Ca commence comme un film. On voit la grande actrice Carmen Lamour monter les marches, elle vient promouvoir son nouveau film : Kongo! S'ensuit un court-métrage sur le chien qui sera l'un des principaux personnages du film qui suivra. Puis, enfin : "Carmen Lamour dans Kongo"!
L'histoire débute en Belgique, où notre pauvre Carmen se bat afin de survivre dans cette rue hostile. C'est triste, c'est sombre, c'est glauque... Puis, elle se fait engager pour faire partie d'une expédition colonisatrice en Afrique. Là commence l'extraordinaire épopée de Carmen Lamour. Les décors sont superbes, les Africains sympas, la concurrence marrante... Une incroyable aventure dans l'enfer vert commence alors...
Génial ! Tout bonnement génial ! Les dessins sont géniaux, les textes formidables, les couleurs attrayantes,... Une toute grande BD, qui mériterait d'être 100 fois plus populaire que ce qu'elle est. C'est beau, c'est drôle, c'est intelligent... Parfait divertissement.
Bon, moi, je suis fan de Widenlocher depuis "Coyote Bill".
Or, voici un album plutôt exceptionnel, puisqu'il s'agit d'une collection de planches absurdes et (parfois) instructives qu'il a écrit et dessiné étant môme. Alors bien sûr, certains penseront que si j'ai mis 4/5, c'est parce que je me suis dit : "ouais, c'est vrai que c'est pas mal pour un gosse".
Que Nenni! Je n'ai appris que bien plus tard que cet ouvrage datait de son enfance. Et je ne m'en étais franchement pas douté une seule seconde.
Car en effet, si les dessins sont effectivement d'un médiocre niveau, les gags sont tout bonnement géniaux. C'est burlesque, c'est gore, c'est intelligent... Tout y est pour faire de cette BD l'une des plus drôles du genre.
Poilant! Tout simplement.
Excellente surprise ! Je ne m’attendais pas du tout à une BD de cette qualité ! Toujours dans la collection Best Seller (10 € la BD), cet énorme pavé de 340 pages est non seulement pas cher mais aussi passionnant, car Jean Van Hamme montre son savoir faire en retraçant 5 générations de brasseurs de 1850 a 1997.
Les dessins de Vallès sont simples, ce qui est agréable à l’œil, et l’histoire possède un tel réalisme que l’on a l’impression que c’est une histoire vraie. Mais ce qui est le plus intéressant dans les maîtres de l’orge est de voir comment cette famille (les Steenfort) a géré sa brasserie et par quels moyens sont-ils arrivés à leurs fins. On s’attache aussi beaucoup à certains personnages comme Margrit, Noël et Julienne, mais d’autres comme Charles sont incontestablement « méchants » (mais sans aucun doute les meilleurs en question).
Alors tant d’éloges pour 4 étoiles ? Oui, car comme le dise les autres avis, les premiers tomes sont vraiment les meilleurs, pour finir sur deux derniers tomes plus que moyens…
J'ai découvert Brrémaud avec "Kochka", que j'ai lu à peu près deux heures avant de lire "Banana Fight". Alors, ceux qui ont lu mon avis concernant "Kochka" le savent, je ne suis pas tombé fou d'admiration devant son scénario. C'est donc que moyennement motivé que je me lance dans la lecture de Banana Fight.
Et là, je suis scié.
C'est drôle, c'est gore, c'est décalé,... J'adore. On commence par une jolie histoire de jeunes voyous pour passer à un récit étrange avec un monstre violet, puis on arrive dans un western, dans une histoire de bandits, de science-fiction, d'horreur, même... Et tout ça en 46 pages. C'est pas commun, avouez-le.
Mais du coup, on a du mal à voir quel public est ciblé par cette BD. Dans tout les cas, moi, j'adore. C'est fabuleux.
Quant aux dessins de Reynes, ce sont eux qui m'ont poussé à acquérir cet album. Ils sont aussi déments que le scénario, et donc, correspondent parfaitement. A quand la suite?
