J'ai le TOME 1 et le TOME 2 et pas encore le tome 0. Ce qui est clair c'est que c'est à ne pas rater, l'humour est omniprésent et je me marre toutes les 2 pages à coup sûr. En ce qui me concerne c'est un must et quand je dois offrir une bd à quelqu'un pour un anniversaire c'est toujours de cette série.
Les albums sont des petites histoires qui tiennent généralement sur moins de 5 pages et qui sont souvent basées sur des arnaques parodiées ou autre au royaume des milles et une nuits. Chaque histoire se termine par une morale plus ou moins douteuse mais souvent très drôle.
Bon achat !
Bernard.
Je trouve justement que ce chien apporte un petit plus dans son côté débile, je suis une "aficionado" de Garfield depuis toujours mais ce chien débile a une fraîcheur séduisante.
De plus le type de coup de crayon de l'auteur ajoute à ce côté approximatif. Je n’accroche pas du tout sur le personnage de Mère l'oie mais bon je zappe et c’est bon !!!
Garfield est très propre, très souvent drôle, mais ça ne se renouvelle pas tellement, c'est dommage...
Les albums sont trop courts hélas ! A peine avons-nous plongé dans cet univers mi-médiéval, mi-fantastique que l'on est déjà ressorti avec une envie de replonger dans le rêve.
Les univers sont fantastiques mais tellement proches d'une réalité. Les personnages surprenants sont attachants même lorsqu'il s'agit de personnages cruels et vaniteux comme Kriss de Valnor.
Que dire de Thorgal à qui il arrive tout les malheurs de la Terre et qui décidément ne parviendra jamais à s'installer paisiblement avec Aaricia et ses enfants ?
Un véritable conte de fée où les ogres, les hommes et les sorcières sont implacables. Le scénario est toujours palpitant...
Une série culte...
J'avais décidé de ne pas acheter "le sommet des Dieux". Les deux livres de Frison-Roche lus dans ma jeunesse ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable et je me disais que je ne pourrais jamais lire 1500 pages de manga traitant d'alpinisme et de montagne sans m'ennuyer. Pourtant, quand ma mère m'a fait la surprise de m'offrir les 5 volumes d'un coup, j'ai bien été obligé de les lire. Bien m'en prit car j'ai été complètement enthousiasmé par le premier tome et j'ai dévoré les suivants sur la lancée, ne m'arrêtant qu'avec difficulté pour vaquer à d'autres obligations, impatient de me replonger dans la suite. Ca faisait longtemps que je n'avais plus été aussi captivé par une BD.
L'histoire concerne les hommes bien plus que de la montagne. On suit un photographe qui enquête sur l'histoire d'un appareil photo ayant peut-être appartenu aux premiers hommes ayant gravi l'Everest. Il en vient à rencontrer des gens extraordinaires (et d'autres qui le sont beaucoup moins) qui bouleverseront sa vie. Des hommes animés d'une force et d'une volonté incroyables, héroïques, qui vont au bout de leurs forces pour trouver un sens à leur vie et tenir les promesses faites à soi et aux autres.
Les scènes de montagne sont formidables, tellement prenantes et palpitantes qu'on en vient à frissonner et à avoir le rythme cardiaque qui s'accélère. La série est également une sorte de roman historique racontant l'épopée de l'alpinisme, ainsi qu'un thriller teinté d'un zeste de romance.
Une série exceptionnelle, que je recommande chaudement (merci maman !).
"Pourquoi j’ai tué Pierre" est un livre autobiographique magistral, traitant d’un sujet sensible (l’abus sexuel d’un enfant) à la première personne avec un talent rare. Une fois l’ouvrage commencé, on ne le lâche plus, fasciné et effrayé par ce qui nous est conté.
