Que dire de One Piece à part que c'est une oeuvre exceptionnelle ; on met un peut temps à l'apprécier mais au final aucun regret.
Mais si vous cherchez une histoire avec de vrais pirates : passez votre chemin! Les dessins style cartoon ne plaisent pas forcément au début mais on finit par s'y faire et qui d'ailleurs s'améliorent petit à petit au fil des tomes.
Idem pour le scénario qui ne semble pas très recherché au départ s'édifie petit à petit jusqu'à être très prenant.
C'est un manga rempli de bons sentiments, les personnages décalés voire avec une apparence burlesque sont très attachants et nous transportent dans de grandes aventures.
Bref un manga culte qui mérite de la patience afin d'être apprécié.
Très intéressé par le thème de cette BD, j'ai été littéralement captivé par son contenu.
Quelle excellente idée de mettre en scène un personnage tout droit inspiré d'un animal politique tel que Dominique de Villepin ! Cela nous permet non seulement de découvrir une personnalité hors du commun mais également le fonctionnement particulièrement complexe d'une structure telle que le Ministère des Affaires Etrangères. Est-ce donc ainsi qu'était exercée la diplomatie à la française au début des années 2000 ? Est-ce ainsi que l'Etat Français réagit à des crises telles que la guerre en Irak, des prises d'otages, le début d'une guerre civile dans un pays similaire au Rwanda ou simplement les négociations européennes avec l'Allemagne ?
Le récit est légèrement fantasmé, un peu romancé, mais il repose visiblement sur un solide socle d'informations concrètes et véridiques. C'est parfaitement crédible et bigrement intéressant.
Le personnage de Taillard de Vorms est également assez magnifique. Hyperactif, dominateur, charismatique, impressionnant, presque effrayant, il en impose dès qu'il apparait en scène.
J'ai retrouvé en sa présence une ambiance que j'ai déjà ressentie lorsque, en condition de travail, vous allez travailler avec des supérieurs hiérarchiques sur un projet complexe, avec de réels besoins de négociations et de réflexion politique, et qu'une ou plusieurs de ces personnes sont manifestement supérieurement intelligentes, du moins dans le domaine concerné. Vous avez alors l'impression d'être emporté par le courant, un peu noyé, et surchargé de boulot devant ces éternels insatisfaits qui vous font refaire le travail jusqu'à ce que finalement ils aient façonné l'ensemble du projet à leur image mentale. Vous vous sentez petit, agacé par leurs ordres directifs et parfois apparemment contradictoires, confronté à quelque chose de trop complexe pour vous et en même temps fasciné par ce ou ces personnages et la puissance de leurs idées. Vous avez l'impression qu'ils sont à côté de la plaque, qu'ils négligent les détails pourtant cruciaux au profit d'une vision d'ensemble parfois surprenante. Et ce n'est souvent qu'après coup qu'on se rend compte que, malgré tout ce qu'ils vous ont fait endurer, le pire c'est qu'ils avaient raison.
Taillard de Vorms est représenté comme un être à part, aussi admirable qu'il peut apparaitre ridicule, aussi impressionnant qu'inquiétant. Colérique et emporté, il est parfaitement représenté dans une case comme une puissante locomotive qui fonce à toute vitesse, prête à défoncer tous ceux sur son chemin qui ne vont pas aussi vite que lui. Il est tourné en dérision par son habitude de baser toute sa réflexion sur des citations de livres qu'il prône comme d'implacables arguments alors qu'il les déforment toutes pour leur faire dire ce qu'il veut. Et en même temps, il attire l'admiration de tous ses proches par sa pensée hors norme, ses discours passionnés où l'on a l'impression qu'il part en vrille alors qu'en fait il s'avère qu'il a tout compris, à sa manière, sur un plan supérieur. Vraiment un cas, une personnalité à part.
Mais Taillard de Vorms n'est pas seul. L'ensemble de son cabinet est composé de personnalités fascinantes et intéressantes. J'ai adoré découvrir ce microcosme d'intelligence mais aussi de caractère et parfois d'égoïsme. Il est d'autant plus intéressant de les voir s'agiter et peiner comme des fous pour réussir à suivre la pensée vrombissante de leur ministre.
