Quelle belle BD ! Je l'avais lu voila quelques années mais je tenais à la relire avant de l'aviser. Parce que j'adore Carole Maurel et son trait, les couleurs qu'elle utilise et la vie qu'elle insuffle dans ses dessins sans pour autant avoir de trait d'une finesse ou d'une précision inégalable. Bref, j'adore ce qu'elle fait comme BD.
Elle fait ici une BD seule aux commandes, et s'en tire avec tous les honneurs. Brodant sur l'idée ô combien reprise de la rencontre entre l'adulte et la jeune, elle fait cependant déplacer la jeune dans le monde d'après, sa future vie qu'elle pourra à loisir critiquer et décortiquer.
Tout le récit est le passage d'un déni, un déni évident dès le début de la BD et qui n'est jamais camouflé. Parce que le propos est justement de réfléchir à celui-ci. Pas ce qu'il est, ni pourquoi il est là, mais pourquoi persister dans ce déni. D'où une confrontation d'une intensité rare entre les deux protagonistes. Dépassant le cadre de la bienséance, ici ça crie, ça s'engueule, ça braille et ça se tacle. Normal, ce mal-être doit bien exploser, surtout face à celle qui ne peut pas nous croire parce qu'elle sait.
Ce que j'ai aimé, c'est cette violence dans la confrontation. Devoir se remettre en question sur sa vie et ses choix n'est pas simple. A-t-on fait les bons ? A-t-on fait trop de compromis ? A-t-on seulement essayé ? Ce regard porté sur sa vie peut amener à des considérations violentes puisqu'elles remettront en question des années de vies tracées d'une ligne claire. La franchir, c'est tout faire voler en éclat. D'ailleurs à ce jeu-là, personne n'a raison : l'adolescente n'a pas encore toute l'expérience pour comprendre certains détails, tandis que l'adulte a perdue de vue certaines choses de son adolescence.
Et cette fin est une pure réussite : retrouver une fusion entre les deux est déjà attendue comme fin logique, mais surtout la dernière confrontation est la plus importante. Parce que dans ce genre d'histoire, ce n'est pas la lutte contre soi-même qui importe.
Je suis sous le charme de cette BD. Elle a semblé un peu irréaliste à beaucoup par la violence dont fait preuve l'adulte envers la jeune, mais je trouve que c'est ce qui marche. Le sujet est sensible à hauteur de la réaction, et je me dis que beaucoup de gens seraient au moins aussi durs envers eux-mêmes parce qu'ils ont du mal à accepter la vérité. Une BD qui m'a beaucoup parlée, qui m'a touchée et que je relirais avec grand plaisir.
Pour ma part, j’ai trouvé ça vraiment sympa et agréable à suivre, très classe dans sa réalisation.
D’abord une belle qualité d’édition : le format et le touché de l’album font honneur (bon après c’est pas le prix le plus abordable non plus ;)
L’intérieur l’est tout autant, peut être le meilleur lu de Richard Guérineau, c’est parfaitement orchestré et lisible : construction, trait et couleurs (ça change des Stryges tiens !!). J’aime le soin apporté à ses planches.
Et enfin le récit, même si pour l’instant ce dernier se révèle relativement convenu pour l’époque, l’ensemble est bien amené et je suis vraiment rempli d’optimisme pour la suite.
La narration ne m’a pas gêné, bien au contraire, ça demande un peu d’attention sur les noms mais j’aime bien l’idée de cette correspondance en fond, ça ajoute du charme et j’espère que l’identité de Mme de *** surprendra.
Une bonne entrée en matière pour cette trilogie annoncée, je comprends les réserves de mes prédécesseurs mais bizarrement je suis absolument confiant et serein pour le fin mot de l’histoire.
Cette série fonctionne bien entendu grâce à l’absurdité de la situation de départ. En effet, le jeune héros du récit prend le lecteur de court en voyant dans cette apocalypse zombie non pas une tragédie mais bien une bénédiction. Enfin, il n’est plus obligé d’aller travailler comme un forçat pour un salaire minable. Enfin, il peut boire une bière dès le petit-déjeuner. Enfin, il peut glander devant la télévision si ça lui chante !
