Les derniers avis (32251 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blondie
Blondie

Blondie ?... Une des plus longues séries... et qui paraît encore. L'héroïne américaine la plus connue dans le monde mais qui -curieusement- ne sera pas éditée en France. Elle démarre sa -très- longue carrière sous forme de strips dans divers quotidiens américains ; et ce dès le 8 Septembre 1930. Très vite, la série devient un énorme succès. Les familles américaines se passionnent littéralement pour ce conte de fées moderne : une petite secrétaire courtisée par le fils d'un milliardaire !... Pas de grandes histoires, oh non !... Ce sont plutôt les aléas de la vie quotidienne qui sont -subtilement- décrits et décortiqués avec force humour par Chic Young. Et ça, ça va plaire à toutes les classes sociales de la société de l'époque. Ces petites histoires vont créer un véritablement attachant à ce qui va devenir une des plus longues sagas de la BD. L'idée de génie de Young : ses personnages ne vont pas vieillir (ils ont toujours l'air d'avoir la jeune trentaine), vont se marier (officiellement le 17 Février 1933), s'installer dans une coquette maison de banlieue, adopter une chienne, avoir des enfants (Alexander et Cookie)... bref, vivre une vie de famille comme des millions d'américains qui vont grandir avec eux. Cette véritable "family-opera" va obliger Young à s'entourer d'assistants. A sa mort, en 1973, "Blondie" continuera -de toujours aussi belle et bonne manière- sous la plume et le pinceau de son fils Dean ; puis d'autres, et d'autres encore. Et le succès ne se démentira toujours pas ! Il est estimé -à l'heure actuelle- que Blondie est encore publiée dans quelque 1500 quotidiens et magazines de par le monde. Fou, non ?... Le dessin ?... J'adore !... Inimitable. Young possède un véritable sens inné du gag, de la dérision, qu'il met en scène par un trait simple, bien lisible, efficace ; faisant d'une simple esquisse un nez, d'un trait un peu plus gras une bouche pulpeuse. Qui plus est, il n'a pas son pareil pour dessiner mimiques et gesticulations. C'est tout bon !... Les albums : Il y en a partout sauf... en France ! Blondie ne paraîtra que dans le "Journal de Mickey", dès 1936, et sous le nom de "Coco" (j'aurais aimé -mais c'est un peu tard- connaître l'imbécile qui a "pondu" ce pseudo !). Fin des années 40, la série paraîtra dans le quotidien "l"Aurore" et dans le magazine féminin "Confidences". Personnellement, je l'ai découverte -en Belgique- dans des hebdos télé des années 60 et quotidiens divers. J'en découpais d'ailleurs les strips que je collais dans un cahier ! Il faudra attendre 1982 pour en voir un album édité chez Futuropolis. Et encore, cette "intégrale" ne reprend que les années 1931-1932. Mais c'est du Chic Young, c'est-à-dire : tout bon !... A mentionner aussi : une parution chez "J'ai Lu" (Pocket) en 1988.

