Voilà un album franchement original qui mérite grandement que l'on s'arrête.
Nicolas Pothier, après sa série Ratafia, nous livre ici un album dans un genre bien différent. Genre polar noir à l'humour décalé et aux scénarios millimétrés. Au'x' scénario's' ? Oui, car nous avons droit ici à 10 histoires. 10 nouvelles nous rapportant l'histoire de 10 personnes fort différentes. Chaque scénario est, il faut bien l'avouer de très bon niveau. Les chutes sont souvent en complet décalage avec le début de l'aventure et très très malin celui qui pourra deviner plus de 8 chutes sur la totalité des histoires.
Mais la force de cette BD c'est le ton de la narration. Nicolas Pothier utilise une Voix Off, on remarque au passage le jeu de mot dont Nicolas raffole tant, avec le titre de l'ouvrage. Cette Voix Off raconte d'un ton plutôt détaché les aventures et les pensées des personnages.
Certaines historiettes utilisent un décalage entre le texte et l'image du meilleur style et au rendu bien glauque. Notamment sur les fraises au caramel. Nicolas utilise un décalage entre le sujet de la voix off et le sujet traité par le dessin, on suit un personnage auquel le texte se rapproche parfaitement, puis la chute nous envoie bouler sur un autre détail de l'image nous prenant au dépourvu.
J'ai particulièrement aimé le décalage dans ''Robert'' qui présente en homme entrant en prison et la narration du mariage de ce Robert. Le parallèle entre les deux situations est merveilleusement bien orchestré.
Tout cela sur un fond d'humour noir du meilleur effet.
Nicolas Pothier maîtrise des scénarios bien ficelés avec une narration rarement aussi bien maitrisée et originale.
Le dessin, présentant souvent des personnages caricaturaux dans un style très personnel est vraiment bon, très BD tout en gardant un gros soupçon de réalisme. Yannick Corboz ne joue pas avec des images ultra détaillées, mais sait poser juste ce qu'il faut pour remplir efficacement l'espace sans en faire trop. Bref, un trait personnel, jonglant et mixant avec bonheur les genres, proche de l'esquisse sur laquelle on aurait posé les couleurs directement. Cela donne une vraie vie et du mouvement à chaque personnage et chaque objet. Les couleurs rendent bien les situations, utilisant une belle palette et jouant sur les décors plutôt uniformes afin de faire ressortir avec de belles couleurs les sujets principaux. Cela donne un véritable tranchant au visuel qui va bien avec le tranchant des situations et de la violence sous-jacente.
La dernière question que l'on peut se poser, est, 10 histoires dans une BD, ce n'est pas un peu beaucoup ? Non, car à 103 pages de lecture, cela donne encore des nouvelles conséquentes et vous l'avez sûrement compris certainement pas bâclées !
A lire, vraiment.
Voies off : c'est génial !!! Je suis amateur de polar en BD et là j'ai été comblé. Le retournement de situation sur la dernière image est à chaque fois bien fait. La narration est vraiment plaisante et le sujet du polar soir est bien maîtrisé.
Je trouve le dessin très réussis ainsi que les couleurs bien qu'elles soient trop informatisées.
Vraiment bien.
J'ai longtemps repoussé la lecture de La Rose de Versailles. Je pensais que c'était un manga gnangnan pour fille comme Fruits Basket et Princesse Saphir. D'ailleurs, j'ai cru qu'Oscar se faisait passer pour un homme comme le fait Saphir alors qu'elle dit souvent qu'elle est une femme même si certaines courtisanes ne semblent pas le savoir (ou alors Versailles était rempli de lesbiennes !).
Finalement, après avoir entendu du bien de la part de personnes sur un forum manga, cela a piqué ma curiosité et j'ai voulu savoir comme c'était vraiment. J'ai emprunté les deux tomes à la bibliothèque et je ne le regrette pas du tout.