Blain et Lanzac font en outre la part belle à l'humour. Au fil des chapitres, tandis que l'on apprend à connaître les personnalités des protagonistes, leurs réactions deviennent de plus en plus drôles alors qu'on se prend à les deviner mais qu'elles surprennent toujours autant.
Les bons mots et les dialogues ciselés sont légion dans cet album. Les clins d'oeil et les références sont également nombreuses, donnant une touche moderne à ce récit qui s'éloigne des basiques intrigues historiques et politiques d'une France désuette.
J'ai franchement ri à de nombreuses reprises au cours de cette lecture. Et malgré un dernier chapitre où la pression retombait un peu à mon goût, c'est sur la toute dernière page que j'ai le plus ri.
Intelligence, intérêt, humour, personnalité... Quand à cela s'ajoute un beau dessin qui donne parfaitement vie et caractère aux personnages, cette BD devient un vrai bijou.
A lire par tous les amateurs de politique, diplomatie, psychologie, par tous les curieux mais aussi par tous ceux qui veulent rire tout en s'instruisant.
Une œuvre steampunk réalisée de façon magistrale par Bryan Talbot.
L’inspecteur Lebrock, sorte de fusion entre Sherlock Holmes et James Bond, enquête sur une conspiration menée par les hautes autorités de la France (entre autres le premier ministre Jean-Marie Lapin…).
L’histoire est bien rythmée, les scènes souvent sanglantes, un scénario à rebondissements, difficile de s’ennuyer dans ces conditions !
Et pour nous polariser encore plus sur le récit, l’histoire est remplie de références à la politique (11 septembre, animosité ancestrale entre Français et Anglais), à la peinture et à la BD franco-belge et anglaise. C’est très amusant.
Bryan Talbot, dans une sympathique postface, nous livre toutes ces petites références, il faut bien du talent pour les avoir toutes repérées !
Beaucoup de plaisir avec cette excellente BD.
Seth offre le récit d'une vie, celle d'un type comme les autres, un présentateur de télé locale qui a fait de sa passion (les explorations arctiques) un métier. Cet homme connu et apprécié de beaucoup était en fait antipathique et le plus souvent seul.
Durant toute la lecture de ce volumineux objet qu'est ce livre – l'édition est superbe, soit dit en passant – nous assistons à la vie de cet individu à travers divers témoignages de collègues, spectateurs ou membres de sa famille.
De petits récits forment en fait une grande histoire. Le résultat pourrait apparaître décousu : la narration est faite par une voix-off qui ne cesse de s'excuser de son manque de précision sur George. Mais le scénario multiplie les allers et retours entre passé, présent et derniers jours de l'animateur. Avec une façon de raconter les histoires qui nous rappellera forcément Chris Ware (sur son chef d'œuvre ACME notamment), ou David Heatley sur J'ai le cerveau sens dessus dessous, Seth place ici et là les pierres d’un édifice solide et passionnant.
L'auteur a profité de l'édition de son histoire en version reliée pour y ajouter pas moins d'une cinquantaine de pages inédites. Nous suivons donc la vie et la mort de George Sprott avec intérêt, car aucune de ses facettes ne nous est épargnée. On l'adore, pour le détester la page suivante. Les contradictions de sa personnalité sont nombreuses, désespérément humaines.
Avec un trait à la ligne claire, évoquant aussi bien Dupuy que Berberian (ou les deux), le visuel se montre sobre mais travaillé. Ce récit (complet) a de quoi montrer aux yeux de tous que les auteurs américains sont capables de proposer autre chose que des histoires de super héros (pour les indécrottables clichés), des histoires originales dans le fond mais aussi dans la forme. George Sprott est assurément une lecture marquante de cette année 2009 et il la conclut de fort belle manière.
Un titre profondément humain.
L'une des meilleures séries de vampires qu'il m'ait été données de lire. Swolfs reprend ici tous les classiques du genre - crucifix, ail, croix - dans une histoire transgénérationnelle palpitante. Le personnage de Vladimir Kergan fait beaucoup penser au personnage mythique de Dracula.
Malgré le mélange de l'ensemble de ces classiques, Swolfs arrive à captiver le lecteur (je me suis vu à plusieurs reprises parcourir le tome afin de savoir plus rapidement la suite !) et à livrer une œuvre romantique envoûtante. Il est vrai que les magnifiques personnages féminins n'y sont pas étrangers. :)
Au niveau du dessin, la colorisation s'améliore grandement au fil des tomes et contribue parfaitement à l'ambiance de l'histoire. Malgré quelques soucis de perspectives ça et là au départ, le trait est fin, les personnages très distincts et le physique des personnages féminins vraiment magnifique.
