Oui c'est juste une des meilleures BD qui n'aient jamais été faites (je me lâche) !
Alors, j'entends déjà certains de vous qui me diront que c'est de l'héroïc-fantasy, c'est un sous-genre un peu fourre-tout, facile à faire, et sans grande profondeur. A celà, je répondrai... ce n’est pas tout à fait faux. Et pourtant Légende des contrées oubliées c'est tout sauf ça.
En premier lieu le dessin : c'est assez paradoxal, on a des couleurs directes sur un ton très pastel et des dessins avec un style un peu naïf ; presque comme s'il s'agissait d'une BD comique. Une faune et flore extrêmement détaillées où le dessinateur se laisse aller dans son délire de créations.
Le scénario : dès les premières pages, on devine ce qui va se passer, et oui c'est encore 3 nains qui vont chercher un roi à l'autre bout du royaume, qui au passage rencontrent un farfadet et un colosse avec qui ils vont se lier d'amitié. Et puis à la fin il y aura une grande bataille contre le méchant et les gentils gagneront... On a tellement l'habitude de lire ce genre d'histoire que ça finit par perdre de son originalité.
Eh bien si c'est une histoire banale pour ados pré-pubères que vous voulez, comme semble le confirmer le style graphique, alors passez votre chemin, cette BD c'est tellement plus...
Alors oui, elle n'échappe pas à cette story-line que j'évoquais précédemment, mais elle est bien plus complexe.
Alors oui vient la comparaison avec Tolkien et son Seigneur des Anneaux... Bien force est de constater que les auteurs se défendent bien. Les codes sont assimilés mais aussi sublimés. On a le parfait exemple que les plus petites créatures peuvent changer la face du monde.
Au final, on a un panel de personnages loin du manichéisme du genre, des méchants qui finalement ne se révèlent pas être les véritables méchants, des gentils qui ne sont pas dénués de tout intérêt, des êtres supérieurs qui ne devraient pas prendre parti mais qui l'ont fait depuis longtemps, et puis les héros qui passent du statut de héros à celui d'anti héros puis celui de rebelles.
Allons y gaiement, 5 étoiles, et c'est même sous payé.
L'objet d'abord est merveilleux, cette intégrale bien lourde, en grand format, permet de rendre hommage à la qualité graphique de l'ensemble. Ces cases peintes sont de véritables merveilles. Il y a bien parfois un côté figé, mais il souligne la profondeur et la complexité des protagonistes. Le dessin participe de cette ambiance. Que ce soit les vues de Haarlem, les scènes de mer ou celles prenant place sur les ilots gavés de soleil, Pendanx nous offre des planches somptueuses. A noter un épilogue très intéressant lui aussi.
Le scénario est lui aussi extrêmement prenant, on suit la montée de la folie de ce personnage, d'abord en pays batave, puis tout au long de son périple sur la Batavia. On assiste doucement à cette prise de pouvoir, à cette démence douce qui le ronge et finit par le ravager. La narration et le rythme, parfois très lent, soulignent au mieux les phases différentes du passage aux actes de Jeronimus. Je pense qu'il faut vraiment lire ce bouquin pour voir de quoi je parle, faire un pitch sur une telle histoire, ce ne serait pas rendre hommage au bouquin.
Mais là où l'ouvrage prend toute sa dimension, c'est par la qualité du travail historique. Outre le fait de nous passionner avec un fait réel méconnu de nous autres, pauvres ignorants, il y a une recherche historique incroyable. Dabitch nous instruit au fil des pages d'un mode de vie, de courants de pensée, d'une évolution de l'économie européenne, c'est du grand art d'autant que ce n'est jamais pédant ou professoral, c'est didactique au possible et au fil des pages, on découvre, outre cette page rouge sang, des faits historiques qui nous donnent soif de connaissance. Une merveille. J'avais aimé Abdallahi mais en passant à côté de certains aspects de ma lecture, là, c'est véritablement un grand coup de cœur.
Cela faisait pas mal de temps que je voulais découvrir cette série et je peux affirmer haut et fort qu’elle est largement à la hauteur de mes attentes.