J’entends déjà certains posteurs s’égosiller à dire que ce n’est pas parce qu’une bd aborde un sujet difficile que c’est pour autant un chef d’oeuvre. Certes, non… mais un livre qui me décrit avec cette minutie et cette pudeur le vécu d’un individu abusé dans son enfance, sans jamais tomber dans l’esprit revanchard ou la vengeance, sans crier un gros « Pédophile au bûcher !», quand en plus, ce livre n’est pas seulement un récit fort par son contenu mais est aussi une admirable bande dessinée, magnifiquement dessinée et découpée, parsemée de trouvailles formelles abouties, et bien moi, j’appelle ça un chef-d’oeuvre…
Il serait étonnant que "Pourquoi j’ai tué Pierre" n’obtienne pas le prix du meilleur album à Angoulême. La bd de l’année (pour l’instant), et un des plus beaux albums qu'il m’ait été donné de lire. Courez l’acheter…
Quel plaisir de retrouver dans cette nouvelle série de Plessix les personnages ô combien attachants du "Vent dans les saules".
Les pérégrinations de Rat, Crapaud, Taupe... sont tout simplement merveilleuses.
Dans ce nouvel album Rat le casanier fait la rencontre d'un Rat bourlingueur et avide de voyages et de sensations nouvelles. Evidemment, Crapaud est dans les parages et ne va pas pouvoir s'empêcher de faire de nouvelles bêtises.
A l'heure où les BD pour enfants font débat, il est vraiment agréable de découvrir cette histoire. Ici, l'univers peut paraître un peu édulcoré, sans relief, sans vraiment de lien avec la société dans laquelle nous vivons. Mais quel grand bol d'air frais...
Les aventures de ces petits animaux nous parlent d'amitié, de voyages, de nature, de quelques fondamentaux de la Vie qu'on aurait tendance à oublier un peu trop facilement.
Le dessin de Plessix est une pure merveille, minutieux, extrêmement précis et rempli de petits détails.
Un vrai bonheur.
Encore une oeuvre de Adachi. L'une de ses plus longues (34 volumes).
Encore les mêmes personnages dessinés.
Encore une histoire romantique entre adolescents centrée sur le sport. Et ce sport, c'est encore le Base Ball.
Et malgré tout, c'est encore avec un immense plaisir qu'on lit son histoire, pleine de non dits, de sensibilité, de romantisme, d'humour rafraîchissant, et de passages sombres aussi parfois. C'est le début d'une histoire simple, mais qui nous touche encore et toujours là où on est le plus sensible. On a tous un coeur, et l'auteur sait nous le rappeler de manière très subtile.
Ce dessinateur/scénariste est un Dieu. Quand on le lit, on oublie tout, et il est dur de quitter ce petit sourire béat que l'on a sur le visage et revenir à notre petit train-train quotidien.
S'il y a un auteur de BD qui m'a marqué ces deux dernières années, c'est bien Mitsuru Adachi. Et chacune de ses oeuvres est un enchantement.
Nous sommes aux Etats-Unis, en Août 1928...
La revue Amazing Stories, qui publie des récits de science-fiction, propose aux lecteurs un roman écrit par Philip Francis Nowlan.
John F. Dille, responsable d'édition, se sent inspiré par cette histoire qui met en scène "Anthony Rogers". Il pense avoir trouvé là un bon filon pour une adaptation en bande-dessinée. Après accord passé avec Nowlan, Dille prend contact avec un de ses meilleurs illustrateurs : Dick Calkins.
Celui-ci change le prénom du héros : "Buck Rogers" est né.
Buck Rogers ?... Il est considéré comme le PREMIER personnage de science-fiction de l'histoire de la Bande Dessinée.
7 Janvier 1929. Le premier "strip" paraît dans le "Courrier Press" d'Evansville. La première aventure éditée dans ce "daily-strip" a pour titre : "Buck Rogers in the Year 2149 A.D."
Et ça va plaire. Beaucoup. Des fusées en forme de suppositoires aux pistolets désintégrateurs, les éléments qui "ornent" cette série vont marquer pendant longtemps cette sorte de "marque" qui en fera le genre.
1947. Suite à un conflit avec Dille, Calkins abandonne la série ; laquelle cartonne pourtant.
1947 à 1949. Murphy Anderson reprend la saga.
1949 à 1951. Celle-ci continue sous la plume de Leon Dworkins.
1951 à 1958. C'est Rick Yager qui, à son tour, s'y met.
1958 à 1959. Retour de Murphy Anderson.
1959 à 1967. Georges Tuska reprend le flambeau.
Et en France ?...
