Une histoire de pirate, une série bien noire, dans le ton. Déjà prendre un pirate aussi célèbre que Long John Silver de l’île au trésor est une bonne idée, pour ceux qui l’ont lu étant gamin, tous ce demandent qu’est-il advenu du fameux pirate ? Xavier Dorison nous sort une fois de plus une série très inspiré où l’aventure prend le temps de se mettre en place au fil des albums, les personnages évoluent, certains se révèlent. J’attends avec impatience la sortie de la révélation dans le tome 4. Au dessin, Mathieu Lauffray (qui a déjà bossé avec Dorison sur Prophet) s’est surpassé. Ses dessins sont de grandes qualités et pour ceux qui ne le connaissent pas, il y a un petit temps d’adaptation (rapide). Pour ceux qui aiment les courts récits d’aventures, c’est la série indispensable.
Petite mise à jour maintenant que la série est achevée:
Énorme final à la sauce hollywoodienne, épique et jouissif, visuellement époustouflant malgré certaines erreurs excessivement conspuées par certains. Du lourd !
L’œuvre culte du cyberpunk.
Une superbe série de science-fiction qui, si elle n’est pas déjà culte, est amenée à le devenir d’ici quelques années. Denis Bajram a effectué un gros boulot en amont, en imaginant dès le début le récit et quelle fin il voulait donner à la série ; pour ça chapeau !
Le dessin m’a beaucoup fait penser à celui d’Alex Alice, on sent qu’on lit une bd, c’est dynamique, les couleurs sont diversifiées, les personnages reconnaissables, bref, c’est tout ce que j’aime dans la bande-dessinée. Même si le récit fût un peu long à mettre en place on est quand même pris dans cette histoire où ce mêle voyage temporel, space opera, dérive du capitalisme et référence biblique, entre autres. Mais maintenant que la série est terminée, rien ne vous empêches d’acheter plusieurs livres d’un coup pour vous faire une opinion. L’impression générale que j’ai ressenti c’est de lire une œuvre aboutie tant sur le plan du dessin, du récit, des dialogues, de la mise en scène, le découpage… tout est maitrisé.
Une série indispensable pour tout amateur de SF.
Allez, je mets le coup de coeur pour cette série qui est quand même encore dans mon cœur et pour longtemps.
D'abord, je dois dire que c'est grâce à ce site que je me suis lancé dans cet achat, connaissant Ayrolles par son autre série phare : De capes et de crocs. Je suis donc parti avec un avis positif et j'ai acheté les yeux fermés les 6 tomes.
Un achat que je ne regrette vraiment pas !
Garulfo, c'est un conte moderne qui est à la hauteur de ces prédécesseurs ! Ici, pas de gentillesse tout mignonne tout au long de l'histoire ! On a des gens pas sympa du tout, et parfois c'est cruel (rassurez-vous, c'est vraiment peu souvent). Mais comme la plupart des contes, ça se finit bien, on a une (des) morale(s) bien distillées dans le tout, et une histoire qui tient parfaitement la route !
Ensuite, je viens au gros point fort de l'histoire : l’humour ! Car ici, l'humour est omniprésent, aussi bien dans les mimiques, dans les attitudes, les parodies de contes célèbres, les dialogues... On a vraiment une œuvre parfaite dirais-je. Il ne manque vraiment rien.
Pour le dessin, rien à souligner, il est parfaitement en accord avec l'histoire, sans être extrêmement détaillé mais tout de même très beau. Bref, une parfaite symbiose.
En conclusion, une excellente BD, qui trône parfaitement dans n'importe quelle bibliothèque, et qui mérite parfaitement ses louanges. Et un coup de cœur pour moi même si ça fait un moment maintenant.
Voilà plus de 15 ans que j’ai commencé à lire Sœur Marie-Thérèse, j’étais gamin quand j’ai découvert cette bd et ça m’avait profondément marqué à l’époque. Quand vous êtes habitué à lire des séries drôles mais disons gentilles, inoffensives, et que vous tombez sur Sœur Marie-Thérèse, ça fait forcément un choc.