J'ai adoré la représentation de cette partie de l'histoire de la France. L'auteure a respecté l'histoire, hormis deux ou trois détails (Marie-Louise de Savoie-Carignan, première confidente de Marie-Antoinette, n'apparaît pas par exemple). La manière dont elle montre le comportement de Marie-Antoinette et Louis XVI semble correspondre à ce qui s'est passé. En tout cas, j'ai bien aimé comment ils étaient et j'ai même eu pitié d'eux quelques fois.
Comme c'est un manga pour fille, il y a bien sur de l'amour et c'est la seule chose que je n'ai pas beaucoup aimé. Il y a une bonne vingtaine de fois où un personnage se retrouve seul face à ses sentiments et se met à se plaindre sur le fait qu'il vit un amour impossible et blablabla. Je trouve que c'est chiant et j'en viens à me demander qui entre les aristocrates (dont la plupart semblent vivre un amour impossible) et les pauvres (qui crèvent de faim) sont les plus à plaindre !
Toutefois, malgré ce défaut, j'ai adoré le manga que je recommande à tous. Au fait, ne lisez pas la préface qu'on retrouve au début car l'auteur dit comment finit Oscar ! De plus, il y a un tome 3 qui regroupe des petites histoires avec Oscar et je ne le lirais pas. Déjà que j'ai trouvé que l'histoire bonus dans le tome 2 est n'importe quoi....
Golden City est une très bonne série. Un divertissement pur avec de l'action, des complots, encore de l'action, encore des complots. Je me suis très attaché à Kumiko, petite fille adorable, et au pélican, qui fait les va-et-vient entre le continent et la cité prestigieuse.
On remarque que niveau scénario ça baisse pas de rythme, tout va à 200 à l'heure, quant au dessin, on peut voir une évolution entre les 1ere pages du tome 1 et les dernières du tome 6. Malfin s'est vraiment affiné dans ses traits et au niveau des plans.
C'est vraiment bien fait comme série.
Très bon scénario : Un monde ruiné par une apocalypse nucléaire qui a vu tous les hommes disparaître. Les hommes pas les femmes ! 200 ans plus tard la vie humaine reprend ses droits, mais qu’à moitié uniquement car seules les fécondations in-vitro sont possibles... et du vrai in-vitro, dans un œuf !
Une toute nouvelle société c’est donc crée, et nos descendantes pensent que seules les femmes ont toujours existé, elles ne conçoivent même pas l’existence des hommes, jusqu’au jour ou un petit groupe considéré comme sectaire déniche des vestiges de l’ancienne civilisation : pistolet mais surtout vidéos et magazines... et à partir de ce moment là, c’est la révélation pour notre héroïne.
Ce que je n’aime pas c’est le dessin : franchement les couleurs, brrr… et aussi le trait manque un peu de netteté, les contours ne sont à mon sens, pas assez marqués.
Ca fait bientôt 3 ans que l’on attend le tome 2. Alors, messieurs les auteurs c’est pour quand ?
J’ai beaucoup apprécié l’idée générale de cette histoire, dont le premier cycle est en 3 volumes. La première raison est que l’on met à l’honneur les « druides » et que depuis Panoramix, j’en avais plus entendu parler ! J’aime bien aussi le télescopage entre deux religions totalement différentes qui sont le Christianisme et le culte Celte. L’une met en avant le Dieu unique, la construction d'églises, la conversion du peuple, le fanatisme et l’autre met beaucoup plus en avant les fées, les rêves, les esprits, le respect de la nature etc. C’est un petit peu le combat de l’homme des villes contre l’homme des bois. Il y a donc dans cette histoire une agréable touche de légendes celtes et de magie et c'est sympa. Le dessin est vraiment superbe et bien détaillé. Les auteurs ont certainement passé beaucoup de temps à retranscrire sur papier certaines des légendes.
