui permet d'arrêter le temps à sa guise, de créer une stase dans laquelle il se déplace librement, le monde s'arrêtant autour de lui. Une première différence vient du fait que d'autres personnes, qui ne sont pas en possession de la montre, ont également le pouvoir de se déplacer et, naturellement, ils sont loin de faire tous un usage de bon aloi de cette stase, leur but ultime étant de s'emparer du précieux objet. Autre différence, on est ici face à un one-shot se déroulant au XIXème siècle: le décalage entre ce siècle déjà bien lointain et cette technologie si improbable est des plus réussis. Enfin, le dessin d'Audibert est bien loin de celui très anguleux et peu séduisant de Phenomenum: virevoltant, léger et très poétique, il épouse à merveille cette histoire dont la poésie est justement un segment très important (lisez-le, vous comprendrez tout). Au final, non content de conclure en 62 pages, les auteurs nous proposent une fin extrêmement réussie qui m'a fait refermer l'album avec un immense sentiment de satisfaction : quel bonheur de voir un scénariste proposant une aussi bonne histoire parfaitement exécuter la culbute finale ! Un des meilleurs albums que j'ai lus cette année, sans aucun doute.
De mal en pis
Sans conteste, ce pavé de 600 pages est une réussite. Primé (avec raison) à Angoulème, ce comics nous conte l'histoire de vie de différents jeunes adultes à New York. La vie n'est pas simple bien entendu pour des jeunes sortant à peine de leur étude et devant faire leur trou dans un monde professionnel de plus en plus dur. Non la vie n'est pas rose dans ce récit. Elle se veut réaliste. De ce fait, on vit à plusieurs dans un appart avec tous les problèmes liés à la cohabitation. Il y l'amour bien entendu. Sujet tellement central dans la vie de tout individu. Qui dit amour dit moments de bonheur, de remise en question et de déceptions. A cela vous ajoutez un peu d'alcool, quelques petites fêtes accompagnées de dérapages inhérents à ce genre de chose, une société peu scrupuleuse qui exploite ses travailleurs et vous obtenez une image critique et réussie de notre société occidentale. Bref, vous l'aurez compris, le réalisme est au cœur de cette Bande dessinée. Toutefois le sujet est traité avec légèreté, humour et sensibilité. On rit, on est ému mais à aucun moment le poids du livre n'affecte la lecture. En somme, un très agréable moment de lecture.