Comment ai-je fait pour passer de si nombreuses années sans lire ne serait-ce qu'une planche de Gotlib ?
Je vais volontairement faire court car les 5/5 ne manquent pas, les raisons sont toutes citées ci-dessous et je pense que je ne connais pas assez Gotlib pour en écrire un roman...
Les Rubrique-à-Brac en quelques mots :
- un trait incroyablement précis, je suis impressionné par la qualité du dessin,
- des personnages aux expressions communicatives toujours grâce à ce coup de crayon de maître,
- du rire à chaque planche,
- du comique de répétition très bien conçu (géniale l'idée de faire revenir Isaac Newton de façon récurrente),
- des idées de gags originales, tantôt de subtils jeux de mots, tantôt du rire plus facile...
- etc...etc....etc...
Quoi qu'il en soit, Gotlib manie l'humour et son crayon à merveille. Il exploite toutes les facettes du rire et utilise divers genres littéraires, culturels, historiques, scientifiques... pour parvenir à amener le lecteur dans des réflexions plus ou moins complexes afin de faire rire.
Rien que pour cela, merci Mr Gotlib car c'est ingénieusement réussi !
Ah, Naruto... Que dire de ce manga sinon qu'il est presque mythique... Bon j'exagère peut-être, mais ça fait quand même pas mal d'années que j'ai fondu pour ce manga, même si j'ai commencé par le dessin animé. J'ai grandi avec, donc forcément c'est presque naturel pour moi de lire un tome ^^. Les personnages ont tous leur charisme, on regrettera juste le sous-développement de certains qui sont exilés au profit de Sasuke et compagnie. L'auteur prend son temps sur chaque arc, et tous ont une connection logique sur le reste du scénario (que serait devenu Sasuke sans Orochimaru lors de l'examen chunin ?) . Les dessins sont clairs, pas trop surchargés et offrent une grande lisibilité. Ils ne sont pas archi-brouillonnés mais soigneusement refaits pour donner un trait fin et franc, ce qui donne un sentiment de froideur qui colle très bien à l'ambiance. Les ost du dessin animé sont juste pour la plupart bluffantes (l'Orochimaru Theme quoi *_* !) et les combats ont le mérite d'être intelligents et prenants, sauf peut-être Naruto vs Kiba , ou Naruto vs Ebisu, mais le côté décalé est voulu, c'est le début de la série ( :. Les chapitres récents me plaisent moins donc je me rabat sur les épisodes de l'animé ou les tomes du manga et ça me fait espérer une suite digne de ce nom (mine de rien, il y a pas mal de fins possibles !). J'aimerais juste que Naruto own Sasuke au lieu de vouloir le ramener (je peux plus le voir en dessin lol XD). La flemme de tout raconter donc je vais conclure avec un "dattebayo!".
1er avis sur ce site, je n'avais pas envie de parler d'un truc passe partout, médiocre à souhait. Je vais donc vers la série en cours (mais bien avancée) qui me plait le plus : Requiem Chevalier vampire.
J'ai lu que la série serait gothique-trash-fantasy-gore-... mais perso je ne sais pas cataloguer la majorité de ce que je lis. D'ailleurs je ne suis pas particulièrement fan des histoires de vampire car trop vues et revues, et encore moins du style gothique (je ne parle pas des églises).
Pourtant tout me plait. Le style gothique est assez chargé en détail permet au dessinateur de se lâcher en restant fidèle à lui même. Les vampires et autres bestioles infernales de cette BD sont aussi un terrain propice aux dessins de Ledroit mais surtout au scénario qui peut se permettre beaucoup de délires. Moi ça me fait penser aux films de Tarantino, Rodriguez et autres barjos qui ne se reposent pas sur leurs lauriers et sont continuellement en train de se tester, bref des artistes et pas des VRP. On est donc loin d'Hollywood/Bollywood pour le cinéma, de EMI/Universal pour la musique et de Soleil/Moulinsart pour la BD.
L'oeuvre n'est donc pas forcément très accessible car elle n'a pas été calculée, pré-machée, et ch*** pour le grand public. Elle est juste ... elle même.
D'ailleurs, assez étonné de la liberté que s'offrent le dessinateur et l'auteur, je suis allé voir à droite à gauche ce qui se disait des éditions Nickel. Et là on comprend mieux puisqu'il retourne d'une boite créée par Mills et Ledroit pour cette série ! Alors certes, "s'auto-gérer" ne s'apprend pas du jour au lendemain et cela peut, par exemple, expliquer que le dessin puisse paraître trop chargé ou que l'architecture des pages soit brouillonne par endroit : En effet, Olivier Ledroit dessine sur des planches de 2x4m (c'est une "image", bien que des fois, on peut se demander) et après, il faut faire rentrer des km de dessins très variés sur des cm de pages de taille standard. Et vu que le dessinateur est doué et ne ménage pas ses efforts, ne pas toute œuvre qu’ils ne parviennetpas à incorporer dans l’édition finale serait un vrai crève cœur.
