Cette série mérite le détour. C'est sûr, elle n'est pas exempte de défauts (voir les avis ci-dessous). Le plus lassant étant l'invincibilité du héros. Du coup, les combats ont un intérêt très limité. Mais il faut admettre que certains scénarios sont de vraies perles. Des situations désespérées, des rebondissements inattendus, des personnages complexes, un rythme de narration soutenu... et tout ça avec pour fond la réalité historique du Japon médiéval. On n'a pas le temps de s'ennuyer !
Personnellement, je trouve le dessin plutôt sobre, efficace et souvent beau. Mais bon, l'esthétique reste un domaine subjectif et je comprends que certains lecteurs n'apprécient pas.
L'idée de départ est proche de celle de Marmalade Boy : un garçon et une fille contraints de vivre ensemble par le remariage de leurs parents qui les laissent au final se débrouiller seuls... J'aime bien l'idée de départ assez pimentée, comme le comportement de quelques personnages secondaires attachants d'ailleurs. Telle Momoko, la soeur aînée de l'héroïne, totalement déjantée pour notre plus grand bonheur.
Pour le reste ces 2 oeuvres sont assez différentes et le résultat est ici plus convainquant. Marmalade Boy est un shojo de 10 tomes qui traîne sur la longueur et mise plus sur les personnages que le graphisme, "Parallel" au contraire est un Shonen qui mise sur le graphisme (d'une veine proche de Katsura -- Vidéo Girl Aï, "I''s" -- sans toutefois l'égaler), le fan service et l'humour (notamment de situation).
Le fait que cette oeuvre ne compte que 4 tomes nous permet d'avancer rapidement dans l'histoire et dans la relation entre les personnages. Du coup on n’a pas le temps de s'ennuyer.
Une bonne pioche dans le genre shonen harem. Une bonne façon de tester ce genre typiquement nippon à moindre frais si vous ne connaissez pas.
Celui qui n'a pas lu la série dans son intégralité, je lui conseille de ne pas lire cet avis où je donne plusieurs éléments l'histoire.
Je n'ai pas lu les 41 avis précédents, donc il se peut que quelqu'un ait la même vision que moi. Je voudrais juste réagir par rapport à tous ceux qui sont "restés sur leur faim", un peu dans le flou etc… Moi je dis c'est nul une histoire où dans le dernier tome on retracerait tous les évènements de a à z afin de remettre toutes les pièces du puzzle dans l'ordre ! Ca voudrait dire que l'histoire est finie et que les personnages n'ont plus de raison d'être! Qu'est-ce qu'il advient de Johan à la fin ? On ne le sait pas, et c'est tout aussi bien comme ça, puisque pour moi l'intrigue est ailleurs : par exemple... pourquoi Johan s'est-il approprié les souvenirs de sa soeur... On a suffisamment d'éléments pour se faire sa propre opinion...
Johan n'aurait-il pas voulu en fait être choisi par sa mère pour être envoyé dans les classes de lecture ? C'est sa soeur qui fut désignée. En quelque sorte, on pourrait dire que c'était Anna l'élue... Et donc peut-être que Johan a ressenti une grosse frustration... Et puis avant même tout ça il y a la naissance des jumeaux qui fut le fruit d'une expérience... Là aussi on n'en sait pas plus... Chacun son opinion...
Enfin voila quelques exemples d'interrogation qui sont pour moi volontaires de la part d'Urazawa... C'est son style...
Alors moi les séries où il suffirait de lire le dernier tome pour connaître le fin mot de l'histoire, je dis non !
C'est l'histoire d'un samouraï qui cherche à se faire pardonner ses crimes passés. L'histoire ne paraît donc pas forcément compliquée.
Mais le héros est loin d'être un guerrier à l'allure virile et invincible, il ressemblerait presque à une femme :)
Les dessins de Watsuki Nobuhiro ont évolué : sur le début de la série, c'est "assez beau", sur la fin c'est "sublime" : le trait devient plus simple, plus clair, mais le style y gagne largement !
Du tome 1 au 7 : ce sont de petites aventures, ce que je considère comme une introduction, un moyen de bien connaître les personnages, et de s'y attacher, à l'occasion.