Bon, moi, j'adore "le Marsupilami" dans Spirou, et donc, pas étonnant que je le trouve toujours aussi attachant dans sa propre série. Les dessins sont fabuleux (décors, animaux, personnages...) et les scénarios passent de franchement médiocres ("Mars le noir", "le bébé du bout du monde") à exceptionnels ("le papillon des cimes", "le pollen du mont"...).
Donc, rien à rajouter sur cette série originale et génialement divertissante.
Alors contrairement à la plupart, je ne connaissais pas Tom Tirabosco (ou très peu) avant de découvrir "L'oeil de la forêt". Les dessins sont effectivement extraordinaires (bien que particuliers).
Et j'avoue que je ne m'attendais pas, mais alors pas du tout à un thriller de ce genre. Je m'attendais à une gentille histoire sur le rapport entre les enfants et la nature, les animaux, la magie (genre Chabouté ou Comès), et si l'histoire démarre à peu près comme je l'attendais, on finit par déraper dans la BD pour grands ados. Et du coup, je suis un peu surpris par la tournure que prennent les événements.
Mais une fois plongé dans cette nouvelle ambiance, c'est vrai que cette BD est une oeuvre vraiment exceptionnelle. Mais évidemment, si on la prend comme un thriller à proprement parler, on risque d'être déçu. Car c'est malgré tout assez lent et assez simple.
Mais ça reste très divertissant. Bucolique...
Je suis tout de suite tombé amoureux du "style" de cette BD. La mise en page, les couleurs, les dessins, les jeux d'angle... Donc, je l'achète et je la lis.
Et que dire, que c'est l'une des plus divertissantes BD qu'il m'ait été donné de lire. C'est sympa, c'est naïf, c'est... formidable. Du début à la fin, un vrai bonheur. On tourne les pages sans s'en rendre compte, et on arrive au bout sans avoir vu le temps passer, tellement on s'est amusé.
Génial! La suite, s.v.p.
Une très jolie surprise (merci Don Lope).
Je cherchais désespérément une bande dessinée érotique qui mette en scène la sensualité et le désir, au lieu d'un sexe pornographique et vulgaire... Bon, ma recherche n'est pas totalement satisfaite vu qu'il s'agit plus de nouvelles illustrées que de véritables bandes dessinées... Mais, cet album est vraiment digne d'intéret. Il se décompose en trois histoires, et aucune ne m'a déçue.
- La première est une sorte de courte poésie en prose qui m'a laissée assez perplexe... Il y a un texte (très joliment écrit)... Il y a des dessins (superbes)... Mais le lien entre les deux ne m'est pas apparu comme évident... :D
- La seconde est à mon avis la meilleure... Dans une ambiance médiévale, à la nuit de la Saint Jean, un jeune noble puceau va découvrir les plaisirs offerts par le corps des femmes et, petit à petit, apprendre à en donner. Cru mais non dénué de finesse, et délicieusement sensuel. La narration alterne entre texte et dessin... C'est très original.
- La troisième histoire m'a, de prime abord, un peu moins attirée, sans doute car elle se déroule dans l'atmosphère décadente du carnaval de Venise, et met en scène des rapports complexes de dominant-dominé qui, a priori, ne m'attirent pas vraiment. L'héroïne est une jeune fille de province au trouble passé qui, sous une apparence docile, cache en fait un grand appétit et une grande maîtrise du sexe... Je n'en dévoilerai pas plus pour ne pas gâcher l'ambiance de ce récit plein de suspense... Mais sachez que la fin est délicieuse.
Bref, un très bel album, à conseiller à tous ceux et celles qui aiment l'érotisme cru et sensuel.
Je n'avais jamais entendu parler de Fabrice Lebeault avant de lire "Horologiom" et franchementl, il est doué. Très doué, même. L'univers farfelu dans lequel il nous entraîne est tout bonnement fabuleux. Les personnages sont géniaux, les décors incroyables et les couleurs fabuleuses. Quelle ville, mais quelle ville! C'est beau.
Le scénario est d'une impressionnante ingéniosité et cette série mériterait sans aucun doute la note maximale si la fin n'était pas si médiocre. En effet, le tome 5 n'est pas du tout à la hauteur de ce que l'on pouvait en attendre. Tant pis.