Buck Rogers fait son apparition -sous ce nom- dans l'hebdo "Aventures" à partir du 14 Avril 1936. Il paraît ensuite dans l'hebdo "L'As" dès Juillet 1940. Ces parutions hebdomadaires sont signée Calkins.
Malgré l'engouement du public, il faut attendre 1967 pour qu'une sorte d'album soit édité en francophonie. Un mini album est agrafé, en supplément, dans le Spirou n° 1526 du 13 Juillet 1967. Signé "Tuska" (le dernier à avoir repris la série), il a pour titre "Buck Rogers au 25ème siècle".
Les "vrais" albums :
Le premier, en langue française, un cartonné, est édité chez Horay en 1977. Le graphisme est de Calkins.
1980. Un album broché paraît aux Editions des Deux Coqs d'Or. La même année, un broché également est édité chez SAGE(EDITION).
1882. Un broché paraît chez Junior Production.
C'est tout ?... Ben oui... C'est peu !... Ben oui !... Et c'est grand dommage. "Buck Rogers" est une magnifique série -vieille certainement- mais où l'on trouve déjà tous les poncifs qui feront de la bande dessinée de Science-Fiction ce qu'elle est maintenant.
A noter :
Suite à un regain d'intérêt du public anglo-saxon, le New York Time Syndicate a décidé de relancer cette saga. Scénarisée par Jim Lawrence puis Cary Bates, dessinée par Gray Morrow et ensuite Jack Sparling, elle a (re)débuté dans les pages de ce journal le 9 Septembre 1979.
Rien vu venir en francophonie.
"Buck Rogers" c'est aussi : des adaptations au cinéma et à la télévision dès 1939. En 1979 un long métrage -"Buck Rogers au 25ème siècle"- est sorti sur les écrans.
In fine :
Les albums édités en France sont assez rares à trouver ; parfois sur une bourse aux occasions lors d'un festival BD. Mais si vous aimez la science-fiction, ne les ratez surtout pas : vous passeriez à côté de quelque chose de "grand".
"Buck Rogers" est une série culte. Une vraie. Quoique maintenant oubliée de beaucoup. C'est râlant quelque part...
Les principaux auteurs :
Dick CALKINS, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Grand Rapids (Michigan) en 1898, décédé à Tuckson (Arizona) le 13 Mai 1962.
Outre "Buck Rogers" on lui connaît aussi la série "Red Ryder".
Murphy ANDERSON, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Asheville (Caroline du Nord) en 1926.
A oeuvré sur "Captain Comet", "Adam Strange", "Batman", "Green Lantern". Ce n'est pas "n'importe qui" !
Au commencement la parution dans Metal Hurlant 3 et 4 de deux histoires de ce personnage, un succès immédiat, quelque chose de magique venait de se produire, Den est une révolution, une vision neuve de l'Héroic-Fantasy.
Den est l'oeuvre phare de Corben, celle qui représente la consécration pour cet immense artiste. Corben qui graphiquement va constamment évoluer en faisant fi de toutes conventions. Corben, dans ses dessins, va accentuer les masses et les reliefs jusqu'à l'outrance pour accoucher de ce style hypertrophié si caractéristique. L'utilisation de l'aérographe pour les couleurs accentuera encore un peu plus l'effet hyperréaliste des illustrations.
Tout ce processus qui s'est construit petit à petit dans la carrière de Corben au travers de ses oeuvres depuis le début des années 1970 explose littéralement dans Den. Si par la suite Corben n'arrêtera jamais de s'améliorer et d'innover, Den reste une étape majeure dans son parcours artistique, cette oeuvre est si marquante visuellement, si extrême, qu'elle a fini par faire du tort à son auteur.
Quand on s'est mis à trouver bien trop désuet ce monde ultra coloré, peuplés de colosses nus et décérébrés aux proportions surdimensionnées, de femmes ultra mamelues complètement nymphomanes, et de monstres à l'air idiot aux couleurs criardes, Corben s'est vu dévoré par cette oeuvre, il est tombé en disgrâce à cause de ses expérimentations. Heureusement Corben est un dessinateur hors normes, il a posé ses pistolets de peinture, repris ses crayons et avec La Quète il a redonné ses lettres de noblesse à Den en revisitant son oeuvre avec brio.
