La première chose que je constate c'est que la collection Expresso n'est vraiment pas à négliger. Un ton et une couleur artistique sont bien présent, ici et ce n'est pas cet album qui me démentira.
Cyril Pedrosa nous offre un récit tout en douceur où se mélange poésie, intelligence et subtilité.
L'auteur nous conte les mésaventures de Jean-Paul, un célibataire qui, étant étouffé par sa mère et ses amis, décide de prendre le large.
J'ai été très touché par cette histoire. Le personnage principal est vraiment attachant et Pedrosa réussi parfaitement à nous faire ressentir la solitude et les doutes de notre héros. En plus de cela, nous avons droit à une galerie de personnages haut en couleur.
Les Coeurs Solitaires est un one shot où réalisme et justesse ne sont pas des moindres mots mais aussi où l'humour n'est pas oublié.
Le graphisme de l'auteur est vraiment réussi, j'aime beaucoup son coup de crayon qui met bien en valeur les moments de déprimes ainsi que les notes positives du récit.
Ce savoir-faire donne beaucoup de crédibilité à cette histoire, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Cet album est un one-shot de toute beauté et c'est bien évidement à conseiller de toute urgence !
Mon coup de coeur du moment !
J’ai dévoré les deux tomes ce week-end, le concept m’a beaucoup plu. L’histoire de cet homme de 48 ans qui retrouve ses 14 ans, ça m’a parlé.
J’ai aimé voir cet homme qui, une fois la surprise passée, retrouve, ou trouve tout simplement, la joie d’avoir 14 ans. Il retrouve ses camarades perdus de vue et les amours d’adolescents. Tout ça cependant avec l’ombre d’un père qui va disparaître sans explication à la fin des vacances d’été. Hiroshi va donc être partagé entre son insouciance retrouvée et la volonté de comprendre le départ de son père et tenter de l’en empêcher.
L’histoire s’enchaîne fort bien, sans temps mort et on vit pleinement ces émotions retrouvées de tout jeune homme.
Ce que je reproche en fait principalement à Taniguchi, c’est de sombrer dans le larmoyant et l’affliction de manière un peu systématique. Dans Le Journal de mon père, ça en devenait presque un peu indigeste, ici, l’équilibre n’est pas trop mal respecté. Mais l’écœurement n’est pas loin.
Les dessins sont simples et très fin à la fois. Ils mettent parfaitement en valeur l’ambiance de la bd. Du velours pour les yeux…
Une Bd intéressante sur la forme et le fond.
Le graphisme est surprenant haché, stylisé cela donne du corps aux personnages; les couleurs sont superbes selon les endroits traversés par les protagonistes et les différentes époques aussi. La douceur, la chaleur la poésie de certaines planches est en contraste avec le coup de crayon ciselé du dessinateur.
Les 2 tomes se suivent sans se ressembler, le lien est fait entre les évènements, l'histoire se dessine sur le parchemin du temps.
Une belle histoire d'amitié, d'amour et de croyance en la réincarnation. Les auteurs ne tombent pas dans le pathos dégoulinant et la mièvrerie, il y a une maturité un aspect dramatique et réaliste adouci par l'aspect religieux. Bref un plat doux et pimenté parfois amer mais jamais écœurant.
Cela ne deviendra pas une BD culte mais un bon achat dans sa bdthèque.
Honnêtement je trouve les autres commentaires un peu durs. Les dessins ne sont certes pas "magnifiques" mais ils tiennent la route. Par contre l'histoire, le déroulement et surtout la psychologie des personnages sont vraiment bien faits. On a affaire à un Superman complètement déboussolé, réellement "non humain". ;-)
Enfin bref pour moi cette bd est quasi culte, seul le dessin est en retrait pour moi.
Y'a pas à dire, Michetz connaît son sujet. Le Japon médiéval, les femmes fardées, le vent porteur de mauvaises nouvelles...
Yann lui a écrit un scénario au cordeau, révélateur de bien des drames qui ont dû se jouer dans ce Japon médiéval à la fois fascinant et et répugnant par certains côtés.
Les ambiances sont bien traduites en mots et en dessins, et l'on se régale en lisant cette BD.
On s’y croirait presque. Le scénario est tellement simple que l’on s’accroche à tous les détails qui fourmillent dans les dessins et dans les dialogues.