Je n’ai passé que des bons moments avec les 6 tomes de cette série, des éclats de rire à chaque histoire. Maëster n’est pas le genre d’auteur à faire dans le politiquement correct ou le gag téléphoné. Maëster c’est plutôt le genre d’humour qui frappe fort, il distribue jeux de mots et répliques assassines comme Marie-Thérèse balance des coups de poings (nombreux, bien placés et c'est souvent dans la gueule), tout le monde en prend pour son grade : politiciens, piliers de comptoir, la classe moyenne, les bourges, les péquenots… et surtout l’Église catholique (bah oui c’est quand même l’univers de la bd). Franchement, si vous venez lire les avis sur cette série parce que vous hésitez à vous là procurer, je la conseille à ceux qui recherchent de l’humour bien hard, du genre qu’on peut rire de tout et de tous.
Sinon, le dessin : Maëster est l’un des (trop) rares dessinateurs humoristes à attribuer une vraie importance esthétique à ses bd, l'exigence de la caricature oblige. Le dessin est d’une très grande qualité, très précis, vachement détaillé. D’ailleurs dans presque chaque cases on trouve un gag, ce qui donne d’autant plus envie de s’y attarder pour les chercher parce qu’ils ne sautent pas toujours aux yeux. Par exemple, le chapeau d’un cardinal va progressivement se transformer en un trimaran, un chiotte puis une capote. Bon, il faut le voir encore une fois, mais de part son dessin et ses histoires, Sœur Marie-Thérèse est devenue une bd culte dans son genre.
La série d'héroïc-fantasy culte dans laquelle on ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à des personnages attachants, des aventures rythmées, de l'action, de l'humour, de l'amour, un monde imaginaire plaisant plein de surprises, des jolies filles, des méchants mais alors vraiment méchants, un bestiaire diversifié, mais aussi de très bons dessins en parfaite adéquation avec l'univers abordé et qui en plus s'améliorent à partir du cinquième tome.
Bref, la série d'héroïc-fantasy à posséder absolument qui a l'avantage d'être destinée à un public âgé de 7 à 77 ans.
Bon, alors soyons clairs: Peanuts, c'est LA référence. L'arbre source sur lequel toutes les branches des comic strips américains ont bourgeonné.
C'est aussi un comic strip dont l'auteur a pondu un strip par jour pendant presque 50 ans! C'est dire la taille du corpus...
Je collectionne l'intégrale (en VO) au rythme de ses parutions (4 années par an... on en est à 1982 au moment où j'écris ces lignes).
C'est fascinant de lire tout ça dans l'ordre. Le trait change, évidemment, mais aussi les caractères des personnages. On sent que Schultz les a découverts -ainsi que son univers- en même temps qu'il les créait, au fil des années. Certains seconds rôles sont devenus les stars qu'on sait. Certains premiers rôles des débuts ont totalement disparu des radars. Certains, on les voit naître, apprendre à marcher, à parler (alors que les autres personnages ne vieillissent pas... mais on pourrait dire qu'ils "mûrissent"). Même Snoopy au départ n'était qu'un chien muet qui marchait à 4 pattes. Tout ce travail de construction, de déconstruction, de recherche artistique sur aussi longtemps, dans un cadre apparemment si restreint est absolument passionnant, et probablement unique dans le monde de la BD.
Peanuts n'est pas "hilarant". Vous sourirez beaucoup mais vous aurez rarement -sinon jamais- les hoquets de rire que peuvent provoquer parfois certains strips de Calvin et Hobbes, par exemple. En revanche, Peanuts est "familier". Tous ces personnages sont des compagnons auxquels on s'attache et qu'on retrouve avec plaisir. Ce sont des amis. Je crois que je ne m'en lasserai jamais. Et s'il y a parfois une tonalité nostalgique ou douce-amère assez proche de Sempé, il y a aussi des scénarios au long cours ou des running gags absolument géniaux. Et de l'amour, et de la tristesse, et de la politique, et de la sociologie, et de la violence... Le tout en demi-teinte, sans avoir l'air d'y toucher, comme "en passant". C'est de l'art majuscule avec des moyens minuscules. C'est du génie à l'état brut.
Si je devais emporter une œuvre sur une île déserte, peut-être bien que ce serait l'intégrale de Peanuts.
(et pour ceux qui n'ont pas les moyens / la place / l'envie d'acquérir l'intégrale, je conseille les années 65 à 75, en gros... Ce sont peut-être celles qui sont les plus "riches" et les plus créatives. Ou peut-être pas. Enfin bref...)