Le dessin en noir en blanc sans transition de gris traduit parfaitement cet univers dérangeant avec ses aplats noirs qui semblent toujours sur le point d’engloutir les personnages aux visages grimaçants, seul celui de Julius restant inexpressif en toutes circonstances. L’imagination débridée de l’auteur rend le scénario difficilement racontable mais celui-ci reste fluide grâce à une ligne claire traduisant une certaine rigueur. Comme le lecteur, Julius se voit à son insu entraîné dans un tourbillon de péripéties plus délirantes les unes que les autres. Avec toute la poésie dont il est capable, Mathieu révèle tout le potentiel extraordinaire de la bédé, explose les conventions, expérimente et joue avec les formes, avec le papier qui de support devient lui-même un personnage ou un paysage, construit des ponts entre les différentes réalités, entre le dessin et la photo, entre la science et la philosophie, recourt à des mises en abyme vertigineuses, provoque des chocs visuels et mentaux, on va de surprise en surprise, c’est tout simplement bluffant.
Cette BD, en plus de susciter une réflexion philosophique, n’est rien de moins qu’une porte ouverte vers une autre dimension. Et ouvre le champ des questionnements : où commence le rêve, où finit la réalité ? La réalité n’est-elle pas pire que le rêve ? Mathieu nous adresse-t-il une invitation au rêve ou une mise en garde contre la folie ? Aucune réponse n’est fournie… mais quel trip !
Je relirai sans aucun doute ce chef d’œuvre complexe et d’une grande richesse, certain du fait que pas mal de choses m’ont échappé en première lecture. Votre bédéthèque mérite largement cette série culte qui confère à son auteur le statut de maître du 9ème Art !
Tome 1 – L’Origine
Tome 2 – La Qu…
Tome 3 – Le Processus
Tome 4 – Le Début de la fin/La Fin du début
Tome 5 – La 2,333e dimension
Tome 6 - Le Décalage
Comment dire avec des mots simples ? Ah oui... juste parfait !
Pour tout avouer, je déambulais chez mon vendeur de BD en quête :
- d'une série finie
- avec un scénario (qui se tienne sur tous les volumes)
- des dessins à mon goût
- et tout ça plutôt SF - Fantasy
Je ne peux que remercier mon libraire ! C'est vrai que je ne suis pas forcément un lecteur invétéré (de BD), mais je me demande encore comment j'ai pu faire pour passer au travers.
Ça fait du bien d’être surpris par une bande dessinée, alors que je trouve la plupart aseptisées et se ressemblant toutes... ça change de la mauvaise héroic-fantasy et des comédies dérivées des Ch'tits. :)
Ici le dessin est séduisant, l'univers visuel est riche et plutôt inédit...mais c'est surtout l'histoire qui sort des sentiers battus : une sorte de chasseuse de primes qui récupère des créatures magiques... ça pourrait être le pitch d'une histoire pour enfants, et je pense que les enfants seront séduits par les dessins et la narration claire et fluide. Mais tout ça est doublé d'une quête personnelle pour l'héroine, et une nostalgie étrange qui imprègne l'histoire. On trouve beaucoup de petites touches d'humour pince sans rire, mais quelques moments de pure poésie, voire d'émotion...
On referme le livre un peu triste que ce ne soit qu'un one shot ! (le seul défaut que j'ai trouvé finalement :))
Cet ouvrage m’a impressionné par sa densité et son respect des détails. Joe Sacco a effectué un travail remarquable de documentation et de témoignages, qu’il a su retranscrire parfaitement avec sa ligne claire dans la tradition du comics US à la Crumb. L'alternance des portraits de plusieurs personnages livrant leur vision de cette guerre, avec une description historique et politique du pays, a permis au reporter de produire un ouvrage fluide et instructif. Sacco a su y mêler la précision et l’objectivité du journaliste, la sensibilité et la pudeur de l’humaniste qui ne cherche pas à désigner un camp du doigt plus qu’un autre, mais dénonce surtout l’absurdité de la guerre… et au passage les lenteurs et les lâchetés de l’ONU.
L’auteur nous montre par quel processus des gens qui vivaient en harmonie en viennent progressivement à ne plus fréquenter leur voisin pour devenir leur ennemi mortel, par le seul choix d’un leader nationaliste jouant avec le feu, en l’occurrence le criminel Milosevic, en liguant les Serbes contre les Musulmans. Certains passages sont assez durs mais édulcorer l’horreur aurait équivalu à travestir la réalité, et il s’agit bien là d’un travail de journaliste. Dire qu’il s’agit d’une mise en garde est une évidence, mais ce qui est sûr, c’est que cela fait froid dans le dos. Il n’est même pas totalement farfelu de penser que cela pourrait arriver chez nous. Que se passerait-il en France dans le cas de l’arrivée au pouvoir d’un Le Pen ?