Sa joie de vivre, son enthousiasme sont de grandioses ressorts comiques. Il part faire des courses le sourire aux lèvres en passant par le balcon de ses voisins qui, eux, sont terrifiés. Il en profite pour leur proposer de leur ramener quelques commissions, genre du papier wc ou une bière. Et très rapidement, il finit par faire une liste des choses à faire avant de mourir. Le genre de liste que l’on se dit que l’on ferait bien un jour pour son usage personnel… sauf que là nous sommes en pleine apocalypse zombie et ça va donc être un peu moins évident de faire un saut en parachute ou de trouver un coiffeur pour se faire des dreadlocks. Cet aspect absurde entre les désirs, parfois enfantins, du héros et la situation dans laquelle il se trouve est le moteur du récit, qui le classe donc dans un genre à tiers-chemin entre humour, aventure et épouvante.
Le dessin, sans réellement sortir du lot, est en parfaite osmose avec l’esprit de la série. Il est dynamique et n’hésite pas à en faire des tonnes à l’occasion mais sans tomber dans l’excès constant. On passe donc de passages ‘normaux’ à des passages plus caricaturaux et ce sont ces basculements qui permettent à la sauce de prendre.
C’est crétin et sympathique. Il y a du nichon par ci par là mais sans excès, un peu de philosophie de bazar à l’occasion (et j’espère que les auteurs n’en abuseront pas à l’avenir) et un lointain écho avec notre situation actuelle (doit-on avoir peur de tout sous prétexte du COVID alors qu’Akira nous montre que même une apocalypse zombie peut être source d’opportunités ?) Bon ! Faudrait pas que la série dure des plombes et même si, à l'heure actuelle (10 tomes lus), je demeure mordu, je sens bien qu'elle a tendance à s'essouffler ! J'en viens donc à espérer soit une conclusion rapide, soit une relance de l'intrigue réellement enthousiasmante.
Dans tous les cas de figure, 100 Bucket list of the dead demeure l'un des rares mangas dont je guette la sortie d'un tome avec impatience ! Une revisite originale du carpe diem à l'aulne d'une apocalypse zombie, fallait y penser !
Je dois bien avouer que je n'attendais pas grand chose de cette BD. Et en même temps si. Allez comprendre ! J'aimais le titre, et surtout le pitch, sans pourtant trop y croire. Et puis aussi le dessin, objectivement assez bon (disons qu'il fait le taf), n'est pas mon truc. Je le trouve un peu maladroit. Les visages manquent un peu d'expressivité, les proportions sont parfois étonnantes, et les attitudes un peu figées.
Cela étant dit, j'ai quand même pris pas mal de plaisir à lire ça. C'est une belle et solide fable sur la justice et le pouvoir. Le scénar est bien mené, et sans vouloir spoiler, on échappe à une Happy End qui aurait eu pour effet d'étouffer complètement le propos.
Une très bonne surprise donc, qui plus est non dénuée d'humour.
Quelle bonne surprise d'avoir lu cette ancienne série. Je pourrais répéter mot pour mot les bonnes appréciations d'Agecanonix pour cette trop courte production.
J'ai pratiquement tout aimé dans les propositions de Aidans et de Dufaux. J'ai trouvé le scénario de Dufaux vraiment intéressant avec une belle construction autour des deux thèmes marquants de la Florence du XVème siècle : l'art et le pouvoir.
Le seul petit défaut que je trouve au récit est qu'il n'est pas direct mais souvent rapporté par Andréa ce qui amoindrit le rythme même si le dynamisme reste bon. Dufaux reprend tous les éléments classiques d'un récit sur l'époque : bûcher, empoisonnement ou dague traitresse parcourent les aventures d'Andréa.
Andréa est d'ailleurs un second rôle qui se positionne auprès des grandes familles grâce à ses talents de peintre, puis sa séduction et enfin son art de l'épée.
Aidans a dû se régaler à dessiner ces scènes d'un érotisme assez présent mais toujours juste et agréable. Cet érotisme ne casse en rien la fluidité du récit et ne sert pas de remplissage à un scénario défaillant.
Je trouve la critique de Ro sévère quant au dessin d'Aidans. Je le trouve très abouti avec une multitude de détails sur les extérieurs que ce soit dans Florence ou dans les bois. Mon seul reproche tient aux visages des personnages qui se ressemblent un peu trop. Heureusement les très beaux costumes permettent d'éviter les confusions.
La mise en couleur est très datée de cette décennie 80's pas encore soumise au diktat du numérique (souvent mal maîtrisé). Perso j'aime.
Une série très plaisante pour ados et plus qui procure un agréable moment de lecture.
Passons sur le dessin d'Emma, minimaliste dans le tome 1 puis sympathique de rondeurs mais globalement peu enthousiasmant.
N'évoquons pas outre mesure la mise en page imposée par le format initial du blog, et non retravaillée lors de l'édition en BD.