Quand on regarde rétrospectivement Den, sans idées toutes faites, force est cependant d'admettre que cette BD conserve un style graphique à la portée unique. L'aspect de Den n'est ni figé dans une certaine époque ni démodé. Aujourd'hui le choc visuel est aussi puissant qu'hier, et, cette oeuvre est bien injustement tombé dans la désuétude.
En ce qui concerne l'histoire de Den il me semble difficile de parler de scénario, il est ici bien plus question d'une atmosphère particulière, née de l'imagination complètement débridée et frondeuse d'un auteur hors du commun. Là aussi les codes de la fantasy classique sont bouleversés, Corben crée un monde sauvage, brutal, où la sexualité est totalement libérée, peuplé de monstres belliqueux, où les primates côtoient des êtres à l'intelligence supérieure, où l'on parle de dévastation nucléaire, où l'on voit d'étranges artéfacts indiquant une ancienne technologie avancée. Corben imprime sa marque fantaisiste dans une fantasy qui s'en est trouvée violemment secouée. Corben, dans une moindre mesure, profitera de sa singulière création pour traiter des thèmes qui lui tiennent à coeur, comme ce qui touche à l'environnement.
L'histoire peut désormais commencer...
Un jeune informaticien de constitution malingre, David Ellis Norman (Den), se trouve, suite à un rêve halluciné probablement généré télépathiquement par son oncle, dans le monde de nulle part, il est dans les ruines de Nebroc (un anagramme de Corben ?) et se souvient difficilement que c'est grâce à un système électronique constitué de bric et de broc qu'il a été finalement propulsé dans cet étrange univers.
Dans cet univers il est fort, puissant, doté d'un corps musculeux, d'attributs sexuels démesurés et il peut mettre sa force au service du bien. Ce monde peuplé de danger est une révélation pour Den, un monde idéal, une utopie qu'il n'aurait jamais cru pouvoir vivre.
Nu et libre, Den va vivre des aventures extraordinaires, tuer les plus terrifiantes créatures et avoir les faveurs des femmes les plus belles.
La première aventure est d'anthologie, Den sauve Kath des griffes de la cruelle reine, Kath sera capturé par Ard un tyran et Den pourra récupérer Kath s’il parvient à arracher le Loc Nar des mains de la reine. Den est irrésistible, pas très intelligent, mais doté d'une force surhumaine et d'une farouche volonté, il ne se contentera pas d'accomplir uniquement sa mission...
Par la suite Den continuera à vivre de folles aventures, essayant parfois de sauver sa bien-aimée, parfois de trouver le but de sa présence à nulle part, aidé pour cela par de vagues souvenirs.
Den est une oeuvre magistrale, un brassage de genres parfaitement réussi, bénéficiant d'une ambiance de douce folie et nous offrant un univers complètement surréaliste. Le segment La saga est le plus faible, mais par la suite La Quête parvient à se hisser au meilleur niveau.
Totalement jubilatoire, Den est un chef-d'oeuvre.
Richard Corben est un maître.
JJJ
Aussi fort que Quartier lointain, ce n'était pas gagné, mais Taniguchi l'a fait. L'émotion est là (J'en ai eu les larmes aux yeux à 3 reprises).
Cette oeuvre est plus politique que celles qui ont précédés puisqu'elle aborde le thème du sacrifice de la famille face à la sacro-sainte flexibilité du travail que tous les médias politiquement corrects nous assainent comme une fatale évidence. Taniguchi nous rappelle, avec beaucoup d'émotions et un véritable recul qu'il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler. Cette thématique était déjà présente en filigramme dans L'Homme qui marche. La nouveauté est de parler des choix de vie face au travail et à la famille et au fait de subir ou d'aller de l'avant. Il semble en effet que le personnage principal aurait pu faire fortune grâce à ses recherches au lieu de se laisser exploiter par son entreprise.
Si Quartier lointain touche certainement un public plus large (tous les lecteurs de BD ont été écoliers), cette oeuvre doit certainement déplaire aux plus jeunes qui ont peut-être du mal à se projeter dans la peau d'un homme de 42 ans. Pour un bédéphile qui a le plaisir d'être papa et qui est dans le monde du travail, c'est un vrai bonheur.
