Cette BD a fait le buzz sur les réseaux sociaux, juste avant sa sortie. Les louanges se succédaient et j’avais peur de trop en attendre, et d’être déçu… et bien non, gros coup de cœur ! Jordi Lafebre avait déjà œuvré comme dessinateur sur plusieurs albums (notamment Lydie avec Benoît Zidrou au scenario), mais « Malgré tout » est son premier album en tant qu’auteur complet, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il regorge de talent.
Il ne s’agit certes que d’une histoire d’amour, une de plus… mais qui est sublimée par une trouvaille narrative ingénieuse : les chapitres sont inversés ! On commence par le chapitre 20, puis le 19, puis le 18, etc… jusqu’au dénouement (cad la rencontre) dans le premier chapitre. Le procédé fonctionne, les flashbacks récursifs révèlent petit à petit la profondeur des sentiments qui lient les deux protagonistes, et la fin m’a vraiment fait fondre. Je me suis empressé de retourner au début (enfin à la fin… vous suivez ?!) pour revivre cette première scène, maintenant lourde de sens, et noter les références habilement placées (voir la bitte d’amarrage). Je suis ressorti troublé et touché de ma lecture. C’est juste, romantique et passionnel.
La mise en image est magnifique, pas de surprises de ce côté… j’adore la façon dont l’auteur dessine ses personnages, avec ces visages un peu anguleux.
Je m’emporte sous le coup de l’émotion et attribue la note maximale… en espérant ne pas gonfler vos attentes, à mon tour. Mon coup de cœur de cette rentrée 2020, pourtant déjà bien lotie !
J'avoue que la couverture ne m'a pas vraiment tenté. Mais une fois plongé dans l'atmosphère, quel régal !
Une mise en couleur simple mais efficace.
Une suite de nouvelles toutes plus prenantes les unes que les autres.
Des personnages typiques des mafias de nos films d'antan.
On va tout de suite à l'essentiel.
Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas.
En silence est une bd que j'ai depuis longtemps dans ma modeste bdthèque. Je la relis régulièrement car je trouve que c'est vraiment une très très grande réussite.
L'auteure a réussi à rendre graphiques et facilement compréhensibles des sensations et des ressentis. Le rendu est très beau. Enfin, la narration, le propos et l'histoire coulent parfaitement, au rythme de l'eau du canyon !
Cette série a une résonnance bien particulière me concernant. Le premier album « la glaise des cimetières » fait partie des premières bandes dessinées achetées avec mon premier salaire. Je suis tombé raide dingue de Franz et de son graphisme bien particulier. Toutes les cases sont fouillées et détaillées. Avec ces albums, Franz est au sommet de son art assurément.
Thomas Noland est une série historique. Elle a l’ambition de retracer l’histoire des Etats-Unis du XXème siècle - rien que ça – à travers Thomas Noland, un soldat américain envoyé combattre au Vietnam mais aussi son père Trévor, son grand-père Timothy et son arrière-grand-père Télémachus. Un puzzle en 5 albums.
Pour moi, une des meilleures séries de BD. Il y a tout. De l’histoire, de l’amour, de l’aventure, de l’humour, de la violence, de l’action et de l’émotion. Vous vous attacherez forcément à cette famille.
Pour apprécier cette saga familiale mouvementée, je recommande un canapé profond, une musique de fond … The Pogues – Dirty old town, une bière bien fraiche avec un peu de mousse, et les gosses bien évidemment dans leurs chambres ! Vous me direz si la recette est bonne ! Bonne lecture. Que le spectacle commence !
Enfin, mon manga préféré du moment a droit à une traduction en français. J'ai découvert la série lorsqu'il a été adapté en anime il y a de ça un an et depuis je suis littéralement obsédé par cette série ! J'ai lu tous les chapitres que j'ai pu trouver sur internet et je vais même jusqu'à regarder les scans en japonais chaque fois qu'un chapitre sort même si je ne comprends pas du tout cette langue, je veux juste voir les images pour me faire un idée de ce qui arrive.