Ce qui m’a principalement dérangé, c’est la référence au nom de la rose : Pourquoi diable utiliser le visage de Sean Connery et pourquoi aussi utiliser des similitudes scénaristiques telles que le jeune druide qui fait sa formation et écrit ensuite ses mémoires lorsqu’il est plus âgé ? C’est vraiment dommage, car à la première lecture, du tome 1, j’avais toujours en tête cette impression de déjà vu. Il ne faut donc pas s’arrêter à cette maladresse, car néanmoins cette BD reste vraiment innovante et très agréable à lire. Elle aurait mérité un 5/5 sans le coup de Sean !
J’ai commencé par le Tome 12. Il venait de sortir et je l’ai acheté pour voir enfin ce qu’étaient les « donjons ». Je suis franchement tombé sous le charme avec des dessins et un humour présent à toutes les pages. J’ai donc repris la série depuis le début. Même si les albums peuvent se lire de façon indépendante les uns des autres, il y a malgré tout souvent des références aux titres précédents. Bravo pour le dessin : les expressions des personnages sont superbement bien rendus.
Achat recommandé !
Je trouve ce scénario excellent ! Tout le monde a des problèmes sur terre et parfois notre cher bon Dieu ne sait pas comment faire pour aider ces personnes en difficulté. Pour s’en sortir il fait appel à des personnalités mortes qui se la coulent au Paradis (ou au purgatoire !) et ceci en échange d’un service Divin. C’est franchement très drôle, les histoires sont courtes mais captivantes. Vivement la suite !
Je suis assez partagé sur ce récit, j'ai eu l'impression en le lisant que c'était parfois intéressant et parfois non, je n'ai jamais été touché par ce genre de problème mais j'ai quand même grandement apprécié l'atmosphère, cette histoire où le sida prend la place d'une personne à part entière. Cependant j'ai vraiment trouvé que le récit perdait de l'intensité certaines fois, c'est difficile à expliquer mais j'avais une perte d'intérêt pour la lecture lors de certains passages.
Dans l'ensemble cela reste une excellente histoire, c'est touchant, on est vraiment absorbé par l'histoire et par les personnages (ils sont peu nombreux mais très détaillés).
Mention spéciale pour la conclusion de l'oeuvre que j'ai vraiment trouvé grandiose (l'idée des citations est géniale).
Le dessin est bon sans être excellent, je l'ai quand même trouvé approprié et collant parfaitement au contexte de l'oeuvre.
C'est franchement bien, quelquefois un peu en-dessous, la conclusion a quand même pour effet de finir en apothéose.
Je ne m’attendais pas à quoi j’allais découvrir en lisant « Chéri-bibi », je ne connais pas le roman de Gaston Leroux et le titre me paraissait assez… comment dire… c’est comme si cette histoire s’adresse aux amateurs de livres à l’eau de rose.
Après lecture, je dois avouer que je m’étais trompé, le récit est assez dur et comporte des scènes difficiles.
« Chéri-bibi » ? C’est le surnom d’un pauvre type, Jean, qui se retrouve injustement inculpé d’un meurtre dont il n’est pas coupable. En fait, son tort, c’est d’être né dans une famille modeste dont tous les membres de famille sont employés par un riche anarchiste à Dieppe (Seine Maritime)… Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné, tous les soupçons vont se retourner contre Jean, ce drame se passe au tout début du XXième siècle et la police de l’époque protégeait les bourgeois…
Il faut s’accrocher à la lecture pour bien comprendre cette histoire ! Dès le premier tome « Fatalitas », de nombreux flashbacks y sont présents et rendent la narration assez ardue à suivre ! Mais, franchement, cet effort vaut largement le coup étant donné la richesse du scénario et la beauté du graphisme !
L’histoire m’est apparue très intéressante à suivre, d’une part parce qu’elle met en scène le destin d’un homme condamné aux travaux forcés envoyé en Guyane (Eh oui, ça fait partie d’un passage sombre de l’histoire de France) et d’autre part parce que les personnages sont très attachants par leurs travers (tous sont loin d’être des saints !).