Je conseille cette passionnante docu-BD sur une guerre qui n’était qu’à « deux heures d’avion de Paris » et fait encore partie de l’Histoire récente. La barbarie n’est jamais bien loin sous le vernis de nos sociétés dites civilisées, elle se terre en chacun de nous et ne pourra être domestiquée que par la raison et la réflexion.
Je partais avec un a priori assez négatif sur cet album, car les super-héros et justiciers masqués, c'est vraiment pas mon truc...Mais les bonnes critiques sur le site m'ont donné envie de me faire ma propre opinion.
Ce bouquin, c'est beaucoup plus qu'une simple histoire d’hurluberlus masqués qui cherchent à défendre la veuve et l'orphelin, c'est une véritable réflexion philosophique sur la nature humaine, avec en parallèle une enquête policière au scénario très bien ficelé.
Les personnages sont tous très travaillés et charismatiques, et, chacun d'entre eux, essayant de rendre le monde meilleur à sa façon, trouve grâce à mes yeux.
Le graphisme et les couleurs sont vieillots, très années 80, mais l'envoûtement provoqué par Alan Moore fait digérer ces couleurs criardes sans aucun problème.
J'ai été déçu par quelques points à la toute fin de l'album, mais vraiment déçu, car jusque là Alan Moore menait la trame sans faute, c'est dommage, et je suis sûr qu'il aurait pu ne pas faire ces erreurs ou en tout cas les rendre plus digestes:
***SPOILER***
En deux pages, on accumule 2-3 facilités scénaristiques, choses que jusque là on avait totalement évité:
-Le Hibou qui trouve le mot de passe de l'ordinateur de Veidt, comme ça, par intuition...En même temps si Veidt était effectivement le type le plus intelligent du monde il aurait pu choisir un autre mot de passe que "Ramsès II" pour ne pas que l'on découvre toutes ses magouilles...
-Rorschach et le Hibou qui arrivent des USA en Antarctique en 10 minutes, ça, ça craint...
-Rorschach qui arrive à soutenir le froid du pôle sud avec son éternel imperméable...
J'ajoute qu'Alan Moore aurait pu éviter de nous balancer, vers la moitié du bouquin, que la firme qui a refilé le cancer à des gens pour évincer doc Manhattan, se nomme "Pyramid", ou en tout cas lui donner un autre nom, parce qu'à ce moment j'avais déjà deviné qu'Ozymandias était derrière tout ça, le lien est trop facile à faire...(j'avais aussi pensé à Patrice Lafont, Marie-Ange Nardi, Laurent Broomhead, et Claire Gautraud, mais ils n'auraient jamais eu assez de fric pour faire ça...)
Enfin, le fait qu'Ozymandias cherche à réconcilier l'Est et l'Ouest en faisant croire à une invasion extra-terrestre, très bien, mais était-on obligé de nous farcir cette histoire de cerveau de médium cloné avec une décharge d'ondes psychiques ? Là c'est too much...
*** FIN DU SPOILER ***
Malgré ça, j'ai adoré la toute fin: tout n'est qu'un éternel recommencement.
Pour la note j'hésite entre et ...difficile, sans les exagérations scénaristiques citées dans le spoiler, c'était 5/5 de façon sûre et certaine.
Je mets tout de même la note maximale, car cette BD dégage vraiment quelque chose, et que je pense pouvoir la relire un jour.
(104)
Une des premières BD que j'ai lues de ma vie. Et certainement l'une des meilleures. Ce récit est magique. Tant par ses qualités scénaristiques que par celles graphiques !
Le dessin de Ségur est digne de ses meilleurs ouvrages. On voit là tout le talent qu'il possède. Des couleurs éblouissantes, un trait précis. C'est vraiment un style que j'affectionne beaucoup. Il rend l'histoire réellement envoutante et magique. On se laisse transporter dans ce monde féerique peuplé d'une faune et d'une flore plus qu'étonnantes.
Pour ce qui est du scénario, là encore, rien à redire dessus. Il est bien mené du début à la fin. Il est surprenant mais toujours crédible. De plus, l"univers décrit ici est très bien construit.
Sans innover dans le genre, ce scénario est tout de même l'un des meilleurs que j'ai vus.