On arrive à vivre l’enquête en compagnie du peuple égyptien.
Les décors des temples, de la ville, sont formidables.
Les couleurs à la fois chaudes et variées nous donnent la température de la ville et les expressions des personnages laissent refléter leurs sentiments.
L’embaumeur Néferitès est un vrai Holmes de son époque.
Sans artifices inutiles mais avec beaucoup de talent, on rentre dans l’histoire.
Un succès mérité, quand on sait que Corgiat est aussi romancière et que Galliano a travaillé sur des scénarios pour la jeunesse.
Au dessin, Cross n’est pas un inconnu avec son passage chez DC Comics et Marvel.
Un bon trio pour un bon premier album.
Il y a beaucoup de nostalgie et de poésie dans cette BD.
J’ai eu la sensation en lisant l’album de revivre une époque révolue.
Une période où les parents n’avaient pas peur de laisser leurs enfants s’amuser librement hors de chez eux. Une époque où les gamins pouvaient jouer au football dans la rue sans crainte d’être renversés par un véhicule. Une période où les parents étaient quasiment sûrs que leurs enfants étaient accompagnés par d’autres enfants. Une époque où les enfants pouvaient partager aux autres leurs rêves et essayaient ensemble de les concrétiser.
Maintenant, la plupart des bambins -quand ils ne sont pas à l’école- restent enfermer à la maison en restant postés, souvent seuls, devant la télévision. Quand ceux-ci sortent, c’est pour taper dans un ballon dans un enclos fermé ou pour se promener dans un parc paysager où la notion de découvertes est pratiquement nulle. Tout ça semble être gouverné par cette idée que les enfants doivent être surveillés et surtout être à tout prix en sécurité ! (que cela soit justifié ou non).
Je sais que c’est certainement une vision caricaturale voire naïve de ces époques de ma part mais c’est ainsi le ressentiment que j’ai éprouvé lors de la lecture de « l’empire des hauts murs ».
Merci Simon Hureau pour m’avoir fait revivre ces moments magiques, féeriques et d’aventures de ma jeunesse !
Beaucoup d'éléments font de "L'Etoile du Désert" une très bonne BD.
Tout d'abord le dessin est très soigné avec un choix de couleurs qui plonge le lecteur dans l'ambiance assez "sombre" du scénario. Cette ambiance est quasiment "palpable" car les décors et les personnages (et leurs expressions) sont parfaitement maîtrisés.
Ensuite, l'histoire racontée est pleine de mystères et l'on suit le personnage principal avec les mêmes interrogations que lui. L'histoire classique qui démarre sur fond de vengeance se dévoile peu à peu et prend une tournure plus "intéressante" (pour ne pas en dire trop).
Enfin, le fait de présenter cette histoire sur 2 tomes et parfait (ni trop court et ni trop long).
Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement cette bd !
Sur une planète nommée SHRÖG, au milieu du désert Tikoo se trouve une équipe d’archéologie dirigée par le professeur Zopal qui arrive avec peine à contenir sa joie. Il vient de découvrir la légendaire perle du savoir des Ugoys, l’un des plus anciens peuples de SHRÖG. Cette pierre constitue la plus importante découverte archéologique de tous les temps.
Mais, car il y a un mais, le professeur et son équipe se font attaquer par une bande de pirates.
Les puissants de la planète apprennent la disparition de la perle et décident d’envoyer l’affilié Buck et le professeur Loola Onatop à sa recherche.
Ajoutez à cela une confrérie occulte qui prépare « L’Ascension » et qui pour cela a besoin de la toujours même perle.
L’intrigue est loin d’être simple, même si un air de déjà vu peut trompeusement être présent à la première lecture.
La présentation des événements et des principaux acteurs se fait dans un ordre digne d’une histoire construite avec sérieux et méthode.
Le premier héros, Buck, laisse peu à peu la place à Loola Onatop qui se trouve être l’épicentre du scénario sur la fin.
La confrérie occulte, supposée représenter les méchants laisse un peu songeur. Et si, malgré les apparences, ils n’étaient pas aussi noirs que cela ?
Dans un courant de Fantasy et d’un style rapprochant le dessin animé, la recherche du cristal peut être comparée à juste titre à un des meilleurs Indiana Jones.
SHRÖG sort du courant des médiocres albums Fantasy du moment.
