Les derniers avis (32283 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Mushishi
Mushishi

Note approximative : 3.5/5 Mushishi est un manga fantastique sur la base de croyances médiévales japonaises plein de beauté et de poésie. Les mushi sont des créatures surnaturelles parasites, des sortes de démons d'innombrables formes, immatérielles ou non, qui s'emparent des corps des hommes, de leurs esprits ou encore parasitent leur vie. Et Ginko est un mushishi, un expert en mushi. Ceux qui comme lui, respectés comme des sages ou des druides par la population, ont appris les rituels qui les rendent capables d'éliminer ou simplement de repousser les mushi. Ils disposent également de pouvoirs qui les rapprochent de la Nature et leur permettent de ressentir les flux de vie qui la parcourent. Le dessin de Mushishi est beau et ne manque pas de personnalité. Son trait fin et aérien ajoute à l'atmosphère de langueur et de poésie de la majorité des histoires de ce manga. Car chaque album est divisé en histoires courtes, reprenant le même héros, Ginko, à chaque nouvelle étape de ses pérégrinations, confronté à chaque fois à un nouveau type de mushi. Les scénarios de ces histoires sont très variés, avec des ambiances assez différentes. Ce manga est empli d'une véritable beauté et d'une douce poésie. Proche de la Nature voire légèrement écologique, il présente les mushi un peu à la manière de kami japonais, à savoir des créatures de la Nature, peut-être gênantes ou dangereuses pour les humains qu'elles parasitent mais fondamentalement neutres. C'est donc sans haine aucune que Ginko se confronte à eux et il cherche bien souvent à éviter de les éliminer voire à en exploiter les bons côtés plutôt que de les exterminer comme le font d'autres mushishi moins regardants. Ce sont donc de bons récits, diversifiés et emplis d'une vraie ambiance de douceur, de magie et de légendes japonaises. Seul véritable défaut, la narration qui est hélas trop souvent confuse. Les flash-backs et autres sauts narratifs ne sont pas bien marqués, parfois trop elliptiques et perdent facilement le lecteur. En outre, la forme des bulles de texte est telle qu'il est difficile de savoir qui parle à certains moments et les dialogues en deviennent embrouillés. Il est donc parfois un peu ardu de suivre une histoire même si on capte toujours sans soucis sa trame après lecture. Il faut donc souvent se contenter d'essayer de ressentir l'ambiance, ce qui est assez dommage car, je le répète, les intrigues sont vraiment variées et majoritairement bonnes et intéressantes. A lire pour qui aime les ambiances médiévales japonaises proches de la Nature, des kami, des yôkaï et des démons traditionnels, loin des combats de sabre et des intrigues humaines.

02/08/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5
Couverture de la série Percevan
Percevan

J'achète Percevan au fur et à mesure de ses sorties, depuis ses débuts. Je peux dire que cette série ne m'a jamais déçu. Le graphisme tout en rondeur de style BD enfantine des premiers albums évolue d'un cran vers un dessin un peu plus fin dès "le pays d'Aslor" pour éclater, avec "El Jerada", dans une quasi perfection de ce style à mi-chemin entre l'humoristique et le semi-réaliste. Et cette belle qualité de dessin ne fera que progresser. Pour ne rien gacher, les couvertures sont quasiment toutes magnifiques et très attirantes. Je ne fais pas partie de ceux qui regrettent la lenteur de sa production. Au contraire, je préfère attendre quelques années et avoir un album de qualité avec une recherche perceptible d'originalité dans les postulats de départ des scénarios, (même si le développement de l'aventure reste de facture classique); plutôt qu'avoir une abondance d'albums dont la sortie est réglée comme une horloge mais qui ne donne plus que médiocrité, (voir les tuniques bleues ou les petits hommes). Les scénarios sont bons voir très bon dans l'ensemble, malgré quelques incohérences par-ci par-là. Percevan doit à plusieurs reprises lutter pour éviter une apocalypse mais c'est à chaque fois décliné de façon différente et avec recherche. Les personnages sont maintenant bien établis et ont trouvé leur place et le caractère qui leur convient. Je pense notamment à : -Kervin, qu'au début, je trouvais très agaçant en écervelé boulimique aux réactions irréfléchies et excessives. -à Guimly, animal improbable dur à "avaler", qui est heureusement discret. (un animal réel passerait bien mieux je pense). -Au couple Polémic/Mortepierre qui, lui aussi était trop excessif dans le registre Bêtise/méchanceté/servilité. Il est devenu légèrement plus nuancé et plus redoutable, tout en gagnant en force comique. A mes yeux donc, cette série est loin d'être sur le déclin, tant que les auteurs prendront le temps de rechercher qualité et créativité. Série à faire connaître.