Autre petit bémol, la série était prévue en 6 ou 9 tomes je crois puis maintenant l'objectif serait 12 (?). Il y a peut être une logique commerciale liée au succès mais si la qualité suit… Alors forcément niveau scénario, on passe de tomes où on a l'impression de tout connaitre sauf le final à des tomes de "ré-introduction" qui donnent l'impression de reculer et que tout « part en couille » pour citer certains ici. Sauf que c'est aussi l'occasion d'agrandir et enrichir cet univers. Oui, ya des bestioles qui ne sont créées que pour crever ultérieurement mais c'est autant de nouvelles opportunités pour Ledroit de s'exprimer et puis les choses nouvelles trouvent toutes un impact plus ou moins direct sur la trame de fond qui, elle, continue droit devant.
Franchement, je trouve que c'est juste un ovni. Un truc qui sort des sentiers battus, un truc qui sent la liberté, un truc unique tout simplement. Après on aime ou pas, ça ne peut être qu'une question de goût pour moi (goûtez à plusieurs reprises pour être sûr). Mais alors que l'on ne doit pas être loin du summum de la société de consommation, je me demande si je reverrai un jour, un travail aussi entier, accompli, sur une BD tout en restant léger. J'entends par là que le but 1er reste le plaisir et ça se sent ! Comme quoi on peut faire un truc chiadé sans tomber dans l'élitisme pseudo intellectuel.
Un grand merci aux auteurs qui, je l'espère, sauront clore la chose afin de ne pas me faire regretter ces 5 étoiles.
Voici un titre dont on peut saluer la réédition par le tout jeune éditeur Urban Comics en charge de la licence Vertigo entre autres, un label affirmant clairement sa position de proposer des comics adultes et sans la contrainte d’un code ou d’une éthique particulière ce qui nous a offert des petits chefs d’œuvre en marge de la production habituelle comme Preacher ou 100 Bullets d’une part ou des mini-séries compilées en intégrale comme WE3 ou justement ce Pride of Baghdad rebaptisé pour l’occasion « Les Seigneurs de Bagdad ».
Reprenons notre respiration :)
Pour qui connait ou qui a lu WE3, l’œuvre a beau traiter et mettre au premier plan des animaux domestiques comme un chat, un lapin ou un chien, le public visé n’est certainement pas nos chères têtes blondes de par la cruauté et la violence des propos émaillant les pages du récit…
Pour l’œuvre concernée c’est exactement la même chose mais alors que les animaux domestiques desservaient les propos d’une métaphore sur l’utilisation d’innocents pour servir les intérêts guerriers des humains, ici il s’agit d’animaux sauvages asservis par l’homme car capturés pour être placés dans un zoo et témoins malgré eux d’une guerre d’Irak dont on connait les issues…
La première chose qui interpelle, outre le thème utilisé et une couverture atypique, ce sont les dessins incroyablement aérés et fluides. C’est clair, on n’a jamais l’impression qu’il s’agisse d’un comics mais vraiment d’une œuvre d’illustrations animalières au premier abord.
Les couleurs informatisées semblent déplaire au plus grand nombre pourtant je trouve qu’elles retranscrivent parfaitement le déroulement d’une journée d’une ville orientale sous la coupe d’un soleil écrasant.
Les ambiances passent du jaune lumineux aux tons orangés rougeâtres jusqu’à celles plus apaisées de l’horizon.
Pour autant si la colorimétrie est variée et apaisante l’histoire bien que calme en apparence prend place dans une ville en perpétuel danger.
Une troupe de lions aux caractères bien trempés profite d’un bombardement américain sur la ville de Bagdad et la destruction en partie du zoo dans lequel ils croupissent pour s’enfuir et retourner à la vie sauvage.
Mais malgré de singulières rencontres, qui va subvenir à leurs besoins lorsque l’homme leur servait du lapin tous les jours ? Les rancœurs de la captivité vont-elles faire place à l’espoir ?
Le récit décrit fort bien les tempéraments des protagonistes félins.
On a beau s’imaginer qu’ils sont représentés comme des hommes par leurs dialogues, leurs instincts les plus bas nous rappellent qu’il ne s’agit que d’animaux perdus et sans réel autre but que leur propre survie.
Le décor se fond admirablement dans leurs pérégrinations. Ici on sent l’ombre de la guerre, de la chute d’un dictateur mais aucune réelle présence humaine ne viendra déranger en premier lieu la fuite de ce groupe désorganisé qui ne comprend même pas ce qui arrive réellement.
On peut être à la fois horrifié ou amusé du comportement de ces bêtes qui ne pensent qu’à se reproduire, se nourrir et survivre dans un milieu hostile. Les rencontres avec d’autres animaux familiers ou inhospitaliers ménagent quelques surprises.
Sans prise de position ou quelconque réel manichéisme, l’histoire se dévore à fond les rouleaux et il est impensable de reposer le bouquin sans aller à son terme.
Quelques passages durs parsèment le tout, chaque animal excepté le petit lionceau fort de son innocence possède une part d’ombre à révéler tout au long de cette histoire inspirée selon les auteurs de réels évènements.
En résulte une œuvre coup de poing unique en son genre qui cherche à distraire sans pour autant nous faire de fracassantes découvertes ou leçons de morale.