Je ne vais pas rajouter grand chose au chœur de dithyrambes qui s’époumonent sur cette série. Tout est bon, et même quand c'est moins bon, c'est bon quand même.
Le scénario, les dialogues, les personnages, le dessin, les couleurs...
Un seul avertissement au lecteur qui se lance dans la série: cette BD ne s'apprécie pas bien si on la lit comme un "p'tit Mickey". Il y a beaucoup de choses qui se passent en même temps, des arrières-plans riches, souvent plusieurs actions et/ou dialogues simultanés, des auto-références plusieurs pages voire albums plus tard... De Cape et de Crocs, il faut y entrer lentement, et en profondeur. Pas question de lire ça comme un album des schtroumpfs, au milieu d'autres personnes tout en suivant une conversation. Sinon, on passe à côté de tout.
Hub, le concepteur de cette série géniale a laissé entendre dans diverses interviews qu’il n’avait jamais été au Japon par phobie de prendre l’avion…
C’est cette anecdote qui fait toute la saveur de ce monde mi-médiéval mi-fantastique car dès la première page le dépaysement est totalement réussi.
La faute à des dessins clairs et chatoyants, un beau style simple permettant une immersion dans un univers riche complet et dont on accepte vite les règles.
La faute également à des scénarios simples en surface et un peu plus complexes en substance.
Okko est un véritable petit bijou appelé à devenir un classique au même titre que des séries comme Tintin ou la quète de l’oiseau du temps auquel il emprunte le souffle épique et enchanteur tout en demeurant unique.
Au premier abord ces histoires de chasseurs de démons menées par un guerrier déchu de tout honneur et antipathique restent d’un abord classique.
Okko pourtant ne se résume pas à cela tant son équipe formée d’un moine alcoolique, d’un géant invulnérable caché sous un masque démoniaque et d’un disciple candide s’attribuent tour à tour une importance conséquente dans les différents cycles.
Les personnages sont difficiles à cerner par un manque voulu d’informations à leur égard ce qui permet d’en développer par petites touches leur passé trouble et différentes origines au gré des albums.
Chaque cycle reprenant les éléments (eau, terre, ciel, feu et le néant) peut se lire presque de façon indépendante par dyptique.
Et même là où on pourrait y cerner certaines facilités comme la ballade parmi les monastères du cycle de la terre avec répétition d’événements banals, j’y retrouve davantage une aisance à poser les ambiances pour mieux les tordre et surprendre son lectorat sans le gratter dans le sens du poil.
Car Hub sait parfaitement où il va et même s’il est encore trop tôt pour poser un certain regard de recul sur les histoires déjà contées, nul doute que la conclusion en sera surprenante.
La force de ces histoires est d’amener un cliffhanger improbable et haletant à la fin de chaque premier tome de cycle pour le conclure par une mélancolie et une certaine forme de poésie n’excluant pas des scènes d’action proprement ébouriffantes par leur montage et mise en scène.
L’œuvre m’a curieusement renvoyé vers Apocalypse Now avec cette lente dérive vers l’inconnu dont on sait qu’on n’en sortira pas indemne.
Hub mixe beaucoup d’éléments issus du jeu de rôle et du cinéma asiatique sans pour autant les copier et c’est très fort. J’ai retrouvé ce qui me plaisait tant dans la défunte série Lotus de Jade en bien plus travaillé…
De même des références comme les films du Sabreur Manchot ou des Baby Cart me paraissent évidentes.
On y parle même des premiers Méchas japonais avec ces armures de guerre fabuleuses et presque plausibles.
Le fantastique est omniprésent mais agit par légères touches car tout n’est que mystères et chuchotement en ces temps troubles.
L’essentiel n’est pas forcément la façon dont chaque enquête ou aventure sera résolue mais plutôt les impacts qu’elle laissera aux principaux protagonistes pour leur honneur et leur vécu.
Il s’agit d’un monde bien sombre mais aux atours bien sensuels comme des décors et des costumes magnifiques ainsi que pas mal de touches humoristiques bienvenues avec les deux moines dont le plus jeune raconte son histoire à la façon du « Nom de la Rose ».
