Les derniers avis (32078 avis)

Couverture de la série Professeur Bell
Professeur Bell

Les couvertures peu attirantes des albums m'ont tenue à l'écart de la série pendant quelque temps, jusqu'à la sortie du dernier, en fait. Là j'ai commencé par le tome 1, et j'ai eu du mal avec les dessins, volontairement brouillons. J'ai aussi eu du mal avec l'histoire, complexe, embrouillée, bizarre. Mais un je-ne-sais-quoi m'a fait continuer, et c'est avec plaisir que j'ai lu les tomes suivants. L'ambiance est vraiment space, les histoires sont démentes, on se demande où Sfar va chercher tout ça.

16/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Le Pouvoir des innocents
Le Pouvoir des innocents

J'ai été bluffée par le scénario. Très prenant dès le départ, avec des personnages énigmatiques, hantés, l'histoire vous prend et ne vous lâche plus jusqu'au dénouement. Rythme, rebondissements, drames, Brunschwig maitrise son sujet et l'art du scénario. preuve que cela n'est pas un accident, L'esprit de Warren est du même acabit. Le dessin de Hirn est très bon, à part quelques défauts dans les perspectives (personne n'est parfait), il prend sa place naturellement et soutient l'histoire jusqu'au bout. Un polar parfait, on en voudrait plus souvent.

16/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Triangle Rouge
Le Triangle Rouge

Tout d'abord, il y a la beauté de l'objet-livre. Le format à l'italienne, le dos toilé (rouge évidemment), la qualité de l'album : rien à redire, c'est une belle BD. Puis à l'intérieur, le dessin d'Andreas y est tel que je le préfère. Mélangeant noir & blanc, très belles couleurs comme crayonnées, aquarelles, etc., c'est le dessin d'Andreas moderne, celui de Capricorne et Arq. Personnellement, j'adore, d'autant plus que le goût esthétique de cet ouvrage est excellent à mes yeux. Puis vient l'histoire/les histoires. Que ceux qui ont trouvé Cyrrus/Mil (du même auteur) hermétique sachent dès maintenant que le Triangle Rouge est encore plus hermétique. Ce n'est pas le niveau de X-20 (toujours d'Andreas), court récit en BD qui ressemblait presque à une séance de décryptage en règle, mais presque. C'est bien simple : à la première lecture, moi qui suis un habitué d'Andreas, je n'ai rien compris du tout. Rien ! Dans le Triangle Rouge, chaque détail du dessin, des textes, des situations compte. Il faut savoir déchiffrer les idées de l'auteur, mettre en place ses hypothèses, tenter d'émettre des idées et voir si elles correspondent. - SPOILER - Alors pour ceux qui sont complètement perdus après une première lecture, il faut savoir qu'en réalité cette BD est une métaphore du processus créatif de l'artiste (ici F-L Wright) représenté sous la forme d'un rêve à tiroirs qu'il aurait pu faire avant de lancer son projet Guggenheim. Ici, tout est métaphore, symbole, tout est onirisme. 4 rêves se mêlent, à différents degrés, et chacun parle d'une partie du travail et du processus qui mènent à la création artistique. Pour plus d'explications, rendez-vous sur le forum ci-dessous où une tentative d'explication de la BD a été formulée par certains lecteurs avisés : http://www.bdparadisio.com/scripts/ForItems.cfm?IdSubject=1109212340 - Fin du SPOILER - Pour ma part, maintenant que j'ai su à mon tour décrypter cette oeuvre, je reconnais là à nouveau le talent énorme et l'originalité créative d'Andreas qui a su créer avec le Triangle Rouge une oeuvre d'art à part entière, oeuvre de réflexion, de beauté et de poésie.

16/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La Débauche
La Débauche

Vraiment excellent ! Tardi s'éclate sur un scénario de Pennac, après s'être éclaté sur les couv' de ses romans. Pour ceux qui ne connaissent pas Pennac, je vous conseille cet auteur, intelligent, drôle, aux idées tordues mais géniales. Une fois n'est pas coutume, Tardi a mis de la couleur (si on exclut Adèle Banc-Sec), et quelle couleur ! Vive, tranchante, elle s'adapte au mordant de la situation. Au passage, les peintures de Loustal sont un vrai plaisir. Le scénario est caustique, voire passé au vitriol. Pennac s'amuse à peindre sa vision du monde : les méchants sont souvent des énarques ou des chefs du marketing (cf. les tribulations des Malaussène). Du très bon.

16/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Le der des ders
Le der des ders

Pour avoir lu le roman de Daeninckx, je peux vous certifier que la BD vous prend aux tripes tout autant que le roman. L'histoire est facilement attribuable à Daeninckx : noire, sordide, avec un reste d'amour pour l'humanité... L'adaptation de Tardi est réussie. Il transmet avec force le message, sans fausse note, le n&b colle parfaitement à la situation. A lire d'urgence.