La fin du second cycle nous laisse présager d'un possible troisième cycle mais je ne sais pas s'il s'avèrerait pertinent.
Une œuvre à posséder.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10
NOTE GLOBALE : 18/20
Si One Piece était :
- Un Roman : tous les romans de Terry Pratchett et de Douglas Adams, mais aussi des Planet-Opera comme "Chroniques de Majipoor" de Robert Siverberg ou Le cycle de Tschaï de Jack Vance.
- Une BD : Thorgal, Sillage, Lafeust de Troy, pour le voyage et l'aventure, avec un soupçon de Gotlib pour les perspectives exagérées et d'Uderzo pour le style graphique et les "tronches" innoubliables.
- Un film : Jason et les Argonautes, 300, Stardust, Indiana Jones, Princess Bride, mais surtout PAS pirates des Caraibes !
- Un film d'animation : Nausicaä de la valée du vent, Le Chateau dans le Ciel, Princesse Mononoke, Slayers, les Mysterieuses Cites d'Or, Dragons.
Tout ça pour vous dire que One Piece ne se limite pas à "un manga de pirates" : One Piece, c'est un manga de Fantastique, de Science-Fiction et d'Aventure avec un grand "A", qui se déroule sur une terre recouverte d'eau à 90%, composée d'un unique continent et d'une myriade d'iles.
A partir du volume 9, les personnages prennent une réelle profondeur.
A partir du volume 12, nous découvrons "Grand Line" : la navigation est tellement difficile sur cet océan légendaire (boussoles inutilisables dues à un champ magnétique détraqué, intempéries imprévisibles, pirates sanguinaires, monstres marins : la totale!) que les iles rencontrées s'avèrent isolées les unes des autres, et de nombreuses civilisations différentes ont vu le jour : ainsi, One Piece est un voyage passionnant qui nous fait découvrir des us et coutumes et architectures totalement différentes d'une ile à l'autre et des histoires et scénarios le plus souvent profondément ancrés dans ces différents décors.
Bref, One Piece, c'est gigantesque, infini, comme un voyage spatial de planète en planète, de découvertes en découvertes. ... et l'imagination de l'auteur est sans limite.
VOILA, c'est pour ça que One Piece est increvable, surprenant, passionnant, et à ceux à qui le nombre de volumes déjà parus fait peur, je dirais : il n'y pas de plus beau voyage. Et arrivés au tome 50, vous serez heureux comme Ulysses. ^ ^
il est néanmoins possible de découvrir One Piece avec les tomes 24 et 25 : vous avez ici une petite histoire de 2 tomes, qui vous permettra de vous faire une bonne idée de l'humour, de l'imagination et du souffle d'aventure de One Piece.
Dans le même rythme que le Seigneur des Anneaux de Tolkien, One Piece démarre avec un petit village, et un jeune-homme qui désire partir à l'aventure. Et l'univers s'agrandi au fur et à mesure que le voyageur progresse, découvre les peuples et les conflits qui secouent le monde, et les livres se terminent sur des combats épiques et des affrontements de gigantesques armées. Hé bien One Piece fait pareil.
Laissez-vous emporter par cette aventure hors du commun : vous ne le regretterez pas !
Excellentissime ! Une série qui trace et retrace nos défauts, nos égoïsmes ... Et qui, en partant de récits anciens, la mythologie grecque, nous ramène au présent voire au futur, nous rappelle la bible avec les 7 péchés capitaux... Bref une toile de fond à l'humanité.
Si vous avez gardé une âme d’enfant et que vous adorez vous plonger dans des contes merveilleux un peu désuets, issus des rêves de Jules Verne et de Lewis Caroll, et loin de la haute-technologie envahissante de notre époque, JE VOUS RECOMMANDE CHAUDEMENT ce petit moment de douceur et de poésie, servi par le graphisme superbe et douillet de Florence Magnin et l’excellent scénario de Rodolphe.