De l'excellent Morvan, je suis enthousiasmé alors que nombre de ses dernières BD m'ont plutôt déçues (Al'Togo, Troll 4, La Mandiguerre, notamment).
JDM dresse un portrait acerbe de notre proche futur en s'inspirant très fortement de "Strange Days", le sous évalué film de Kathryn Bigelow, à savoir que non seulement on assiste à de la real TV bien trash mais en plus on peut ressentir ce que les protagonistes ressentent! Morvan est cynique à souhait et démonte dans l'intimité des coulisses le mythe autour de son héros, un looser qui a perdu l'amour de sa vie et n'existe que pour le show et les paillettes.
L'enquête elle-même sur le serial killer part plutôt bien et intrigue par son côté surnaturel. Le tome 2 répond aux attentes suscitées et livre un coup de théâtre final plutôt sympa; il est qualitativement tout à fait égal au premier, chose toujours agréable. Le tome 3 conclut sans faux pas le premier cycle même si la clé de l'énigme était attendue.
Aux dessins, l'espagnol Francis Porcel fait un superbe boulot en revisitant l'architecture barcelonaise mais je regrette vraiment la petitesse des cases et leur grand nombre, ça a moins de gueule et ça rend la lecture un peu pénible parfois (c'est une constante dans les derniers albums de JDM).
Ceci dit, quand on pense qu'aux Etats-Unis, il existe, depuis un moment déjà, des émissions de Real TV suivant les flics locaux lors des arrestations qu'ils effectuent (et souvent les morts que ces interventions laissent dans la rue), quand on voit que le journal de 20h, quelle que soit la chaine, exhibe les cadavres de tous pays où que la presse à scandale se bat pour un cliché d'un Cantat dans l'isoloir ou d'une Marie Trintignant dans le coma, on se rend compte que JDM n'est finalement pas tant dans l'anticipation que ça.
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Carmen Lamour - Kongo
Ca commence comme un film. On voit la grande actrice Carmen Lamour monter les marches, elle vient promouvoir son nouveau film : Kongo! S'ensuit un court-métrage sur le chien qui sera l'un des principaux personnages du film qui suivra. Puis, enfin : "Carmen Lamour dans Kongo"! L'histoire débute en Belgique, où notre pauvre Carmen se bat afin de survivre dans cette rue hostile. C'est triste, c'est sombre, c'est glauque... Puis, elle se fait engager pour faire partie d'une expédition colonisatrice en Afrique. Là commence l'extraordinaire épopée de Carmen Lamour. Les décors sont superbes, les Africains sympas, la concurrence marrante... Une incroyable aventure dans l'enfer vert commence alors... Génial ! Tout bonnement génial ! Les dessins sont géniaux, les textes formidables, les couleurs attrayantes,... Une toute grande BD, qui mériterait d'être 100 fois plus populaire que ce qu'elle est. C'est beau, c'est drôle, c'est intelligent... Parfait divertissement.
Carbone 14
Bon, moi, je suis fan de Widenlocher depuis "Coyote Bill". Or, voici un album plutôt exceptionnel, puisqu'il s'agit d'une collection de planches absurdes et (parfois) instructives qu'il a écrit et dessiné étant môme. Alors bien sûr, certains penseront que si j'ai mis 4/5, c'est parce que je me suis dit : "ouais, c'est vrai que c'est pas mal pour un gosse". Que Nenni! Je n'ai appris que bien plus tard que cet ouvrage datait de son enfance. Et je ne m'en étais franchement pas douté une seule seconde. Car en effet, si les dessins sont effectivement d'un médiocre niveau, les gags sont tout bonnement géniaux. C'est burlesque, c'est gore, c'est intelligent... Tout y est pour faire de cette BD l'une des plus drôles du genre. Poilant! Tout simplement.