Iruma, c'est l'histoire d'un pauvre garçon qui se fait exploiter par ses parents depuis qu'il est tout petit et un jour ils vont même jusqu'à le vendre à un vieux démon. Le pauvre Iruma se retrouve en enfer et personne ne doit savoir qu'il est humain parce qu'il risque de se faire manger ! Sur cette idée de base, l'auteur crée un univers merveilleux, rempli de personnages attachants, la plupart des démons étant au final plus sympathiques que les humains ! Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais je ressens toujours de l'énergie positive lorsque je lis cette série. Il y a de très bons messages. Par exemple, Iruma a toujours fait ce que les autres lui ont dit de faire et il va apprendre à prendre ses propres décisions et avoir une motivation dans la vie qui n'est pas de faire ce que les autres lui disent de faire.
J'adore les personnages de cette série. Iruma, un très bon héros, ses amis Azz et Clara, la présidente de l'école Ameri... Je pourrais continuer ma liste pendant des heures. Ce que j'aime est que même les personnages secondaires ont droit à des moments de gloire et les caractères des personnages changent au fil des tomes, ne sont pas figés comme dans plusieurs shonen. Ainsi Iruma qui a peur d'être remarqué ne va pas avoir de problème lorsqu'il va finir par être l'élève le plus populaire de sa classe.
Il y a aussi le fait que ce shonen évite des clichés du genre. Un exemple : dans plein de mangas, le héros ou l’héroïne finit par inspirer les autres personnages qui vont changer alors que le héros ou l’héroïne ne change pas ou très peu. Ici, Iruma va faire le bien autour de lui, mais les autres lui font du bien. C'est la première fois qu'il a des amis, son parent adoptif le gâte et la présidente va changer sa vie en étant la première à lui demander ce qu'est sa motivation dans la vie.
C'est aussi un shonen où ce n'est pas qu'une suite de combats. Il y en a, mais le but du personnage principal n'est pas de devenir le plus fort par la faute. Iruma finit bien vite par avoir comme but dans la vie d'avoir le plus haut rang possible (les démons sont divisés en rang, de 1 jusqu'à 10) et on ne le devient pas juste en devenant super fort. On peut le devenir si on fait une belle présentation durant le festival de l'école ou en gagnant un match de ballon prisonnier.
Les différents arcs narratifs sont prenants, pas du tout répétitifs, remplis d'humour, d'un peu de drame et de bonne humeur. C'est aussi un des rares mangas pour garçon où les filles ne se retrouvent pas constamment nues. Le dessin est très bon, les expressions des visages des personnages sont excellentes ! Un manga rempli d'imagination qui me donne du plaisir et je le lirai jusqu'au bout même si ça finit en 100 tomes !
Angoulême 2020. Je suis à la recherche d’une BD jeunesse à faire dédicacer pour mon fils Oscar, 8 ans. Une vendeuse du stand « BD Kids » vient à ma rescousse, et je lui explique que mon fils est un petit garçon typique : il préfère les jeux à l’école, adore les blagues idiotes, les bêtises, et ses copains. Elle n’a pas hésité une seconde, et m’a mis le 1er tome d’Avni dans les mains. 9 mois plus tard Oscar et moi avons lu tous les tomes parus à ce jour, et il m’a demandé (ok, ordonné) de poster un avis 5/5 sur BDTheque !
Donc : les histoires sont inventives et rigolotes. Les personnages récurrents sont attachants. Les thèmes sont variés (école, parents, amis, bêtises, crottes de nez, jeux en tout genre, amours de cours de récréation). Le dessin est mignon au possible, et fourmille de milles détails. Enfin, chaque album se termine sur une double-page de jeux (labyrinthes, trouver les 7 différences etc.) que mes enfants ont adoré.
Voilà, que dire d’autre… vivement le prochain tome !