Ici, aucune violence, aucune agressivité, à un point que ça en deviendrait presque mièvre… et pourtant, on se laisse prendre au jeu, tant l’histoire vous transporte malgré vous dans une dimension rarement explorée dans la BD, où le familier côtoie le bizarre…
Et d’ailleurs, cet « Autre monde » ne serait-il pas le versant idyllique du nôtre, si tant est que les mondes parallèles existent ? Ces plis dans le ciel ne seraient-ils pas ceux provoqués par notre course folle à l’industrie, la technologie et l’argent ? Des plis que nous refusons de voir, aveuglés par notre propre arrogance, obsédés par notre soif du toujours plus vite et du toujours plus haut, mais incapables d’admirer la beauté de notre Terre.
Trop méconnu à mon goût, ce magnifique ouvrage où il fait bon se blottir mérite largement de figurer au panthéon des grands classiques de la BD.
Selon moi (lecteur qui préfere les BD que les romans), "Les Légendaires" sont la bonne façon d'aborder la lecture.
Je vous conseille de commencer par le # 1 car l'histoire est dure à suivre. Dans celui-ci, on introduit les personnages "HÉROS", leurs goûts, leurs ennemis et leurs caractéristiques.
Je le conseille aux jeunes lecteurs / lectrices qui comme moi ont de la misère à lire. Je le recommande aussi aux adultes qui veulent lire une BD seulement pour lire et rire.
Sur ce, bonne lecture :)...
Les Vaginocrates, une BD vraiment pas comme les autres.
L'auteur Serge Ferrand a reçu le prix du meilleur dessin comique à Montréal pour cette BD.
Cette BD explore très bien la problématique des divorces et la toute puissance des mères devant les tribunaux.
Les pères divorcés ne sont pas jugés dignes de pouvoir élever leurs enfants par les juges qui s'appuient notamment sur les fausses informations délivrées par les féministes.
J'ai beaucoup ri en lisant les Vaginocrates et il est vrai que les féministes acharnées sont décrites de façon féroce.
Les femmes et les mères "normales" (c'est à dire aimant leurs enfants et les hommes) feront bien la différence et ne se reconnaîtront pas dans cette BD qui commence à dater mais qui est toujours d'actualité.
Je recommande chaudement cette BD, rire garanti.
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One Piece
Que dire de One Piece à part que c'est une oeuvre exceptionnelle ; on met un peut temps à l'apprécier mais au final aucun regret. Mais si vous cherchez une histoire avec de vrais pirates : passez votre chemin! Les dessins style cartoon ne plaisent pas forcément au début mais on finit par s'y faire et qui d'ailleurs s'améliorent petit à petit au fil des tomes. Idem pour le scénario qui ne semble pas très recherché au départ s'édifie petit à petit jusqu'à être très prenant. C'est un manga rempli de bons sentiments, les personnages décalés voire avec une apparence burlesque sont très attachants et nous transportent dans de grandes aventures. Bref un manga culte qui mérite de la patience afin d'être apprécié.
Quai d'Orsay
Très intéressé par le thème de cette BD, j'ai été littéralement captivé par son contenu. Quelle excellente idée de mettre en scène un personnage tout droit inspiré d'un animal politique tel que Dominique de Villepin ! Cela nous permet non seulement de découvrir une personnalité hors du commun mais également le fonctionnement particulièrement complexe d'une structure telle que le Ministère des Affaires Etrangères. Est-ce donc ainsi qu'était exercée la diplomatie à la française au début des années 2000 ? Est-ce ainsi que l'Etat Français réagit à des crises telles que la guerre en Irak, des prises d'otages, le début d'une guerre civile dans un pays similaire au Rwanda ou simplement les négociations européennes avec l'Allemagne ? Le récit est légèrement fantasmé, un peu romancé, mais il repose visiblement sur un solide socle d'informations concrètes et véridiques. C'est parfaitement crédible et bigrement intéressant. Le personnage de Taillard de Vorms est également assez magnifique. Hyperactif, dominateur, charismatique, impressionnant, presque effrayant, il en impose dès qu'il apparait en scène. J'ai retrouvé en sa présence une ambiance que j'ai déjà ressentie lorsque, en condition de