Une BD vraiment CULTE que tout amateur de BD se doit de lire et de posséder !
J'avoue directement, ...oui je suis fan de Georges Brassens. Alors peut-être qu'un non fan mettrait 4/5, mais moi je mets 5/5 car cette BD m'a vraiment touché. Tout ressemble à un travail qu'aurait pu faire Brassens. C'est quand même quelque chose ça !
Déjà dans le dessin, simple, léger, efficace. Je pourrais comparer cela aux mélodies de Brassens qui ont les mêmes qualités ! C'est beau et ça colle parfaitement à l'histoire. J'aime beaucoup. Et donc là dessus il n'y rien à redire.
Ensuite le scénario, il est lui aussi à l'image de Georges Brassens. Il est poétique dans un sens et encore une fois léger. C'est une histoire à laquelle je veux croire ! A cela on peut ajouter les diverses allusions aux chansons de Brassens (Hécatombe, La Cane de Jeanne, La Mauvaise Réputation, Supplique pour être enterré sur une plage de Sète, etc etc) qui font à chaque fois sourire.
C'est donc une magnifique histoire que j'aime lire et relire ! Bravo !
Les murailles de Samaris :
Une très bonne entrée en matière. Certes, l'idée de base avait déjà été vue ; je pense notamment à "L'île des brigadiers" de la saga Philémon par Fred. Elle a également été revue ensuite, par exemple dans L'Autre Monde, de Rodolphe et Magnin. Mais elle n'en demeure pas moins excellente et elle est traitée ici avec une noirceur qui confine à la philosophie et à la psychanalyse.
La fièvre d'Urbicande :
... Ou la logique de l'absurde. Il y a quelque chose d'Ionesco dans ce tome, ou : comment toute une ville se réorganise autour d'un postulat délirant...
La tour :
Graphiquement, on monte encore d'un cran. Niveau ambiance, ce tome est un peu à part dans la série : déjà, on n'est pas dans une "cité" à proprement parler. Ensuite, on est dans un contexte beaucoup moins XIXe siècle que les autres tomes, plus médiéval. J'ai énormément accroché à la quête absurde de Giovanni Battista. Peut-être mon album préféré dans cette série.
La route d'Armilia :
Pas mal d'idées sympas dans ce tome, que je vois plutôt comme un interlude dans la série. Format inhabituel de récit illustré, donc difficile à comparer aux autres, mais contribue à établir un liant pour étoffer l'univers des "Cités".
Brüsel :
Les délires de la modernisation poussée à l'extrême en dépit du bon sens. Quasiment une odyssée surréaliste pour Constant Abeels...
L'Enfant penchée :
J'ai regretté que les auteurs explicitent un peu trop le lien entre l'univers des "Cités" et notre monde ; je me contentais très bien de l'ambiguïté qui régnait jusqu'alors. Ceci dit, l'histoire n'est pas mal et assez "fredienne".
L'ombre d'un homme :
Là, le lien avec Fred est encore plus clair. Le thème de l'ombre est typiquement fredien, présent par exemple dans "Philémon et le piano sauvage" ; et la thématique de la transformation fait penser à L'Histoire du Corbac aux Baskets. Et bien avant ça, à La Métamorphose de Kafka. Mais le traitement qui en est fait ici est original, plutôt organisé en roman d'apprentissage du héros que basé sur la réaction des personnes alentours. Seule petite gêne : le principe fait un peu trop penser au tome précédent...
La frontière invisible :
Un univers encore très original dans ces deux tomes. Dessins superbes. Je n'en dis pas plus...
La théorie du grain de sable :
Le gris clair, même s'il a une logique dans l'histoire, est un peu désagréable à l'œil. Bonne histoire mais deux tomes étaient-ils nécessaires ?
L'Écho des Cités :
Un bon complément pour prolonger le plaisir...
L'Archiviste :
Même commentaire. Paradoxalement, je trouve que les dessins, quoique très bons, ne sont pas les plus spectaculaires de la série. Dommage, car ceux de l'Écho des Cités, par exemple, auraient davantage mérité le format géant.
Autres : pas lu.
Note globale : sans hésiter. Pris dans son ensemble, cet univers est incontournable et les dessins sont incontestablement parmi les meilleurs de la BD. Seul reproche : les héroïnes ont tendance à se ressembler (contrairement aux personnages masculins).