Juste énorme !
À lire impérativement accompagné de la bande son, à disposition sur Soundcloud ...
Avec la musique en fond sonore, les dessins et les couleurs splendides de Romain Renard, vous serez immédiatement plongés dans l'univers de cette superbe bande dessinée, au suspense envoûtant. À noter que la musique est composée par l'auteur lui-même. Les changements de thèmes musicaux semblent tellement tomber à pic, qu'on a la sensation d'être surveillé par les musiciens.
Au fil des pages, et au gré de la mélodie, les ambiances changent, et vous transportent...
7 volumes plus 1 extra = 8 tomes à lire avec plaisir.
C'est mignon tout plein, c'est bien dessiné, avec diverses histoires qui s'entrecroisent, et qui ne tombent pas dans le copier-coller. De plus, on distingue bien les différents personnages, ce qui est utile à la lecture. Ce qui change de certains auteurs dont on ne distingue les héros/héroïnes que par la forme de leur mèche !
Il s'agit du 1er manga de cette dessinatrice et elle s'en sort plutôt bien. Les cases ne sont pas souvent vides, ni systématiquement remplies par des étoiles ou des petits cœurs ! On sent que son trait se cherche encore un peu dans le 1er volume, mais elle trouve vite ses marques. Une bonne surprise, parfois un peu rose bonbon, mais ça fait du bien de se détendre un peu sans griller trop de neurones !
Perso, j'ai les 8 volumes à la maison, je les relis de temps à autre, ce n'est pas un achat inutile.
Modif d'août 2020 : je passe à 5 étoiles, à défaut de 4,5 parce que ça le vaut bien :)
Un titre énigmatique pour un manga culte.
Gunnm est pour moi l'énième démonstration de la suprématie des Japonais dans le genre du cyberpunk. Les chefs-d’œuvre sont légions : Ergo Proxy, Ghost in the Shell, Tehnolyze, Serial Experiment Lain, et bien évidemment l'indétrônable Akira.
Parue à la toute fin du siècle dernier, c'est l'une des premières séries nippones à s'être exportée avec succès en Occident : en parallèle avec Dragon Ball par exemple, on peut dire sans trop se tromper qu'elle a contribué à démocratiser le manga, et on ne lui en saurait trop gré !
Dans cette dystopie la Terre n'est plus qu'un immense no man's land infâme, dévasté par quelque catastrophe naturelle (il me semble) qui a laissé une population humaine affaiblie et misérable, qui en est réduit à survivre et vivoter dans des conditions miteuses et précaires comme de vulgaires ilotes. Au dessus de cet océan ininterrompu de déchéance, flotte Zalem, une sorte de cité mystérieuse et inaccessible , à la forme d'une toupie, ou d'autres humains vivent sans contact avec ceux d'en bas. Deux mondes qui se regardent sans se côtoyer : l'un avec envie et émerveillement, l'autre avec morgue et dédain. En haut l'élite technocratique aisée, en bas le lumpenprolétariat. Vraiment pas réjouissant...
A kuzuetsu, l'une des innombrables favelas du monde d'en bas, un cybernéticien va trouver dans une décharge le corps mutilé d'une cyborg. Il va la réparer entièrement , lui donner un nom et la prendre sous son aile comme sa propre fille. cependant Gally, puisque c'est ainsi qu'elle s'appelle désormais, se questionne sur elle même, sur son passé, et les circonstances impromptues vont l'amener à partir loin, dans une quête existentielle et identitaire.
Derrière cette superbe série se dessine en filigrane une subtile critique sociale et écologiste ou se mélangent pêle-mêle les inégalités, le darwinisme social et le struggle for life. Une satire, un miroir ou se reflètent toutes les tares de notre société contemporaine, ou les plus riches, les happy few, pètent dans la soie, dégradent l'environnement pour maintenir leur niveau de vie tout en abandonnant les plus pauvres dans leur fange où la pègre règne en shérif et ou le chaos et la violence sont le pain quotidien. D'ailleurs le sport favori à Kuzuetsu est emblématique de cette violence : le motorball, ou les cyborgs s'affrontent dans des joutes impitoyables et sanglantes sur des patins à roulettes.