Les Maîtres de l'Orge
Excellente surprise ! Je ne m’attendais pas du tout à une BD de cette qualité ! Toujours dans la collection Best Seller (10 € la BD), cet énorme pavé de 340 pages est non seulement pas cher mais aussi passionnant, car Jean Van Hamme montre son savoir faire en retraçant 5 générations de brasseurs de 1850 a 1997. Les dessins de Vallès sont simples, ce qui est agréable à l’œil, et l’histoire possède un tel réalisme que l’on a l’impression que c’est une histoire vraie. Mais ce qui est le plus intéressant dans les maîtres de l’orge est de voir comment cette famille (les Steenfort) a géré sa brasserie et par quels moyens sont-ils arrivés à leurs fins. On s’attache aussi beaucoup à certains personnages comme Margrit, Noël et Julienne, mais d’autres comme Charles sont incontestablement « méchants » (mais sans aucun doute les meilleurs en question). Alors tant d’éloges pour 4 étoiles ? Oui, car comme le dise les autres avis, les premiers tomes sont vraiment les meilleurs, pour finir sur deux derniers tomes plus que moyens…
Banana fight
J'ai découvert Brrémaud avec "Kochka", que j'ai lu à peu près deux heures avant de lire "Banana Fight". Alors, ceux qui ont lu mon avis concernant "Kochka" le savent, je ne suis pas tombé fou d'admiration devant son scénario. C'est donc que moyennement motivé que je me lance dans la lecture de Banana Fight. Et là, je suis scié. C'est drôle, c'est gore, c'est décalé,... J'adore. On commence par une jolie histoire de jeunes voyous pour passer à un récit étrange avec un monstre violet, puis on arrive dans un western, dans une histoire de bandits, de science-fiction, d'horreur, même... Et tout ça en 46 pages. C'est pas commun, avouez-le. Mais du coup, on a du mal à voir quel public est ciblé par cette BD. Dans tout les cas, moi, j'adore. C'est fabuleux. Quant aux dessins de Reynes, ce sont eux qui m'ont poussé à acquérir cet album. Ils sont aussi déments que le scénario, et donc, correspondent parfaitement. A quand la suite?
Marsupilami
Bon, moi, j'adore "le Marsupilami" dans Spirou, et donc, pas étonnant que je le trouve toujours aussi attachant dans sa propre série. Les dessins sont fabuleux (décors, animaux, personnages...) et les scénarios passent de franchement médiocres ("Mars le noir", "le bébé du bout du monde") à exceptionnels ("le papillon des cimes", "le pollen du mont"...). Donc, rien à rajouter sur cette série originale et génialement divertissante.
L'Oeil de la Forêt
Alors contrairement à la plupart, je ne connaissais pas Tom Tirabosco (ou très peu) avant de découvrir "L'oeil de la forêt". Les dessins sont effectivement extraordinaires (bien que particuliers). Et j'avoue que je ne m'attendais pas, mais alors pas du tout à un thriller de ce genre. Je m'attendais à une gentille histoire sur le rapport entre les enfants et la nature, les animaux, la magie (genre Chabouté ou Comès), et si l'histoire démarre à peu près comme je l'attendais, on finit par déraper dans la BD pour grands ados. Et du coup, je suis un peu surpris par la tournure que prennent les événements. Mais une fois plongé dans cette nouvelle ambiance, c'est vrai que cette BD est une oeuvre vraiment exceptionnelle. Mais évidemment, si on la prend comme un thriller à proprement parler, on risque d'être déçu. Car c'est malgré tout assez lent et assez simple. Mais ça reste très divertissant. Bucolique...
Gargouilles
Je suis tout de suite tombé amoureux du "style" de cette BD. La mise en page, les couleurs, les dessins, les jeux d'angle... Donc, je l'achète et je la lis. Et que dire, que c'est l'une des plus divertissantes BD qu'il m'ait été donné de lire. C'est sympa, c'est naïf, c'est... formidable. Du début à la fin, un vrai bonheur. On tourne les pages sans s'en rendre compte, et on arrive au bout sans avoir vu le temps passer, tellement on s'est amusé. Génial! La suite, s.v.p.