Puis les 10 volumes suivants sont centrés sur un voyage qui va mener les héros dans d'autres contrées japonaises, et c'est vraiment avec ces 10 tomes que l'histoire commence.
Finalement, du tome 18 au 28, le passé rattrape le héros, il se remet de plus en plus en question. C'est la partie la plus sentimentale !
Ce manga est vraiment sublime. Ce qu'a fait le même auteur par la suite est beaucoup moins intense en émotions !
A l'heure où l'intégrale de "Torpedo" est éditée à un prix défiant toute concurrence et au moment où j'ai enfin pu me procurer le Tome 15 et où je cherche encore vainement le recueil des 9 aventures inédites, il est temps de revenir sur "Torpedo", série vulgaire, répétitive, machiste, violente mais ô combien jouissive !
L'action ? Un minable mafioso suivi de son acolyte gaffeur tel Don Quichotte et Sancho et leurs courses aux moulins ! Remplacez les moulins par des affaires minables qui se terminent toujours mal et vous aurez un aperçu de Torpedo, l'anti-héros au possible ! Antipathique, violent mais le verbe en bouche et doté d'un faciès reprenant le côté diabolique de Clint Eastwood, sa vie n'est ponctuée que d'échecs et de femmes pulpeuses entre deux affaires perdues d'avance...
Alors ce mélange de sexe, de violence et d'humour noir doit tout son talent à une mise en scène épurée, des histoires courtes mais drôles ponctuées de quelques scénarios longs (mouais) et de couleur (re-mouais) et pourtant contre toute attente, ça marche, surtout dans les premiers albums...
Le souci est que le tout s'épuise rapidement, le côté serial ne permettant pas l'entrée en matière de personnages récurrents -à part Rascal- ni de fil rouge... Torpedo est un héros figé dont la seule réelle nouveauté viendra d'épisodes savoureux sur son enfance...
Servi par de beaux dessins (aaaaaaah que les femmes sont belles !) et un humour qui fait néanmoins souvent sourire, cette bd n'est clairement pas pour le grand public, pas pour les femmes, encore moins pour les enfants mais que c'est bon !
Superbe chronique documentaire et historique d'Etienne Davodeau.
L'auteur s'appuie sur la vie de ses parents pour traiter l'émergence du syndicalisme puis du socialisme dans un milieu catholique conservateur : les Mauges.
Même si je ne suis pas fan des dessins, ils sont adaptés à l'histoire et de plus en plus attachants au fil des pages.
ED a dû faire un gros travail documentaire en complément de l'interview de ses parents pour pondre ce pavé très structuré et enrichissant pour ceux qui s'intéressent à autre chose que son nombril.
L'ensemble se lit d'une traite avec un plaisir indéniable. Venant d'un milieu proche à celui décrit dans la BD, j'ai été très sensible aux sujets abordés. Je ne peux que conseiller la lecture, même si l'on apprécie pas, on n'en ressort pas plus bête, bien au contraire ;-)
Je rentre d'un merveilleux voyage en Nouvelle Zélande où les Maoris nous disent merci ou salut d'un : "Kia Ora" jovial, alors imaginez ma surprise lorsque j'ai aperçu ce titre en tête de gondole !!
J'ai ouvert fébrilement l'album et re-merveilleuse surprise aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Passionnée par les Maoris je n'ai été déçue que lorsqu'il a fallu refermer ce tome. Dire que maintenant il faut attendre et attendre encore le T2 !! Kia ora !!
Le prince des écureuils fait partie de ces oeuvres qui me laissent un goût amer en bouche une fois le livre refermé...
C'est beau, très beau même mais d'une tristesse et d'une mélancolie si palpable qu'il faut mieux éviter de la lire les jours de grisaille (comme aujourd'hui tiens !) mais dans le style Conte Noir on aura rarement fait mieux !
Ça se lit vite, très vite même mais pas si sur d'y revenir souvent, à lire et à posséder néanmoins pour le charme vénéneux qui se dégage de ces dessins si expressifs...
