Mmmh, spirou.
Tellement de scénaristes différents que l'on est forcé d'y trouver son compte à un moment ou à un autre. Les tout premiers albums sont mes préférés. Les dessins non aboutis sont à hurler de rire quand on a lu le reste : c'est pas très beau, mais c'est un gros délire. De toute façon le ton des ces albums est le délire, et les scénarios ne sont pas très très fouillés.
La série se stabilise enfin, et après avoir réalisés quelques albums plus sérieux, Franquin nous quitte.
Voici le défilé ; Tome, Janry, Nic, Cauvin, Fournier...
Globalement, les scénarios sont bons et restent fidèles à la tournure qu'avait pris la série, mais l'ambiance varient et quelques tomes sont à jeter (à vous de voir lesquels, les goûts et les couleurs...)
Puis vient "Machine qui rêve"...
Il aurait fallu créer un autre post pour ce tome, car ce n'est plus Spirou, c'est autre chose.
Ce tome a été très critiqué, mais personnellement je ne critiquerai que le fait d'avoir utilisé la licence Spirou pour le réaliser... car c'est un album magnifique, dessin excellent et scénario à couper le souffle. Si vous n'avez jamais aimé Spirou, lisez le, rien à voir.
En conclusion, Spirou est une grande aventure qui a beaucoup fait évoluer la bd franco-belge, et malgré la qualité aléatoire de ses tomes, elle est inoubliable.
"Chimères" est une bd qui se lit un peu comme un poème, mais attention, ne vous laissez pas trop attendrir par son côté féerique, car les apparences sont parfois trompeuses.
Le scénario de Thomas Mosdi est ambitieux et celui-ci est plutôt réussi. Grâce à lui, on partage les rêves et les phantasmes d'un jeune homme qui a grandi dans un hôpital psychiatrique. L'intérêt du récit se situe dans le fait que par moment, on nous plonge dans un univers qui semble irréel mais franchement : où se situe le rêve et la réalité ? Quand l'irrationnel ouvre des portes vers un monde inconnu, toutes les options sont possibles.
Au fil des pages, on nous fait comprendre que la folie du garçon en question n'est peut-être pas si démentielle qu'elle y paraît et on se demande vraiment où va nous conduire cette énigme.
Dans ce tome 1, l'intrigue est déjà bien implantée et le potentiel scénaristique est clairement affiché. Les personnages sont présentés d'une manière efficace. Cela nous aide à mieux comprendre leur motivations même si certaines zones d'ombres sont toujours bien présentes.
Le dessin de Joseph Béhé est dans la lignée de ces précédents albums. Son trait fin et aéré donne une certaine légèreté au récit. Je pense que le point fort de cet auteur sont surtout les clair-obscurs. Ceux-ci sont dessinés avec beaucoup de réalisme. De ce fait, les contrastes de lumière de certaines planches accentuent encore plus l'ambiance particulière qui se dégage de cette bd.
Voilà donc un album que j'ai beaucoup apprécié pour ces qualités graphiques ainsi que pour son scénario qui nous promet quelques rebondissements intéressants.
A suivre !
Bon, on est d'accord pour la plupart, cette série n'est pas culte. Pas culte car très classique, en fin de compte.
Mais qu'elle précision dans la narration ! quelle maîtrise dans les illustrations, dans le choix des couleurs ! Et finalement, quel grand moment de lecture !
Gibrat, qui fait cavalier seul ici, développe au cours de deux albums (le nombre parfait, qui lui permet d'être expensif dans ses propos sans faire traîner le scénario en longueur) une histoire forte, pleine de sensibilité, en mélangeant avec maestria divers ingrédients (l'amour, l'amitié, la guerre, la religion, la résistance) qui font d'une simple histoire une BD palpitante, qui se lit d'une traite et sans relever le nez de son livre une seule seconde :)
Les personnages sont très attachants (elle est tout de même bien mignonne, cécile :)), car profondemment humains dans leurs attitudes et leurs réactions face à un environnement hostile mais magnifique (un petit village de campagne que les couleurs de Gibrat subliment).
