J'attends la suite avant de pouvoir mettre culte, mais c'est vraiment très bon. Le genre de manga à ne pas me donner avant les partiels, car l'option BD / Manga n'existe pas en gestion...
C'est très très beau. Les dessins sont sublimes et toute la majesté des montagnes est très bien rendue. Le réalisme des dessins permet de plonger à 100% dans l'histoire.
L'histoire est très bonne, même si elle est un peu lente (c'est souvent le cas dans les adaptations de roman). J'aime beaucoup cette invention de mythes de l'alpinisme autours de la possible première ascension de l'Everest. Le héros ne tombe pas dans un rôle secondaire, puisque c'est son enquête sur Habu qui prime. On comprend alors qu'au delà de la recherche du héros, le héros se recherche lui-même... un peu comme un alpiniste peut se comprendre seul en ascension...
Le moment de l'ascension des Grandes Jorasses par Habu Joji dans le second tome, est exceptionnel.
Ce manga donne envie de faire de l'alpinisme, d'aller au Tibet. Peut-être après les partiels...
Ajout à la fin du 4ème tome (passage à la note suprême).
C'est magnifique.
Comme on pouvait le sentir l'histoire peut être vue sous deux angles: la recherche personnelle de leur vie de la part de deux hommes, et l'exploit sportif. Le tout ets très équilibré, mélant émotion et suspens. Les dessins sont toujours aussi majestueurs. J'adore
Je m'étonne que les autres avis ne parlent pas de l'humour, que je trouve très bon dans cette Bd et qui en fait un de ses points forts. En effet beaucoup de sous-entendus, d'euphémismes et d'allusions dans les paroles des deux protagonistes. Ceci explique sûrement leurs capacités de résistance et de réaction, qui ont besoin d'être au top dans ce monde violent et raciste. Les propos et les dessins en sont parfois un peu glauque et durs. Mais en même temps, je pense que le pire nous est épargné en visuel (je pense à la rencontre entre le chien et le bébé dans le premier tome).
J'aime beaucoup les deux héros, avec leur personnalité très poussée. J'aime beaucoup l'évocation de leur passé qui ne fait jamais dans le misérabilisme et qui n'enlève en rien le côté affreux, mais aussi envoûtant des années 20 à New york.
Côté dessin, je pense qu'il faut vraiment passer les 3/4 premières pages pour l'apprécier. Je trouve qu'il colle très bien avec le propos: à la fois moche, marrant et envoûtant.
Un très bon one-shot, très loin de la SF à laquelle nous a habitué Gimenez.
L'introduction au Vietnam est excellente et met immédiatement dans l'ambiance : Le monde réel qui pète déjà un peu les plombs, et une pointe de fantastique, histoire de perdre complètement pieds.
Le rythm de toute cette histoire est forcément elevé vu que c'est une one-shot. Il y a donc certaines facilité scénaristique inévitables, mais pas franchement gênantes.
Juste un petit reproche sur la fin qui est finalement assez prévisible...
L' amour et la tragédie sont, je pense, les points forts qui reviennent le plus souvent dans la définition du romantisme. Yslaire l'a très bien compris et cette série reflète tout à fait cette atmosphère si particulière.
Le scénario de Sambre n'est plus à présenter. Le destin de Bernard et Julie est connu de beaucoup de lecteurs. Pourtant, personnellement, il y a peu de temps que j'ai découvert cette série. Dès le début du récit, on se sent emportés par les évènements et on suit le destin de ses deux amoureux transis avec curiosité et fascination. Avec beaucoup de pudeur et de vérité, la sensibilité et l'émotion sont, ici, au rendez-vous sans pour cela tomber de le larmoyant. Au premier abord, on pourrait croire que le sujet de cette série est un peu mielleux. Pourtant, dès le début de notre lecture, on se rend vite compte que le ton est parfois dur et sans concession. On espère, pour nos deux jeunes gens, des jours meilleurs. Sûrement par excès d'optimisme. Les différents étapes de leur relation sont présentées avec beaucoup de réussite. Chacun des personnages se démarque par une personnalité assez forte. Cela renforce notre attachement aux protagonistes du récit. J'ai lu les albums en se suivant et je n'ai remarqué aucune baise de régime. Le scénario est très bien développé et le coté dramatique de cette histoire est présenté avec un réalisme évident. Les détails ne sont pas négligés et on se laisse emporter sans retenue.