Mon avis est complètement impartial, je suis voisin de la région de Villerupt d'où Baru raconte sa jeunesse et c'est à l'occasion du festival du film Italien (voir sur gogol pour plus de détails) que j'en ai fait sa rencontre ainsi que cette BD, l'Autoroute du Soleil n'était pas encore installée et proclamée comme sa meilleure oeuvre....
Et c'est un recueil d'images, de souvenirs tout à fait saisissant, rappelant le destin de familles d'origine étrangère sur une terre inconnue et inhospitalière (venez vivre chez moi en Lorraine où il fait bon sentir la sidérurgie !) et ces petites histoires sont tout à fait saisissantes, j'aurais pu vivre les mêmes !!!
On sourit, on rit même et on referme le livre, sorte de petit miroir réfléchissant !
Il n'est pas exclu que ce livre plaise à d'autres lecteurs, bien au contraire, à lire sans aucune contrainte !
Un prêt du film de Cronenberg malheureusement loupé en salles, une claque !!! On ne va pas y revenir là dessus puis l'envie de lire l'oeuvre originale d'où est tiré ce film.
Quelques doutes néanmoins, ok c'est un one shot mais les dessins N&B ne m'attirent pas plus que cela, au pire ils me révulsent et pourtant....
Le côté brouillon rejoint une histoire que je connais puisque déjà vu en film mais le charme opère malgré un premier chapitre bien banal, et l'on s'évapore sur des bases somme toutes différentes de celles posées par le film...
Cette histoire de vengeance et de souvenir embarrassant a déjà été lu/vu 1000 fois et malgré tout, on n'a de cesse de tourner les pages jusqu'au mot FIN !
Quelques images dérangeantes, de la violence promise et un comics que je ne peux que recommander aux amoureux du film, de polars noirs et de séries B... A ne pas conseiller à tout le monde mais ce dessin si dérangeant devient parfaitement effacé pour mieux immerser le lecteur...
Chaudement recommandé, le film comme son oeuvre papier et à voir comme vous le désirez, dans tous les cas, une grosse claque !
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Lone Wolf & Cub
Cette série mérite le détour. C'est sûr, elle n'est pas exempte de défauts (voir les avis ci-dessous). Le plus lassant étant l'invincibilité du héros. Du coup, les combats ont un intérêt très limité. Mais il faut admettre que certains scénarios sont de vraies perles. Des situations désespérées, des rebondissements inattendus, des personnages complexes, un rythme de narration soutenu... et tout ça avec pour fond la réalité historique du Japon médiéval. On n'a pas le temps de s'ennuyer ! Personnellement, je trouve le dessin plutôt sobre, efficace et souvent beau. Mais bon, l'esthétique reste un domaine subjectif et je comprends que certains lecteurs n'apprécient pas.
Parallel
L'idée de départ est proche de celle de Marmalade Boy : un garçon et une fille contraints de vivre ensemble par le remariage de leurs parents qui les laissent au final se débrouiller seuls... J'aime bien l'idée de départ assez pimentée, comme le comportement de quelques personnages secondaires attachants d'ailleurs. Telle Momoko, la soeur aînée de l'héroïne, totalement déjantée pour notre plus grand bonheur. Pour le reste ces 2 oeuvres sont assez différentes et le résultat est ici plus convainquant. Marmalade Boy est un shojo de 10 tomes qui traîne sur la longueur et mise plus sur les personnages que le graphisme, "Parallel" au contraire est un Shonen qui mise sur le graphisme (d'une veine proche de Katsura -- Vidéo Girl Aï, "I''s" -- sans toutefois l'égaler), le fan service et l'humour (notamment de situation). Le fait que cette oeuvre ne compte que 4 tomes nous permet d'avancer rapidement dans l'histoire et dans la relation entre les personnages. Du coup on n’a pas le temps de s'ennuyer. Une bonne pioche dans le genre shonen harem. Une bonne façon de tester ce genre typiquement nippon à moindre frais si vous ne connaissez pas.