10/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Dickie Dare
Dickie Dare

C'est par hasard que j'ai trouvé et acheté l'unique tome ayant trait à ce personnage, paru chez Futuropolis en 1983. Et j'en suis content. Vraiment. Dickie Dare ?... Une très bonne série d'aventures où rêve, action et merveilleux font vraiment bon ménage. Dickie débute sa carrière dans des quotidiens américains, à l'instigation de l'Associated Press Newsfeatures ; ce dès le 31 Juillet 1933. Il termine sa carrière sur une dernière planche parue en Octobre 1957. Les histoires ?... Du bonheur. Un mélange heureux des grands héros de la littérature anglo-saxonne. Des histoires simples, au départ de rencontres, puis d'action où la débrouillardise et l'esprit de décision de notre "titi" américain vont être fort appréciés par le lectorat de l'époque. Le dessin ?.. Connaissant l'oeuvre de Caniff en tant qu'illustrateur, j'ai apprécié -une fois de plus- son style unique : un subtil mélange d'oppositions entre le noir et blanc, un véritable jeu d'ombre et de lumière. Cette technique, d'ailleurs, influencera par la suite nombre de grands dessinateurs dont Hubinon et Pratt. Malgré le succès, accaparé par d'autres tâches, Caniff abandonne Dickie en Octobre 1934. Il passe le flambeau à Coulton Waugh -son assistant- qui tiendra la série dans le même esprit jusqu'en 1944. Curieux, surprenant même : de 1944 à 1947, c'est la propre épouse de Coulton qui poursuit la saga, toujours dans le même esprit. De 1947 à 1957, retour de Coulton aux commandes. Dickie Dare ?.. Une réellement bonne et belle série, formée d'un savoureux cocktail de poésie, de rêve, d'aventures épiques... mais jamais distribuée en francophonie. Je ne vous dirai pas : "Plongez dans cette histoire qui est à (re)découvrir", car il m'étonnât que vous puissiez encore la trouver. Mais ça a existé, pendant quasi 25 ans, et c'est du "bon vieux comics" comme on n'en fait plus. Excellent.

10/11/2006 (modifier)
Par scapin
Note: 4/5
Couverture de la série Ring Circus
Ring Circus

Quelle belle bd ! J'ai d'abord été attiré par la couverture du premier tome que je trouve magnifique. Tout d'abord le thème est original car il n'y a pas beaucoup de séries qui parlent du cirque. Ensuite le dessin est lui aussi très original. Les personnages sont un peu aplatis mais c'est ce qui fait son charme. Les couleurs sont aussi très belles. Les personnages sont très bien trouvés et ont de fortes personnalités. Coté scénario c'est très bon aussi, beaucoup de rebondissements,... avec toujours un petit trait d'humour. Une superbe bd à posséder sans hésitation dans sa bdtheque.

09/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série El Perdición
El Perdición

Il est un fait, les bds de piraterie commencent à revenir à la mode (Polly et les Pirates entre autre). Si l’histoire pêche ici par un manque d’originalité, elle compense par une narration efficace, renforcée par une mise en scène bien rodée où rien n’est laissé au hasard. Ce récit n’est pas sans rappeler le film Pirates des Caraïbes. Il y est en effet question d’une carte au trésor que deux corsaires, anciens "amis", s’arrachent maintenant. Petite détail qui a son importance : la carte a été tatouée sur le dos d’une jeune femme au caractère bien trempé ! Bref, voici un grand récit épique qui se lit sans déplaisir. Comme support à l’histoire, Lorenzo F. Diaz s’est assuré les bons services de Carlos Puerta au style "particulier". Le traitement graphique qui en résulte est très spécial. Je peux comprendre qu’il en rebuterait certains mais à moi il me plait. Si une suite est prévue, ce premier opus constitue cependant une histoire complète avec une fin, certes ouverte, mais qui peut se suffire à elle-même. Bref, un album qui mérite plutôt un abordage qu’un sabordage de la part du lecteur.

09/11/2006 (modifier)
Par Francois
Note: 4/5
Couverture de la série Abdallahi
Abdallahi

Tout simplement superbe - la mise en couleurs directes est impressionnante: voir la planche 20 où les cases ressemblent à des tableaux impressionnistes... ou la 70 avec le rendu du rouge et du noir qui montrent le héros en plein cauchemar. C'est trop rare dans la production BD actuelle de voir une telle réalisation. L'histoire proche du documentaire est très réaliste - on se croit vraiment en Afrique à cette période. Je ne vais pas en faire un résumé une fois de plus (voir les avis précédents). Ce qui est intéressant c'est qu'en 2 tomes (prévus) les auteurs vont réussir à raconter ce voyage sur un mode mêlant ambiances et réalisme. Un voyage qui dura 2 ans pour René Caillié (1800-1839), marchant 4500 km du Sénégal au Maroc en passant par Tombouctou! Les récits d'explorateurs des siècles passés sont très nombreux en littérature mais malheureusement trop rares en bande dessinée. Et pourtant que le domaine est vaste!