Les couleurs, parlons-en justement : je suis scié. Les scènes de nuit, en particulier, sont superbes. On peut regretter peut être le côté un peu flou de certaines planches, et les 2-3 problèmes d'anatomie des persos (ils ont vraiment des nez étranges, parfois !) mais tout cela fait parti du charme du dessin de Gibrat...
Lisez donc Le Sursis, la qualité est de toute façon au rendez-vous !
Les dessins sont beaux, les textes fabuleux, l'histoire géniale,...
comment ne pas aimer?
De tome en tome, Dorison nous mène par le bout du nez dans son univers démentiel qui nous ferait presque frissonner d'horreur.
J'ai découvert la série alors que seul les 3 premiers tomes étaient sortis. J'ai donc été frustrés de ne pas connaître le dénouement de l'histoire pendant quelques mois, puis j'ai lu le quatrième et dernier volet, et je l'avoue, il m'a fallu le lire deux fois afin de bien saisir toutes les subtilités complexes de la conclusion finale.
Alors dans l'ensemble, cette série s'impose comme une énorme épopée historique qu'il faut lire absolument.
Un classique.
Reconstitution rigoureuse de la guerre navale lors de laquelle le Roi Philippe II d'Espagne tente d'envahir l'Angleterre, Cori le Moussaillon est une chronique historique très documentée sur la marine à voile du XVIème siècle. Il faut savoir que Bob de Moor, l'auteur, possédait une collection unique de maquettes de bateaux de cette époque. Le style de Bob De Moor, caractéristique de la ligne claire belge, est l'héritier direct des maîtres flamands du XVIIe siècle, notamment dans le double album "L'Invincible Armada" (tomes 2 & 3, sortis en 1978 et 1981, alors que le premier tome date du début des années 50). Bob de Moor fut l'indispensable bras droit d'Hergé, il termina le dyptique de Blake et Mortimer "Les 3 formules du Pr Sato" après le décès de Jacobs... Modeste, talentueux et gentiment gouailleur, on mesure mal son influence sur la ligne claire belge des années 80.
Petite remarque concernant le dernier album, Dali Capitan ; Cori se retrouve ambassadeur auprès des pirates maures d'Alger. Il faut noter que les Provinces Unies, dont il est l'ambassadeur, sont alors protestantes, et qu'elles font montre d'une tolérance rare (pour l'époque) envers la civilisation arabe. Malheureusement, Bob De Moor décéda au cours de la réalisation de cet album, et c'est son fils, Johan, qui l'achèvera.
Extrêmement documenté, riche en décors et détails incroyables, mouvementé, très maîtrisé graphiquement, voici le chef-d'oeuvre de la BD historique des années 1980.
La réédition récente des 3 premiers tomes de "Sambre" fut une bonne occasion pour moi de découvrir cette série que tant qualifient de culte. Je ne regrette en rien cet achat, mais pour ma part je n'ai pas eu ce déclic qui vous fait mettre un 5/5 à une série. :)
Tout d'abord, au niveau des dessins, j'ai pas trouvé ça si joli au début du 1er tome... Mais j'ai vite changé d'avis par la suite. En effet on sent bien que tout est longuement travaillé, que ce soit pour la mise en scène, les décors ou les personnages (plutôt mignonne la Julie ;)). Au final c'est vraiment très beau, et la mise en couleur particulière (rouge et noir) embellit le tout.
Le scénario n'est pas en reste non plus, c'est une de ces histoires qui vous prend au coeur. Romantisme, cruauté, tragédie... tant d'éléments présents pour jouer avec nos émotions.
Bref, une bd à lire pour l'ambiance terrible qui s'en dégage...
Et un 4/5 qui pourrait se muer en 5/5 si les tomes suivants sont encore meilleurs. :)
Un film récent avec Cantona avait pour titre "L'outremangeur", et il ne m'a pas particulièrement attiré (d'ailleur je ne l'ai pas vu), peut-être à cause de l'affiche du film, pas vraiment esthétique...
Mais j'ai eu vent d'une bd à l'origine de ce film, d'une bd de qualité, alors je me suis dit qu'elle valait peut-être le coup. Je confirme, "L'outremangeur" est une oeuvre à ne pas manquer. Malgré le sujet assez délicat, elle respire la fraîcheur et l'humanité, et c'est un véritable plaisir que de suivre la rédemption de ce flic brisé.