Ne nous attardons pas sur l'absence de mise en perspective éditoriale via notamment un regroupement thématiques des scénettes, reprenant platement la chronologie d'un blog qui découlait d'une actualité désormais périmée.
Une fois cela dit et "oublié", il faut admirer le talent d'Emma à rendre compte de manière claire, ludique et amusante, des événements extraits de l'actualité et des interrogations d'une militante lucide et désireuse de questionner intelligemment le fonctionnement de notre société. L'intelligence collective nous sauvera, et si les solutions ne sont pas évidentes (sur le climat, le rapport hommes-femmes, etc.), il est néanmoins capital de mettre un terme à bien des dérives et agissements (excès du capitalisme, hypocrisie du green washing, violences policières, racisme...).
A lire absolument. Pour ne plus fermer les yeux. Pour élargir le camp des convaincus en lutte.
---------------------------Mise à jour suite à la lecture du tome "Des lignes et des cailloux"---------------------------
Petite déception à la lecture de ce tome dit 5 (ou 6 si celui sur le climat est intégré) : l'éducation positive méritait-elle tous ces égards, de lui consacrer autant de temps, n'y avait-il pas de meilleures luttes à mener ? Emma élève heureusement le sujet pour l'étendre au capitalisme, au patriarcat, etc., mais le dérisoire de cette charge certes justifiée interpelle, les réseaux sociaux seraient-ils une nouvelle parabole du mythe de la caverne ?
Rodolphe est un auteur diablement prolifique mais aussi variable. J'ai adoré certaines de ses œuvres et d'autres que j'ai trouvé franchement moyenne. Ici, on est dans la catégorie haute !
L'histoire d'un bluesman inventé permet au récit de brosser un portrait "type" de ce genre de personnage, portait qui est à la fois touchant mais aussi sans fioritures. Slim n'est pas un héros, il est ordinaire : aimant les femmes et la musique, voyageant pour chanter son blues aux quatre coins de l'Amérique, pas toujours très juste avec les autres. Un homme simple, aimant surtout la musique qui conduit sa vie, même s'il passera parfois quelques temps sans jouer. Mojo, c'est le récit de cette conduite de vie des Bluesman dans le début du XXe siècle, jusqu'à l'arrivé du Rock, du folk, de la pop. Le passage de l'un à l'autre est bien amené par Rodolphe, de même que la déconnexion entre Slim et son univers. Il existe pour la musique, la guerre ne l'importe pas par exemple. Rodolphe se tient à son récit sur la musique sans déborder et l'inscrire dans un contexte plus large. C'est une chouette histoire, rien à dire.
D'autant que j'ai redécouvert des noms de Bluesman que je ne connais que vaguement, la plupart par la citation qu'en a fait Cabrel dans son "Cent ans de plus" (j'adore ce morceau). Mettre un visage sur le nom et comprendre un peu mieux son histoire est toujours intéressant.
Le récit est aussi servi par le dessin, magnifique et qui fait plaisir à voir. Entre les gueules de chacun, le décor mais aussi le blues qui est à la fois porté par les personnages mais aussi les décors. Ca sent l'Amérique profonde, les ruraux et les paumés de la société. J'ai vite été plongé dans le récit sans décrocher jusqu'au bout. Et pour tout dire, je me suis même retrouvé à chanter tout au long du trajet jusqu'au travail, parce que j'avais envie de musique et de textes pour accompagner. C'est tout bête, sans doute, mais ça fait du bien parfois d'avoir une BD qui redonne envie de chanter !
Bon comme on est lundi, je viens rapidement mettre ma pierre à l’édifice sur cette série méconnue ;)
Je n’ai du en lire qu’une moitié (principalement celle parue avant 1982), et j’avoue que ça remonte à bien des années.
Paradoxalement, alors que je suis à jour sur les reprises de ce héros vu par …, je ne ressens pas le besoin de me replonger dans la série mère, il faut dire aussi que les albums sont complètement détruits à force de les avoir dévorés durant ma prime jeunesse, à tel point que je les ai encore quasi tous bien en tête.
Pour moi, cette série résonne comme un rite de passage.
Du coup un héros culte qui mérite son nom de classique du 9eme art, mais que qui ne reste cependant que franchement bien pour moi, pas d’envie particulière de relecture ou de découvrir les albums non lus.
J’en garde quand même énormément de nostalgie, des excellents souvenirs quelques albums en vrac : Ma Dalton, Phil Defer, La diligence, Le fil qui chante, Billy the kid, Le pied tendre …
J'avais bien aimé la lecture du "Procès" des mêmes auteurs. Je ne suis pas déçu par cette série qui reprend une nouvelle de Poe.