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Légendes des Contrées Oubliées
Oui c'est juste une des meilleures BD qui n'aient jamais été faites (je me lâche) ! Alors, j'entends déjà certains de vous qui me diront que c'est de l'héroïc-fantasy, c'est un sous-genre un peu fourre-tout, facile à faire, et sans grande profondeur. A celà, je répondrai... ce n’est pas tout à fait faux. Et pourtant Légende des contrées oubliées c'est tout sauf ça. En premier lieu le dessin : c'est assez paradoxal, on a des couleurs directes sur un ton très pastel et des dessins avec un style un peu naïf ; presque comme s'il s'agissait d'une BD comique. Une faune et flore extrêmement détaillées où le dessinateur se laisse aller dans son délire de créations. Le scénario : dès les premières pages, on devine ce qui va se passer, et oui c'est encore 3 nains qui vont chercher un roi à l'autre bout du royaume, qui au passage rencontrent un farfadet et un colosse avec qui ils vont se lier d'amitié. Et puis à la fin il y aura une grande bataille contre le méchant et les gentils gagneront... On a tellement l'habitude de lire ce genre d'histoire que ça finit par perdre de son originalité. Eh bien si c'est une histoire banale pour ados pré-pubères que vous voulez, comme semble le confirmer le style graphique, alors passez votre chemin, cette BD c'est tellement plus... Alors oui, elle n'échappe pas à cette story-line que j'évoquais précédemment, mais elle est bien plus complexe. Alors oui vient la comparaison avec Tolkien et son Seigneur des Anneaux... Bien force est de constater que les auteurs se défendent bien. Les codes sont assimilés mais aussi sublimés. On a le parfait exemple que les plus petites créatures peuvent changer la face du monde. Au final, on a un panel de personnages loin du manichéisme du genre, des méchants qui finalement ne se révèlent pas être les véritables méchants, des gentils qui ne sont pas dénués de tout intérêt, des êtres supérieurs qui ne devraient pas prendre parti mais qui l'ont fait depuis longtemps, et puis les héros qui passent du statut de héros à celui d'anti héros puis celui de rebelles.
Jeronimus
Allons y gaiement, 5 étoiles, et c'est même sous payé. L'objet d'abord est merveilleux, cette intégrale bien lourde, en grand format, permet de rendre hommage à la qualité graphique de l'ensemble. Ces cases peintes sont de véritables merveilles. Il y a bien parfois un côté figé, mais il souligne la profondeur et la complexité des protagonistes. Le dessin participe de cette ambiance. Que ce soit les vues de Haarlem, les scènes de mer ou celles prenant place sur les ilots gavés de soleil, Pendanx nous offre des planches somptueuses. A noter un épilogue très intéressant lui aussi. Le scénario est lui aussi extrêmement prenant, on suit la montée de la folie de ce personnage, d'abord en pays batave, puis tout au long de son périple sur la Batavia. On assiste doucement à cette prise de pouvoir, à cette démence douce qui le ronge et finit par le ravager. La narration et le rythme, parfois très lent, soulignent au mieux les phases différentes du passage aux actes de Jeronimus. Je pense qu'il faut vraiment lire ce bouquin pour voir de quoi je parle, faire un pitch sur une telle histoire, ce ne serait pas rendre hommage au bouquin. Mais là où l'ouvrage prend toute sa dimension, c'est par la qualité du travail historique. Outre le fait de nous passionner avec un fait réel méconnu de nous autres, pauvres ignorants, il y a une recherche historique incroyable. Dabitch nous instruit au fil des pages d'un mode de vie, de courants de pensée, d'une évolution de l'économie européenne, c'est du grand art d'autant que ce n'est jamais pédant ou professoral, c'est didactique au possible et au fil des pages, on découvre, outre cette page rouge sang, des faits historiques qui nous donnent soif de connaissance. Une merveille. J'avais aimé Abdallahi mais en passant à côté de certains aspects de ma lecture, là, c'est véritablement un grand coup de cœur.