J’y ai même trouvé à titre personnel certains reflets d’une poésie que j’affectionne d’Arthur Rimbaud, Le dormeur du val pour ne pas la citer, pour la peinture de la nature dans un environnement hostile et propre à la guerre voire à la mort.
Tour à tour surprenant, choquant, utile et futile, Pride of Baghdad mérite plus qu’une simple lecture mais de figurer dignement auprès des autres œuvres Vertigo dont l’éclectisme me séduit de plus en plus…
Difficile de coter cette série mais cela ne m’empêche pas de la trouver « culte » pour la bonne et simple raison qu’elle a réussi à concilier lisibilité et univers kafkaïen tout en démontant les mécanismes du support utilisé, à savoir la bande dessinée et en rendant hommage à certaines des œuvres majeures de la dite bande dessinée.
Et en clair, ça donne quoi, me direz-vous ?
Univers kafkaïen : l’absurde semble régner en maître dans cette série. Pourtant, une profonde logique transparait dans chacun des tomes. Simplement, les hypothèses de départ sont faussées par le simple fait qu’il s’agit de bande dessinée, et donc d’une interprétation de la réalité. Marc-Antoine Mathieu joue avec ce principe de réalité relative pour nous entrainer dans un monde parallèle… qui n’est autre que celui de la bande dessinée.
Lisibilité : avec ce genre de concept, le risque d’être obscur pour beaucoup de lecteurs était grand. Pourtant, chaque tome se lit facilement. Le dessin en noir et blanc reste toujours bien tranché. La narration semble naturelle et s’il nous faut de temps à autres opérer un petit retour en arrière, cela n’entache en rien le rythme de la lecture.
Le thème de la bande dessinée : le héros évolue dans une bande dessinée. En partant de cette évidence, l’auteur développe un monde très original dans lequel des règles fondamentales comme, par exemple, l’ordre des planches ou les points de fuite d’un dessin peuvent être chamboulées.
Les hommages : le plus marqué est celui rendu à Little Nemo puisque chaque tome comprend au moins une chute de lit de notre héros suite à un rêve étrange. On notera également au passage un petit hommage aux Cités Obscures lorsqu’il s’agira de parler de mondes parallèles.
Reste que certains tomes m’ont laissé dubitatif, et principalement « la q… » Mais je ne saurais dire si c’est moi qui suis passé à côté ou si c’est l’auteur qui n’a pas su pleinement exploiter une bonne idée de départ.
Mais bon, franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des albums dans lesquels le fait qu’il manque une case devient prétexte à un saut temporel ? Des albums qui explorent l’univers de la trois D ? Des albums qui incluent une spirale au centre d’un tome ? Des albums qui se lisent à moitié dans un sens et à moitié dans l’autre ? Personnellement, je ne connais que cette série pour nous offrir autant de passages aussi originaux et je demeure admiratif devant l’accessibilité d’une œuvre aussi intellectuellement travaillée.
Chapeau bas !
Snyder est vraiment un génie. Jusqu'à aujourd'hui, il ne nous aura servi que de bonnes histoires de notre chevalier préféré qui est le héros le plus connu de France .
L'histoire penche plutôt sur l'aspect policier du héros (qui n'est pas Bruce Wayne, mais Dick Grayson, car il a pris le costume de son mentor en attendant son retour, tout cela est expliqué dans le magnifique edito du nouvel éditeur) .
Le scénario est particulièrement sombre et stressant à certains passages où l'on croit Batman foutu.
Il est aussi sombre que ses dessins qui collent parfaitement à l'ambiance de l'histoire.
On y trouve deux ou trois blagues de Batman, ce qui nous rappelle que ce n'est pas Bruce.
C'est un immanquable, on voit la vie du commissaire Gordon basculer et quelques références à une autre oeuvre culte, Batman -Year One.
5/5
Cette BD à la noirceur incandescente est davantage une chronique qu’une histoire au scénario bien découpé, dans un style oscillant entre le fantastique poétique et le roman graphique, avec pour cadre une zone résidentielle typiquement américaine puant l’ennui, terreau idéal des légendes urbaines. Il s’agit d’une évocation du mal-être d’une jeunesse américaine marginale et déboussolée, portant les germes d’une révolte face à un monde lisse en surface, celui de la réussite et des classes moyennes « biens sous tous rapports ». Cela pourrait dans une certaine mesure se passer en Europe, même si on voit bien que l’auteur vise surtout le système US hyper-conformiste refoulant l’échec social, véritable fabrique à parias. C’est d’une étrangeté absolue, cela pourra apparaître déroutant voire rebutant pour certains, mais le monde tel qu’il est n’est-il pas lui-même étrange ?
Le dessin en noir et blanc, ou pour être plus exact « en noir avec un peu de blanc », traduit bien la tension et le spleen qui parcourt le récit. Son style au graphisme extrêmement soigné est d’une beauté vénéneuse. J’aurais un seul reproche concernant les quelques longueurs dans la narration, et j’ai eu parfois tendance à confondre certains personnages, mais cela n’empêche en rien la fascination ressentie face à des images et une ambiance hors du commun.