Comme je ne suis pas connaisseur de l'écrivain américain, je n'ai pas eu la tentation de comparaison et j'ai apprécié l'album pour lui-même.
Comme l'explique le dossier en fin d'ouvrage les auteurs se sont détachés de Poe sur certains éléments trop américains ou littéraires.
J'ai trouvé que ces retouches conviennent parfaitement au dynamisme de la série. Le rythme et les dialogues proposés par Céka engendrent une série très fluide et dynamique qui maintient à la fois l'humour et le suspens du récit.
Céka et Clod élargissent leur hommage avec humour à Doyle et Wilde à travers les personnages de Dupin et de son acolyte.
L'original graphisme de Clod convient très bien à ces atmosphères mystérieuses et intrigantes que l'on avait déja dans Le Procès. C'est ce graphisme qui renvoie à un univers sombre qui enferme dans un cauchemar qu'il est beaucoup plus simple d'exprimer par écrit dans un roman ou une nouvelle.
Une lecture plaisante qui donne envie de découvrir l'oeuvre de Poe ce qui est déjà une réussite. 3.5
J'avais envie de lire cette BD parce qu'elle fait écho à un pan de ma vie, et c'est ce qui m'a le plus intéressé dans le récit.
Plus jeune, j'avais eu la lubie d'aller de mon Alsace natale jusqu'au Mont Saint-Michel en stop, et ce deux années de suite. D'abord avec ma copine et un ami puis tout seul. Encore aujourd'hui, je garde un souvenir incroyablement vivace de ces périples. Le stop est une activité à laquelle je me suis adonné pendant de nombreuses années, que ce soit pour rentrer chez moi faute d'autre moyen ou simplement par plaisir. Sortir de chez soi, aller sur le trottoir et lever le pouce, attendre et voir.
Cette BD m'a fait remonter bon nombre de souvenirs, tantôt drôle tantôt triste. J'ai, tout comme le personnage de la BD, vu bon nombre de personnes et entendues d'innombrables histoires de vies. Un vieux roulant mal et expliquant que sa vue baisse, un gars me racontant qu'il "cassait du PD dans les toilettes", une femme évoquant ses souvenirs de stop de jeunesse, un type me donnant de l'argent pour continuer le périple … J'ai vu des sacrées choses, en effet.
Et c'est la principale chose que je retiens de la BD : ces rencontres aléatoires, parfois étranges parfois normales, souvent banales mais avec un petit détail. Les dialogues, les échanges, les sourires, c'est ce qui me reste le plus de tout ça. La BD semble volontairement s'arrêter sur l'aspect humain et ne pas développer le reste : les longues heures d'attentes, sous le soleil, la pluie ou le vent. Les voitures qui insultent et klaxonnent (oui, ça m'est arrivé), les chauffards, les alcooliques tenant un volant, les journées où une seule voiture s'est arrêté et qu'on a fait 10 km. Bref, la contrainte n'est pas mise en avant (je ne parle pas de la logistique pour la nourriture et l'eau, le poids du sac etc. …) mais je pense que le livre ne se veut pas une information sur le stop. Uniquement une BD sur la façon dont les rencontres peuvent se faire avec ce mode de transport. Et ça, ça me plait !
Sur l'aspect purement BD, l'auteur s'en sort très bien pour les décors qui donnent envie d'aller dans les endroits mentionnés, mais par contre les visages sont moins réussis. Les bouches font souvent artificielles, figées dans une ouverture qui semble peu naturelle, tandis que les expressions (notamment dans les yeux) sont souvent statiques. Ca manque de dynamisme dans les visages, et c'est visible à la première lecture. Un point à améliorer donc.
En tout cas, pour ma part, j'ai apprécié la BD qui a fait rejaillir bon nombre de souvenirs en moi. Cette fin, notamment, fait écho à des souvenirs. L'envie de ne plus s'arrêter, de repartir … Je suis toujours rentré chez moi parce que je suis extrêmement casanier, mais je comprends que l'on puisse souhaiter repartir et ne pas s'arrêter directement.
Une belle découverte donc, pas immanquable et que je ne recommanderais pas à tout le monde mais qui m'a parlé de par mes expériences. Elle n'a pas manqué de me rappeler le livre "Le monde en stop" de Ludovic Hubler que j'avais lu quelques années auparavant et qui m'avait énormément plus également. Et pour le coup, je recommande plus ce livre !