01/08/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Réflexion
Réflexion

Arf, excellent, typiquement le genre d’histoire que j’attends d’une BD de la collection patte de mouche. Originale, drôle et loufoque. Toute la 1ère partie m’a un peu rebuté, je ne comprenais pas vraiment où l’auteur voulait en venir, mais une fois le « truc » dévoilé, ca devient excellent. Bref, je ne peux pas en dire trop, ça gâcherait la surprise, mais si vous aimez les histoires basées sur un concept original et rigolo, "Réflexion" devrait vous ravir !

01/08/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Fin des Temps
La Fin des Temps

Note approximative : 3.5/5 Petit coup de cœur pour cet album qui dispose de deux qualités manifestes : d’abord son originalité, et ensuite son graphisme excellent. Cependant, je comprendrais que cette BD ne plaise pas à tout le monde. Le trait de Samuel Hiti me fait fortement penser à celui de Frederick Peeters. A la différence près que là où Peeters réussit mieux ses personnages, Hiti excelle dans les décors. Ceux-ci sont fouillés, vivants, forts et originalement composés. Ils offrent également des aplats de noir profonds et magnétiques. Certaines planches sont vraiment formidables et toutes sont très belles à regarder. Et la narration graphique n’en pâtit pas ce qui ne gâche rien. Graphiquement, La Fin des Temps vaut absolument le coup d’œil. Le récit est sombre et envoûtant. Il est parfois aussi un peu sibyllin ce qui pourrait rebuter certains lecteurs. Mais il est avant tout original dans sa forme et son contenu. Le personnage principal, Mario, est chasseur de démons, exorciste au service direct du Divin et soutenu par les pouvoirs du Christ. Il est ambigu, inquiétant et bienveillant à la fois, bardé de potions et de livres sacrés comme un commando qui part en guerre, le genre d’homme qu’on ne voudrait pas croiser le soir dans la rue. D’ailleurs, on ne sait s’il s’agit d’un homme ou d’un avatar du ciel ayant pris forme humaine. Mario est un animal nocturne, une ombre mystérieuse qui ne sort qu’à la nuit tombée et qui combat des démons immatériels et polymorphes. Le grand combat du Bien contre le Mal si ce n’est que l’un comme l’autre paraissent aussi obscurs et inquiétants l’un que l’autre. L’ambiance angoissante et ténébreuse est remarquable. Elle tient à la fois à la puissance du graphisme, à une narration qui ne se laisse pas saisir facilement et au contenu même du récit. C’est par la force de cette atmosphère et par son originalité que cette œuvre a su me charmer. Soyez cependant conscients que cette BD n’est pas très facile d’accès et pourrait rebuter le lecteur qui ne savourerait pas son obscure aura. L'auteur ajoute d'ailleurs en étrangeté au récit en faisant parler certains de ses personnages et notamment le héros strictement en espagnol et ce malgré la traduction française du reste de l'album. Le récit n’est en outre pas terminé et après un premier tome qui n’est qu’un grand exorcisme, on attend de voir ce que nous réserve l’auteur avec les nouveaux personnages qu’il nous a présentés.