Ces 64 pages ont plus l'aspect d'une tranche de vie que d'autre chose, le début et surtout la fin étant assez abrupts, mais j'aime ça.
Le seul défaut est quand même que l'album se lit en un court laps de temps, mais c'est peut-être justement un gage de qualité... (raah "La nef des fous", tome 4!!)
Je conseille donc fortement cet album.
Autant je trouve cette histoire tres prenante, autant j'hésite à la conseiller... disons qu'elle est destinée à un public restreint et averti. Ici rien n'est epargné au lecteur concernant l'enfer des maisons de correction.
Bien sûr, on peut y voir une avalanche de violence plus ou moins gratuite, je préfère y voir la reconstruction d'une personne à force de travail et de volonté. Un manga qui ne laisse pas indifférent, servi par un dessin sobre et expressif.
petit bemol >> j'en sui au tome 7 et la j'ai quand meme plus de mal a suivre cette serie qui parfois semble vraiment tomber dans violence gratuite. 3 etoiles pour la 2e partie de la serie
Je viens de finir la lecture de l'intégrale (N&B de chez Encrage), et je me suis régalé.
J'ai beaucoup apprécié la construction du scénario avec l'alternance de l'action, des flashs-back et des scènes du procès. L'histoire de ces anti-héros est prenante, leur construction psychologique est très habile. Personnellement j'ai eu plus l'impression de lire un "roman graphique noire" qu'un "thriller"...
Une belle lecture, de belles émotions qui m'ont donné l'envie de lire les autres BD de Chauvel.
"Astérix", c'est l'une des bds de ce site où il n'est même pas besoin de poster un avis puisque tout le monde l'a lue et tout le monde l'adore.
Juste pour dire que malgré toutes les critiques faites à Uderzo pour avoir continué la série, je trouve que malgré tout c'est légitime, et même si les tout derniers sont vraiment pitoyables ("La Traviata", oulala le massacre), les premiers de ses albums solo sont agréables je trouve, même s'ils ne valent pas les scénarios du divin Goscinny.
Bref, du (presque) tout bon.
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Spirou et Fantasio
Mmmh, spirou. Tellement de scénaristes différents que l'on est forcé d'y trouver son compte à un moment ou à un autre. Les tout premiers albums sont mes préférés. Les dessins non aboutis sont à hurler de rire quand on a lu le reste : c'est pas très beau, mais c'est un gros délire. De toute façon le ton des ces albums est le délire, et les scénarios ne sont pas très très fouillés. La série se stabilise enfin, et après avoir réalisés quelques albums plus sérieux, Franquin nous quitte. Voici le défilé ; Tome, Janry, Nic, Cauvin, Fournier... Globalement, les scénarios sont bons et restent fidèles à la tournure qu'avait pris la série, mais l'ambiance varient et quelques tomes sont à jeter (à vous de voir lesquels, les goûts et les couleurs...) Puis vient "Machine qui rêve"... Il aurait fallu créer un autre post pour ce tome, car ce n'est plus Spirou, c'est autre chose. Ce tome a été très critiqué, mais personnellement je ne critiquerai que le fait d'avoir utilisé la licence Spirou pour le réaliser... car c'est un album magnifique, dessin excellent et scénario à couper le souffle. Si vous n'avez jamais aimé Spirou, lisez le, rien à voir. En conclusion, Spirou est une grande aventure qui a beaucoup fait évoluer la bd franco-belge, et malgré la qualité aléatoire de ses tomes, elle est inoubliable.