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Les Contes d'un conteur
J'ai le TOME 1 et le TOME 2 et pas encore le tome 0. Ce qui est clair c'est que c'est à ne pas rater, l'humour est omniprésent et je me marre toutes les 2 pages à coup sûr. En ce qui me concerne c'est un must et quand je dois offrir une bd à quelqu'un pour un anniversaire c'est toujours de cette série. Les albums sont des petites histoires qui tiennent généralement sur moins de 5 pages et qui sont souvent basées sur des arnaques parodiées ou autre au royaume des milles et une nuits. Chaque histoire se termine par une morale plus ou moins douteuse mais souvent très drôle. Bon achat ! Bernard.
Grimmy
Je trouve justement que ce chien apporte un petit plus dans son côté débile, je suis une "aficionado" de Garfield depuis toujours mais ce chien débile a une fraîcheur séduisante. De plus le type de coup de crayon de l'auteur ajoute à ce côté approximatif. Je n’accroche pas du tout sur le personnage de Mère l'oie mais bon je zappe et c’est bon !!! Garfield est très propre, très souvent drôle, mais ça ne se renouvelle pas tellement, c'est dommage...
Thorgal
Les albums sont trop courts hélas ! A peine avons-nous plongé dans cet univers mi-médiéval, mi-fantastique que l'on est déjà ressorti avec une envie de replonger dans le rêve. Les univers sont fantastiques mais tellement proches d'une réalité. Les personnages surprenants sont attachants même lorsqu'il s'agit de personnages cruels et vaniteux comme Kriss de Valnor. Que dire de Thorgal à qui il arrive tout les malheurs de la Terre et qui décidément ne parviendra jamais à s'installer paisiblement avec Aaricia et ses enfants ? Un véritable conte de fée où les ogres, les hommes et les sorcières sont implacables. Le scénario est toujours palpitant... Une série culte...
Le Sommet des dieux
J'avais décidé de ne pas acheter "le sommet des Dieux". Les deux livres de Frison-Roche lus dans ma jeunesse ne m'avaient pas laissé un souvenir impérissable et je me disais que je ne pourrais jamais lire 1500 pages de manga traitant d'alpinisme et de montagne sans m'ennuyer. Pourtant, quand ma mère m'a fait la surprise de m'offrir les 5 volumes d'un coup, j'ai bien été obligé de les lire. Bien m'en prit car j'ai été complètement enthousiasmé par le premier tome et j'ai dévoré les suivants sur la lancée, ne m'arrêtant qu'avec difficulté pour vaquer à d'autres obligations, impatient de me replonger dans la suite. Ca faisait longtemps que je n'avais plus été aussi captivé par une BD. L'histoire concerne les hommes bien plus que de la montagne. On suit un photographe qui enquête sur l'histoire d'un appareil photo ayant peut-être appartenu aux premiers hommes ayant gravi l'Everest. Il en vient à rencontrer des gens extraordinaires (et d'autres qui le sont beaucoup moins) qui bouleverseront sa vie. Des hommes animés d'une force et d'une volonté incroyables, héroïques, qui vont au bout de leurs forces pour trouver un sens à leur vie et tenir les promesses faites à soi et aux autres. Les scènes de montagne sont formidables, tellement prenantes et palpitantes qu'on en vient à frissonner et à avoir le rythme cardiaque qui s'accélère. La série est également une sorte de roman historique racontant l'épopée de l'alpinisme, ainsi qu'un thriller teinté d'un zeste de romance. Une série exceptionnelle, que je recommande chaudement (merci maman !).