Ainsi, Burns sait parfaitement distiller le malaise, certaines cases ont un très fort pouvoir de persistance rétinienne, c’est très âpre, très psyché-punk, et il faut avoir le cœur bien accroché, mais le voyage en vaut la peine, ne serait-ce que pour la fin qui est magnifique. Une lecture ne suffit certainement pas, tant le récit semble contenir des références plus ou moins cachées.
Après lecture de l’intégrale.
J’ai été complètement happé par ce récit de science fiction intimiste. Oubliés les lasers et autres gadgets des histoires traditionnelles du genre, ici ce qui domine avant tout ce sont les relations humaines et les sentiments, l’amitié, l’amour, la vie, la mort…
Tout commence pourtant légèrement, Lupus et Tony partent en virée spatiale, en quête de partie de pêche originale et de drogues diverses et variées. La rencontre d’une jeune femme bouleversera à jamais leurs destins, la légèreté et l’insouciance feront place à la fuite.
La force de la série réside principalement dans la profondeur des personnages, leur psychologie est fouillée et ils se révèlent très attachants, leurs doutes et leurs fissures personnelles les rendant presque réels. Les personnages secondaires rencontrés au fil de cette course éperdue ne sont pas en reste, chacun présentant une personnalité forte et marquante. L’émotion est souvent présente, les dialogues sonnent juste et la conclusion vraiment touchante.
Le dessin est également très réussi et tout à fait en phase avec l’histoire, je le trouve même particulièrement envoutant. De plus, on peut constater une belle évolution au fil des tomes.
Ce récit fut un voyage des plus agréables. Touchante, amusante et poétique, je ne peux que conseiller cette œuvre. Cette première lecture m’a enchanté et je sais d’ores et déjà que je m’y replongerai un de ces jours avec plaisir et délectation.
Merci M. Peeters !
Attention petit bijou ! Le tome 1 des aventures de Tony Chu se dévore et c'est un vrai régal. Et ce n'est pas parce qu'il y est fréquemment question de cuisine. Dès les premières pages on est absorbé par cette ambiance déjantée, par ce personnage génial et son pouvoir si original.
Il est cibopathe... vous avez déjà entendu parler de ce don ? Rien qu'en mangeant une pomme, Tony peut retracer toute son histoire : sur quel arbre elle a poussé, les marques de pesticides utilisés, la date de sa récolte, etc... Cette faculté peut s'avérer particulièrement utile lorsqu'on est inspecteur de police, et surtout qu'on ne rechigne pas à grignoter un petit morceau de cadavre de temps en temps !
Les enquêtes se succèdent au fil des chapitres et suivent un fil conducteur prenant. La narration est une vraie réussite. Régulièrement elle nous donne quelques éléments et puis on revient dans le temps pour comprendre comment on est arrivé dans cette situation. Ce procédé est hyper efficace car les situations étant souvent saugrenues, on a du mal à imaginer qu'on va en arriver là. Et les pièces de puzzle se remettent dans l'ordre avec bonheur à la lecture du chapitre.
L'ambiance est merveilleuse, c'est à la fois sombre et gore mais en même temps drôle et cynique. Ce cocktail est maîtrisé avec une justesse telle qu'on plonge dans cet univers sans s'en rendre compte. Le dessin, les couleurs, les dialogues, le ton employé, les situations surréalistes, la galerie de personnages : tout contribue à cette ambiance jubilatoire.
Le dernier chapitre m'a estomaqué car je ne m'attendais pas à ce que l'histoire prenne ce tournant. Vite la suite....
Difficile d'attribuer la note culte dès le premier tome, mais on en sera pas loin si le second opus est du même niveau !
Après lecture des tomes 2 et 3 Je monte ma note à 5 étoiles.
La suite de la série est toujours aussi excellente. L'histoire se diversifie en nous emmenant dans des directions inattendues. Cela apporte pas mal de péripéties et relance l'intrigue de plus belle avec l'apport de nouveaux éléments, de nouveaux personnages. L'univers déjà très riche gagne encore en densité. Le tout sans jamais en faire trop et surtout en gardant un niveau d’intérêt et de qualité au moins aussi bon que dans le premier tome. Le ton décalé est toujours là et toujours aussi génial.
On n'est pas au bout de nos surprises. La série se prépare à être longue, mais je ne suis pas inquiet, au contraire je suis ravi.
Lorsque l’on plonge dans Croisade, il est difficile de s’en défaire. Cette série merveilleusement bien orchestrée par Xavier et Dufaux, est un véritable succès et le mérite vraiment bien.
Du premier au dernier tome, le lecteur est tenu en haleine, il y rencontre des personnages étonnants et évolue dans un univers où la magie flirte avec allégresse avec le fantastique. Bien sûre, la partie plus historique nourrit la toile de fond, après tout, Croisade, ne se targue pas d’être un « manuel scolaire » !
Je ne peux que conseiller cette excellente série qui est, pour moi, incontournable dans toutes les bonnes bibliothèques !