L'intrigue est captivante, suffisamment rythmée pour que l'ennui ne pointe pas le bout de son nez même s'il y a quelques trous d'air , en particulier vers les tomes du milieu quand Gally s'aventure au dehors de la décharge. L'auteur arrive à insuffler un dynamisme qui s'exprime dans les scènes de combat, dans la violence graphique, toujours impressionnante mais jamais gratuite, dans les dessins vivants et les visages si expressifs, humains comme cyborgs.
Le dernier tome est génial et reste mon préféré d'entre tous : tout prend enfin sens, tous les fils du scénario se dénouent et les révélations s'enchaînent les unes après les autres : on se prend une succession d'uppercuts comme un boxeur groggy sur le ring. Magistral.
Un vrai coup de coeur pour ce manga, je suis tombé amoureux de cette androïde féminine (et féministe), cette femme à poigne à la recherche de son identité et de son humanité, qui grandira et avancera dans sa quête à chaque épreuve que le destin dressera devant elle.
Japanese cyberpunk is the fuck..g shit !
6 tomes qui vous tiennent en haleine sur l'histoire de Joseph Joanovici. J'aime beaucoup cette série: le dessin est beau et soigné, les couvertures sont magnifiques (et donnent envie de plonger dans l'histoire), et au delà je trouve que l'auteur a su parfaitement retranscrire les atermoiements propres à cette époque. Joseph Joanovici n'était ni tout blanc, ni tout noir: juste dans la zone grise comme tellement de Français à cette époque.
Le suspense est présent, la narration (faite de flash-back, d'intrigues mêlées) est efficace. Bref, je recommande +++
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Malgré tout
Cette BD a fait le buzz sur les réseaux sociaux, juste avant sa sortie. Les louanges se succédaient et j’avais peur de trop en attendre, et d’être déçu… et bien non, gros coup de cœur ! Jordi Lafebre avait déjà œuvré comme dessinateur sur plusieurs albums (notamment Lydie avec Benoît Zidrou au scenario), mais « Malgré tout » est son premier album en tant qu’auteur complet, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il regorge de talent. Il ne s’agit certes que d’une histoire d’amour, une de plus… mais qui est sublimée par une trouvaille narrative ingénieuse : les chapitres sont inversés ! On commence par le chapitre 20, puis le 19, puis le 18, etc… jusqu’au dénouement (cad la rencontre) dans le premier chapitre. Le procédé fonctionne, les flashbacks récursifs révèlent petit à petit la profondeur des sentiments qui lient les deux protagonistes, et la fin m’a vraiment fait fondre. Je me suis empressé de retourner au début (enfin à la fin… vous suivez ?!) pour revivre cette première scène, maintenant lourde de sens, et noter les références habilement placées (voir la bitte d’amarrage). Je suis ressorti troublé et touché de ma lecture. C’est juste, romantique et passionnel. La mise en image est magnifique, pas de surprises de ce côté… j’adore la façon dont l’auteur dessine ses personnages, avec ces visages un peu anguleux. Je m’emporte sous le coup de l’émotion et attribue la note maximale… en espérant ne pas gonfler vos attentes, à mon tour. Mon coup de cœur de cette rentrée 2020, pourtant déjà bien lotie !
Far South
J'avoue que la couverture ne m'a pas vraiment tenté. Mais une fois plongé dans l'atmosphère, quel régal ! Une mise en couleur simple mais efficace. Une suite de nouvelles toutes plus prenantes les unes que les autres. Des personnages typiques des mafias de nos films d'antan. On va tout de suite à l'essentiel. Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas.