Chimères
"Chimères" est une bd qui se lit un peu comme un poème, mais attention, ne vous laissez pas trop attendrir par son côté féerique, car les apparences sont parfois trompeuses. Le scénario de Thomas Mosdi est ambitieux et celui-ci est plutôt réussi. Grâce à lui, on partage les rêves et les phantasmes d'un jeune homme qui a grandi dans un hôpital psychiatrique. L'intérêt du récit se situe dans le fait que par moment, on nous plonge dans un univers qui semble irréel mais franchement : où se situe le rêve et la réalité ? Quand l'irrationnel ouvre des portes vers un monde inconnu, toutes les options sont possibles. Au fil des pages, on nous fait comprendre que la folie du garçon en question n'est peut-être pas si démentielle qu'elle y paraît et on se demande vraiment où va nous conduire cette énigme. Dans ce tome 1, l'intrigue est déjà bien implantée et le potentiel scénaristique est clairement affiché. Les personnages sont présentés d'une manière efficace. Cela nous aide à mieux comprendre leur motivations même si certaines zones d'ombres sont toujours bien présentes. Le dessin de Joseph Béhé est dans la lignée de ces précédents albums. Son trait fin et aéré donne une certaine légèreté au récit. Je pense que le point fort de cet auteur sont surtout les clair-obscurs. Ceux-ci sont dessinés avec beaucoup de réalisme. De ce fait, les contrastes de lumière de certaines planches accentuent encore plus l'ambiance particulière qui se dégage de cette bd. Voilà donc un album que j'ai beaucoup apprécié pour ces qualités graphiques ainsi que pour son scénario qui nous promet quelques rebondissements intéressants. A suivre !
Le Sursis
Bon, on est d'accord pour la plupart, cette série n'est pas culte. Pas culte car très classique, en fin de compte. Mais qu'elle précision dans la narration ! quelle maîtrise dans les illustrations, dans le choix des couleurs ! Et finalement, quel grand moment de lecture ! Gibrat, qui fait cavalier seul ici, développe au cours de deux albums (le nombre parfait, qui lui permet d'être expensif dans ses propos sans faire traîner le scénario en longueur) une histoire forte, pleine de sensibilité, en mélangeant avec maestria divers ingrédients (l'amour, l'amitié, la guerre, la religion, la résistance) qui font d'une simple histoire une BD palpitante, qui se lit d'une traite et sans relever le nez de son livre une seule seconde :) Les personnages sont très attachants (elle est tout de même bien mignonne, cécile :)), car profondemment humains dans leurs attitudes et leurs réactions face à un environnement hostile mais magnifique (un petit village de campagne que les couleurs de Gibrat subliment). Les couleurs, parlons-en justement : je suis scié. Les scènes de nuit, en particulier, sont superbes. On peut regretter peut être le côté un peu flou de certaines planches, et les 2-3 problèmes d'anatomie des persos (ils ont vraiment des nez étranges, parfois !) mais tout cela fait parti du charme du dessin de Gibrat... Lisez donc Le Sursis, la qualité est de toute façon au rendez-vous !
Le Troisième Testament
Les dessins sont beaux, les textes fabuleux, l'histoire géniale,... comment ne pas aimer? De tome en tome, Dorison nous mène par le bout du nez dans son univers démentiel qui nous ferait presque frissonner d'horreur. J'ai découvert la série alors que seul les 3 premiers tomes étaient sortis. J'ai donc été frustrés de ne pas connaître le dénouement de l'histoire pendant quelques mois, puis j'ai lu le quatrième et dernier volet, et je l'avoue, il m'a fallu le lire deux fois afin de bien saisir toutes les subtilités complexes de la conclusion finale. Alors dans l'ensemble, cette série s'impose comme une énorme épopée historique qu'il faut lire absolument. Un classique.
Cori le Moussaillon
Reconstitution rigoureuse de la guerre navale lors de laquelle le Roi Philippe II d'Espagne tente d'envahir l'Angleterre, Cori le Moussaillon est une chronique historique très documentée sur la marine à voile du XVIème siècle. Il faut savoir que Bob de Moor, l'auteur, possédait une collection unique de maquettes de bateaux de cette époque. Le style de Bob De Moor, caractéristique de la ligne claire belge, est l'héritier direct des maîtres flamands du XVIIe siècle, notamment dans le double album "L'Invincible Armada" (tomes 2 & 3, sortis en 1978 et 1981, alors que le premier tome date du début des années 50). Bob de Moor fut l'indispensable bras droit d'Hergé, il termina le dyptique de Blake et Mortimer "Les 3 formules du Pr Sato" après le décès de Jacobs... Modeste, talentueux et gentiment gouailleur, on mesure mal son influence sur la ligne claire belge des années 80. Petite remarque concernant le dernier album, Dali Capitan ; Cori se retrouve ambassadeur auprès des pirates maures d'Alger. Il faut noter que les Provinces Unies, dont il est l'ambassadeur, sont alors protestantes, et qu'elles font montre d'une tolérance rare (pour l'époque) envers la civilisation arabe. Malheureusement, Bob De Moor décéda au cours de la réalisation de cet album, et c'est son fils, Johan, qui l'achèvera. Extrêmement documenté, riche en décors et détails incroyables, mouvementé, très maîtrisé graphiquement, voici le chef-d'oeuvre de la BD historique des années 1980.