Les dessins et le scénario à suite donnent le sentiment d’avoir été travaillés et que rien ne fut laissé au hasard.
Campoy, avec cet album, débute une série qui va certainement faire parler d’elle encore dans plusieurs années.
Sans les avis dythirambiques ci-dessous, je n'aurais pas cherché longuement à lire cette BD avant d'enfin la trouver. Et sans ces avis, je n'aurais donc pas lu cette superbe BD.
Le dessin de Toppi y est véritablement exceptionnel.
Exceptionnel.
Une vraie oeuvre d'art à chaque page.
Il y a du Druillet là-dedans, mais il y a surtout beaucoup de Klimt, du Klimt se pliant au besoin de la narration et du récit. Ces images complexes et souvent sombres peuvent paraitre un peu difficiles à appréhender, mais pour qui aime cette esthétique, le résultat est formidable. Hormis un conte aux couleurs rappelant encore une fois immanquablement Klimt, les planches sont en noir et blanc, emplies de hachures, de motifs, à la composition travaillée mais toujours dans un esprit de narration et d'histoire bien racontée. A se demander combien de temps Toppi a bien pu passer sur chaque planche, et plus encore sur l'album entier qui fait plus de 150 pages. Impressionnant.
Le scénario maintenant ?
C'est simple : Sharaz-De n'est autre que Sheherazade et le récit n'est autre que celui des Mille et une Nuits, une femme qui sauve sa vie chaque nuit en racontant des histoires de rois, de djinns, de héros, de malheurs, de trésors. Les contes sont simples et beaux, cruels et intelligents, bien racontés et à l'ambiance fonctionnant à merveille avec les dessins.
Le seul reproche que je puisse y faire viendrait des bulles de texte un peu trop longues, intéressantes à lire mais occultant au passage ces planches superbes que j'aurais aimé voir raconter l'histoire d'elles-mêmes. De même, le lettrage est un pénible à lire, impliquant de scinder sa lecture en petite portion pour ne pas se lasser de ces nombreux contes les uns à la suite des autres.
Une très très belle BD qui met merveilleusement en valeur les contes des Mille et Une Nuits.
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Les Coeurs solitaires
La première chose que je constate c'est que la collection Expresso n'est vraiment pas à négliger. Un ton et une couleur artistique sont bien présent, ici et ce n'est pas cet album qui me démentira. Cyril Pedrosa nous offre un récit tout en douceur où se mélange poésie, intelligence et subtilité. L'auteur nous conte les mésaventures de Jean-Paul, un célibataire qui, étant étouffé par sa mère et ses amis, décide de prendre le large. J'ai été très touché par cette histoire. Le personnage principal est vraiment attachant et Pedrosa réussi parfaitement à nous faire ressentir la solitude et les doutes de notre héros. En plus de cela, nous avons droit à une galerie de personnages haut en couleur. Les Coeurs Solitaires est un one shot où réalisme et justesse ne sont pas des moindres mots mais aussi où l'humour n'est pas oublié. Le graphisme de l'auteur est vraiment réussi, j'aime beaucoup son coup de crayon qui met bien en valeur les moments de déprimes ainsi que les notes positives du récit. Ce savoir-faire donne beaucoup de crédibilité à cette histoire, ce qui n'est pas pour me déplaire. Cet album est un one-shot de toute beauté et c'est bien évidement à conseiller de toute urgence ! Mon coup de coeur du moment !
Quartier lointain
J’ai dévoré les deux tomes ce week-end, le concept m’a beaucoup plu. L’histoire de cet homme de 48 ans qui retrouve ses 14 ans, ça m’a parlé. J’ai aimé voir cet homme qui, une fois la surprise passée, retrouve, ou trouve tout simplement, la joie d’avoir 14 ans. Il retrouve ses camarades perdus de vue et les amours d’adolescents. Tout ça cependant avec l’ombre d’un père qui va disparaître sans explication à la fin des vacances d’été. Hiroshi va donc être partagé entre son insouciance retrouvée et la volonté de comprendre le départ de son père et tenter de l’en empêcher. L’histoire s’enchaîne fort bien, sans temps mort et on vit pleinement ces émotions retrouvées de tout jeune homme. Ce que je reproche en fait principalement à Taniguchi, c’est de sombrer dans le larmoyant et l’affliction de manière un peu systématique. Dans Le Journal de mon père, ça en devenait presque un peu indigeste, ici, l’équilibre n’est pas trop mal respecté. Mais l’écœurement n’est pas loin. Les dessins sont simples et très fin à la fois. Ils mettent parfaitement en valeur l’ambiance de la bd. Du velours pour les yeux…
Où le regard ne porte pas...