09/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Dick Tracy
Dick Tracy

Dick Tracy commence sa carrière par une planche dominicale qui sera publiée dans le "Chicago Tribune" et le "New York News", des quotidiens, dès le 4 Octobre 1931. Dans la semaine qui suit, et suite au succès immédiat, ses aventures feront l'objet de strips quotidiens. Dick Tracy ?... Du costaud ! Du vrai. Il n'a vraiment pas le profil du bellâtre interprété par Warren Beaty dans le film homonyme de 1990. Dick, c'est un costaud, un physique de "dur', au regard d'acier et au nez cassé. Traité sur un ton semi caricatural, le graphisme est expressionniste et brutal. Le succès ?... Chester Gould ignore toute censure, plonge le lecteur dans les bas-fonds des grandes métropoles. Et ça plaît. Beaucoup. Ses planches "sentent" vraiment la peur, l'intensité dramatique, la sueur... C'est qu'il va en avoir, des histoires... et surtout en faire aux malfrats de tout accabit. Pas de chichis : flingue en avant ou mitraillette "à camembert" pointée, Dick règle ses comptes à sa façon... bien avant le "justicier" interprété beaucoup plus tard par Charles Bronson. Dick Tracy ?... Une série "brute", bien mise en scène, reflet d'une Amérique qui en a marre (à l'époque) de voir ses rues aux mains de la pègre. Chester Gould va s'occuper de son héros pendant 45 ans (!). En 1977, il passe le flambeau à son assistant Dick Fletcher ; les scénarios étant alors concoctés par l'écrivain Alan Collins. Malgré l'énorme succès d'édition aux USA, Dick Tracy n'aura pas les honneurs d'albums en francophonie. Heureusement, il sera édité hebdomadairement dans le périodique "Le Journal de Toto" (ne riez pas, c'est l'ancêtre de Spirou -et je les possède !-) de 1937 à 1940 ; ainsi que dans l'hebdo Spirou dès 1938. Les albums : En 1978, les éditions Focus éditent un opus broché ; lequel reprend des planches parues pendant l'été 1937. Heureusement, Futuropolis -dans sa collection Copyright- éditera une intégrale : 6 albums cartonnés, format à l'italienne, qui paraîtront de 1981 à 1989. Tout bon ! Dick Tracy ?.. Une grande série, menée par un "dur de dur" et qui mérite vraiment d'être (re)découverte.

09/11/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Esteban (Le Voyage d'Esteban)

Après l'heureuse surprise du premier volume, l'auteur continue son petit bonhomme de chemin en signant un deuxième opus passionnant. Même si le personnage d'Esteban reste en retrait dans ce second volume, l'histoire n'en est pas moins prenante. La pêche à la baleine s'estompe en effet devant le mystérieux personnage du capitaine, aveuglé par la haine et (trop) passionné par son métier. Car le personnage principal, ici, c'est bien ce capitaine balafré, respecté et craint par son équipage, bref un meneur d'hommes. Ce diable de Bonhomme (Matthieu, de son prénom) nous fait en outre le mauvais coup de nous faire patienter jusqu'au prochain volume pour connaître la fin de cette aventure glacière. Les dessins sont toujours aussi magnifiques et l'auteur nous distille, à travers le personnage d'Esteban, des petites histoires terrifiantes, qui font un peu respirer ce récit haletant. Embarquez pour l'aventure, vous ne le regretterez pas.

08/11/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Green Manor
Green Manor

J’aime beaucoup Green Manor, je trouve que Fabien Vehlmann y témoigne d’un grand savoir-faire scénaristique. Il sait faire court et efficace. L’ambiance Angleterre victorienne me plait beaucoup, moi qui suis amateur des aventures de Sherlock Holmes, je suis comblé. Le dessin de Bodart est tout simplement parfait dans son genre : vivant et dynamique, drôle et élégant.