Pourquoi j'ai tué Pierre
"Pourquoi j’ai tué Pierre" est un livre autobiographique magistral, traitant d’un sujet sensible (l’abus sexuel d’un enfant) à la première personne avec un talent rare. Une fois l’ouvrage commencé, on ne le lâche plus, fasciné et effrayé par ce qui nous est conté. J’entends déjà certains posteurs s’égosiller à dire que ce n’est pas parce qu’une bd aborde un sujet difficile que c’est pour autant un chef d’oeuvre. Certes, non… mais un livre qui me décrit avec cette minutie et cette pudeur le vécu d’un individu abusé dans son enfance, sans jamais tomber dans l’esprit revanchard ou la vengeance, sans crier un gros « Pédophile au bûcher !», quand en plus, ce livre n’est pas seulement un récit fort par son contenu mais est aussi une admirable bande dessinée, magnifiquement dessinée et découpée, parsemée de trouvailles formelles abouties, et bien moi, j’appelle ça un chef-d’oeuvre… Il serait étonnant que "Pourquoi j’ai tué Pierre" n’obtienne pas le prix du meilleur album à Angoulême. La bd de l’année (pour l’instant), et un des plus beaux albums qu'il m’ait été donné de lire. Courez l’acheter…
Le Vent dans les Sables
Quel plaisir de retrouver dans cette nouvelle série de Plessix les personnages ô combien attachants du "Vent dans les saules". Les pérégrinations de Rat, Crapaud, Taupe... sont tout simplement merveilleuses. Dans ce nouvel album Rat le casanier fait la rencontre d'un Rat bourlingueur et avide de voyages et de sensations nouvelles. Evidemment, Crapaud est dans les parages et ne va pas pouvoir s'empêcher de faire de nouvelles bêtises. A l'heure où les BD pour enfants font débat, il est vraiment agréable de découvrir cette histoire. Ici, l'univers peut paraître un peu édulcoré, sans relief, sans vraiment de lien avec la société dans laquelle nous vivons. Mais quel grand bol d'air frais... Les aventures de ces petits animaux nous parlent d'amitié, de voyages, de nature, de quelques fondamentaux de la Vie qu'on aurait tendance à oublier un peu trop facilement. Le dessin de Plessix est une pure merveille, minutieux, extrêmement précis et rempli de petits détails. Un vrai bonheur.
H2
Encore une oeuvre de Adachi. L'une de ses plus longues (34 volumes). Encore les mêmes personnages dessinés. Encore une histoire romantique entre adolescents centrée sur le sport. Et ce sport, c'est encore le Base Ball. Et malgré tout, c'est encore avec un immense plaisir qu'on lit son histoire, pleine de non dits, de sensibilité, de romantisme, d'humour rafraîchissant, et de passages sombres aussi parfois. C'est le début d'une histoire simple, mais qui nous touche encore et toujours là où on est le plus sensible. On a tous un coeur, et l'auteur sait nous le rappeler de manière très subtile. Ce dessinateur/scénariste est un Dieu. Quand on le lit, on oublie tout, et il est dur de quitter ce petit sourire béat que l'on a sur le visage et revenir à notre petit train-train quotidien. S'il y a un auteur de BD qui m'a marqué ces deux dernières années, c'est bien Mitsuru Adachi. Et chacune de ses oeuvres est un enchantement.
Buck Rogers
Nous sommes aux Etats-Unis, en Août 1928... La revue Amazing Stories, qui publie des récits de science-fiction, propose aux lecteurs un roman écrit par Philip Francis Nowlan. John F. Dille, responsable d'édition, se sent inspiré par cette histoire qui met en scène "Anthony Rogers". Il pense avoir trouvé là un bon filon pour une adaptation en bande-dessinée. Après accord passé avec Nowlan, Dille prend contact avec un de ses meilleurs illustrateurs : Dick Calkins. Celui-ci change le prénom du héros : "Buck Rogers" est né. Buck Rogers ?... Il est considéré comme le PREMIER personnage de science-fiction de l'histoire de la Bande Dessinée. 7 Janvier 1929. Le premier "strip" paraît dans le "Courrier Press" d'Evansville. La première aventure éditée dans ce "daily-strip" a pour titre : "Buck Rogers in the Year 2149 A.D." Et ça va plaire. Beaucoup. Des fusées en forme de suppositoires aux pistolets désintégrateurs, les éléments qui "ornent" cette série vont marquer pendant longtemps cette sorte de "marque" qui en fera le genre. 1947. Suite à un conflit avec Dille, Calkins abandonne la série ; laquelle cartonne pourtant. 