travail, vous allez travailler avec des supérieurs hiérarchiques sur un projet complexe, avec de réels besoins de négociations et de réflexion politique, et qu'une ou plusieurs de ces personnes sont manifestement supérieurement intelligentes, du moins dans le domaine concerné. Vous avez alors l'impression d'être emporté par le courant, un peu noyé, et surchargé de boulot devant ces éternels insatisfaits qui vous font refaire le travail jusqu'à ce que finalement ils aient façonné l'ensemble du projet à leur image mentale. Vous vous sentez petit, agacé par leurs ordres directifs et parfois apparemment contradictoires, confronté à quelque chose de trop complexe pour vous et en même temps fasciné par ce ou ces personnages et la puissance de leurs idées. Vous avez l'impression qu'ils sont à côté de la plaque, qu'ils négligent les détails pourtant cruciaux au profit d'une vision d'ensemble parfois surprenante. Et ce n'est souvent qu'après coup qu'on se rend compte que, malgré tout ce qu'ils vous ont fait endurer, le pire c'est qu'ils avaient raison. Taillard de Vorms est représenté comme un être à part, aussi admirable qu'il peut apparaitre ridicule, aussi impressionnant qu'inquiétant. Colérique et emporté, il est parfaitement représenté dans une case comme une puissante locomotive qui fonce à toute vitesse, prête à défoncer tous ceux sur son chemin qui ne vont pas aussi vite que lui. Il est tourné en dérision par son habitude de baser toute sa réflexion sur des citations de livres qu'il prône comme d'implacables arguments alors qu'il les déforment toutes pour leur faire dire ce qu'il veut. Et en même temps, il attire l'admiration de tous ses proches par sa pensée hors norme, ses discours passionnés où l'on a l'impression qu'il part en vrille alors qu'en fait il s'avère qu'il a tout compris, à sa manière, sur un plan supérieur. Vraiment un cas, une personnalité à part. Mais Taillard de Vorms n'est pas seul. L'ensemble de son cabinet est composé de personnalités fascinantes et intéressantes. J'ai adoré découvrir ce microcosme d'intelligence mais aussi de caractère et parfois d'égoïsme. Il est d'autant plus intéressant de les voir s'agiter et peiner comme des fous pour réussir à suivre la pensée vrombissante de leur ministre. Blain et Lanzac font en outre la part belle à l'humour. Au fil des chapitres, tandis que l'on apprend à connaître les personnalités des protagonistes, leurs réactions deviennent de plus en plus drôles alors qu'on se prend à les deviner mais qu'elles surprennent toujours autant. Les bons mots et les dialogues ciselés sont légion dans cet album. Les clins d'oeil et les références sont également nombreuses, donnant une touche moderne à ce récit qui s'éloigne des basiques intrigues historiques et politiques d'une France désuette. J'ai franchement ri à de nombreuses reprises au cours de cette lecture. Et malgré un dernier chapitre où la pression retombait un peu à mon goût, c'est sur la toute dernière page que j'ai le plus ri. Intelligence, intérêt, humour, personnalité... Quand à cela s'ajoute un beau dessin qui donne parfaitement vie et caractère aux personnages, cette BD devient un vrai bijou. A lire par tous les amateurs de politique, diplomatie, psychologie, par tous les curieux mais aussi par tous ceux qui veulent rire tout en s'instruisant.
Grandville
Une œuvre steampunk réalisée de façon magistrale par Bryan Talbot. L’inspecteur Lebrock, sorte de fusion entre Sherlock Holmes et James Bond, enquête sur une conspiration menée par les hautes autorités de la France (entre autres le premier ministre Jean-Marie Lapin…). L’histoire est bien rythmée, les scènes souvent sanglantes, un scénario à rebondissements, difficile de s’ennuyer dans ces conditions ! Et pour nous polariser encore plus sur le récit, l’histoire est remplie de références à la politique (11 septembre, animosité ancestrale entre Français et Anglais), à la peinture et à la BD franco-belge et anglaise. C’est très amusant. Bryan Talbot, dans une sympathique postface, nous livre toutes ces petites références, il faut bien du talent pour les avoir toutes repérées ! Beaucoup de plaisir avec cette excellente BD.