08/11/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Muchacho
Muchacho

Voilà, après la lecture du deuxième tome, je reste ébahi devant le savoir-faire graphique de Lepage. Des bd avec un tel dessin, on n’en lit pas tous les jours. Seuls quelques uns (Gibrat, Frank, Loisel, Yslaire…) ont le talent et l’opportunité de tant soigner leur planche. Je parle d’opportunité car avec un tel souci du détail, il faut facilement 3-4 ans de travail pour terminer un album, et seul les dessinateurs qui vendent bien peuvent se le permettre… Muchacho, c’est aussi la première œuvre de Lepage en tant qu’auteur complet, et ça aussi, c’est assez impressionnant. Le premier tome était un véritable coup de poing… J’étais pris par la violence passionnée de l’intrigue. Le second tome ne déçoit pas même si on pourra regretter le caractère un peu trop mélodramatique de certaines scènes. Lepage est un romantique (au sens premier du terme) et ses personnages ne fonctionne que sur un mode torturé et/ou exalté… Ce qui pourrait complètement tomber à plat avec un dessin moins virtuose fonctionne chez lui. Une belle leçon de maîtrise, tant sur le fond que dans la forme. Y’a juste un petit je ne sais quoi qui m’empêche de donner cinq étoiles à ce diptyque… A la relecture peut-être… Relecture indispensable au vu de la richesse graphique de ces deux albums…

08/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Jean Valhardi
Jean Valhardi

Jean Valhardi fait ses débuts dans l'hebdo Spirou n° 40 du 2 Octobre 1941. C'est LE héros type comme on aimait à l'époque : grand, bâti en athlète ; une sorte de chevalier des temps modernes, sans peur et sans reproches... Ses premières histoires se passent en Belgique, rare pour être souligné. Bien entendu, Valhardi va en dépasser les frontières et vivre des aventures dans des contrées plus "exotiques". Mais qui est-il au fait : un policier, un détective, un agent secret ?... Ben non, et c'est là le petit "chic" de son histoire : c'est un enquêteur en assurances ! Valhardi va parcourir le monde et y travailler en solo jusqu'en 1956. Cette année-là, Jijé crée "Gégène", un comparse qui -de faire-valoir- va rapidement grimper les échelons dans le coeur des lecteurs et très vite faire jeu égal avec le héros. Gégène, c'est l'élément comique ; le "Sonny" de Buck Danny, le "Laverdure" de Tanguy", qui compense positivement le "sérieux" de Jean. Ce duo ainsi créé va donner un nouvel élan à la série qui n'en sera -à mes yeux- que plus captivante, plus plaisante à lire. Le dessin ?... C'est du Jijé. Inimitable. Un grand réalisme où j'ai ressenti une vraie force créatrice ; tout comme "Jerry Sping" du même auteur. La mise en scène des planches ?... Digne d'un story board des meilleurs films d'action !... Plans audacieux, éclatements du cadrage, action à rebondissement, intensité dramatique, humour, forment ainsi un savoureux cocktail qu'il me plaît -occasionnellement- d'encore déguster lors de relectures. Un bon dessin, une bonne ambiance, des histoires solides qui "tiennent la route". Du costaud quoi ! Tout cela concourre à une très bonne saga -un peu oubliée, c'est vrai, de la "jeune génération"- mais toujours dans l'esprit d'un très grand nombre de lecteurs. A noter : Parti aux USA en 1944, Jijé confiera la série à Eddy Paape dès 1946 ; Doisy restant au scénario. Suivront Yvan Delporte et Jean-Michel Charlier en tant qu'autres scénaristes. Dès 1956, retour de Jijé jusque 1963. Mouminoux reprendra le flambeau de 1963 à 1965. En 1981, Valhardi, repris par Follet et scénarisé par André-Paul Duchâteau, repart sur les routes. Mais la magie, cette alchimie plutôt n'agit plus. Valhardi a eu son temps. Un fort bon temps. Et c'est tant mieux pour la BD.

08/11/2006 (modifier)