Il y a suffisamment de choses agréables pour lire et relire Okko et je me surprends à en attendre vivement le huitième tome vu comme l’histoire prend un tournant encore inédit avec certains rebondissements et ne peux qu’en conseiller la lecture tout en pestant moi-même pour l’avoir découverte si tardivement.
Epique et magnifique, Okko est bien la preuve que l’on peut manier l’aventure et le dépaysement tout en touchant à la sensibilité de chacun. Merci à Hub pour cette œuvre unique et intemporelle qui touche du doigt la magie des Histoires de Fantômes Chinois avec finesse et talent.
J'ai rarement eu autant le sentiment d'une note injuste qu'en lisant l'avis de ThePatrick sur ce manga. Certes le début du premier tome est un peu déroutant, mais la suite est extraordinairement forte et bouleversante.
Cette série réussit l'exploit de parler de handicap avec un réalisme parfois quasi documentaire, sans pathos, ni bons sentiments dégoulinants, ni militantisme. Il y est avant tout question d'humains à la personnalité très travaillée, soumis à rudes épreuves, et qui s'en tirent (ou non) par la force de leur caractère.
En fait je me retrouve en tous points dans la critique de Ro. Inoue nous prouve encore une fois qu'il n'est pas seulement un (très) grand dessinateur, mais surtout un grand auteur. Le sujet est anti-glamour au possible, et pourtant il le rend absolument passionnant, et émouvant.
Un gros coup de coeur, pour une oeuvre qui en plus se bonnifie avec le temps.
J'ai franchement aimé la lecture de cette série un peu originale qui met en scène une jeune femme dans le contexte de la seconde guerre mondiale, de la guerre froide et de la guerre du Viêt-Nam en trois cycles bien distinct qui retrace en filligramme l'histoire des Etats-Unis dans son american way of life. Un superbe dessin au service d'un scénario passionnant tout en restant dans un style rétro ...
Les dialogues des premières planches m'ont laissé craindre le pire mais ce ne fut qu'une mauvaise impression. Il y a des répliques mémorables teinté d'humour corrosif. Elle a un sacré caractère cette Dottie qui se mue progressivement en Poison Ivy aux courbes exquises et généreuses. Cette transformation se fera avec l'aide d'un dessinateur afin de remonter le moral des troupes qui combattent les japonais dans le Pacifique. On la retrouvera également aux prises des griffes du célèbre Howard Hugues avant de travailler pour Hugh Heffner, le patron de la revue Play-Boy.
L'idée même d'une série sur les pin-up était en soi très intéressante. La série reste très soft compte tenu du sujet abordé. Il aurait peut-être fallu cependant changer d'héroïne pour chaque époque pour rendre plus de crédibilité au scénario. Près de 30 ans se sont écoulés entre le premier et le troisième cycle sans que l'héroïne ne prenne une ride accentuant l'idée qu'on se projette dans un fantasme intemporel.
Au final, le plaisir de la lecture reste tout de même intact grâce à un grand savoir-faire des auteurs. J'ai attendu la parution d'une superbe intégrale des 9 volumes en Octobre 2010 avant d'acquérir cette série. Rarement une intégrale aura été aussi rentable. Je vous la conseille vivement ! Cette relecture m'a également fait prendre conscience que c'est vraiment de la très bonne bd. En effet, c'est devenu au fil du temps un classique intemporel multi-genres (histoire, humour, polar, espionnage...) avec l'une des plus intéressantes héroïnes qu'il m'ait été donné de voir et d'admirer. Une série de grande classe !
J'ai été un peu déçu de voir apparaître un 10ème tome qui chronologiquement ne respecte pas vraiment le cadre de l'histoire générale. J'ai d'ailleurs crû que l'intégrale marquait véritablement la fin de la série. Eh bien, je dois dire que je me suis bien fais avoir lorsque j'ai acheté ce dernier opus qui dépareille totalement ma collection. Outre cet aspect purement formel, je dois dire qu'on est très loin de l'esprit de la série. Dottie s'est transformée en détective privée et se fait engager sur le tournage du dernier Hitchcock. On n'y croit pas une seconde. C'est d'ailleurs le maître du suspense qui volera la vedette à notre ex pin-up préférée ! Le charme n'opère-t-il plus ?
Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5
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Long John Silver
Une histoire de pirate, une série bien noire, dans le ton. Déjà prendre un pirate aussi célèbre que Long John Silver de l’île au trésor est une bonne idée, pour ceux qui l’ont lu étant gamin, tous ce demandent qu’est-il advenu du fameux pirate ? Xavier Dorison nous sort une fois de plus une série très inspiré où l’aventure prend le temps de se mettre en place au fil des albums, les personnages évoluent, certains se révèlent. J’attends avec impatience la sortie de la révélation dans le tome 4. Au dessin, Mathieu Lauffray (qui a déjà bossé avec Dorison sur Prophet) s’est surpassé. Ses dessins sont de grandes qualités et pour ceux qui ne le connaissent pas, il y a un petit temps d’adaptation (rapide). Pour ceux qui aiment les courts récits d’aventures, c’est la série indispensable. Petite mise à jour maintenant que la série est achevée: Énorme final à la sauce hollywoodienne, épique et jouissif, visuellement époustouflant malgré certaines erreurs excessivement conspuées par certains. Du lourd !
Universal War One
L’œuvre culte du cyberpunk. Une superbe série de science-fiction qui, si elle n’est pas déjà culte, est amenée à le devenir d’ici quelques années. Denis Bajram a effectué un gros boulot en amont, en imaginant dès le début le récit et quelle fin il voulait donner à la série ; pour ça chapeau ! Le dessin m’a beaucoup fait penser à celui d’Alex Alice, on sent qu’on lit une bd, c’est dynamique, les couleurs sont diversifiées, les personnages reconnaissables, bref, c’est tout ce que j’aime dans la bande-dessinée. Même si le récit fût un peu long à mettre en place on est quand même pris dans cette histoire où ce mêle voyage temporel, space opera, dérive du capitalisme et référence biblique, entre autres. Mais maintenant que la série est terminée, rien ne vous empêches d’acheter plusieurs livres d’un coup pour vous faire une opinion. L’impression générale que j’ai ressenti c’est de lire une œuvre aboutie tant sur le plan du dessin, du récit, des dialogues, de la mise en scène, le découpage… tout est maitrisé. Une série indispensable pour tout amateur de SF.
Garulfo
Allez, je mets le coup de coeur pour cette série qui est quand même encore dans mon cœur et pour longtemps. D'abord, je dois dire que c'est grâce à ce site que je me suis lancé dans cet achat, connaissant Ayrolles par son autre série phare : De capes et de crocs. Je suis donc parti avec un avis positif et j'ai acheté les yeux fermés les 6 tomes. Un achat que je ne regrette vraiment pas ! Garulfo, c'est un conte moderne qui est à la hauteur de ces prédécesseurs ! Ici, pas de gentillesse tout mignonne tout au long de l'histoire ! On a des gens pas sympa du tout, et parfois c'est cruel (rassurez-vous, c'est vraiment peu souvent). Mais comme la plupart des contes, ça se finit bien, on a une (des) morale(s) bien distillées dans le tout, et une histoire qui tient parfaitement la route ! Ensuite, je viens au gros point fort de l'histoire : l’humour ! Car ici, l'humour est omniprésent, aussi bien dans les mimiques, dans les attitudes, les parodies de contes célèbres, les dialogues... On a vraiment une œuvre parfaite dirais-je. Il ne manque vraiment rien. Pour le dessin, rien à souligner, il est parfaitement en accord avec l'histoire, sans être extrêmement détaillé mais tout de même très beau. Bref, une parfaite symbiose. En conclusion, une excellente BD, qui trône parfaitement dans n'importe quelle bibliothèque, et qui mérite parfaitement ses louanges. Et un coup de cœur pour moi même si ça fait un moment maintenant.