Monster
Celui qui n'a pas lu la série dans son intégralité, je lui conseille de ne pas lire cet avis où je donne plusieurs éléments l'histoire. Je n'ai pas lu les 41 avis précédents, donc il se peut que quelqu'un ait la même vision que moi. Je voudrais juste réagir par rapport à tous ceux qui sont "restés sur leur faim", un peu dans le flou etc… Moi je dis c'est nul une histoire où dans le dernier tome on retracerait tous les évènements de a à z afin de remettre toutes les pièces du puzzle dans l'ordre ! Ca voudrait dire que l'histoire est finie et que les personnages n'ont plus de raison d'être! Qu'est-ce qu'il advient de Johan à la fin ? On ne le sait pas, et c'est tout aussi bien comme ça, puisque pour moi l'intrigue est ailleurs : par exemple... pourquoi Johan s'est-il approprié les souvenirs de sa soeur... On a suffisamment d'éléments pour se faire sa propre opinion... Johan n'aurait-il pas voulu en fait être choisi par sa mère pour être envoyé dans les classes de lecture ? C'est sa soeur qui fut désignée. En quelque sorte, on pourrait dire que c'était Anna l'élue... Et donc peut-être que Johan a ressenti une grosse frustration... Et puis avant même tout ça il y a la naissance des jumeaux qui fut le fruit d'une expérience... Là aussi on n'en sait pas plus... Chacun son opinion... Enfin voila quelques exemples d'interrogation qui sont pour moi volontaires de la part d'Urazawa... C'est son style... Alors moi les séries où il suffirait de lire le dernier tome pour connaître le fin mot de l'histoire, je dis non !
Kenshin le Vagabond
C'est l'histoire d'un samouraï qui cherche à se faire pardonner ses crimes passés. L'histoire ne paraît donc pas forcément compliquée. Mais le héros est loin d'être un guerrier à l'allure virile et invincible, il ressemblerait presque à une femme :) Les dessins de Watsuki Nobuhiro ont évolué : sur le début de la série, c'est "assez beau", sur la fin c'est "sublime" : le trait devient plus simple, plus clair, mais le style y gagne largement ! Du tome 1 au 7 : ce sont de petites aventures, ce que je considère comme une introduction, un moyen de bien connaître les personnages, et de s'y attacher, à l'occasion. Puis les 10 volumes suivants sont centrés sur un voyage qui va mener les héros dans d'autres contrées japonaises, et c'est vraiment avec ces 10 tomes que l'histoire commence. Finalement, du tome 18 au 28, le passé rattrape le héros, il se remet de plus en plus en question. C'est la partie la plus sentimentale ! Ce manga est vraiment sublime. Ce qu'a fait le même auteur par la suite est beaucoup moins intense en émotions !
Torpedo
A l'heure où l'intégrale de "Torpedo" est éditée à un prix défiant toute concurrence et au moment où j'ai enfin pu me procurer le Tome 15 et où je cherche encore vainement le recueil des 9 aventures inédites, il est temps de revenir sur "Torpedo", série vulgaire, répétitive, machiste, violente mais ô combien jouissive ! L'action ? Un minable mafioso suivi de son acolyte gaffeur tel Don Quichotte et Sancho et leurs courses aux moulins ! Remplacez les moulins par des affaires minables qui se terminent toujours mal et vous aurez un aperçu de Torpedo, l'anti-héros au possible ! Antipathique, violent mais le verbe en bouche et doté d'un faciès reprenant le côté diabolique de Clint Eastwood, sa vie n'est ponctuée que d'échecs et de femmes pulpeuses entre deux affaires perdues d'avance... Alors ce mélange de sexe, de violence et d'humour noir doit tout son talent à une mise en scène épurée, des histoires courtes mais drôles ponctuées de quelques scénarios longs (mouais) et de couleur (re-mouais) et pourtant contre toute attente, ça marche, surtout dans les premiers albums... Le souci est que le tout s'épuise rapidement, le côté serial ne permettant pas l'entrée en matière de personnages récurrents -à part Rascal- ni de fil rouge... Torpedo est un héros figé dont la seule réelle nouveauté viendra d'épisodes savoureux sur son enfance... Servi par de beaux dessins (aaaaaaah que les femmes sont belles !) et un humour qui fait néanmoins souvent sourire, cette bd n'est clairement pas pour le grand public, pas pour les femmes, encore moins pour les enfants mais que c'est bon !