Une Bd intéressante sur la forme et le fond. Le graphisme est surprenant haché, stylisé cela donne du corps aux personnages; les couleurs sont superbes selon les endroits traversés par les protagonistes et les différentes époques aussi. La douceur, la chaleur la poésie de certaines planches est en contraste avec le coup de crayon ciselé du dessinateur. Les 2 tomes se suivent sans se ressembler, le lien est fait entre les évènements, l'histoire se dessine sur le parchemin du temps. Une belle histoire d'amitié, d'amour et de croyance en la réincarnation. Les auteurs ne tombent pas dans le pathos dégoulinant et la mièvrerie, il y a une maturité un aspect dramatique et réaliste adouci par l'aspect religieux. Bref un plat doux et pimenté parfois amer mais jamais écœurant. Cela ne deviendra pas une BD culte mais un bon achat dans sa bdthèque.
Superman - Red Son
Honnêtement je trouve les autres commentaires un peu durs. Les dessins ne sont certes pas "magnifiques" mais ils tiennent la route. Par contre l'histoire, le déroulement et surtout la psychologie des personnages sont vraiment bien faits. On a affaire à un Superman complètement déboussolé, réellement "non humain". ;-) Enfin bref pour moi cette bd est quasi culte, seul le dessin est en retrait pour moi.
Tako
Y'a pas à dire, Michetz connaît son sujet. Le Japon médiéval, les femmes fardées, le vent porteur de mauvaises nouvelles... Yann lui a écrit un scénario au cordeau, révélateur de bien des drames qui ont dû se jouer dans ce Japon médiéval à la fois fascinant et et répugnant par certains côtés. Les ambiances sont bien traduites en mots et en dessins, et l'on se régale en lisant cette BD.
Néféritès
On s’y croirait presque. Le scénario est tellement simple que l’on s’accroche à tous les détails qui fourmillent dans les dessins et dans les dialogues. On arrive à vivre l’enquête en compagnie du peuple égyptien. Les décors des temples, de la ville, sont formidables. Les couleurs à la fois chaudes et variées nous donnent la température de la ville et les expressions des personnages laissent refléter leurs sentiments. L’embaumeur Néferitès est un vrai Holmes de son époque. Sans artifices inutiles mais avec beaucoup de talent, on rentre dans l’histoire. Un succès mérité, quand on sait que Corgiat est aussi romancière et que Galliano a travaillé sur des scénarios pour la jeunesse. Au dessin, Cross n’est pas un inconnu avec son passage chez DC Comics et Marvel. Un bon trio pour un bon premier album.
L'Empire des hauts murs
Il y a beaucoup de nostalgie et de poésie dans cette BD. J’ai eu la sensation en lisant l’album de revivre une époque révolue. Une période où les parents n’avaient pas peur de laisser leurs enfants s’amuser librement hors de chez eux. Une époque où les gamins pouvaient jouer au football dans la rue sans crainte d’être renversés par un véhicule. Une période où les parents étaient quasiment sûrs que leurs enfants étaient accompagnés par d’autres enfants. Une époque où les enfants pouvaient partager aux autres leurs rêves et essayaient ensemble de les concrétiser. Maintenant, la plupart des bambins -quand ils ne sont pas à l’école- restent enfermer à la maison en restant postés, souvent seuls, devant la télévision. Quand ceux-ci sortent, c’est pour taper dans un ballon dans un enclos fermé ou pour se promener dans un parc paysager où la notion de découvertes est pratiquement nulle. Tout ça semble être gouverné par cette idée que les enfants doivent être surveillés et surtout être à tout prix en sécurité ! (que cela soit justifié ou non). Je sais que c’est certainement une vision caricaturale voire naïve de ces époques de ma part mais c’est ainsi le ressentiment que j’ai éprouvé lors de la lecture de « l’empire des hauts murs ». Merci Simon Hureau pour m’avoir fait revivre ces moments magiques, féeriques et d’aventures de ma jeunesse !