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Luisa - Ici et là
Quelle belle BD ! Je l'avais lu voila quelques années mais je tenais à la relire avant de l'aviser. Parce que j'adore Carole Maurel et son trait, les couleurs qu'elle utilise et la vie qu'elle insuffle dans ses dessins sans pour autant avoir de trait d'une finesse ou d'une précision inégalable. Bref, j'adore ce qu'elle fait comme BD. Elle fait ici une BD seule aux commandes, et s'en tire avec tous les honneurs. Brodant sur l'idée ô combien reprise de la rencontre entre l'adulte et la jeune, elle fait cependant déplacer la jeune dans le monde d'après, sa future vie qu'elle pourra à loisir critiquer et décortiquer. Tout le récit est le passage d'un déni, un déni évident dès le début de la BD et qui n'est jamais camouflé. Parce que le propos est justement de réfléchir à celui-ci. Pas ce qu'il est, ni pourquoi il est là, mais pourquoi persister dans ce déni. D'où une confrontation d'une intensité rare entre les deux protagonistes. Dépassant le cadre de la bienséance, ici ça crie, ça s'engueule, ça braille et ça se tacle. Normal, ce mal-être doit bien exploser, surtout face à celle qui ne peut pas nous croire parce qu'elle sait. Ce que j'ai aimé, c'est cette violence dans la confrontation. Devoir se remettre en question sur sa vie et ses choix n'est pas simple. A-t-on fait les bons ? A-t-on fait trop de compromis ? A-t-on seulement essayé ? Ce regard porté sur sa vie peut amener à des considérations violentes puisqu'elles remettront en question des années de vies tracées d'une ligne claire. La franchir, c'est tout faire voler en éclat. D'ailleurs à ce jeu-là, personne n'a raison : l'adolescente n'a pas encore toute l'expérience pour comprendre certains détails, tandis que l'adulte a perdue de vue certaines choses de son adolescence. Et cette fin est une pure réussite : retrouver une fusion entre les deux est déjà attendue comme fin logique, mais surtout la dernière confrontation est la plus importante. Parce que dans ce genre d'histoire, ce n'est pas la lutte contre soi-même qui importe. Je suis sous le charme de cette BD. Elle a semblé un peu irréaliste à beaucoup par la violence dont fait preuve l'adulte envers la jeune, mais je trouve que c'est ce qui marche. Le sujet est sensible à hauteur de la réaction, et je me dis que beaucoup de gens seraient au moins aussi durs envers eux-mêmes parce qu'ils ont du mal à accepter la vérité. Une BD qui m'a beaucoup parlée, qui m'a touchée et que je relirais avec grand plaisir.
L'Ombre des Lumières
Pour ma part, j’ai trouvé ça vraiment sympa et agréable à suivre, très classe dans sa réalisation. D’abord une belle qualité d’édition : le format et le touché de l’album font honneur (bon après c’est pas le prix le plus abordable non plus ;) L’intérieur l’est tout autant, peut être le meilleur lu de Richard Guérineau, c’est parfaitement orchestré et lisible : construction, trait et couleurs (ça change des Stryges tiens !!). J’aime le soin apporté à ses planches. Et enfin le récit, même si pour l’instant ce dernier se révèle relativement convenu pour l’époque, l’ensemble est bien amené et je suis vraiment rempli d’optimisme pour la suite. La narration ne m’a pas gêné, bien au contraire, ça demande un peu d’attention sur les noms mais j’aime bien l’idée de cette correspondance en fond, ça ajoute du charme et j’espère que l’identité de Mme de *** surprendra. Une bonne entrée en matière pour cette trilogie annoncée, je comprends les réserves de mes prédécesseurs mais bizarrement je suis absolument confiant et serein pour le fin mot de l’histoire.