Les Mauvaises Gens
Superbe chronique documentaire et historique d'Etienne Davodeau. L'auteur s'appuie sur la vie de ses parents pour traiter l'émergence du syndicalisme puis du socialisme dans un milieu catholique conservateur : les Mauges. Même si je ne suis pas fan des dessins, ils sont adaptés à l'histoire et de plus en plus attachants au fil des pages. ED a dû faire un gros travail documentaire en complément de l'interview de ses parents pour pondre ce pavé très structuré et enrichissant pour ceux qui s'intéressent à autre chose que son nombril. L'ensemble se lit d'une traite avec un plaisir indéniable. Venant d'un milieu proche à celui décrit dans la BD, j'ai été très sensible aux sujets abordés. Je ne peux que conseiller la lecture, même si l'on apprécie pas, on n'en ressort pas plus bête, bien au contraire ;-)
Kia Ora
Je rentre d'un merveilleux voyage en Nouvelle Zélande où les Maoris nous disent merci ou salut d'un : "Kia Ora" jovial, alors imaginez ma surprise lorsque j'ai aperçu ce titre en tête de gondole !! J'ai ouvert fébrilement l'album et re-merveilleuse surprise aussi bien au niveau du scénario que du dessin. Passionnée par les Maoris je n'ai été déçue que lorsqu'il a fallu refermer ce tome. Dire que maintenant il faut attendre et attendre encore le T2 !! Kia ora !!
Le Prince des Ecureuils
Le prince des écureuils fait partie de ces oeuvres qui me laissent un goût amer en bouche une fois le livre refermé... C'est beau, très beau même mais d'une tristesse et d'une mélancolie si palpable qu'il faut mieux éviter de la lire les jours de grisaille (comme aujourd'hui tiens !) mais dans le style Conte Noir on aura rarement fait mieux ! Ça se lit vite, très vite même mais pas si sur d'y revenir souvent, à lire et à posséder néanmoins pour le charme vénéneux qui se dégage de ces dessins si expressifs...
La Piscine de Micheville
Mon avis est complètement impartial, je suis voisin de la région de Villerupt d'où Baru raconte sa jeunesse et c'est à l'occasion du festival du film Italien (voir sur gogol pour plus de détails) que j'en ai fait sa rencontre ainsi que cette BD, l'Autoroute du Soleil n'était pas encore installée et proclamée comme sa meilleure oeuvre.... Et c'est un recueil d'images, de souvenirs tout à fait saisissant, rappelant le destin de familles d'origine étrangère sur une terre inconnue et inhospitalière (venez vivre chez moi en Lorraine où il fait bon sentir la sidérurgie !) et ces petites histoires sont tout à fait saisissantes, j'aurais pu vivre les mêmes !!! On sourit, on rit même et on referme le livre, sorte de petit miroir réfléchissant ! Il n'est pas exclu que ce livre plaise à d'autres lecteurs, bien au contraire, à lire sans aucune contrainte !
A History of Violence
Un prêt du film de Cronenberg malheureusement loupé en salles, une claque !!! On ne va pas y revenir là dessus puis l'envie de lire l'oeuvre originale d'où est tiré ce film. Quelques doutes néanmoins, ok c'est un one shot mais les dessins N&B ne m'attirent pas plus que cela, au pire ils me révulsent et pourtant.... Le côté brouillon rejoint une histoire que je connais puisque déjà vu en film mais le charme opère malgré un premier chapitre bien banal, et l'on s'évapore sur des bases somme toutes différentes de celles posées par le film... Cette histoire de vengeance et de souvenir embarrassant a déjà été lu/vu 1000 fois et malgré tout, on n'a de cesse de tourner les pages jusqu'au mot FIN ! Quelques images dérangeantes, de la violence promise et un comics que je ne peux que recommander aux amoureux du film, de polars noirs et de séries B... A ne pas conseiller à tout le monde mais ce dessin si dérangeant devient parfaitement effacé pour mieux immerser le lecteur... Chaudement recommandé, le film comme son oeuvre papier et à voir comme vous le désirez, dans tous les cas, une grosse claque !