George Sprott
Seth offre le récit d'une vie, celle d'un type comme les autres, un présentateur de télé locale qui a fait de sa passion (les explorations arctiques) un métier. Cet homme connu et apprécié de beaucoup était en fait antipathique et le plus souvent seul. Durant toute la lecture de ce volumineux objet qu'est ce livre – l'édition est superbe, soit dit en passant – nous assistons à la vie de cet individu à travers divers témoignages de collègues, spectateurs ou membres de sa famille. De petits récits forment en fait une grande histoire. Le résultat pourrait apparaître décousu : la narration est faite par une voix-off qui ne cesse de s'excuser de son manque de précision sur George. Mais le scénario multiplie les allers et retours entre passé, présent et derniers jours de l'animateur. Avec une façon de raconter les histoires qui nous rappellera forcément Chris Ware (sur son chef d'œuvre ACME notamment), ou David Heatley sur J'ai le cerveau sens dessus dessous, Seth place ici et là les pierres d’un édifice solide et passionnant. L'auteur a profité de l'édition de son histoire en version reliée pour y ajouter pas moins d'une cinquantaine de pages inédites. Nous suivons donc la vie et la mort de George Sprott avec intérêt, car aucune de ses facettes ne nous est épargnée. On l'adore, pour le détester la page suivante. Les contradictions de sa personnalité sont nombreuses, désespérément humaines. Avec un trait à la ligne claire, évoquant aussi bien Dupuy que Berberian (ou les deux), le visuel se montre sobre mais travaillé. Ce récit (complet) a de quoi montrer aux yeux de tous que les auteurs américains sont capables de proposer autre chose que des histoires de super héros (pour les indécrottables clichés), des histoires originales dans le fond mais aussi dans la forme. George Sprott est assurément une lecture marquante de cette année 2009 et il la conclut de fort belle manière. Un titre profondément humain.
Le Prince de la Nuit
L'une des meilleures séries de vampires qu'il m'ait été données de lire. Swolfs reprend ici tous les classiques du genre - crucifix, ail, croix - dans une histoire transgénérationnelle palpitante. Le personnage de Vladimir Kergan fait beaucoup penser au personnage mythique de Dracula. Malgré le mélange de l'ensemble de ces classiques, Swolfs arrive à captiver le lecteur (je me suis vu à plusieurs reprises parcourir le tome afin de savoir plus rapidement la suite !) et à livrer une œuvre romantique envoûtante. Il est vrai que les magnifiques personnages féminins n'y sont pas étrangers. :) Au niveau du dessin, la colorisation s'améliore grandement au fil des tomes et contribue parfaitement à l'ambiance de l'histoire. Malgré quelques soucis de perspectives ça et là au départ, le trait est fin, les personnages très distincts et le physique des personnages féminins vraiment magnifique. La fin du second cycle nous laisse présager d'un possible troisième cycle mais je ne sais pas s'il s'avèrerait pertinent. Une œuvre à posséder. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10 NOTE GLOBALE : 18/20
One Piece
Si One Piece était : - Un Roman : tous les romans de Terry Pratchett et de Douglas Adams, mais aussi des Planet-Opera comme "Chroniques de Majipoor" de Robert Siverberg ou Le cycle de Tschaï de Jack Vance. - Une BD : Thorgal, Sillage, Lafeust de Troy, pour le voyage et l'aventure, avec un soupçon de Gotlib pour les perspectives exagérées et d'Uderzo pour le style graphique et les "tronches" innoubliables. - Un film : Jason et les Argonautes, 300, Stardust, Indiana Jones, Princess Bride, mais surtout PAS pirates des Caraibes ! - Un film d'animation : Nausicaä de la valée du vent, Le Chateau dans le Ciel, Princesse Mononoke, Slayers, les Mysterieuses Cites d'Or, Dragons. Tout ça pour vous dire que One Piece ne se limite pas à "un manga de pirates" : One Piece, c'est un manga de Fantastique, de Science-Fiction et d'Aventure avec un grand "A", qui se déroule sur une terre recouverte d'eau à 90%, composée d'un unique continent et d'une myriade d'iles. A partir du volume 9, les personnages prennent une réelle profondeur. A partir du volume 12, nous découvrons "Grand Line" : la navigation est tellement difficile sur cet océan légendaire (boussoles inutilisables dues à un champ magnétique détraqué, intempéries imprévisibles, pirates sanguinaires, monstres marins : la totale!) que les iles rencontrées s'avèrent isolées les unes des autres, et de nombreuses civilisations différentes ont vu le jour : ainsi, One Piece est un voyage passionnant qui nous fait découvrir des us et coutumes et architectures totalement différentes d'une ile à l'autre et des histoires et scénarios le plus souvent profondément ancrés dans ces différents décors. Bref, One Piece, c'est gigantesque, infini, comme un voyage spatial de planète en planète, de découvertes en découvertes. ... et l'imagination de l'auteur est sans limite. VOILA, c'est pour ça que One Piece est increvable, surprenant, passionnant, et à ceux à qui le nombre de volumes déjà parus fait peur, je dirais : il n'y pas de plus beau voyage. Et arrivés au tome 50, vous serez heureux comme Ulysses. ^ ^ il est néanmoins possible de découvrir One Piece avec les tomes 24 et 25 : vous avez ici une petite histoire de 2 tomes, qui vous permettra de vous faire une bonne idée de l'humour, de l'imagination et du souffle d'aventure de One Piece. Dans le même rythme que le Seigneur des Anneaux de Tolkien, One Piece démarre avec un petit village, et un jeune-homme qui désire partir à l'aventure. Et l'univers s'agrandi au fur et à mesure que le voyageur progresse, découvre les peuples et les conflits qui secouent le monde, et les livres se terminent sur des combats épiques et des affrontements de gigantesques armées. Hé bien One Piece fait pareil. Laissez-vous emporter par cette aventure hors du commun : vous ne le regretterez pas !