Bucket List of the dead
Cette série fonctionne bien entendu grâce à l’absurdité de la situation de départ. En effet, le jeune héros du récit prend le lecteur de court en voyant dans cette apocalypse zombie non pas une tragédie mais bien une bénédiction. Enfin, il n’est plus obligé d’aller travailler comme un forçat pour un salaire minable. Enfin, il peut boire une bière dès le petit-déjeuner. Enfin, il peut glander devant la télévision si ça lui chante ! Sa joie de vivre, son enthousiasme sont de grandioses ressorts comiques. Il part faire des courses le sourire aux lèvres en passant par le balcon de ses voisins qui, eux, sont terrifiés. Il en profite pour leur proposer de leur ramener quelques commissions, genre du papier wc ou une bière. Et très rapidement, il finit par faire une liste des choses à faire avant de mourir. Le genre de liste que l’on se dit que l’on ferait bien un jour pour son usage personnel… sauf que là nous sommes en pleine apocalypse zombie et ça va donc être un peu moins évident de faire un saut en parachute ou de trouver un coiffeur pour se faire des dreadlocks. Cet aspect absurde entre les désirs, parfois enfantins, du héros et la situation dans laquelle il se trouve est le moteur du récit, qui le classe donc dans un genre à tiers-chemin entre humour, aventure et épouvante. Le dessin, sans réellement sortir du lot, est en parfaite osmose avec l’esprit de la série. Il est dynamique et n’hésite pas à en faire des tonnes à l’occasion mais sans tomber dans l’excès constant. On passe donc de passages ‘normaux’ à des passages plus caricaturaux et ce sont ces basculements qui permettent à la sauce de prendre. C’est crétin et sympathique. Il y a du nichon par ci par là mais sans excès, un peu de philosophie de bazar à l’occasion (et j’espère que les auteurs n’en abuseront pas à l’avenir) et un lointain écho avec notre situation actuelle (doit-on avoir peur de tout sous prétexte du COVID alors qu’Akira nous montre que même une apocalypse zombie peut être source d’opportunités ?) Bon ! Faudrait pas que la série dure des plombes et même si, à l'heure actuelle (10 tomes lus), je demeure mordu, je sens bien qu'elle a tendance à s'essouffler ! J'en viens donc à espérer soit une conclusion rapide, soit une relance de l'intrigue réellement enthousiasmante. Dans tous les cas de figure, 100 Bucket list of the dead demeure l'un des rares mangas dont je guette la sortie d'un tome avec impatience ! Une revisite originale du carpe diem à l'aulne d'une apocalypse zombie, fallait y penser !
La Truie, le Juge et l'Avocat
Je dois bien avouer que je n'attendais pas grand chose de cette BD. Et en même temps si. Allez comprendre ! J'aimais le titre, et surtout le pitch, sans pourtant trop y croire. Et puis aussi le dessin, objectivement assez bon (disons qu'il fait le taf), n'est pas mon truc. Je le trouve un peu maladroit. Les visages manquent un peu d'expressivité, les proportions sont parfois étonnantes, et les attitudes un peu figées. Cela étant dit, j'ai quand même pris pas mal de plaisir à lire ça. C'est une belle et solide fable sur la justice et le pouvoir. Le scénar est bien mené, et sans vouloir spoiler, on échappe à une Happy End qui aurait eu pour effet d'étouffer complètement le propos. Une très bonne surprise donc, qui plus est non dénuée d'humour.
La Toile et la Dague
Quelle bonne surprise d'avoir lu cette ancienne série. Je pourrais répéter mot pour mot les bonnes appréciations d'Agecanonix pour cette trop courte production. J'ai pratiquement tout aimé dans les propositions de Aidans et de Dufaux. J'ai trouvé le scénario de Dufaux vraiment intéressant avec une belle construction autour des deux thèmes marquants de la Florence du XVème siècle : l'art et le pouvoir. Le seul petit défaut que je trouve au récit est qu'il n'est pas direct mais souvent rapporté par Andréa ce qui amoindrit le rythme même si le dynamisme reste bon. Dufaux reprend tous les éléments classiques d'un récit sur l'époque : bûcher, empoisonnement ou dague traitresse parcourent les aventures d'Andréa. Andréa est d'ailleurs un second rôle qui se positionne auprès des grandes familles grâce à ses talents de peintre, puis sa séduction et enfin son art de l'épée. Aidans a dû se régaler à dessiner ces scènes d'un érotisme assez présent mais toujours juste et agréable. Cet érotisme ne casse en rien la fluidité du récit et ne sert pas de remplissage à un scénario défaillant. Je trouve la critique de Ro sévère quant au dessin d'Aidans. Je le trouve très abouti avec une multitude de détails sur les extérieurs que ce soit dans Florence ou dans les bois. Mon seul reproche tient aux visages des personnages qui se ressemblent un peu trop. Heureusement les très beaux costumes permettent d'éviter les confusions. La mise en couleur est très datée de cette décennie 80's pas encore soumise au diktat du numérique (souvent mal maîtrisé). Perso j'aime. Une série très plaisante pour ados et plus qui procure un agréable moment de lecture.