Troubles fêtes
Une très jolie surprise (merci Don Lope). Je cherchais désespérément une bande dessinée érotique qui mette en scène la sensualité et le désir, au lieu d'un sexe pornographique et vulgaire... Bon, ma recherche n'est pas totalement satisfaite vu qu'il s'agit plus de nouvelles illustrées que de véritables bandes dessinées... Mais, cet album est vraiment digne d'intéret. Il se décompose en trois histoires, et aucune ne m'a déçue. - La première est une sorte de courte poésie en prose qui m'a laissée assez perplexe... Il y a un texte (très joliment écrit)... Il y a des dessins (superbes)... Mais le lien entre les deux ne m'est pas apparu comme évident... :D - La seconde est à mon avis la meilleure... Dans une ambiance médiévale, à la nuit de la Saint Jean, un jeune noble puceau va découvrir les plaisirs offerts par le corps des femmes et, petit à petit, apprendre à en donner. Cru mais non dénué de finesse, et délicieusement sensuel. La narration alterne entre texte et dessin... C'est très original. - La troisième histoire m'a, de prime abord, un peu moins attirée, sans doute car elle se déroule dans l'atmosphère décadente du carnaval de Venise, et met en scène des rapports complexes de dominant-dominé qui, a priori, ne m'attirent pas vraiment. L'héroïne est une jeune fille de province au trouble passé qui, sous une apparence docile, cache en fait un grand appétit et une grande maîtrise du sexe... Je n'en dévoilerai pas plus pour ne pas gâcher l'ambiance de ce récit plein de suspense... Mais sachez que la fin est délicieuse. Bref, un très bel album, à conseiller à tous ceux et celles qui aiment l'érotisme cru et sensuel.
Horologiom
Je n'avais jamais entendu parler de Fabrice Lebeault avant de lire "Horologiom" et franchementl, il est doué. Très doué, même. L'univers farfelu dans lequel il nous entraîne est tout bonnement fabuleux. Les personnages sont géniaux, les décors incroyables et les couleurs fabuleuses. Quelle ville, mais quelle ville! C'est beau. Le scénario est d'une impressionnante ingéniosité et cette série mériterait sans aucun doute la note maximale si la fin n'était pas si médiocre. En effet, le tome 5 n'est pas du tout à la hauteur de ce que l'on pouvait en attendre. Tant pis.
Reality Show (Mediacop)
De l'excellent Morvan, je suis enthousiasmé alors que nombre de ses dernières BD m'ont plutôt déçues (Al'Togo, Troll 4, La Mandiguerre, notamment). JDM dresse un portrait acerbe de notre proche futur en s'inspirant très fortement de "Strange Days", le sous évalué film de Kathryn Bigelow, à savoir que non seulement on assiste à de la real TV bien trash mais en plus on peut ressentir ce que les protagonistes ressentent! Morvan est cynique à souhait et démonte dans l'intimité des coulisses le mythe autour de son héros, un looser qui a perdu l'amour de sa vie et n'existe que pour le show et les paillettes. L'enquête elle-même sur le serial killer part plutôt bien et intrigue par son côté surnaturel. Le tome 2 répond aux attentes suscitées et livre un coup de théâtre final plutôt sympa; il est qualitativement tout à fait égal au premier, chose toujours agréable. Le tome 3 conclut sans faux pas le premier cycle même si la clé de l'énigme était attendue. Aux dessins, l'espagnol Francis Porcel fait un superbe boulot en revisitant l'architecture barcelonaise mais je regrette vraiment la petitesse des cases et leur grand nombre, ça a moins de gueule et ça rend la lecture un peu pénible parfois (c'est une constante dans les derniers albums de JDM). Ceci dit, quand on pense qu'aux Etats-Unis, il existe, depuis un moment déjà, des émissions de Real TV suivant les flics locaux lors des arrestations qu'ils effectuent (et souvent les morts que ces interventions laissent dans la rue), quand on voit que le journal de 20h, quelle que soit la chaine, exhibe les cadavres de tous pays où que la presse à scandale se bat pour un cliché d'un Cantat dans l'isoloir ou d'une Marie Trintignant dans le coma, on se rend compte que JDM n'est finalement pas tant dans l'anticipation que ça.