En silence
En silence est une bd que j'ai depuis longtemps dans ma modeste bdthèque. Je la relis régulièrement car je trouve que c'est vraiment une très très grande réussite. L'auteure a réussi à rendre graphiques et facilement compréhensibles des sensations et des ressentis. Le rendu est très beau. Enfin, la narration, le propos et l'histoire coulent parfaitement, au rythme de l'eau du canyon !
Thomas Noland
Cette série a une résonnance bien particulière me concernant. Le premier album « la glaise des cimetières » fait partie des premières bandes dessinées achetées avec mon premier salaire. Je suis tombé raide dingue de Franz et de son graphisme bien particulier. Toutes les cases sont fouillées et détaillées. Avec ces albums, Franz est au sommet de son art assurément. Thomas Noland est une série historique. Elle a l’ambition de retracer l’histoire des Etats-Unis du XXème siècle - rien que ça – à travers Thomas Noland, un soldat américain envoyé combattre au Vietnam mais aussi son père Trévor, son grand-père Timothy et son arrière-grand-père Télémachus. Un puzzle en 5 albums. Pour moi, une des meilleures séries de BD. Il y a tout. De l’histoire, de l’amour, de l’aventure, de l’humour, de la violence, de l’action et de l’émotion. Vous vous attacherez forcément à cette famille. Pour apprécier cette saga familiale mouvementée, je recommande un canapé profond, une musique de fond … The Pogues – Dirty old town, une bière bien fraiche avec un peu de mousse, et les gosses bien évidemment dans leurs chambres ! Vous me direz si la recette est bonne ! Bonne lecture. Que le spectacle commence !
Iruma à l'école des démons
Enfin, mon manga préféré du moment a droit à une traduction en français. J'ai découvert la série lorsqu'il a été adapté en anime il y a de ça un an et depuis je suis littéralement obsédé par cette série ! J'ai lu tous les chapitres que j'ai pu trouver sur internet et je vais même jusqu'à regarder les scans en japonais chaque fois qu'un chapitre sort même si je ne comprends pas du tout cette langue, je veux juste voir les images pour me faire un idée de ce qui arrive. Iruma, c'est l'histoire d'un pauvre garçon qui se fait exploiter par ses parents depuis qu'il est tout petit et un jour ils vont même jusqu'à le vendre à un vieux démon. Le pauvre Iruma se retrouve en enfer et personne ne doit savoir qu'il est humain parce qu'il risque de se faire manger ! Sur cette idée de base, l'auteur crée un univers merveilleux, rempli de personnages attachants, la plupart des démons étant au final plus sympathiques que les humains ! Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais je ressens toujours de l'énergie positive lorsque je lis cette série. Il y a de très bons messages. Par exemple, Iruma a toujours fait ce que les autres lui ont dit de faire et il va apprendre à prendre ses propres décisions et avoir une motivation dans la vie qui n'est pas de faire ce que les autres lui disent de faire. J'adore les personnages de cette série. Iruma, un très bon héros, ses amis Azz et Clara, la présidente de l'école Ameri... Je pourrais continuer ma liste pendant des heures. Ce que j'aime est que même les personnages secondaires ont droit à des moments de gloire et les caractères des personnages changent au fil des tomes, ne sont pas figés comme dans plusieurs shonen. Ainsi Iruma qui a peur d'être remarqué ne va pas avoir de problème lorsqu'il va finir par être l'élève le plus populaire de sa classe. Il y a aussi le fait que ce shonen évite des clichés du genre. Un exemple : dans plein de mangas, le héros ou l’héroïne finit par inspirer les autres personnages qui vont changer alors que le héros ou l’héroïne ne change pas ou très peu. Ici, Iruma va faire le bien autour de lui, mais les autres lui font du bien. C'est la première fois qu'il a des amis, son parent adoptif le gâte et la présidente va changer sa vie en étant la première à lui demander ce qu'est sa motivation dans la vie. C'est aussi un shonen où ce n'est pas qu'une suite de combats. Il y en a, mais le but du personnage principal n'est pas de devenir le plus fort par la faute. Iruma finit bien vite par avoir comme but dans la vie d'avoir le plus haut rang possible (les démons sont divisés en rang, de 1 jusqu'à 10) et on ne le devient pas juste en devenant super fort. On peut le devenir si on fait une belle présentation durant le festival de l'école ou en gagnant un match de ballon prisonnier. Les différents arcs narratifs sont prenants, pas du tout répétitifs, remplis d'humour, d'un peu de drame et de bonne humeur. C'est aussi un des rares mangas pour garçon où les filles ne se retrouvent pas constamment nues. Le dessin est très bon, les expressions des visages des personnages sont excellentes ! Un manga rempli d'imagination qui me donne du plaisir et je le lirai jusqu'au bout même si ça finit en 100 tomes !