01/08/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série 20th Century Boys
20th Century Boys

Le meilleur manga à suspense que j'ai lu de toute ma vie. On est scotché du début jusqu'à la fin. Il n'y a aucun temps mort ! C'est rempli de fausses pistes et de révélations choc. La psychologie des personnages est bien décrite et détaillée. J'ai un véritable coup de coeur pour Ami. L'un des méchants les plus machiavéliques et intelligents que j'ai vu. Il est prêt à tout pour avoir ce qu'il veut, même tuer. [SPOILER] Seul point négatif : Le retour de xxx alors qu'il est censé être mort. Je n'aime pas ce genre de truc. [FIN SPOILER]

01/08/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues

La meilleure Bd de Cauvin tout simplement. Il y a autant d'action que d'humour. Le personnage de Blutch est vraiment sympathique avec son antimilitarisme qu'on ne peut qu'approuver. Ce que j'ai surtout aimé dans cette série c'est qu'on peut trouver des albums dénonçant l'horreur de la guerre ("Black Face", "Drummer Boy"), des albums humoristiques ("L'or du Québec") ou encore émouvants ("Vertes années"). Je conseille de lire jusqu'au tome 34. Après, il y a un petit quelque chose qui rend les albums moins bien.

01/08/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5
Couverture de la série Gil Jourdan
Gil Jourdan

Tillieux me ravis toujours par son dessin simple, efficace, clair et très lisible. Du bon travail qui nous donne même, par ci par là, des vignettes que leur beauté fait sortir du lot. Malgré les années, c'est toujours aussi agréable à lire et à regarder. Le dessin est donc très bon et, si vous aimez un peu le rétro, c'est un régal. Avec l'atmosphère générale, il donne une bonne retranscription des années 50/60, un peu comme dans les vieux films policiers de l'époque. Cette BD en a le même ton et la même saveur. Elle nous replonge avec délice dans cette atmosphère retro, comme un petit voyage dans le temps. Ce sont des enquêtes policières classiques, style années 50 (forcément vu l'âge de la BD) mais ça reste de la grande qualité. A noter que pour le genre et l'époque, il y a des scènes de bagarre plus violentes que la moyenne du genre : la touche Tillieux. Les personnages secondaires sont souvent savoureux, tant par leur physique que par leur caractère. Le dosage aventure/humour/affrontements virils est très bien réalisé. Gil Jourdan est un héros viril et sérieux, un peu macho aux sourcils toujours froncés, accompagné d'un faire-valoir comique un peu loufoque; et ça marche bien. Alors n'hésitez plus, les albums de l'intégrale "tout Gil Jourdan" sont encore disponibles, profitez-en !

30/07/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le King
Le King

Un scénario original et bien mené. J'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose avec cette BD, notamment parce que je ne suis pas particulièrement fan d'Elvis et encore moins du culte autour de sa personne. Mais j'ai été pris dès le début dans l'intrigue de cet album. Elle met en scène un journaliste sans renommée, dont la seule personnalité est d'avoir par le passé écrit des articles pour The Enquirer, journal à sensation américain, réputation dont il cherche à se défaire. Et c'est lui qui est envoyé à Las Vegas pour interviewer un homme qui se fait passer pour Elvis revenu parmi les vivants... ou peut-être serait-il vraiment Elvis ? En tout cas, des milliers de personnes sont bien tentés de le croire. Tout le récit est basé sur l'ambiguïté et le mystère sur ce personnage d'Elvis. Qui est-il vraiment ? Qui sont ces étranges disciples qui l'entourent ? Est-il vraiment Elvis ? Est-il le Dieu de la Musique qu'il estime être ? Et finalement, est-ce qu'il vaut mieux savoir vraiment qui il est ou ne vaut-il mieux pas garder le mystère ? Et alors qu'en bon lecteur blasé, à la manière du journaliste qui débarque à Végas, on croit être sûr de ses convictions et ne pas croire à la véracité du retour d'Elvis, le doute apparait, des idées nouvelles nous sont offertes, le récit sort du cadre d'une banale enquête de routine. Et ce King prend vie et surtout profondeur. De très bons personnages, une narration douce mais prenante, une enquête rondement menée avec ses nombreux mystères et ses révélations, et une ambiance de foi mystique envers le personnage d'Elvis intéressante et vraiment crédible. A cela s'ajoute un bon dessin et une bonne narration graphique. Bref, une très bonne surprise et une lecture vraiment plaisante pour moi. Seul regret, l'auteur semble chercher à faire durer le mystère jusqu'au bout mais il nous présente avant la fin la réponse la plus plausible aux questions qu'on se pose. Tant et si bien que pour moi, de mystère, il n'y en avait plus à la fin. Si ce n'était de découvrir ce que le journaliste allait vraiment finir par écrire dans son article. En tout cas, voilà une BD au scénario vraiment original que je vous conseille.