Sambre
La réédition récente des 3 premiers tomes de "Sambre" fut une bonne occasion pour moi de découvrir cette série que tant qualifient de culte. Je ne regrette en rien cet achat, mais pour ma part je n'ai pas eu ce déclic qui vous fait mettre un 5/5 à une série. :) Tout d'abord, au niveau des dessins, j'ai pas trouvé ça si joli au début du 1er tome... Mais j'ai vite changé d'avis par la suite. En effet on sent bien que tout est longuement travaillé, que ce soit pour la mise en scène, les décors ou les personnages (plutôt mignonne la Julie ;)). Au final c'est vraiment très beau, et la mise en couleur particulière (rouge et noir) embellit le tout. Le scénario n'est pas en reste non plus, c'est une de ces histoires qui vous prend au coeur. Romantisme, cruauté, tragédie... tant d'éléments présents pour jouer avec nos émotions. Bref, une bd à lire pour l'ambiance terrible qui s'en dégage... Et un 4/5 qui pourrait se muer en 5/5 si les tomes suivants sont encore meilleurs. :)
L'outremangeur
Un film récent avec Cantona avait pour titre "L'outremangeur", et il ne m'a pas particulièrement attiré (d'ailleur je ne l'ai pas vu), peut-être à cause de l'affiche du film, pas vraiment esthétique... Mais j'ai eu vent d'une bd à l'origine de ce film, d'une bd de qualité, alors je me suis dit qu'elle valait peut-être le coup. Je confirme, "L'outremangeur" est une oeuvre à ne pas manquer. Malgré le sujet assez délicat, elle respire la fraîcheur et l'humanité, et c'est un véritable plaisir que de suivre la rédemption de ce flic brisé. Ces 64 pages ont plus l'aspect d'une tranche de vie que d'autre chose, le début et surtout la fin étant assez abrupts, mais j'aime ça. Le seul défaut est quand même que l'album se lit en un court laps de temps, mais c'est peut-être justement un gage de qualité... (raah "La nef des fous", tome 4!!) Je conseille donc fortement cet album.
Coq de combat
Autant je trouve cette histoire tres prenante, autant j'hésite à la conseiller... disons qu'elle est destinée à un public restreint et averti. Ici rien n'est epargné au lecteur concernant l'enfer des maisons de correction. Bien sûr, on peut y voir une avalanche de violence plus ou moins gratuite, je préfère y voir la reconstruction d'une personne à force de travail et de volonté. Un manga qui ne laisse pas indifférent, servi par un dessin sobre et expressif. petit bemol >> j'en sui au tome 7 et la j'ai quand meme plus de mal a suivre cette serie qui parfois semble vraiment tomber dans violence gratuite. 3 etoiles pour la 2e partie de la serie
Nuit Noire
Je viens de finir la lecture de l'intégrale (N&B de chez Encrage), et je me suis régalé. J'ai beaucoup apprécié la construction du scénario avec l'alternance de l'action, des flashs-back et des scènes du procès. L'histoire de ces anti-héros est prenante, leur construction psychologique est très habile. Personnellement j'ai eu plus l'impression de lire un "roman graphique noire" qu'un "thriller"... Une belle lecture, de belles émotions qui m'ont donné l'envie de lire les autres BD de Chauvel.
Astérix
"Astérix", c'est l'une des bds de ce site où il n'est même pas besoin de poster un avis puisque tout le monde l'a lue et tout le monde l'adore. Juste pour dire que malgré toutes les critiques faites à Uderzo pour avoir continué la série, je trouve que malgré tout c'est légitime, et même si les tout derniers sont vraiment pitoyables ("La Traviata", oulala le massacre), les premiers de ses albums solo sont agréables je trouve, même s'ils ne valent pas les scénarios du divin Goscinny. Bref, du (presque) tout bon.