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Rubrique-à-Brac
Comment ai-je fait pour passer de si nombreuses années sans lire ne serait-ce qu'une planche de Gotlib ? Je vais volontairement faire court car les 5/5 ne manquent pas, les raisons sont toutes citées ci-dessous et je pense que je ne connais pas assez Gotlib pour en écrire un roman... Les Rubrique-à-Brac en quelques mots : - un trait incroyablement précis, je suis impressionné par la qualité du dessin, - des personnages aux expressions communicatives toujours grâce à ce coup de crayon de maître, - du rire à chaque planche, - du comique de répétition très bien conçu (géniale l'idée de faire revenir Isaac Newton de façon récurrente), - des idées de gags originales, tantôt de subtils jeux de mots, tantôt du rire plus facile... - etc...etc....etc... Quoi qu'il en soit, Gotlib manie l'humour et son crayon à merveille. Il exploite toutes les facettes du rire et utilise divers genres littéraires, culturels, historiques, scientifiques... pour parvenir à amener le lecteur dans des réflexions plus ou moins complexes afin de faire rire. Rien que pour cela, merci Mr Gotlib car c'est ingénieusement réussi !
Naruto
Ah, Naruto... Que dire de ce manga sinon qu'il est presque mythique... Bon j'exagère peut-être, mais ça fait quand même pas mal d'années que j'ai fondu pour ce manga, même si j'ai commencé par le dessin animé. J'ai grandi avec, donc forcément c'est presque naturel pour moi de lire un tome ^^. Les personnages ont tous leur charisme, on regrettera juste le sous-développement de certains qui sont exilés au profit de Sasuke et compagnie. L'auteur prend son temps sur chaque arc, et tous ont une connection logique sur le reste du scénario (que serait devenu Sasuke sans Orochimaru lors de l'examen chunin ?) . Les dessins sont clairs, pas trop surchargés et offrent une grande lisibilité. Ils ne sont pas archi-brouillonnés mais soigneusement refaits pour donner un trait fin et franc, ce qui donne un sentiment de froideur qui colle très bien à l'ambiance. Les ost du dessin animé sont juste pour la plupart bluffantes (l'Orochimaru Theme quoi *_* !) et les combats ont le mérite d'être intelligents et prenants, sauf peut-être Naruto vs Kiba , ou Naruto vs Ebisu, mais le côté décalé est voulu, c'est le début de la série ( :. Les chapitres récents me plaisent moins donc je me rabat sur les épisodes de l'animé ou les tomes du manga et ça me fait espérer une suite digne de ce nom (mine de rien, il y a pas mal de fins possibles !). J'aimerais juste que Naruto own Sasuke au lieu de vouloir le ramener (je peux plus le voir en dessin lol XD). La flemme de tout raconter donc je vais conclure avec un "dattebayo!".
Requiem - Chevalier Vampire
1er avis sur ce site, je n'avais pas envie de parler d'un truc passe partout, médiocre à souhait. Je vais donc vers la série en cours (mais bien avancée) qui me plait le plus : Requiem Chevalier vampire. J'ai lu que la série serait gothique-trash-fantasy-gore-... mais perso je ne sais pas cataloguer la majorité de ce que je lis. D'ailleurs je ne suis pas particulièrement fan des histoires de vampire car trop vues et revues, et encore moins du style gothique (je ne parle pas des églises). Pourtant tout me plait. Le style gothique est assez chargé en détail permet au dessinateur de se lâcher en restant fidèle à lui même. Les vampires et autres bestioles infernales de cette BD sont aussi un terrain propice aux dessins de Ledroit mais surtout au scénario qui peut se permettre beaucoup de délires. Moi ça me fait penser aux films de Tarantino, Rodriguez et autres barjos qui ne se reposent pas sur leurs lauriers et sont continuellement en train de se tester, bref des artistes et pas des VRP. On est donc loin d'Hollywood/Bollywood pour le cinéma, de EMI/Universal pour la musique et de Soleil/Moulinsart pour la BD. L'oeuvre n'est donc pas forcément très accessible car elle n'a pas été calculée, pré-machée, et ch*** pour le grand public. Elle est juste ... elle même. D'ailleurs, assez étonné de la liberté que s'offrent le dessinateur et l'auteur, je suis allé voir à droite à gauche ce qui se disait des éditions Nickel. Et là on comprend mieux puisqu'il retourne d'une boite créée par Mills et Ledroit pour cette série ! Alors certes, "s'auto-gérer" ne s'apprend pas du jour au lendemain et cela peut, par exemple, expliquer que le dessin puisse paraître trop chargé ou que l'architecture des pages soit brouillonne par endroit : En effet, Olivier Ledroit dessine sur des planches de 2x4m (c'est une "image", bien que des fois, on peut se demander) et après, il faut faire rentrer des km de dessins très variés sur des cm de pages de taille standard. Et vu que le dessinateur est doué et ne ménage pas ses efforts, ne pas toute œuvre qu’ils ne parviennetpas à incorporer dans l’édition finale serait un vrai crève cœur. Autre petit bémol, la série était prévue en 6 ou 9 tomes je crois puis maintenant l'objectif serait 12 (?). Il y a peut être une logique commerciale liée au succès mais si la qualité suit… Alors forcément niveau scénario, on passe de tomes où on a l'impression de tout connaitre sauf le final à des tomes de "ré-introduction" qui donnent l'impression de reculer et que tout « part en couille » pour citer certains ici. Sauf que c'est aussi l'occasion d'agrandir et enrichir cet univers. Oui, ya des bestioles qui ne sont créées que pour crever ultérieurement mais c'est autant de nouvelles opportunités pour Ledroit de s'exprimer et puis les choses nouvelles trouvent toutes un impact plus ou moins direct sur la trame de fond qui, elle, continue droit devant. Franchement, je trouve que c'est juste un ovni. Un truc qui sort des sentiers battus, un truc qui sent la liberté, un truc unique tout simplement. Après on aime ou pas, ça ne peut être qu'une question de goût pour moi (goûtez à plusieurs reprises pour être sûr). Mais alors que l'on ne doit pas être loin du summum de la société de consommation, je me demande si je reverrai un jour, un travail aussi entier, accompli, sur une BD tout en restant léger. J'entends par là que le but 1er reste le plaisir et ça se sent ! Comme quoi on peut faire un truc chiadé sans tomber dans l'élitisme pseudo intellectuel. Un grand merci aux auteurs qui, je l'espère, sauront clore la chose afin de ne pas me faire regretter ces 5 étoiles.