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Voilà plus de 15 ans que j’ai commencé à lire Sœur Marie-Thérèse, j’étais gamin quand j’ai découvert cette bd et ça m’avait profondément marqué à l’époque. Quand vous êtes habitué à lire des séries drôles mais disons gentilles, inoffensives, et que vous tombez sur Sœur Marie-Thérèse, ça fait forcément un choc. Je n’ai passé que des bons moments avec les 6 tomes de cette série, des éclats de rire à chaque histoire. Maëster n’est pas le genre d’auteur à faire dans le politiquement correct ou le gag téléphoné. Maëster c’est plutôt le genre d’humour qui frappe fort, il distribue jeux de mots et répliques assassines comme Marie-Thérèse balance des coups de poings (nombreux, bien placés et c'est souvent dans la gueule), tout le monde en prend pour son grade : politiciens, piliers de comptoir, la classe moyenne, les bourges, les péquenots… et surtout l’Église catholique (bah oui c’est quand même l’univers de la bd). Franchement, si vous venez lire les avis sur cette série parce que vous hésitez à vous là procurer, je la conseille à ceux qui recherchent de l’humour bien hard, du genre qu’on peut rire de tout et de tous. Sinon, le dessin : Maëster est l’un des (trop) rares dessinateurs humoristes à attribuer une vraie importance esthétique à ses bd, l'exigence de la caricature oblige. Le dessin est d’une très grande qualité, très précis, vachement détaillé. D’ailleurs dans presque chaque cases on trouve un gag, ce qui donne d’autant plus envie de s’y attarder pour les chercher parce qu’ils ne sautent pas toujours aux yeux. Par exemple, le chapeau d’un cardinal va progressivement se transformer en un trimaran, un chiotte puis une capote. Bon, il faut le voir encore une fois, mais de part son dessin et ses histoires, Sœur Marie-Thérèse est devenue une bd culte dans son genre.
Lanfeust de Troy
La série d'héroïc-fantasy culte dans laquelle on ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à des personnages attachants, des aventures rythmées, de l'action, de l'humour, de l'amour, un monde imaginaire plaisant plein de surprises, des jolies filles, des méchants mais alors vraiment méchants, un bestiaire diversifié, mais aussi de très bons dessins en parfaite adéquation avec l'univers abordé et qui en plus s'améliorent à partir du cinquième tome. Bref, la série d'héroïc-fantasy à posséder absolument qui a l'avantage d'être destinée à un public âgé de 7 à 77 ans.
Snoopy & les Peanuts
Bon, alors soyons clairs: Peanuts, c'est LA référence. L'arbre source sur lequel toutes les branches des comic strips américains ont bourgeonné. C'est aussi un comic strip dont l'auteur a pondu un strip par jour pendant presque 50 ans! C'est dire la taille du corpus... Je collectionne l'intégrale (en VO) au rythme de ses parutions (4 années par an... on en est à 1982 au moment où j'écris ces lignes). C'est fascinant de lire tout ça dans l'ordre. Le trait change, évidemment, mais aussi les caractères des personnages. On sent que Schultz les a découverts -ainsi que son univers- en même temps qu'il les créait, au fil des années. Certains seconds rôles sont devenus les stars qu'on sait. Certains premiers rôles des débuts ont totalement disparu des radars. Certains, on les voit naître, apprendre à marcher, à parler (alors que les autres personnages ne vieillissent pas... mais on pourrait dire qu'ils "mûrissent"). Même Snoopy au départ n'était qu'un chien muet qui marchait à 4 pattes. Tout ce travail de construction, de déconstruction, de recherche artistique sur aussi longtemps, dans un cadre apparemment si restreint est absolument passionnant, et probablement unique dans le monde de la BD. Peanuts n'est pas "hilarant". Vous sourirez beaucoup mais vous aurez rarement -sinon jamais- les hoquets de rire que peuvent provoquer parfois certains strips de Calvin et Hobbes, par exemple. En revanche, Peanuts est "familier". Tous ces personnages sont des compagnons auxquels on s'attache et qu'on retrouve avec plaisir. Ce sont des amis. Je crois que je ne m'en lasserai jamais. Et s'il y a parfois une tonalité nostalgique ou douce-amère assez proche de Sempé, il y a aussi des scénarios au long cours ou des running gags absolument géniaux. Et de l'amour, et de la tristesse, et de la politique, et de la sociologie, et de la violence... Le tout en demi-teinte, sans avoir l'air d'y toucher, comme "en passant". C'est de l'art majuscule avec des moyens minuscules. C'est du génie à l'état brut. Si je devais emporter une œuvre sur une île déserte, peut-être bien que ce serait l'intégrale de Peanuts. (et pour ceux qui n'ont pas les moyens / la place / l'envie d'acquérir l'intégrale, je conseille les années 65 à 75, en gros... Ce sont peut-être celles qui sont les plus "riches" et les plus créatives. Ou peut-être pas. Enfin bref...)