1947 à 1949. Murphy Anderson reprend la saga. 1949 à 1951. Celle-ci continue sous la plume de Leon Dworkins. 1951 à 1958. C'est Rick Yager qui, à son tour, s'y met. 1958 à 1959. Retour de Murphy Anderson. 1959 à 1967. Georges Tuska reprend le flambeau. Et en France ?... Buck Rogers fait son apparition -sous ce nom- dans l'hebdo "Aventures" à partir du 14 Avril 1936. Il paraît ensuite dans l'hebdo "L'As" dès Juillet 1940. Ces parutions hebdomadaires sont signée Calkins. Malgré l'engouement du public, il faut attendre 1967 pour qu'une sorte d'album soit édité en francophonie. Un mini album est agrafé, en supplément, dans le Spirou n° 1526 du 13 Juillet 1967. Signé "Tuska" (le dernier à avoir repris la série), il a pour titre "Buck Rogers au 25ème siècle". Les "vrais" albums : Le premier, en langue française, un cartonné, est édité chez Horay en 1977. Le graphisme est de Calkins. 1980. Un album broché paraît aux Editions des Deux Coqs d'Or. La même année, un broché également est édité chez SAGE(EDITION). 1882. Un broché paraît chez Junior Production. C'est tout ?... Ben oui... C'est peu !... Ben oui !... Et c'est grand dommage. "Buck Rogers" est une magnifique série -vieille certainement- mais où l'on trouve déjà tous les poncifs qui feront de la bande dessinée de Science-Fiction ce qu'elle est maintenant. A noter : Suite à un regain d'intérêt du public anglo-saxon, le New York Time Syndicate a décidé de relancer cette saga. Scénarisée par Jim Lawrence puis Cary Bates, dessinée par Gray Morrow et ensuite Jack Sparling, elle a (re)débuté dans les pages de ce journal le 9 Septembre 1979. Rien vu venir en francophonie. "Buck Rogers" c'est aussi : des adaptations au cinéma et à la télévision dès 1939. En 1979 un long métrage -"Buck Rogers au 25ème siècle"- est sorti sur les écrans. In fine : Les albums édités en France sont assez rares à trouver ; parfois sur une bourse aux occasions lors d'un festival BD. Mais si vous aimez la science-fiction, ne les ratez surtout pas : vous passeriez à côté de quelque chose de "grand". "Buck Rogers" est une série culte. Une vraie. Quoique maintenant oubliée de beaucoup. C'est râlant quelque part... Les principaux auteurs : Dick CALKINS, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Grand Rapids (Michigan) en 1898, décédé à Tuckson (Arizona) le 13 Mai 1962. Outre "Buck Rogers" on lui connaît aussi la série "Red Ryder". Murphy ANDERSON, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Asheville (Caroline du Nord) en 1926. A oeuvré sur "Captain Comet", "Adam Strange", "Batman", "Green Lantern". Ce n'est pas "n'importe qui" !
Den
Au commencement la parution dans Metal Hurlant 3 et 4 de deux histoires de ce personnage, un succès immédiat, quelque chose de magique venait de se produire, Den est une révolution, une vision neuve de l'Héroic-Fantasy. Den est l'oeuvre phare de Corben, celle qui représente la consécration pour cet immense artiste. Corben qui graphiquement va constamment évoluer en faisant fi de toutes conventions. Corben, dans ses dessins, va accentuer les masses et les reliefs jusqu'à l'outrance pour accoucher de ce style hypertrophié si caractéristique. L'utilisation de l'aérographe pour les couleurs accentuera encore un peu plus l'effet hyperréaliste des illustrations. Tout ce processus qui s'est construit petit à petit dans la carrière de Corben au travers de ses oeuvres depuis le début des années 1970 explose littéralement dans Den. Si par la suite Corben n'arrêtera jamais de s'améliorer et d'innover, Den reste une étape majeure dans son parcours artistique, cette oeuvre est si marquante visuellement, si extrême, qu'elle a fini par faire du tort à son auteur. Quand on s'est mis à trouver bien trop désuet ce monde ultra coloré, peuplés de colosses nus et décérébrés aux proportions surdimensionnées, de femmes ultra mamelues complètement nymphomanes, et de monstres à l'air idiot aux couleurs criardes, Corben s'est vu dévoré par cette oeuvre, il est tombé en disgrâce à cause de ses expérimentations. Heureusement Corben est un dessinateur hors normes, il a posé ses pistolets de peinture, repris ses crayons et avec La Quète il a redonné ses lettres de noblesse à Den en revisitant