Les Seigneurs de Bagdad (Pride of Baghdad)
Voici un titre dont on peut saluer la réédition par le tout jeune éditeur Urban Comics en charge de la licence Vertigo entre autres, un label affirmant clairement sa position de proposer des comics adultes et sans la contrainte d’un code ou d’une éthique particulière ce qui nous a offert des petits chefs d’œuvre en marge de la production habituelle comme Preacher ou 100 Bullets d’une part ou des mini-séries compilées en intégrale comme WE3 ou justement ce Pride of Baghdad rebaptisé pour l’occasion « Les Seigneurs de Bagdad ». Reprenons notre respiration :) Pour qui connait ou qui a lu WE3, l’œuvre a beau traiter et mettre au premier plan des animaux domestiques comme un chat, un lapin ou un chien, le public visé n’est certainement pas nos chères têtes blondes de par la cruauté et la violence des propos émaillant les pages du récit… Pour l’œuvre concernée c’est exactement la même chose mais alors que les animaux domestiques desservaient les propos d’une métaphore sur l’utilisation d’innocents pour servir les intérêts guerriers des humains, ici il s’agit d’animaux sauvages asservis par l’homme car capturés pour être placés dans un zoo et témoins malgré eux d’une guerre d’Irak dont on connait les issues… La première chose qui interpelle, outre le thème utilisé et une couverture atypique, ce sont les dessins incroyablement aérés et fluides. C’est clair, on n’a jamais l’impression qu’il s’agisse d’un comics mais vraiment d’une œuvre d’illustrations animalières au premier abord. Les couleurs informatisées semblent déplaire au plus grand nombre pourtant je trouve qu’elles retranscrivent parfaitement le déroulement d’une journée d’une ville orientale sous la coupe d’un soleil écrasant. Les ambiances passent du jaune lumineux aux tons orangés rougeâtres jusqu’à celles plus apaisées de l’horizon. Pour autant si la colorimétrie est variée et apaisante l’histoire bien que calme en apparence prend place dans une ville en perpétuel danger. Une troupe de lions aux caractères bien trempés profite d’un bombardement américain sur la ville de Bagdad et la destruction en partie du zoo dans lequel ils croupissent pour s’enfuir et retourner à la vie sauvage. Mais malgré de singulières rencontres, qui va subvenir à leurs besoins lorsque l’homme leur servait du lapin tous les jours ? Les rancœurs de la captivité vont-elles faire place à l’espoir ? Le récit décrit fort bien les tempéraments des protagonistes félins. On a beau s’imaginer qu’ils sont représentés comme des hommes par leurs dialogues, leurs instincts les plus bas nous rappellent qu’il ne s’agit que d’animaux perdus et sans réel autre but que leur propre survie. Le décor se fond admirablement dans leurs pérégrinations. Ici on sent l’ombre de la guerre, de la chute d’un dictateur mais aucune réelle présence humaine ne viendra déranger en premier lieu la fuite de ce groupe désorganisé qui ne comprend même pas ce qui arrive réellement. On peut être à la fois horrifié ou amusé du comportement de ces bêtes qui ne pensent qu’à se reproduire, se nourrir et survivre dans un milieu hostile. Les rencontres avec d’autres animaux familiers ou inhospitaliers ménagent quelques surprises. Sans prise de position ou quelconque réel manichéisme, l’histoire se dévore à fond les rouleaux et il est impensable de reposer le bouquin sans aller à son terme. Quelques passages durs parsèment le tout, chaque animal excepté le petit lionceau fort de son innocence possède une part d’ombre à révéler tout au long de cette histoire inspirée selon les auteurs de réels évènements. En résulte une œuvre coup de poing unique en son genre qui cherche à distraire sans pour autant nous faire de fracassantes découvertes ou leçons de morale. J’y ai même trouvé à titre personnel certains reflets d’une poésie que j’affectionne d’Arthur Rimbaud, Le dormeur du val pour ne pas la citer, pour la peinture de la nature dans un environnement hostile et propre à la guerre voire à la mort. Tour à tour surprenant, choquant, utile et futile, Pride of Baghdad mérite plus qu’une simple lecture mais de figurer dignement auprès des autres œuvres Vertigo dont l’éclectisme me séduit de plus en plus…
Julius Corentin Acquefacques