l'Etoile du Désert
Beaucoup d'éléments font de "L'Etoile du Désert" une très bonne BD. Tout d'abord le dessin est très soigné avec un choix de couleurs qui plonge le lecteur dans l'ambiance assez "sombre" du scénario. Cette ambiance est quasiment "palpable" car les décors et les personnages (et leurs expressions) sont parfaitement maîtrisés. Ensuite, l'histoire racontée est pleine de mystères et l'on suit le personnage principal avec les mêmes interrogations que lui. L'histoire classique qui démarre sur fond de vengeance se dévoile peu à peu et prend une tournure plus "intéressante" (pour ne pas en dire trop). Enfin, le fait de présenter cette histoire sur 2 tomes et parfait (ni trop court et ni trop long). Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement cette bd !
Shrög
Sur une planète nommée SHRÖG, au milieu du désert Tikoo se trouve une équipe d’archéologie dirigée par le professeur Zopal qui arrive avec peine à contenir sa joie. Il vient de découvrir la légendaire perle du savoir des Ugoys, l’un des plus anciens peuples de SHRÖG. Cette pierre constitue la plus importante découverte archéologique de tous les temps. Mais, car il y a un mais, le professeur et son équipe se font attaquer par une bande de pirates. Les puissants de la planète apprennent la disparition de la perle et décident d’envoyer l’affilié Buck et le professeur Loola Onatop à sa recherche. Ajoutez à cela une confrérie occulte qui prépare « L’Ascension » et qui pour cela a besoin de la toujours même perle. L’intrigue est loin d’être simple, même si un air de déjà vu peut trompeusement être présent à la première lecture. La présentation des événements et des principaux acteurs se fait dans un ordre digne d’une histoire construite avec sérieux et méthode. Le premier héros, Buck, laisse peu à peu la place à Loola Onatop qui se trouve être l’épicentre du scénario sur la fin. La confrérie occulte, supposée représenter les méchants laisse un peu songeur. Et si, malgré les apparences, ils n’étaient pas aussi noirs que cela ? Dans un courant de Fantasy et d’un style rapprochant le dessin animé, la recherche du cristal peut être comparée à juste titre à un des meilleurs Indiana Jones. SHRÖG sort du courant des médiocres albums Fantasy du moment. Les dessins et le scénario à suite donnent le sentiment d’avoir été travaillés et que rien ne fut laissé au hasard. Campoy, avec cet album, débute une série qui va certainement faire parler d’elle encore dans plusieurs années.
Sharaz-De
Sans les avis dythirambiques ci-dessous, je n'aurais pas cherché longuement à lire cette BD avant d'enfin la trouver. Et sans ces avis, je n'aurais donc pas lu cette superbe BD. Le dessin de Toppi y est véritablement exceptionnel. Exceptionnel. Une vraie oeuvre d'art à chaque page. Il y a du Druillet là-dedans, mais il y a surtout beaucoup de Klimt, du Klimt se pliant au besoin de la narration et du récit. Ces images complexes et souvent sombres peuvent paraitre un peu difficiles à appréhender, mais pour qui aime cette esthétique, le résultat est formidable. Hormis un conte aux couleurs rappelant encore une fois immanquablement Klimt, les planches sont en noir et blanc, emplies de hachures, de motifs, à la composition travaillée mais toujours dans un esprit de narration et d'histoire bien racontée. A se demander combien de temps Toppi a bien pu passer sur chaque planche, et plus encore sur l'album entier qui fait plus de 150 pages. Impressionnant. Le scénario maintenant ? C'est simple : Sharaz-De n'est autre que Sheherazade et le récit n'est autre que celui des Mille et une Nuits, une femme qui sauve sa vie chaque nuit en racontant des histoires de rois, de djinns, de héros, de malheurs, de trésors. Les contes sont simples et beaux, cruels et intelligents, bien racontés et à l'ambiance fonctionnant à merveille avec les dessins. Le seul reproche que je puisse y faire viendrait des bulles de texte un peu trop longues, intéressantes à lire mais occultant au passage ces planches superbes que j'aurais aimé voir raconter l'histoire d'elles-mêmes. De même, le lettrage est un pénible à lire, impliquant de scinder sa lecture en petite portion pour ne pas se lasser de ces nombreux contes les uns à la suite des autres. Une très très belle BD qui met merveilleusement en valeur les contes des Mille et Une Nuits.