son oeuvre avec brio. Quand on regarde rétrospectivement Den, sans idées toutes faites, force est cependant d'admettre que cette BD conserve un style graphique à la portée unique. L'aspect de Den n'est ni figé dans une certaine époque ni démodé. Aujourd'hui le choc visuel est aussi puissant qu'hier, et, cette oeuvre est bien injustement tombé dans la désuétude. En ce qui concerne l'histoire de Den il me semble difficile de parler de scénario, il est ici bien plus question d'une atmosphère particulière, née de l'imagination complètement débridée et frondeuse d'un auteur hors du commun. Là aussi les codes de la fantasy classique sont bouleversés, Corben crée un monde sauvage, brutal, où la sexualité est totalement libérée, peuplé de monstres belliqueux, où les primates côtoient des êtres à l'intelligence supérieure, où l'on parle de dévastation nucléaire, où l'on voit d'étranges artéfacts indiquant une ancienne technologie avancée. Corben imprime sa marque fantaisiste dans une fantasy qui s'en est trouvée violemment secouée. Corben, dans une moindre mesure, profitera de sa singulière création pour traiter des thèmes qui lui tiennent à coeur, comme ce qui touche à l'environnement. L'histoire peut désormais commencer... Un jeune informaticien de constitution malingre, David Ellis Norman (Den), se trouve, suite à un rêve halluciné probablement généré télépathiquement par son oncle, dans le monde de nulle part, il est dans les ruines de Nebroc (un anagramme de Corben ?) et se souvient difficilement que c'est grâce à un système électronique constitué de bric et de broc qu'il a été finalement propulsé dans cet étrange univers. Dans cet univers il est fort, puissant, doté d'un corps musculeux, d'attributs sexuels démesurés et il peut mettre sa force au service du bien. Ce monde peuplé de danger est une révélation pour Den, un monde idéal, une utopie qu'il n'aurait jamais cru pouvoir vivre. Nu et libre, Den va vivre des aventures extraordinaires, tuer les plus terrifiantes créatures et avoir les faveurs des femmes les plus belles. La première aventure est d'anthologie, Den sauve Kath des griffes de la cruelle reine, Kath sera capturé par Ard un tyran et Den pourra récupérer Kath s’il parvient à arracher le Loc Nar des mains de la reine. Den est irrésistible, pas très intelligent, mais doté d'une force surhumaine et d'une farouche volonté, il ne se contentera pas d'accomplir uniquement sa mission... Par la suite Den continuera à vivre de folles aventures, essayant parfois de sauver sa bien-aimée, parfois de trouver le but de sa présence à nulle part, aidé pour cela par de vagues souvenirs. Den est une oeuvre magistrale, un brassage de genres parfaitement réussi, bénéficiant d'une ambiance de douce folie et nous offrant un univers complètement surréaliste. Le segment La saga est le plus faible, mais par la suite La Quête parvient à se hisser au meilleur niveau. Totalement jubilatoire, Den est un chef-d'oeuvre. Richard Corben est un maître. JJJ
Un ciel radieux
Aussi fort que Quartier lointain, ce n'était pas gagné, mais Taniguchi l'a fait. L'émotion est là (J'en ai eu les larmes aux yeux à 3 reprises). Cette oeuvre est plus politique que celles qui ont précédés puisqu'elle aborde le thème du sacrifice de la famille face à la sacro-sainte flexibilité du travail que tous les médias politiquement corrects nous assainent comme une fatale évidence. Taniguchi nous rappelle, avec beaucoup d'émotions et un véritable recul qu'il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler. Cette thématique était déjà présente en filigramme dans L'Homme qui marche. La nouveauté est de parler des choix de vie face au travail et à la famille et au fait de subir ou d'aller de l'avant. Il semble en effet que le personnage principal aurait pu faire fortune grâce à ses recherches au lieu de se laisser exploiter par son entreprise. Si Quartier lointain touche certainement un public plus large (tous les lecteurs de BD ont été écoliers), cette oeuvre doit certainement déplaire aux plus jeunes qui ont peut-être du mal à se projeter dans la peau d'un homme de 42 ans. Pour un bédéphile qui a le plaisir d'être papa et qui est dans le monde du travail, c'est un vrai bonheur.