Le dessin de Hislaire est, bien sûr, de toute beauté. Les visages allongés de ses personnages ont beaucoup de charme. Le point fort du dessinateur est, je pense, les jeux d'ombres et de lumières. Il se dégage de ceux-ci une certaine profondeur. On retrouve cet aspect à plusieurs reprises, ce qui intensifie le coté tragique de cette histoire.
Je ne peux que m'incliner devant le talent graphique et scénaristique de cet auteur. De ce fait, on peut peut-être lui pardonner sa lenteur en terme de productivité puisque la qualité est toujours au rendez-vous.
Sambre est une série à ne pas négliger.
Et c'est donc à suivre !
Je n'ai lu que le premier tome mais j'ai vraiment bien aimé. Une aventure de Philibert, celui qu'on ne voit pas et dont on abuse un peu de la gentillesse, montre un bout de vie d'un homme qui cherche à s'évader un peu de son quotidien. Beaucoup d'humour et une critique sous-jacente de la société pour ce premier tome.
Le dessin très caricatural, comme la représentation des énormes mangeurs de viande, est vraiment bon et les couleurs quoiqu'un peu pâles collent bien.
A voir.
Cette série est intéressante par sa construction. En effet le conte qu'on nous présente est raconté "en direct" par l'auteur qui se met en scène avec sa femme. Celle-ci lui fait des remarques sur son histoire et le pousse à modifier certains passages ou lui fait remarquer l'incongruité des situations qu'il invente.
Mis à part cette originalité, l'histoire en elle-même est également assez intéressante pour un conte même si bien sûr les ficelles utilisées sont classiques. J'ai beaucoup aimé l'enfant à tête de cochon qui "reflète" son environnement.
Enfin j'ai lu le tome 2 avant le 1 par erreur et je m'en suis rendu compte qu'une fois refermé :)
Une série en 2 tomes très intéressante, mais pas non plus indispensable.
Bon, c'est clair que c'est un peu à part comme conte...
Mais c'est surtout assez drôle. Je dis bien assez, car je pense que Jarry aurait pu aller plus loin dans son délire :)
Ceci dit, le dessin de Casanave rend plutôt service au texte, avec son trait exagéré, typiquement caricatural, en fait peut-être la meilleure adaptation possible. :)
Lanfeust de Troy est devenu un véritable phénomène commercial et c'est ce qui m'a rebuté pendant un long moment. Et finalement, je me suis lancé dans la lecture des albums. Et là, j'ai compris pourquoi Lanfeust avait un tel succès. Cette série a tout pour plaire: un scénario original et dynamique mettant en scène des personnages attachants, de l'humour, de l'aventure, des références culturelles, un peu de sexe (très sage tout de même)... Et surtout une BD qui ne se prend pas du tout au sérieux et qui fait passer au lecteur un bon moment de lecture. Quant au dessin, il colle parfaitement au genre et donne vraiment bien. Les couleurs aussi sont bien choisies.
Lanfeust est donc une très bonne série qui fait partie, sans aucun doute, des meilleures séries d'héroic fantasy.
La famille ! Tout un concept très élaboré chez les Arnheim, mais aussi, à en croire Eisner, chez la plupart des Juifs immigrés aux Etats-Unis. Ils essaient de s'élever socialement, en contractant des alliances, tout à fait à la manière des souverains d'Europe.