Julius Corentin Acquefacques
Cela faisait pas mal de temps que je voulais découvrir cette série et je peux affirmer haut et fort qu’elle est largement à la hauteur de mes attentes. Le dessin en noir en blanc sans transition de gris traduit parfaitement cet univers dérangeant avec ses aplats noirs qui semblent toujours sur le point d’engloutir les personnages aux visages grimaçants, seul celui de Julius restant inexpressif en toutes circonstances. L’imagination débridée de l’auteur rend le scénario difficilement racontable mais celui-ci reste fluide grâce à une ligne claire traduisant une certaine rigueur. Comme le lecteur, Julius se voit à son insu entraîné dans un tourbillon de péripéties plus délirantes les unes que les autres. Avec toute la poésie dont il est capable, Mathieu révèle tout le potentiel extraordinaire de la bédé, explose les conventions, expérimente et joue avec les formes, avec le papier qui de support devient lui-même un personnage ou un paysage, construit des ponts entre les différentes réalités, entre le dessin et la photo, entre la science et la philosophie, recourt à des mises en abyme vertigineuses, provoque des chocs visuels et mentaux, on va de surprise en surprise, c’est tout simplement bluffant. Cette BD, en plus de susciter une réflexion philosophique, n’est rien de moins qu’une porte ouverte vers une autre dimension. Et ouvre le champ des questionnements : où commence le rêve, où finit la réalité ? La réalité n’est-elle pas pire que le rêve ? Mathieu nous adresse-t-il une invitation au rêve ou une mise en garde contre la folie ? Aucune réponse n’est fournie… mais quel trip ! Je relirai sans aucun doute ce chef d’œuvre complexe et d’une grande richesse, certain du fait que pas mal de choses m’ont échappé en première lecture. Votre bédéthèque mérite largement cette série culte qui confère à son auteur le statut de maître du 9ème Art ! Tome 1 – L’Origine
Tome 2 – La Qu…
Tome 3 – Le Processus
Tome 4 – Le Début de la fin/La Fin du début
Tome 5 – La 2,333e dimension
Tome 6 - Le Décalage 
Universal War One
Comment dire avec des mots simples ? Ah oui... juste parfait ! Pour tout avouer, je déambulais chez mon vendeur de BD en quête : - d'une série finie - avec un scénario (qui se tienne sur tous les volumes) - des dessins à mon goût - et tout ça plutôt SF - Fantasy Je ne peux que remercier mon libraire ! C'est vrai que je ne suis pas forcément un lecteur invétéré (de BD), mais je me demande encore comment j'ai pu faire pour passer au travers.
Morphine
Ça fait du bien d’être surpris par une bande dessinée, alors que je trouve la plupart aseptisées et se ressemblant toutes... ça change de la mauvaise héroic-fantasy et des comédies dérivées des Ch'tits. :) Ici le dessin est séduisant, l'univers visuel est riche et plutôt inédit...mais c'est surtout l'histoire qui sort des sentiers battus : une sorte de chasseuse de primes qui récupère des créatures magiques... ça pourrait être le pitch d'une histoire pour enfants, et je pense que les enfants seront séduits par les dessins et la narration claire et fluide. Mais tout ça est doublé d'une quête personnelle pour l'héroine, et une nostalgie étrange qui imprègne l'histoire. On trouve beaucoup de petites touches d'humour pince sans rire, mais quelques moments de pure poésie, voire d'émotion... On referme le livre un peu triste que ce ne soit qu'un one shot ! (le seul défaut que j'ai trouvé finalement :))
Gorazde
Cet ouvrage m’a impressionné par sa densité et son respect des détails. Joe Sacco a effectué un travail remarquable de documentation et de témoignages, qu’il a su retranscrire parfaitement avec sa ligne claire dans la tradition du comics US à la Crumb. L'alternance des portraits de plusieurs personnages livrant leur vision de cette guerre, avec une description historique et politique du pays, a permis au reporter de produire un ouvrage fluide et instructif. Sacco a su y mêler la précision et l’objectivité du journaliste, la sensibilité et la pudeur de l’humaniste qui ne cherche pas à désigner un camp du doigt plus qu’un autre, mais dénonce surtout l’absurdité de la guerre… et au passage les lenteurs et les lâchetés de l’ONU. L’auteur nous montre par quel processus des gens qui vivaient en harmonie en viennent progressivement à ne plus fréquenter leur voisin pour devenir leur ennemi mortel, par le seul choix d’un leader nationaliste jouant avec le feu, en l’occurrence le criminel Milosevic, en liguant les Serbes contre les Musulmans. Certains passages sont assez durs mais édulcorer l’horreur aurait équivalu à travestir la réalité, et il s’agit bien là d’un travail de journaliste. Dire qu’il s’agit d’une mise en garde est une évidence, mais ce qui est sûr, c’est que cela fait froid dans le dos. Il n’est même pas totalement farfelu de penser que cela pourrait arriver chez nous. Que se passerait-il en France dans le cas de l’arrivée au pouvoir d’un Le Pen ? Je conseille cette passionnante docu-BD sur une guerre qui n’était qu’à « deux heures d’avion de Paris » et fait encore partie de l’Histoire récente. La barbarie n’est jamais bien loin sous le vernis de nos sociétés dites civilisées, elle se terre en chacun de nous et ne pourra être domestiquée que par la raison et la réflexion.