Le graphisme est d’une grande beauté ! J’y ai trouvé des protagonistes illustrés d’une manière assez facilement identifiables et dotés d’expressions convaincantes. J’y ai apprécié la mise en couleurs et la richesse des décors qui retransmettent fidèlement –il me semble- la vie (c'est-à-dire la ville, les habitudes vestimentaires, les machines, l’architecture, etc…) à cette époque.
En fait, c’est la mise en couleurs qui, à mon avis, donne une patte très personnelle à cette série. Boidin y met des ambiances parfaitement adaptées aux différentes situations. Ainsi, par exemple, des tons chauds (orangés, rougeâtres) sont utilisés lorsque apparaissent des scènes d’une forte intensité dramatique. La mise en page est très dynamique.
Cependant, je dois reconnaître que le scénario m’a semblé par moments assez irréaliste. Je ne vous dicterai pas ce qui m’a semblé invraisemblable dans cette histoire par peur de vous dévoiler des spoilers. Sachiez cependant que le récit est sensé se dérouler au début du XXième et que, par conséquent, certaines techniques difficilement réalisables de nos jours ne devraient raisonnablement pas exister à cette époque ! Et même si ça existait, je ne pense pas que l’entourage de celui qui le faisait ne le remarquait pas !
De plus, l’attitude du héros m’est apparue bornée (sous entendu farfelue) dès le départ surtout vis-à-vis de celle qui aime au point de dicter son destin à elle à tout prix !
Au final, malgré de nombreuses invraisemblances et la prolifération de flashbacks qui rendent la lecture difficile à suivre, « Chéri-bibi » est une bd que je vous conseille fortement de découvrir. J’y ai énormément apprécié le graphisme de Boidin et la complexité du scénario. De plus, les différents protagonistes me sont tous apparus intéressants.
Bref, « Chéri bibi » est une lecture que je vous recommande chaudement.
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Voies off
Voilà un album franchement original qui mérite grandement que l'on s'arrête. Nicolas Pothier, après sa série Ratafia, nous livre ici un album dans un genre bien différent. Genre polar noir à l'humour décalé et aux scénarios millimétrés. Au'x' scénario's' ? Oui, car nous avons droit ici à 10 histoires. 10 nouvelles nous rapportant l'histoire de 10 personnes fort différentes. Chaque scénario est, il faut bien l'avouer de très bon niveau. Les chutes sont souvent en complet décalage avec le début de l'aventure et très très malin celui qui pourra deviner plus de 8 chutes sur la totalité des histoires. Mais la force de cette BD c'est le ton de la narration. Nicolas Pothier utilise une Voix Off, on remarque au passage le jeu de mot dont Nicolas raffole tant, avec le titre de l'ouvrage. Cette Voix Off raconte d'un ton plutôt détaché les aventures et les pensées des personnages. Certaines historiettes utilisent un décalage entre le texte et l'image du meilleur style et au rendu bien glauque. Notamment sur les fraises au caramel. Nicolas utilise un décalage entre le sujet de la voix off et le sujet traité par le dessin, on suit un personnage auquel le texte se rapproche parfaitement, puis la chute nous envoie bouler sur un autre détail de l'image nous prenant au dépourvu. J'ai particulièrement aimé le décalage dans ''Robert'' qui présente en homme entrant en prison et la narration du mariage de ce Robert. Le parallèle entre les deux situations est merveilleusement bien orchestré. Tout cela sur un fond d'humour noir du meilleur effet. Nicolas Pothier maîtrise des scénarios bien ficelés avec une narration rarement aussi bien maitrisée et originale. Le dessin, présentant souvent des personnages caricaturaux dans un style très personnel est vraiment bon, très BD tout en gardant un gros soupçon de réalisme. Yannick Corboz ne joue pas avec des images ultra détaillées, mais sait poser juste ce qu'il faut pour remplir efficacement l'espace sans en faire trop. Bref, un trait personnel, jonglant et mixant avec bonheur les genres, proche de l'esquisse sur laquelle on aurait posé les couleurs directement. Cela donne une vraie vie et du mouvement à chaque personnage et chaque objet. Les couleurs rendent bien les situations, utilisant une belle palette et jouant sur les décors plutôt uniformes afin de faire ressortir avec de belles couleurs les sujets principaux. Cela donne un véritable tranchant au visuel qui va bien avec le tranchant des situations et de la violence sous-jacente. La dernière question que l'on peut se poser, est, 10 histoires dans une BD, ce n'est pas un peu beaucoup ? Non, car à 103 pages de lecture, cela donne encore des nouvelles conséquentes et vous l'avez sûrement compris certainement pas bâclées ! A lire, vraiment.