Difficile de coter cette série mais cela ne m’empêche pas de la trouver « culte » pour la bonne et simple raison qu’elle a réussi à concilier lisibilité et univers kafkaïen tout en démontant les mécanismes du support utilisé, à savoir la bande dessinée et en rendant hommage à certaines des œuvres majeures de la dite bande dessinée. Et en clair, ça donne quoi, me direz-vous ? Univers kafkaïen : l’absurde semble régner en maître dans cette série. Pourtant, une profonde logique transparait dans chacun des tomes. Simplement, les hypothèses de départ sont faussées par le simple fait qu’il s’agit de bande dessinée, et donc d’une interprétation de la réalité. Marc-Antoine Mathieu joue avec ce principe de réalité relative pour nous entrainer dans un monde parallèle… qui n’est autre que celui de la bande dessinée. Lisibilité : avec ce genre de concept, le risque d’être obscur pour beaucoup de lecteurs était grand. Pourtant, chaque tome se lit facilement. Le dessin en noir et blanc reste toujours bien tranché. La narration semble naturelle et s’il nous faut de temps à autres opérer un petit retour en arrière, cela n’entache en rien le rythme de la lecture. Le thème de la bande dessinée : le héros évolue dans une bande dessinée. En partant de cette évidence, l’auteur développe un monde très original dans lequel des règles fondamentales comme, par exemple, l’ordre des planches ou les points de fuite d’un dessin peuvent être chamboulées. Les hommages : le plus marqué est celui rendu à Little Nemo puisque chaque tome comprend au moins une chute de lit de notre héros suite à un rêve étrange. On notera également au passage un petit hommage aux Cités Obscures lorsqu’il s’agira de parler de mondes parallèles. Reste que certains tomes m’ont laissé dubitatif, et principalement « la q… » Mais je ne saurais dire si c’est moi qui suis passé à côté ou si c’est l’auteur qui n’a pas su pleinement exploiter une bonne idée de départ. Mais bon, franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des albums dans lesquels le fait qu’il manque une case devient prétexte à un saut temporel ? Des albums qui explorent l’univers de la trois D ? Des albums qui incluent une spirale au centre d’un tome ? Des albums qui se lisent à moitié dans un sens et à moitié dans l’autre ? Personnellement, je ne connais que cette série pour nous offrir autant de passages aussi originaux et je demeure admiratif devant l’accessibilité d’une œuvre aussi intellectuellement travaillée. Chapeau bas !
Batman - Sombre Reflet
Snyder est vraiment un génie. Jusqu'à aujourd'hui, il ne nous aura servi que de bonnes histoires de notre chevalier préféré qui est le héros le plus connu de France . L'histoire penche plutôt sur l'aspect policier du héros (qui n'est pas Bruce Wayne, mais Dick Grayson, car il a pris le costume de son mentor en attendant son retour, tout cela est expliqué dans le magnifique edito du nouvel éditeur) . Le scénario est particulièrement sombre et stressant à certains passages où l'on croit Batman foutu. Il est aussi sombre que ses dessins qui collent parfaitement à l'ambiance de l'histoire. On y trouve deux ou trois blagues de Batman, ce qui nous rappelle que ce n'est pas Bruce. C'est un immanquable, on voit la vie du commissaire Gordon basculer et quelques références à une autre oeuvre culte, Batman -Year One. 5/5
Black Hole
Cette BD à la noirceur incandescente est davantage une chronique qu’une histoire au scénario bien découpé, dans un style oscillant entre le fantastique poétique et le roman graphique, avec pour cadre une zone résidentielle typiquement américaine puant l’ennui, terreau idéal des légendes urbaines. Il s’agit d’une évocation du mal-être d’une jeunesse américaine marginale et déboussolée, portant les germes d’une révolte face à un monde lisse en surface, celui de la réussite et des classes moyennes « biens sous tous rapports ». Cela pourrait dans une certaine mesure se passer en Europe, même si on voit bien que l’auteur vise surtout le système US hyper-conformiste refoulant l’échec social, véritable fabrique à parias. C’est d’une étrangeté absolue, cela pourra apparaître déroutant voire rebutant pour certains, mais le monde tel qu’il est n’est-il pas lui-même étrange ? Le dessin en noir et blanc, ou pour être plus exact « en noir avec un peu de blanc », traduit bien la tension et le spleen qui parcourt le récit. Son style au graphisme extrêmement soigné est d’une beauté vénéneuse. J’aurais un seul reproche concernant les quelques longueurs dans la narration, et j’ai eu parfois tendance à confondre certains personnages, mais cela n’empêche en rien la fascination ressentie face à des images et une ambiance hors du commun. Ainsi, Burns sait parfaitement distiller le malaise, certaines cases ont un très fort pouvoir de persistance rétinienne, c’est très âpre, très psyché-punk, et il faut avoir le cœur bien accroché, mais le voyage en vaut la peine, ne serait-ce que pour la fin qui est magnifique. Une lecture ne suffit certainement pas, tant le récit semble contenir des références plus ou moins cachées.