Avni
Angoulême 2020. Je suis à la recherche d’une BD jeunesse à faire dédicacer pour mon fils Oscar, 8 ans. Une vendeuse du stand « BD Kids » vient à ma rescousse, et je lui explique que mon fils est un petit garçon typique : il préfère les jeux à l’école, adore les blagues idiotes, les bêtises, et ses copains. Elle n’a pas hésité une seconde, et m’a mis le 1er tome d’Avni dans les mains. 9 mois plus tard Oscar et moi avons lu tous les tomes parus à ce jour, et il m’a demandé (ok, ordonné) de poster un avis 5/5 sur BDTheque ! Donc : les histoires sont inventives et rigolotes. Les personnages récurrents sont attachants. Les thèmes sont variés (école, parents, amis, bêtises, crottes de nez, jeux en tout genre, amours de cours de récréation). Le dessin est mignon au possible, et fourmille de milles détails. Enfin, chaque album se termine sur une double-page de jeux (labyrinthes, trouver les 7 différences etc.) que mes enfants ont adoré. Voilà, que dire d’autre… vivement le prochain tome !
Melvile
Juste énorme ! À lire impérativement accompagné de la bande son, à disposition sur Soundcloud ... Avec la musique en fond sonore, les dessins et les couleurs splendides de Romain Renard, vous serez immédiatement plongés dans l'univers de cette superbe bande dessinée, au suspense envoûtant. À noter que la musique est composée par l'auteur lui-même. Les changements de thèmes musicaux semblent tellement tomber à pic, qu'on a la sensation d'être surveillé par les musiciens. Au fil des pages, et au gré de la mélodie, les ambiances changent, et vous transportent...
Coeurs à coeurs
7 volumes plus 1 extra = 8 tomes à lire avec plaisir. C'est mignon tout plein, c'est bien dessiné, avec diverses histoires qui s'entrecroisent, et qui ne tombent pas dans le copier-coller. De plus, on distingue bien les différents personnages, ce qui est utile à la lecture. Ce qui change de certains auteurs dont on ne distingue les héros/héroïnes que par la forme de leur mèche ! Il s'agit du 1er manga de cette dessinatrice et elle s'en sort plutôt bien. Les cases ne sont pas souvent vides, ni systématiquement remplies par des étoiles ou des petits cœurs ! On sent que son trait se cherche encore un peu dans le 1er volume, mais elle trouve vite ses marques. Une bonne surprise, parfois un peu rose bonbon, mais ça fait du bien de se détendre un peu sans griller trop de neurones ! Perso, j'ai les 8 volumes à la maison, je les relis de temps à autre, ce n'est pas un achat inutile. Modif d'août 2020 : je passe à 5 étoiles, à défaut de 4,5 parce que ça le vaut bien :)
Gunnm
Un titre énigmatique pour un manga culte. Gunnm est pour moi l'énième démonstration de la suprématie des Japonais dans le genre du cyberpunk. Les chefs-d’œuvre sont légions : Ergo Proxy, Ghost in the Shell, Tehnolyze, Serial Experiment Lain, et bien évidemment l'indétrônable Akira. Parue à la toute fin du siècle dernier, c'est l'une des premières séries nippones à s'être exportée avec succès en Occident : en parallèle avec Dragon Ball par exemple, on peut dire sans trop se tromper qu'elle a contribué à démocratiser le manga, et on ne lui en saurait trop gré ! Dans cette dystopie la Terre n'est plus qu'un immense no man's land infâme, dévasté par quelque catastrophe naturelle (il me semble) qui a laissé une population humaine affaiblie