Watchmen
Je partais avec un a priori assez négatif sur cet album, car les super-héros et justiciers masqués, c'est vraiment pas mon truc...Mais les bonnes critiques sur le site m'ont donné envie de me faire ma propre opinion. Ce bouquin, c'est beaucoup plus qu'une simple histoire d’hurluberlus masqués qui cherchent à défendre la veuve et l'orphelin, c'est une véritable réflexion philosophique sur la nature humaine, avec en parallèle une enquête policière au scénario très bien ficelé. Les personnages sont tous très travaillés et charismatiques, et, chacun d'entre eux, essayant de rendre le monde meilleur à sa façon, trouve grâce à mes yeux. Le graphisme et les couleurs sont vieillots, très années 80, mais l'envoûtement provoqué par Alan Moore fait digérer ces couleurs criardes sans aucun problème. J'ai été déçu par quelques points à la toute fin de l'album, mais vraiment déçu, car jusque là Alan Moore menait la trame sans faute, c'est dommage, et je suis sûr qu'il aurait pu ne pas faire ces erreurs ou en tout cas les rendre plus digestes: ***SPOILER*** En deux pages, on accumule 2-3 facilités scénaristiques, choses que jusque là on avait totalement évité: -Le Hibou qui trouve le mot de passe de l'ordinateur de Veidt, comme ça, par intuition...En même temps si Veidt était effectivement le type le plus intelligent du monde il aurait pu choisir un autre mot de passe que "Ramsès II" pour ne pas que l'on découvre toutes ses magouilles... -Rorschach et le Hibou qui arrivent des USA en Antarctique en 10 minutes, ça, ça craint... -Rorschach qui arrive à soutenir le froid du pôle sud avec son éternel imperméable... J'ajoute qu'Alan Moore aurait pu éviter de nous balancer, vers la moitié du bouquin, que la firme qui a refilé le cancer à des gens pour évincer doc Manhattan, se nomme "Pyramid", ou en tout cas lui donner un autre nom, parce qu'à ce moment j'avais déjà deviné qu'Ozymandias était derrière tout ça, le lien est trop facile à faire...(j'avais aussi pensé à Patrice Lafont, Marie-Ange Nardi, Laurent Broomhead, et Claire Gautraud, mais ils n'auraient jamais eu assez de fric pour faire ça...) Enfin, le fait qu'Ozymandias cherche à réconcilier l'Est et l'Ouest en faisant croire à une invasion extra-terrestre, très bien, mais était-on obligé de nous farcir cette histoire de cerveau de médium cloné avec une décharge d'ondes psychiques ? Là c'est too much... *** FIN DU SPOILER *** Malgré ça, j'ai adoré la toute fin: tout n'est qu'un éternel recommencement. Pour la note j'hésite entre
et
...difficile, sans les exagérations scénaristiques citées dans le spoiler, c'était 5/5 de façon sûre et certaine.
Je mets tout de même la note maximale, car cette BD dégage vraiment quelque chose, et que je pense pouvoir la relire un jour.
(104)
Légendes des Contrées Oubliées
Une des premières BD que j'ai lues de ma vie. Et certainement l'une des meilleures. Ce récit est magique. Tant par ses qualités scénaristiques que par celles graphiques ! Le dessin de Ségur est digne de ses meilleurs ouvrages. On voit là tout le talent qu'il possède. Des couleurs éblouissantes, un trait précis. C'est vraiment un style que j'affectionne beaucoup. Il rend l'histoire réellement envoutante et magique. On se laisse transporter dans ce monde féerique peuplé d'une faune et d'une flore plus qu'étonnantes. Pour ce qui est du scénario, là encore, rien à redire dessus. Il est bien mené du début à la fin. Il est surprenant mais toujours crédible. De plus, l"univers décrit ici est très bien construit. Sans innover dans le genre, ce scénario est tout de même l'un des meilleurs que j'ai vus. Une BD vraiment CULTE que tout amateur de BD se doit de lire et de posséder !