Voies off
Voies off : c'est génial !!! Je suis amateur de polar en BD et là j'ai été comblé. Le retournement de situation sur la dernière image est à chaque fois bien fait. La narration est vraiment plaisante et le sujet du polar soir est bien maîtrisé. Je trouve le dessin très réussis ainsi que les couleurs bien qu'elles soient trop informatisées. Vraiment bien.
La Rose de Versailles
J'ai longtemps repoussé la lecture de La Rose de Versailles. Je pensais que c'était un manga gnangnan pour fille comme Fruits Basket et Princesse Saphir. D'ailleurs, j'ai cru qu'Oscar se faisait passer pour un homme comme le fait Saphir alors qu'elle dit souvent qu'elle est une femme même si certaines courtisanes ne semblent pas le savoir (ou alors Versailles était rempli de lesbiennes !). Finalement, après avoir entendu du bien de la part de personnes sur un forum manga, cela a piqué ma curiosité et j'ai voulu savoir comme c'était vraiment. J'ai emprunté les deux tomes à la bibliothèque et je ne le regrette pas du tout. J'ai adoré la représentation de cette partie de l'histoire de la France. L'auteure a respecté l'histoire, hormis deux ou trois détails (Marie-Louise de Savoie-Carignan, première confidente de Marie-Antoinette, n'apparaît pas par exemple). La manière dont elle montre le comportement de Marie-Antoinette et Louis XVI semble correspondre à ce qui s'est passé. En tout cas, j'ai bien aimé comment ils étaient et j'ai même eu pitié d'eux quelques fois. Comme c'est un manga pour fille, il y a bien sur de l'amour et c'est la seule chose que je n'ai pas beaucoup aimé. Il y a une bonne vingtaine de fois où un personnage se retrouve seul face à ses sentiments et se met à se plaindre sur le fait qu'il vit un amour impossible et blablabla. Je trouve que c'est chiant et j'en viens à me demander qui entre les aristocrates (dont la plupart semblent vivre un amour impossible) et les pauvres (qui crèvent de faim) sont les plus à plaindre ! Toutefois, malgré ce défaut, j'ai adoré le manga que je recommande à tous. Au fait, ne lisez pas la préface qu'on retrouve au début car l'auteur dit comment finit Oscar ! De plus, il y a un tome 3 qui regroupe des petites histoires avec Oscar et je ne le lirais pas. Déjà que j'ai trouvé que l'histoire bonus dans le tome 2 est n'importe quoi....
Golden City
Golden City est une très bonne série. Un divertissement pur avec de l'action, des complots, encore de l'action, encore des complots. Je me suis très attaché à Kumiko, petite fille adorable, et au pélican, qui fait les va-et-vient entre le continent et la cité prestigieuse. On remarque que niveau scénario ça baisse pas de rythme, tout va à 200 à l'heure, quant au dessin, on peut voir une évolution entre les 1ere pages du tome 1 et les dernières du tome 6. Malfin s'est vraiment affiné dans ses traits et au niveau des plans. C'est vraiment bien fait comme série.