Un Autre Regard
Passons sur le dessin d'Emma, minimaliste dans le tome 1 puis sympathique de rondeurs mais globalement peu enthousiasmant. N'évoquons pas outre mesure la mise en page imposée par le format initial du blog, et non retravaillée lors de l'édition en BD. Ne nous attardons pas sur l'absence de mise en perspective éditoriale via notamment un regroupement thématiques des scénettes, reprenant platement la chronologie d'un blog qui découlait d'une actualité désormais périmée. Une fois cela dit et "oublié", il faut admirer le talent d'Emma à rendre compte de manière claire, ludique et amusante, des événements extraits de l'actualité et des interrogations d'une militante lucide et désireuse de questionner intelligemment le fonctionnement de notre société. L'intelligence collective nous sauvera, et si les solutions ne sont pas évidentes (sur le climat, le rapport hommes-femmes, etc.), il est néanmoins capital de mettre un terme à bien des dérives et agissements (excès du capitalisme, hypocrisie du green washing, violences policières, racisme...). A lire absolument. Pour ne plus fermer les yeux. Pour élargir le camp des convaincus en lutte. ---------------------------Mise à jour suite à la lecture du tome "Des lignes et des cailloux"--------------------------- Petite déception à la lecture de ce tome dit 5 (ou 6 si celui sur le climat est intégré) : l'éducation positive méritait-elle tous ces égards, de lui consacrer autant de temps, n'y avait-il pas de meilleures luttes à mener ? Emma élève heureusement le sujet pour l'étendre au capitalisme, au patriarcat, etc., mais le dérisoire de cette charge certes justifiée interpelle, les réseaux sociaux seraient-ils une nouvelle parabole du mythe de la caverne ?
Mojo
Rodolphe est un auteur diablement prolifique mais aussi variable. J'ai adoré certaines de ses œuvres et d'autres que j'ai trouvé franchement moyenne. Ici, on est dans la catégorie haute ! L'histoire d'un bluesman inventé permet au récit de brosser un portrait "type" de ce genre de personnage, portait qui est à la fois touchant mais aussi sans fioritures. Slim n'est pas un héros, il est ordinaire : aimant les femmes et la musique, voyageant pour chanter son blues aux quatre coins de l'Amérique, pas toujours très juste avec les autres. Un homme simple, aimant surtout la musique qui conduit sa vie, même s'il passera parfois quelques temps sans jouer. Mojo, c'est le récit de cette conduite de vie des Bluesman dans le début du XXe siècle, jusqu'à l'arrivé du Rock, du folk, de la pop. Le passage de l'un à l'autre est bien amené par Rodolphe, de même que la déconnexion entre Slim et son univers. Il existe pour la musique, la guerre ne l'importe pas par exemple. Rodolphe se tient à son récit sur la musique sans déborder et l'inscrire dans un contexte plus large. C'est une chouette histoire, rien à dire. D'autant que j'ai redécouvert des noms de Bluesman que je ne connais que vaguement, la plupart par la citation qu'en a fait Cabrel dans son "Cent ans de plus" (j'adore ce morceau). Mettre un visage sur le nom et comprendre un peu mieux son histoire est toujours intéressant. Le récit est aussi servi par le dessin, magnifique et qui fait plaisir à voir. Entre les gueules de chacun, le décor mais aussi le blues qui est à la fois porté par les personnages mais aussi les décors. Ca sent l'Amérique profonde, les ruraux et les paumés de la société. J'ai vite été plongé dans le récit sans décrocher jusqu'au bout. Et pour tout dire, je me suis même retrouvé à chanter tout au long du trajet jusqu'au travail, parce que j'avais envie de musique et de textes pour accompagner. C'est tout bête, sans doute, mais ça fait du bien parfois d'avoir une BD qui redonne envie de chanter !