Lupus
Après lecture de l’intégrale. J’ai été complètement happé par ce récit de science fiction intimiste. Oubliés les lasers et autres gadgets des histoires traditionnelles du genre, ici ce qui domine avant tout ce sont les relations humaines et les sentiments, l’amitié, l’amour, la vie, la mort… Tout commence pourtant légèrement, Lupus et Tony partent en virée spatiale, en quête de partie de pêche originale et de drogues diverses et variées. La rencontre d’une jeune femme bouleversera à jamais leurs destins, la légèreté et l’insouciance feront place à la fuite. La force de la série réside principalement dans la profondeur des personnages, leur psychologie est fouillée et ils se révèlent très attachants, leurs doutes et leurs fissures personnelles les rendant presque réels. Les personnages secondaires rencontrés au fil de cette course éperdue ne sont pas en reste, chacun présentant une personnalité forte et marquante. L’émotion est souvent présente, les dialogues sonnent juste et la conclusion vraiment touchante. Le dessin est également très réussi et tout à fait en phase avec l’histoire, je le trouve même particulièrement envoutant. De plus, on peut constater une belle évolution au fil des tomes. Ce récit fut un voyage des plus agréables. Touchante, amusante et poétique, je ne peux que conseiller cette œuvre. Cette première lecture m’a enchanté et je sais d’ores et déjà que je m’y replongerai un de ces jours avec plaisir et délectation. Merci M. Peeters !
Tony Chu Détective Cannibale
Attention petit bijou ! Le tome 1 des aventures de Tony Chu se dévore et c'est un vrai régal. Et ce n'est pas parce qu'il y est fréquemment question de cuisine. Dès les premières pages on est absorbé par cette ambiance déjantée, par ce personnage génial et son pouvoir si original. Il est cibopathe... vous avez déjà entendu parler de ce don ? Rien qu'en mangeant une pomme, Tony peut retracer toute son histoire : sur quel arbre elle a poussé, les marques de pesticides utilisés, la date de sa récolte, etc... Cette faculté peut s'avérer particulièrement utile lorsqu'on est inspecteur de police, et surtout qu'on ne rechigne pas à grignoter un petit morceau de cadavre de temps en temps ! Les enquêtes se succèdent au fil des chapitres et suivent un fil conducteur prenant. La narration est une vraie réussite. Régulièrement elle nous donne quelques éléments et puis on revient dans le temps pour comprendre comment on est arrivé dans cette situation. Ce procédé est hyper efficace car les situations étant souvent saugrenues, on a du mal à imaginer qu'on va en arriver là. Et les pièces de puzzle se remettent dans l'ordre avec bonheur à la lecture du chapitre. L'ambiance est merveilleuse, c'est à la fois sombre et gore mais en même temps drôle et cynique. Ce cocktail est maîtrisé avec une justesse telle qu'on plonge dans cet univers sans s'en rendre compte. Le dessin, les couleurs, les dialogues, le ton employé, les situations surréalistes, la galerie de personnages : tout contribue à cette ambiance jubilatoire. Le dernier chapitre m'a estomaqué car je ne m'attendais pas à ce que l'histoire prenne ce tournant. Vite la suite.... Difficile d'attribuer la note culte dès le premier tome, mais on en sera pas loin si le second opus est du même niveau ! Après lecture des tomes 2 et 3 Je monte ma note à 5 étoiles. La suite de la série est toujours aussi excellente. L'histoire se diversifie en nous emmenant dans des directions inattendues. Cela apporte pas mal de péripéties et relance l'intrigue de plus belle avec l'apport de nouveaux éléments, de nouveaux personnages. L'univers déjà très riche gagne encore en densité. Le tout sans jamais en faire trop et surtout en gardant un niveau d’intérêt et de qualité au moins aussi bon que dans le premier tome. Le ton décalé est toujours là et toujours aussi génial. On n'est pas au bout de nos surprises. La série se prépare à être longue, mais je ne suis pas inquiet, au contraire je suis ravi.
Croisade
Lorsque l’on plonge dans Croisade, il est difficile de s’en défaire. Cette série merveilleusement bien orchestrée par Xavier et Dufaux, est un véritable succès et le mérite vraiment bien. Du premier au dernier tome, le lecteur est tenu en haleine, il y rencontre des personnages étonnants et évolue dans un univers où la magie flirte avec allégresse avec le fantastique. Bien sûre, la partie plus historique nourrit la toile de fond, après tout, Croisade, ne se targue pas d’être un « manuel scolaire » ! Je ne peux que conseiller cette excellente série qui est, pour moi, incontournable dans toutes les bonnes bibliothèques !