De Cape et de Crocs
Je ne vais pas rajouter grand chose au chœur de dithyrambes qui s’époumonent sur cette série. Tout est bon, et même quand c'est moins bon, c'est bon quand même. Le scénario, les dialogues, les personnages, le dessin, les couleurs... Un seul avertissement au lecteur qui se lance dans la série: cette BD ne s'apprécie pas bien si on la lit comme un "p'tit Mickey". Il y a beaucoup de choses qui se passent en même temps, des arrières-plans riches, souvent plusieurs actions et/ou dialogues simultanés, des auto-références plusieurs pages voire albums plus tard... De Cape et de Crocs, il faut y entrer lentement, et en profondeur. Pas question de lire ça comme un album des schtroumpfs, au milieu d'autres personnes tout en suivant une conversation. Sinon, on passe à côté de tout.
Okko
Hub, le concepteur de cette série géniale a laissé entendre dans diverses interviews qu’il n’avait jamais été au Japon par phobie de prendre l’avion… C’est cette anecdote qui fait toute la saveur de ce monde mi-médiéval mi-fantastique car dès la première page le dépaysement est totalement réussi. La faute à des dessins clairs et chatoyants, un beau style simple permettant une immersion dans un univers riche complet et dont on accepte vite les règles. La faute également à des scénarios simples en surface et un peu plus complexes en substance. Okko est un véritable petit bijou appelé à devenir un classique au même titre que des séries comme Tintin ou la quète de l’oiseau du temps auquel il emprunte le souffle épique et enchanteur tout en demeurant unique. Au premier abord ces histoires de chasseurs de démons menées par un guerrier déchu de tout honneur et antipathique restent d’un abord classique. Okko pourtant ne se résume pas à cela tant son équipe formée d’un moine alcoolique, d’un géant invulnérable caché sous un masque démoniaque et d’un disciple candide s’attribuent tour à tour une importance conséquente dans les différents cycles. Les personnages sont difficiles à cerner par un manque voulu d’informations à leur égard ce qui permet d’en développer par petites touches leur passé trouble et différentes origines au gré des albums. Chaque cycle reprenant les éléments (eau, terre, ciel, feu et le néant) peut se lire presque de façon indépendante par dyptique. Et même là où on pourrait y cerner certaines facilités comme la ballade parmi les monastères du cycle de la terre avec répétition d’événements banals, j’y retrouve davantage une aisance à poser les ambiances pour mieux les tordre et surprendre son lectorat sans le gratter dans le sens du poil. Car Hub sait parfaitement où il va et même s’il est encore trop tôt pour poser un certain regard de recul sur les histoires déjà contées, nul doute que la conclusion en sera surprenante. La force de ces histoires est d’amener un cliffhanger improbable et haletant à la fin de chaque premier tome de cycle pour le conclure par une mélancolie et une certaine forme de poésie n’excluant pas des scènes d’action proprement ébouriffantes par leur montage et mise en scène. L’œuvre m’a curieusement renvoyé vers Apocalypse Now avec cette lente dérive vers l’inconnu dont on sait qu’on n’en sortira pas indemne. Hub mixe beaucoup d’éléments issus du jeu de rôle et du cinéma asiatique sans pour autant les copier et c’est très fort. J’ai retrouvé ce qui me plaisait tant dans la défunte série Lotus de Jade en bien plus travaillé… De même des références comme les films du Sabreur Manchot ou des Baby Cart me paraissent évidentes. On y parle même des premiers Méchas japonais avec ces armures de guerre fabuleuses et presque plausibles. Le fantastique est omniprésent mais agit par légères touches car tout n’est que mystères et chuchotement en ces temps troubles. L’essentiel n’est pas forcément la façon dont chaque enquête ou aventure sera résolue mais plutôt les impacts qu’elle laissera aux principaux protagonistes pour leur honneur et leur vécu. Il s’agit d’un monde bien sombre mais aux atours bien sensuels comme des décors et des costumes magnifiques ainsi que pas mal de touches humoristiques bienvenues avec les deux moines dont le plus jeune raconte son histoire à la façon du « Nom de la Rose ». Il y a suffisamment de choses agréables pour lire et relire Okko et je me surprends à en attendre vivement le huitième tome vu comme l’histoire prend un tournant encore inédit avec certains rebondissements et ne peux qu’en conseiller la lecture tout en pestant moi-même pour l’avoir découverte si tardivement. Epique et magnifique, Okko est bien la preuve que l’on peut manier l’aventure et le dépaysement tout en touchant à la sensibilité de chacun. Merci à Hub pour cette œuvre unique et intemporelle qui touche du doigt la magie des Histoires de Fantômes Chinois avec finesse et talent.