Les Enfants d'Eve
Très bon scénario : Un monde ruiné par une apocalypse nucléaire qui a vu tous les hommes disparaître. Les hommes pas les femmes ! 200 ans plus tard la vie humaine reprend ses droits, mais qu’à moitié uniquement car seules les fécondations in-vitro sont possibles... et du vrai in-vitro, dans un œuf ! Une toute nouvelle société c’est donc crée, et nos descendantes pensent que seules les femmes ont toujours existé, elles ne conçoivent même pas l’existence des hommes, jusqu’au jour ou un petit groupe considéré comme sectaire déniche des vestiges de l’ancienne civilisation : pistolet mais surtout vidéos et magazines... et à partir de ce moment là, c’est la révélation pour notre héroïne. Ce que je n’aime pas c’est le dessin : franchement les couleurs, brrr… et aussi le trait manque un peu de netteté, les contours ne sont à mon sens, pas assez marqués. Ca fait bientôt 3 ans que l’on attend le tome 2. Alors, messieurs les auteurs c’est pour quand ?
Les Druides
J’ai beaucoup apprécié l’idée générale de cette histoire, dont le premier cycle est en 3 volumes. La première raison est que l’on met à l’honneur les « druides » et que depuis Panoramix, j’en avais plus entendu parler ! J’aime bien aussi le télescopage entre deux religions totalement différentes qui sont le Christianisme et le culte Celte. L’une met en avant le Dieu unique, la construction d'églises, la conversion du peuple, le fanatisme et l’autre met beaucoup plus en avant les fées, les rêves, les esprits, le respect de la nature etc. C’est un petit peu le combat de l’homme des villes contre l’homme des bois. Il y a donc dans cette histoire une agréable touche de légendes celtes et de magie et c'est sympa. Le dessin est vraiment superbe et bien détaillé. Les auteurs ont certainement passé beaucoup de temps à retranscrire sur papier certaines des légendes. Ce qui m’a principalement dérangé, c’est la référence au nom de la rose : Pourquoi diable utiliser le visage de Sean Connery et pourquoi aussi utiliser des similitudes scénaristiques telles que le jeune druide qui fait sa formation et écrit ensuite ses mémoires lorsqu’il est plus âgé ? C’est vraiment dommage, car à la première lecture, du tome 1, j’avais toujours en tête cette impression de déjà vu. Il ne faut donc pas s’arrêter à cette maladresse, car néanmoins cette BD reste vraiment innovante et très agréable à lire. Elle aurait mérité un 5/5 sans le coup de Sean !
Donjon Monsters
J’ai commencé par le Tome 12. Il venait de sortir et je l’ai acheté pour voir enfin ce qu’étaient les « donjons ». Je suis franchement tombé sous le charme avec des dessins et un humour présent à toutes les pages. J’ai donc repris la série depuis le début. Même si les albums peuvent se lire de façon indépendante les uns des autres, il y a malgré tout souvent des références aux titres précédents. Bravo pour le dessin : les expressions des personnages sont superbement bien rendus. Achat recommandé !
Dieu n'a pas réponse à tout
Je trouve ce scénario excellent ! Tout le monde a des problèmes sur terre et parfois notre cher bon Dieu ne sait pas comment faire pour aider ces personnes en difficulté. Pour s’en sortir il fait appel à des personnalités mortes qui se la coulent au Paradis (ou au purgatoire !) et ceci en échange d’un service Divin. C’est franchement très drôle, les histoires sont courtes mais captivantes. Vivement la suite !