Lucky Luke
Bon comme on est lundi, je viens rapidement mettre ma pierre à l’édifice sur cette série méconnue ;) Je n’ai du en lire qu’une moitié (principalement celle parue avant 1982), et j’avoue que ça remonte à bien des années. Paradoxalement, alors que je suis à jour sur les reprises de ce héros vu par …, je ne ressens pas le besoin de me replonger dans la série mère, il faut dire aussi que les albums sont complètement détruits à force de les avoir dévorés durant ma prime jeunesse, à tel point que je les ai encore quasi tous bien en tête. Pour moi, cette série résonne comme un rite de passage. Du coup un héros culte qui mérite son nom de classique du 9eme art, mais que qui ne reste cependant que franchement bien pour moi, pas d’envie particulière de relecture ou de découvrir les albums non lus. J’en garde quand même énormément de nostalgie, des excellents souvenirs quelques albums en vrac : Ma Dalton, Phil Defer, La diligence, Le fil qui chante, Billy the kid, Le pied tendre …
Double assassinat dans la rue Morgue
J'avais bien aimé la lecture du "Procès" des mêmes auteurs. Je ne suis pas déçu par cette série qui reprend une nouvelle de Poe. Comme je ne suis pas connaisseur de l'écrivain américain, je n'ai pas eu la tentation de comparaison et j'ai apprécié l'album pour lui-même. Comme l'explique le dossier en fin d'ouvrage les auteurs se sont détachés de Poe sur certains éléments trop américains ou littéraires. J'ai trouvé que ces retouches conviennent parfaitement au dynamisme de la série. Le rythme et les dialogues proposés par Céka engendrent une série très fluide et dynamique qui maintient à la fois l'humour et le suspens du récit. Céka et Clod élargissent leur hommage avec humour à Doyle et Wilde à travers les personnages de Dupin et de son acolyte. L'original graphisme de Clod convient très bien à ces atmosphères mystérieuses et intrigantes que l'on avait déja dans Le Procès. C'est ce graphisme qui renvoie à un univers sombre qui enferme dans un cauchemar qu'il est beaucoup plus simple d'exprimer par écrit dans un roman ou une nouvelle. Une lecture plaisante qui donne envie de découvrir l'oeuvre de Poe ce qui est déjà une réussite. 3.5
La France sur le pouce
J'avais envie de lire cette BD parce qu'elle fait écho à un pan de ma vie, et c'est ce qui m'a le plus intéressé dans le récit. Plus jeune, j'avais eu la lubie d'aller de mon Alsace natale jusqu'au Mont Saint-Michel en stop, et ce deux années de suite. D'abord avec ma copine et un ami puis tout seul. Encore aujourd'hui, je garde un souvenir incroyablement vivace de ces périples. Le stop est une activité à laquelle je me suis adonné pendant de nombreuses années, que ce soit pour rentrer chez moi faute d'autre moyen ou simplement par plaisir. Sortir de chez soi, aller sur le trottoir et lever le pouce, attendre et voir. Cette BD m'a fait remonter bon nombre de souvenirs, tantôt drôle tantôt triste. J'ai, tout comme le personnage de la BD, vu bon nombre de personnes et entendues d'innombrables histoires de vies. Un vieux roulant mal et expliquant que sa vue baisse, un gars me racontant qu'il "cassait du PD dans les toilettes", une femme évoquant ses souvenirs de stop de jeunesse, un type me donnant de l'argent pour continuer le périple … J'ai vu des sacrées choses, en effet. Et c'est la principale chose que je retiens de la BD : ces rencontres aléatoires, parfois étranges parfois normales, souvent banales mais avec un petit détail. Les dialogues, les échanges, les sourires, c'est ce qui me reste le plus de tout ça. La BD semble volontairement s'arrêter sur l'aspect humain et ne pas développer le reste : les longues heures d'attentes, sous le soleil, la pluie ou le vent. Les voitures qui insultent et klaxonnent (oui, ça m'est arrivé), les chauffards, les alcooliques tenant un volant, les journées où une seule voiture s'est arrêté et qu'on a fait 10 km. Bref, la contrainte n'est pas mise en avant (je ne parle pas de la logistique pour la nourriture et l'eau, le poids du sac etc. …) mais je pense que le livre ne se veut pas une information sur le stop. Uniquement une BD sur la façon dont les rencontres peuvent se faire avec ce mode de transport. Et ça, ça me plait ! Sur l'aspect purement BD, l'auteur s'en sort très bien pour les décors qui donnent envie d'aller dans les endroits mentionnés, mais par contre les visages sont moins réussis. Les bouches font souvent artificielles, figées dans une ouverture qui semble peu naturelle, tandis que les expressions (notamment dans les yeux) sont souvent statiques. Ca manque de dynamisme dans les visages, et c'est visible à la première lecture. Un point à améliorer donc. En tout cas, pour ma part, j'ai apprécié la BD qui a fait rejaillir bon nombre de souvenirs en moi. Cette fin, notamment, fait écho à des souvenirs. L'envie de ne plus s'arrêter, de repartir … Je suis toujours rentré chez moi parce que je suis extrêmement casanier, mais je comprends que l'on puisse souhaiter repartir et ne pas s'arrêter directement. Une belle découverte donc, pas immanquable et que je ne recommanderais pas à tout le monde mais qui m'a parlé de par mes expériences. Elle n'a pas manqué de me rappeler le livre "Le monde en stop" de Ludovic Hubler que j'avais lu quelques années auparavant et qui m'avait énormément plus également. Et pour le coup, je recommande plus ce livre !