Real
J'ai rarement eu autant le sentiment d'une note injuste qu'en lisant l'avis de ThePatrick sur ce manga. Certes le début du premier tome est un peu déroutant, mais la suite est extraordinairement forte et bouleversante. Cette série réussit l'exploit de parler de handicap avec un réalisme parfois quasi documentaire, sans pathos, ni bons sentiments dégoulinants, ni militantisme. Il y est avant tout question d'humains à la personnalité très travaillée, soumis à rudes épreuves, et qui s'en tirent (ou non) par la force de leur caractère. En fait je me retrouve en tous points dans la critique de Ro. Inoue nous prouve encore une fois qu'il n'est pas seulement un (très) grand dessinateur, mais surtout un grand auteur. Le sujet est anti-glamour au possible, et pourtant il le rend absolument passionnant, et émouvant. Un gros coup de coeur, pour une oeuvre qui en plus se bonnifie avec le temps.
Pin-up
J'ai franchement aimé la lecture de cette série un peu originale qui met en scène une jeune femme dans le contexte de la seconde guerre mondiale, de la guerre froide et de la guerre du Viêt-Nam en trois cycles bien distinct qui retrace en filligramme l'histoire des Etats-Unis dans son american way of life. Un superbe dessin au service d'un scénario passionnant tout en restant dans un style rétro ... Les dialogues des premières planches m'ont laissé craindre le pire mais ce ne fut qu'une mauvaise impression. Il y a des répliques mémorables teinté d'humour corrosif. Elle a un sacré caractère cette Dottie qui se mue progressivement en Poison Ivy aux courbes exquises et généreuses. Cette transformation se fera avec l'aide d'un dessinateur afin de remonter le moral des troupes qui combattent les japonais dans le Pacifique. On la retrouvera également aux prises des griffes du célèbre Howard Hugues avant de travailler pour Hugh Heffner, le patron de la revue Play-Boy. L'idée même d'une série sur les pin-up était en soi très intéressante. La série reste très soft compte tenu du sujet abordé. Il aurait peut-être fallu cependant changer d'héroïne pour chaque époque pour rendre plus de crédibilité au scénario. Près de 30 ans se sont écoulés entre le premier et le troisième cycle sans que l'héroïne ne prenne une ride accentuant l'idée qu'on se projette dans un fantasme intemporel. Au final, le plaisir de la lecture reste tout de même intact grâce à un grand savoir-faire des auteurs. J'ai attendu la parution d'une superbe intégrale des 9 volumes en Octobre 2010 avant d'acquérir cette série. Rarement une intégrale aura été aussi rentable. Je vous la conseille vivement ! Cette relecture m'a également fait prendre conscience que c'est vraiment de la très bonne bd. En effet, c'est devenu au fil du temps un classique intemporel multi-genres (histoire, humour, polar, espionnage...) avec l'une des plus intéressantes héroïnes qu'il m'ait été donné de voir et d'admirer. Une série de grande classe ! J'ai été un peu déçu de voir apparaître un 10ème tome qui chronologiquement ne respecte pas vraiment le cadre de l'histoire générale. J'ai d'ailleurs crû que l'intégrale marquait véritablement la fin de la série. Eh bien, je dois dire que je me suis bien fais avoir lorsque j'ai acheté ce dernier opus qui dépareille totalement ma collection. Outre cet aspect purement formel, je dois dire qu'on est très loin de l'esprit de la série. Dottie s'est transformée en détective privée et se fait engager sur le tournage du dernier Hitchcock. On n'y croit pas une seconde. C'est d'ailleurs le maître du suspense qui volera la vedette à notre ex pin-up préférée ! Le charme n'opère-t-il plus ? Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5