C'est donc à tout un pan de l'histoire de son pays que nous invite Will Eisner, à l'histoire de fils de chiffonniers devenus banquiers ou agents de change. Conrad Arnheim est au centre du récit, lui qui représente la quintessence de cette attitude. Il ne recule devant rien pour s'élever socialement : buveur, coureur de jupons, fin nez en affaires, homme d'honneur, mari violent, père tour à tour attentif ou absent, sa seule préoccupation est de perpétuer le nom des Arnheim.
Ce type d'histoire pourra rebuter pas mal de lecteurs, mais l'oeuvre d'Eisner est tout à fait essentielle pour qui veut comprendre la société américaine. Son dessin élégant, toujours très européen, permet une lecture très agréable et facile.
Titre paru en septembre de cette année dans la collection Ecritures, Louis Riel est une oeuvre apparemment très appréciée dans la sphère du neuvième art francophone (bizarrement pas beaucoup d'écho sur bdtheque). Comme indiqué dans le résumé, Chester Brown raconte ici la vie d'un homme de la fin du 19ème siècle et de la révolution qu'il a menée même si tout ne s'est pas fini comme il l'aurait voulu. C'est évidemment un morceau d'histoire très intéressant et proche de nous, et qui plus est inconnu pour ma part.
On peut suivre chronologiquement les actions, et les 2 parties prenantes dans le conflit : les métis et le canada. Le récit de Brown se veut le plus fidèle possible à la réalité, le tout est étayé par une riche bibliographie et une foule de notes en fin d'ouvrage sur les choix et les sources de l'auteur.
La narration est agréable et la lecture jamais ennuyante sauf peut-être le passage du procès. Les pages sont construites sur un modèle de "gaufrier" (on dira aussi moules à gaufres :)) de 6 cases par pages, terme pour dire qu'il y a 3*2 cases de la même taille.
Bref c'est encore une très belle pièce de la collection Ecritures qui veut offrir un catalogue un peu plus hétéroclite que la production habituelle et on ne s'en plaint pas.
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Le Sommet des dieux
J'attends la suite avant de pouvoir mettre culte, mais c'est vraiment très bon. Le genre de manga à ne pas me donner avant les partiels, car l'option BD / Manga n'existe pas en gestion... C'est très très beau. Les dessins sont sublimes et toute la majesté des montagnes est très bien rendue. Le réalisme des dessins permet de plonger à 100% dans l'histoire. L'histoire est très bonne, même si elle est un peu lente (c'est souvent le cas dans les adaptations de roman). J'aime beaucoup cette invention de mythes de l'alpinisme autours de la possible première ascension de l'Everest. Le héros ne tombe pas dans un rôle secondaire, puisque c'est son enquête sur Habu qui prime. On comprend alors qu'au delà de la recherche du héros, le héros se recherche lui-même... un peu comme un alpiniste peut se comprendre seul en ascension... Le moment de l'ascension des Grandes Jorasses par Habu Joji dans le second tome, est exceptionnel. Ce manga donne envie de faire de l'alpinisme, d'aller au Tibet. Peut-être après les partiels... Ajout à la fin du 4ème tome (passage à la note suprême). C'est magnifique. Comme on pouvait le sentir l'histoire peut être vue sous deux angles: la recherche personnelle de leur vie de la part de deux hommes, et l'exploit sportif. Le tout ets très équilibré, mélant émotion et suspens. Les dessins sont toujours aussi majestueurs. J'adore
Miss
Je m'étonne que les autres avis ne parlent pas de l'humour, que je trouve très bon dans cette Bd et qui en fait un de ses points forts. En effet beaucoup de sous-entendus, d'euphémismes et d'allusions dans les paroles des deux protagonistes. Ceci explique sûrement leurs capacités de résistance et de réaction, qui ont besoin d'être au top dans ce monde violent et raciste. Les propos et les dessins en sont parfois un peu glauque et durs. Mais en même temps, je pense que le pire nous est épargné en visuel (je pense à la rencontre entre le chien et le bébé dans le premier tome). J'aime beaucoup les deux héros, avec leur personnalité très poussée. J'aime beaucoup l'évocation de leur passé qui ne fait jamais dans le misérabilisme et qui n'enlève en rien le côté affreux, mais aussi envoûtant des années 20 à New york. Côté dessin, je pense qu'il faut vraiment passer les 3/4 premières pages pour l'apprécier. Je trouve qu'il colle très bien avec le propos: à la fois moche, marrant et envoûtant.