Georges et la Mort
J'avoue directement, ...oui je suis fan de Georges Brassens. Alors peut-être qu'un non fan mettrait 4/5, mais moi je mets 5/5 car cette BD m'a vraiment touché. Tout ressemble à un travail qu'aurait pu faire Brassens. C'est quand même quelque chose ça ! Déjà dans le dessin, simple, léger, efficace. Je pourrais comparer cela aux mélodies de Brassens qui ont les mêmes qualités ! C'est beau et ça colle parfaitement à l'histoire. J'aime beaucoup. Et donc là dessus il n'y rien à redire. Ensuite le scénario, il est lui aussi à l'image de Georges Brassens. Il est poétique dans un sens et encore une fois léger. C'est une histoire à laquelle je veux croire ! A cela on peut ajouter les diverses allusions aux chansons de Brassens (Hécatombe, La Cane de Jeanne, La Mauvaise Réputation, Supplique pour être enterré sur une plage de Sète, etc etc) qui font à chaque fois sourire. C'est donc une magnifique histoire que j'aime lire et relire ! Bravo !
Les Cités obscures
Les murailles de Samaris :
Une très bonne entrée en matière. Certes, l'idée de base avait déjà été vue ; je pense notamment à "L'île des brigadiers" de la saga Philémon par Fred. Elle a également été revue ensuite, par exemple dans L'Autre Monde, de Rodolphe et Magnin. Mais elle n'en demeure pas moins excellente et elle est traitée ici avec une noirceur qui confine à la philosophie et à la psychanalyse.
La fièvre d'Urbicande :
... Ou la logique de l'absurde. Il y a quelque chose d'Ionesco dans ce tome, ou : comment toute une ville se réorganise autour d'un postulat délirant...
La tour :
Graphiquement, on monte encore d'un cran. Niveau ambiance, ce tome est un peu à part dans la série : déjà, on n'est pas dans une "cité" à proprement parler. Ensuite, on est dans un contexte beaucoup moins XIXe siècle que les autres tomes, plus médiéval. J'ai énormément accroché à la quête absurde de Giovanni Battista. Peut-être mon album préféré dans cette série.
La route d'Armilia :
Pas mal d'idées sympas dans ce tome, que je vois plutôt comme un interlude dans la série. Format inhabituel de récit illustré, donc difficile à comparer aux autres, mais contribue à établir un liant pour étoffer l'univers des "Cités".
Brüsel :
Les délires de la modernisation poussée à l'extrême en dépit du bon sens. Quasiment une odyssée surréaliste pour Constant Abeels...
L'Enfant penchée :
J'ai regretté que les auteurs explicitent un peu trop le lien entre l'univers des "Cités" et notre monde ; je me contentais très bien de l'ambiguïté qui régnait jusqu'alors. Ceci dit, l'histoire n'est pas mal et assez "fredienne".
L'ombre d'un homme :
Là, le lien avec Fred est encore plus clair. Le thème de l'ombre est typiquement fredien, présent par exemple dans "Philémon et le piano sauvage" ; et la thématique de la transformation fait penser à L'Histoire du Corbac aux Baskets. Et bien avant ça, à La Métamorphose de Kafka. Mais le traitement qui en est fait ici est original, plutôt organisé en roman d'apprentissage du héros que basé sur la réaction des personnes alentours. Seule petite gêne : le principe fait un peu trop penser au tome précédent...
La frontière invisible :
Un univers encore très original dans ces deux tomes. Dessins superbes. Je n'en dis pas plus...
La théorie du grain de sable :
Le gris clair, même s'il a une logique dans l'histoire, est un peu désagréable à l'œil. Bonne histoire mais deux tomes étaient-ils nécessaires ?
L'Écho des Cités :
Un bon complément pour prolonger le plaisir...
L'Archiviste :
Même commentaire. Paradoxalement, je trouve que les dessins, quoique très bons, ne sont pas les plus spectaculaires de la série. Dommage, car ceux de l'Écho des Cités, par exemple, auraient davantage mérité le format géant.
Autres : pas lu.
Note globale :
sans hésiter. Pris dans son ensemble, cet univers est incontournable et les dessins sont incontestablement parmi les meilleurs de la BD. Seul reproche : les héroïnes ont tendance à se ressembler (contrairement aux personnages masculins).