16/04/2004 (modifier)
Par Remyz
Note: 4/5
Couverture de la série Archipel
Archipel

De Corbeyran, je n'avais lu que la série "Asphodele"...Ca ne m'encourageait pas à lire cette série. Mais le dessin de Barbay m'a étonné et enchanté. Je ne saurais pas dire pourquoi mais je le trouve très beau et réussi. De même les couleurs sont très poétiques. Bref c'est très beau à regarder :) L'histoire est intéressante et bien construite. Un album tres agréable à lire et dont j'attends la suite avec une certaine impatience. A la première lecture, le fait de consulter le glossaire toute les 30 secondes m'a agacé, mais les lectures suivantes passent nettement mieux. Bref un bon début de série !

16/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Oups ! C'est beau à pleurer ce truc ! Ok, niveau scénario, ce sont des polars classiques, qui se défendent, attention, c'est pas du Derrick. Mais l'intérêt principal de la série réside dans le dessin et les couleurs. C'est superbe, le choix des animaux est parfait, la mise en scène, impeccable, les couleurs, sombres à souhait, mais pas trop. Parfait, je vous dis ! Ne boudez plus votre plaisir, ruez-vous sur BlackSad...

16/04/2004 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5
Couverture de la série Rural !
Rural !

J'étais persuadé de ne pas aimer "Rural" parce que Davodeau me fait habituellement pas mal chier. Et bien pas du tout : malgré le côté quasiment documentaire de cette BD, je me suis régalé. J'ai trouvé l'ensemble superbement documenté et extrêmement prenant, ce qui, au vu des différentes péripéties, n'était quand même pas gagné d'avance : Marcel va t-il réussir à accoucher sa vache ? Robert va t-il pouvoir avoir une bonne récolte sans mettre de produits chimiques ? René va t-il avoir assez de fourrages pour ses bestiaux? Dans le genre suspens insoutenable, on n'était pas loin de Paris Hilton à la ferme. Le dessin est clair, épuré, très lisible et plaisant, chose importante pour un sujet difficile et si peu courant en bande dessinée. Le gros point faible de cet ouvrage à mon sens (et je partage là l'avis de plusieurs internautes précédents) c'est le parti pris de Davodeau. Au moins a-t-il le mérite de le reconnaître, de l'assumer et de justifier son choix (il y en a plein qui n'en parleraient même pas) mais cela me gêne parce que son analyse, ses conclusions, auraient été bien plus mises en valeur s'il avait daigné regarder des deux côtés. Quoi qu'il en dise, je ne peux m'empécher de penser qu'il y avait là une retenue due à la peur de se retrouver confronté à des explications crédibles qu'il n'avait peut-être pas envisagé. C'est dommage parce qu'en privant la partie adverse du droit à s'exprimer, il atténue de facto la portée de son livre, y compris chez des personnes comme moi plutôt sensibles à son analyse. Davodeau aurait dû comprendre que l'on ne perd jamais à laisser s'exprimer les autres si l'on a raison.

16/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Rural !
Rural !

C'est vrai que la politique en BD, ce n'est pas facile. Aussi, lorsque Davodeau, qui n'en est pas à son coup d'essai, s'en prend (violemment) à la construction d'une autoroute et en profite pour nous parler de l'agriculture bio, on ne peut que s'attendre à quelque chose d'intéressant. Et ça l'est, en tout cas pour moi, inculte de l'agriculture bio et des constructions d'autoroutes. J'ai longtemps boudé Rural !, en partie parce qu'une BD sur les paysans, a priori, ça m'intéressait moyen, en partie aussi parce qu'une préface de José Bové n'est pas pour moi un gage de qualité. Quand finalement je l'ai eu en main, je ne l'ai plus lâché. Après lecture, demandez-vous si l'autoroute que vous prenez pour vos vacances n'a pas occasionné, à défaut d'une BD, de grands désespoirs... Pour finir, j'ajouterai que l'avis de Cassidy ci-dessous est intéressant et je vous encourage à le lire. Mais il ne faut pas écouter ce qu'il dit lorsqu'il écrit qu'il ne faut pas acheter l'album : il est très très bien... :)

16/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

Ca y est, j'ai lu Le Journal de mon père, que mon libraire m'avait forcé à acheter quand je lui ai dit avoir adoré Quartier lointain. Effectivement, pour tous ceux qui ont aimé cette dernière oeuvre, vous ne serez pas depaysés : on retrouve cette même ambiance de nostalgie et de regrets non dissimulés. L'histoire est peut-être plus touchante car on sait dès le début que la fin est inéluctable. Comme l'explique lui-même Taniguchi, on voit qu'il se sent coupable et qu'il a mis ses propres sentiments dans ce bouquin, et ce seul leitmotiv est déjà un gage de qualité. Toutefois, on sent bien qu'il s'agit d'une oeuvre plus ancienne que Quartier lointain : les personnages sont moins fouillés, les sentiments moins développés et la narration plus bancale (mais là je chipote). Je mettrais bien 3,5, puisque Quartier lointain est un peu meilleur a mon goût, mais allez hop, j'aime l'auteur, c'est sincère et frais, 4 et c'est dans la boîte.

16/04/2004 (modifier)