et misérable, qui en est réduit à survivre et vivoter dans des conditions miteuses et précaires comme de vulgaires ilotes. Au dessus de cet océan ininterrompu de déchéance, flotte Zalem, une sorte de cité mystérieuse et inaccessible , à la forme d'une toupie, ou d'autres humains vivent sans contact avec ceux d'en bas. Deux mondes qui se regardent sans se côtoyer : l'un avec envie et émerveillement, l'autre avec morgue et dédain. En haut l'élite technocratique aisée, en bas le lumpenprolétariat. Vraiment pas réjouissant... A kuzuetsu, l'une des innombrables favelas du monde d'en bas, un cybernéticien va trouver dans une décharge le corps mutilé d'une cyborg. Il va la réparer entièrement , lui donner un nom et la prendre sous son aile comme sa propre fille. cependant Gally, puisque c'est ainsi qu'elle s'appelle désormais, se questionne sur elle même, sur son passé, et les circonstances impromptues vont l'amener à partir loin, dans une quête existentielle et identitaire. Derrière cette superbe série se dessine en filigrane une subtile critique sociale et écologiste ou se mélangent pêle-mêle les inégalités, le darwinisme social et le struggle for life. Une satire, un miroir ou se reflètent toutes les tares de notre société contemporaine, ou les plus riches, les happy few, pètent dans la soie, dégradent l'environnement pour maintenir leur niveau de vie tout en abandonnant les plus pauvres dans leur fange où la pègre règne en shérif et ou le chaos et la violence sont le pain quotidien. D'ailleurs le sport favori à Kuzuetsu est emblématique de cette violence : le motorball, ou les cyborgs s'affrontent dans des joutes impitoyables et sanglantes sur des patins à roulettes. L'intrigue est captivante, suffisamment rythmée pour que l'ennui ne pointe pas le bout de son nez même s'il y a quelques trous d'air , en particulier vers les tomes du milieu quand Gally s'aventure au dehors de la décharge. L'auteur arrive à insuffler un dynamisme qui s'exprime dans les scènes de combat, dans la violence graphique, toujours impressionnante mais jamais gratuite, dans les dessins vivants et les visages si expressifs, humains comme cyborgs. Le dernier tome est génial et reste mon préféré d'entre tous : tout prend enfin sens, tous les fils du scénario se dénouent et les révélations s'enchaînent les unes après les autres : on se prend une succession d'uppercuts comme un boxeur groggy sur le ring. Magistral. Un vrai coup de coeur pour ce manga, je suis tombé amoureux de cette androïde féminine (et féministe), cette femme à poigne à la recherche de son identité et de son humanité, qui grandira et avancera dans sa quête à chaque épreuve que le destin dressera devant elle. Japanese cyberpunk is the fuck..g shit !
Il était une fois en France
6 tomes qui vous tiennent en haleine sur l'histoire de Joseph Joanovici. J'aime beaucoup cette série: le dessin est beau et soigné, les couvertures sont magnifiques (et donnent envie de plonger dans l'histoire), et au delà je trouve que l'auteur a su parfaitement retranscrire les atermoiements propres à cette époque. Joseph Joanovici n'était ni tout blanc, ni tout noir: juste dans la zone grise comme tellement de Français à cette époque. Le suspense est présent, la narration (faite de flash-back, d'intrigues mêlées) est efficace. Bref, je recommande +++