30/07/2007 (modifier)
Par Thomas B
Note: 4/5
Couverture de la série Carthago
Carthago

J'ai commencé à lire cette BD sans grande conviction et je peux vous assurer que je me félicite de m'être laissé tenter par la couverture. Les dessins d'Henninot sont très bons et la mise en couleur leur rend vraiment hommage. Le scénario est original et laisse augurer une suite sur de très bonnes perspectives. Bravo à leurs auteurs, j'attends la suite avec impatience.

29/07/2007 (modifier)
Par sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Professeur Choupsky présente Le Cafard
Professeur Choupsky présente Le Cafard

J’ai toujours détesté les cours de sciences naturelles et leurs batteries de dissections d’œil-de-bœuf, de grenouilles ou autres trucs qui giclent et qui puent. Je haie également les blattes (mais qui les aime à part le professeur Choupsky ?) et les insectes en général. Alors quand Marion Montaigne propose une petite étude de mœurs et de psychologie de nos amis les cafards, je me sens mal barré. Pourtant, dès les premières pages, le ton est donné et je suis tout de suite pris par l’humour et la dérision qui émanent. C’est souvent du premier degré, mais vraiment très inventif et on se bidonne à suivre les aspirations ultra basiques de ces répugnantes et, par moments étonnamment charmantes, petites bestioles. Leurs burlesques virées nocturnes, quêtes irraisonnées de mets aléatoires plus dégueu les uns que les autres, sont prétextes à des gags, situations ou réflexions irrésistibles, agrémentés de succulentes parenthèses pédagogiques qui distillent infos anatomiques ou comportementales sur la bébête. En plus d'être rigolard, on est intrigué et finalement un brin plus cultivé. Sacrée gageure ! Un petit coup de cœur pour l’introduction de l’album qui conjecture sur les possibilités et conséquences d’un improbable couple: Claudia, la cousine de la prof et John, un des nuisibles ramené à des proportions humaines. Déconcertant et hilarant ! Un dessin plutôt minimaliste et quelques couleurs un peu «salies» composent un graphisme pas extraordinaire, mais sympathique, qui parvient tout à fait à restituer une ambiance délicieusement cracra. On y renifle presque les effluves de toilettes ou de poubelles. À noter, une absence de délimitation des cases qui aère l’ensemble. Une légèreté supplémentaire qui atténue et fait mieux passer (voire apprécier) le côté peu ragoûtant du propos. Comme si l'on avait ouvert la fenêtre… Cette œuvre, comme toutes les productions de cette maison d’édition, est cataloguée jeunesse. Pourtant, malgré ma trentaine allègrement dépassée, je me suis franchement bien marré et j'ai trouvé très divertissantes les pérégrinations de ces cancrelats. Pour moi, c’est du tout public. Juste un petit bémol. Neuf euros pour un album qui se lit assez vite, je trouve ça un poil trop cher, mais je pinaille, car en me vendant son cafard, l’auteure m’a ôté le mien. Ah là là ! Si tous mes cours de biologie s’étaient déroulés ainsi… En tout cas, madame la professeure, j’attends la suite avec une grande impatience.

28/07/2007 (modifier)