Pilules bleues
Je suis assez partagé sur ce récit, j'ai eu l'impression en le lisant que c'était parfois intéressant et parfois non, je n'ai jamais été touché par ce genre de problème mais j'ai quand même grandement apprécié l'atmosphère, cette histoire où le sida prend la place d'une personne à part entière. Cependant j'ai vraiment trouvé que le récit perdait de l'intensité certaines fois, c'est difficile à expliquer mais j'avais une perte d'intérêt pour la lecture lors de certains passages. Dans l'ensemble cela reste une excellente histoire, c'est touchant, on est vraiment absorbé par l'histoire et par les personnages (ils sont peu nombreux mais très détaillés). Mention spéciale pour la conclusion de l'oeuvre que j'ai vraiment trouvé grandiose (l'idée des citations est géniale). Le dessin est bon sans être excellent, je l'ai quand même trouvé approprié et collant parfaitement au contexte de l'oeuvre. C'est franchement bien, quelquefois un peu en-dessous, la conclusion a quand même pour effet de finir en apothéose.
Chéri-Bibi
Je ne m’attendais pas à quoi j’allais découvrir en lisant « Chéri-bibi », je ne connais pas le roman de Gaston Leroux et le titre me paraissait assez… comment dire… c’est comme si cette histoire s’adresse aux amateurs de livres à l’eau de rose. Après lecture, je dois avouer que je m’étais trompé, le récit est assez dur et comporte des scènes difficiles. « Chéri-bibi » ? C’est le surnom d’un pauvre type, Jean, qui se retrouve injustement inculpé d’un meurtre dont il n’est pas coupable. En fait, son tort, c’est d’être né dans une famille modeste dont tous les membres de famille sont employés par un riche anarchiste à Dieppe (Seine Maritime)… Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné, tous les soupçons vont se retourner contre Jean, ce drame se passe au tout début du XXième siècle et la police de l’époque protégeait les bourgeois… Il faut s’accrocher à la lecture pour bien comprendre cette histoire ! Dès le premier tome « Fatalitas », de nombreux flashbacks y sont présents et rendent la narration assez ardue à suivre ! Mais, franchement, cet effort vaut largement le coup étant donné la richesse du scénario et la beauté du graphisme ! L’histoire m’est apparue très intéressante à suivre, d’une part parce qu’elle met en scène le destin d’un homme condamné aux travaux forcés envoyé en Guyane (Eh oui, ça fait partie d’un passage sombre de l’histoire de France) et d’autre part parce que les personnages sont très attachants par leurs travers (tous sont loin d’être des saints !). Le graphisme est d’une grande beauté ! J’y ai trouvé des protagonistes illustrés d’une manière assez facilement identifiables et dotés d’expressions convaincantes. J’y ai apprécié la mise en couleurs et la richesse des décors qui retransmettent fidèlement –il me semble- la vie (c'est-à-dire la ville, les habitudes vestimentaires, les machines, l’architecture, etc…) à cette époque. En fait, c’est la mise en couleurs qui, à mon avis, donne une patte très personnelle à cette série. Boidin y met des ambiances parfaitement adaptées aux différentes situations. Ainsi, par exemple, des tons chauds (orangés, rougeâtres) sont utilisés lorsque apparaissent des scènes d’une forte intensité dramatique. La mise en page est très dynamique. Cependant, je dois reconnaître que le scénario m’a semblé par moments assez irréaliste. Je ne vous dicterai pas ce qui m’a semblé invraisemblable dans cette histoire par peur de vous dévoiler des spoilers. Sachiez cependant que le récit est sensé se dérouler au début du XXième et que, par conséquent, certaines techniques difficilement réalisables de nos jours ne devraient raisonnablement pas exister à cette époque ! Et même si ça existait, je ne pense pas que l’entourage de celui qui le faisait ne le remarquait pas ! De plus, l’attitude du héros m’est apparue bornée (sous entendu farfelue) dès le départ surtout vis-à-vis de celle qui aime au point de dicter son destin à elle à tout prix ! Au final, malgré de nombreuses invraisemblances et la prolifération de flashbacks qui rendent la lecture difficile à suivre, « Chéri-bibi » est une bd que je vous conseille fortement de découvrir. J’y ai énormément apprécié le graphisme de Boidin et la complexité du scénario. De plus, les différents protagonistes me sont tous apparus intéressants. Bref, « Chéri bibi » est une lecture que je vous recommande chaudement.