Pandora Box
Excellentissime ! Une série qui trace et retrace nos défauts, nos égoïsmes ... Et qui, en partant de récits anciens, la mythologie grecque, nous ramène au présent voire au futur, nous rappelle la bible avec les 7 péchés capitaux... Bref une toile de fond à l'humanité.
L'Autre Monde
Si vous avez gardé une âme d’enfant et que vous adorez vous plonger dans des contes merveilleux un peu désuets, issus des rêves de Jules Verne et de Lewis Caroll, et loin de la haute-technologie envahissante de notre époque, JE VOUS RECOMMANDE CHAUDEMENT ce petit moment de douceur et de poésie, servi par le graphisme superbe et douillet de Florence Magnin et l’excellent scénario de Rodolphe. Ici, aucune violence, aucune agressivité, à un point que ça en deviendrait presque mièvre… et pourtant, on se laisse prendre au jeu, tant l’histoire vous transporte malgré vous dans une dimension rarement explorée dans la BD, où le familier côtoie le bizarre… Et d’ailleurs, cet « Autre monde » ne serait-il pas le versant idyllique du nôtre, si tant est que les mondes parallèles existent ? Ces plis dans le ciel ne seraient-ils pas ceux provoqués par notre course folle à l’industrie, la technologie et l’argent ? Des plis que nous refusons de voir, aveuglés par notre propre arrogance, obsédés par notre soif du toujours plus vite et du toujours plus haut, mais incapables d’admirer la beauté de notre Terre. Trop méconnu à mon goût, ce magnifique ouvrage où il fait bon se blottir mérite largement de figurer au panthéon des grands classiques de la BD.
Les Légendaires
Selon moi (lecteur qui préfere les BD que les romans), "Les Légendaires" sont la bonne façon d'aborder la lecture. Je vous conseille de commencer par le # 1 car l'histoire est dure à suivre. Dans celui-ci, on introduit les personnages "HÉROS", leurs goûts, leurs ennemis et leurs caractéristiques. Je le conseille aux jeunes lecteurs / lectrices qui comme moi ont de la misère à lire. Je le recommande aussi aux adultes qui veulent lire une BD seulement pour lire et rire. Sur ce, bonne lecture :)...
Les Vaginocrates
Les Vaginocrates, une BD vraiment pas comme les autres. L'auteur Serge Ferrand a reçu le prix du meilleur dessin comique à Montréal pour cette BD. Cette BD explore très bien la problématique des divorces et la toute puissance des mères devant les tribunaux. Les pères divorcés ne sont pas jugés dignes de pouvoir élever leurs enfants par les juges qui s'appuient notamment sur les fausses informations délivrées par les féministes. J'ai beaucoup ri en lisant les Vaginocrates et il est vrai que les féministes acharnées sont décrites de façon féroce. Les femmes et les mères "normales" (c'est à dire aimant leurs enfants et les hommes) feront bien la différence et ne se reconnaîtront pas dans cette BD qui commence à dater mais qui est toujours d'actualité. Je recommande chaudement cette BD, rire garanti.