Le Regard de l'Apocalypse
Un très bon one-shot, très loin de la SF à laquelle nous a habitué Gimenez. L'introduction au Vietnam est excellente et met immédiatement dans l'ambiance : Le monde réel qui pète déjà un peu les plombs, et une pointe de fantastique, histoire de perdre complètement pieds. Le rythm de toute cette histoire est forcément elevé vu que c'est une one-shot. Il y a donc certaines facilité scénaristique inévitables, mais pas franchement gênantes. Juste un petit reproche sur la fin qui est finalement assez prévisible...
Sambre
L' amour et la tragédie sont, je pense, les points forts qui reviennent le plus souvent dans la définition du romantisme. Yslaire l'a très bien compris et cette série reflète tout à fait cette atmosphère si particulière. Le scénario de Sambre n'est plus à présenter. Le destin de Bernard et Julie est connu de beaucoup de lecteurs. Pourtant, personnellement, il y a peu de temps que j'ai découvert cette série. Dès le début du récit, on se sent emportés par les évènements et on suit le destin de ses deux amoureux transis avec curiosité et fascination. Avec beaucoup de pudeur et de vérité, la sensibilité et l'émotion sont, ici, au rendez-vous sans pour cela tomber de le larmoyant. Au premier abord, on pourrait croire que le sujet de cette série est un peu mielleux. Pourtant, dès le début de notre lecture, on se rend vite compte que le ton est parfois dur et sans concession. On espère, pour nos deux jeunes gens, des jours meilleurs. Sûrement par excès d'optimisme. Les différents étapes de leur relation sont présentées avec beaucoup de réussite. Chacun des personnages se démarque par une personnalité assez forte. Cela renforce notre attachement aux protagonistes du récit. J'ai lu les albums en se suivant et je n'ai remarqué aucune baise de régime. Le scénario est très bien développé et le coté dramatique de cette histoire est présenté avec un réalisme évident. Les détails ne sont pas négligés et on se laisse emporter sans retenue. Le dessin de Hislaire est, bien sûr, de toute beauté. Les visages allongés de ses personnages ont beaucoup de charme. Le point fort du dessinateur est, je pense, les jeux d'ombres et de lumières. Il se dégage de ceux-ci une certaine profondeur. On retrouve cet aspect à plusieurs reprises, ce qui intensifie le coté tragique de cette histoire. Je ne peux que m'incliner devant le talent graphique et scénaristique de cet auteur. De ce fait, on peut peut-être lui pardonner sa lenteur en terme de productivité puisque la qualité est toujours au rendez-vous. Sambre est une série à ne pas négliger. Et c'est donc à suivre !
Les Aventures de Philibert
Je n'ai lu que le premier tome mais j'ai vraiment bien aimé. Une aventure de Philibert, celui qu'on ne voit pas et dont on abuse un peu de la gentillesse, montre un bout de vie d'un homme qui cherche à s'évader un peu de son quotidien. Beaucoup d'humour et une critique sous-jacente de la société pour ce premier tome. Le dessin très caricatural, comme la représentation des énormes mangeurs de viande, est vraiment bon et les couleurs quoiqu'un peu pâles collent bien. A voir.
Leela et Krishna
Cette série est intéressante par sa construction. En effet le conte qu'on nous présente est raconté "en direct" par l'auteur qui se met en scène avec sa femme. Celle-ci lui fait des remarques sur son histoire et le pousse à modifier certains passages ou lui fait remarquer l'incongruité des situations qu'il invente. Mis à part cette originalité, l'histoire en elle-même est également assez intéressante pour un conte même si bien sûr les ficelles utilisées sont classiques. J'ai beaucoup aimé l'enfant à tête de cochon qui "reflète" son environnement. Enfin j'ai lu le tome 2 avant le 1 par erreur et je m'en suis rendu compte qu'une fois refermé :) Une série en 2 tomes très intéressante, mais pas non plus indispensable.
Ubu Roi
Bon, c'est clair que c'est un peu à part comme conte... Mais c'est surtout assez drôle. Je dis bien assez, car je pense que Jarry aurait pu aller plus loin dans son délire :) Ceci dit, le dessin de Casanave rend plutôt service au texte, avec son trait exagéré, typiquement caricatural, en fait peut-être la meilleure adaptation possible. :)
Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy est devenu un véritable phénomène commercial et c'est ce qui m'a rebuté pendant un long moment. Et finalement, je me suis lancé dans la lecture des albums. Et là, j'ai compris pourquoi Lanfeust avait un tel succès. Cette série a tout pour plaire: un scénario original et dynamique mettant en scène des personnages attachants, de l'humour, de l'aventure, des références culturelles, un peu de sexe (très sage tout de même)... Et surtout une BD qui ne se prend pas du tout au sérieux et qui fait passer au lecteur un bon moment de lecture. Quant au dessin, il colle parfaitement au genre et donne vraiment bien. Les couleurs aussi sont bien choisies. Lanfeust est donc une très bonne série qui fait partie, sans aucun doute, des meilleures séries d'héroic fantasy.
La Valse des Alliances
La famille ! Tout un concept très élaboré chez les Arnheim, mais aussi, à en croire Eisner, chez la plupart des Juifs immigrés aux Etats-Unis. Ils essaient de s'élever socialement, en contractant des alliances, tout à fait à la manière des souverains d'Europe. C'est donc à tout un pan de l'histoire de son pays que nous invite Will Eisner, à l'histoire de fils de chiffonniers devenus banquiers ou agents de change. Conrad Arnheim est au centre du récit, lui qui représente la quintessence de cette attitude. Il ne recule devant rien pour s'élever socialement : buveur, coureur de jupons, fin nez en affaires, homme d'honneur, mari violent, père tour à tour attentif ou absent, sa seule préoccupation est de perpétuer le nom des Arnheim. Ce type d'histoire pourra rebuter pas mal de lecteurs, mais l'oeuvre d'Eisner est tout à fait essentielle pour qui veut comprendre la société américaine. Son dessin élégant, toujours très européen, permet une lecture très agréable et facile.
Louis Riel - L'Insurgé
Titre paru en septembre de cette année dans la collection Ecritures, Louis Riel est une oeuvre apparemment très appréciée dans la sphère du neuvième art francophone (bizarrement pas beaucoup d'écho sur bdtheque). Comme indiqué dans le résumé, Chester Brown raconte ici la vie d'un homme de la fin du 19ème siècle et de la révolution qu'il a menée même si tout ne s'est pas fini comme il l'aurait voulu. C'est évidemment un morceau d'histoire très intéressant et proche de nous, et qui plus est inconnu pour ma part. On peut suivre chronologiquement les actions, et les 2 parties prenantes dans le conflit : les métis et le canada. Le récit de Brown se veut le plus fidèle possible à la réalité, le tout est étayé par une riche bibliographie et une foule de notes en fin d'ouvrage sur les choix et les sources de l'auteur. La narration est agréable et la lecture jamais ennuyante sauf peut-être le passage du procès. Les pages sont construites sur un modèle de "gaufrier" (on dira aussi moules à gaufres :)) de 6 cases par pages, terme pour dire qu'il y a 3*2 cases de la même taille. Bref c'est encore une très belle pièce de la collection Ecritures qui veut offrir un catalogue un peu plus hétéroclite que la production habituelle et on ne s'en plaint pas.