A l'origine cet album était un projet commercial de l'éditeur destiné à combler les amateurs de comics bourrin et à remplir les caisses. Mais Gibbons a détourné la commande et imaginé un scénario atypique qui mêle survival, mysticisme et bien sûr nos chers petits monstres.
Le résultat peut dérouter mais si l'on est hostile ni à la voix off, ni à la spiritualité de bazar, ce ne sera que plaisant. L'histoire nous met face au conflit interne d'un homme en quête de salut et au conflit externe qui l'oppose aux Aliens. Le tout est rythmé, carré avec un bon crescendo final. De la série B solide quoi mais un peu courte.
L'atout majeur d'Aliens Salvation réside dans la participation de Mignola. Son trait très reconnaissable s'avère très approprié. Le découpage des scènes d'action est particulièrement dynamique, les apparitions d'Aliens d'une efficacité redoutable et son style épuré, qui va à l'essentiel, est bien dans le ton de l'album.
Avis aux amateurs, profitez de la réédition 2007 qui respecte le -petit- format original.
Magnifique !
Je sors de sa lecture et je reste toute retournée...
Les illustrations sont vraiment superbes, le noir et blanc met bien le travail de Duchazeau en valeur. C'est une bd qui est bien à avoir dans sa bibliothèque pour l'ouvrir à n'importe quelle page et rêvasser devant les dessins...
Le rythme de l'histoire aussi est bien maîtrisé. Cette bd est longue et pourtant on ne s'ennuie jamais.
Un bijou !
"Ce n'est pas ce qu'il avait imaginé... mais Vador ne dit rien". Voilà une phrase qui résume admirablement l'état d'esprit d'Anakin Skywalker fraîchement promu seigneur Dark Vador, dans ses quelques apparitions. Un régal lorsqu'on aperçoit sa grande silhouette toute de noire vêtue, ce personnage est emblématique. L'incertitude le ronge profondément, la politique appliquée par son maître étant en totale contradiction avec ses idées passées. Mais tout cela est derrière lui justement. On a pourtant le sentiment que Vador n'a pas totalement plongé dans le côté obscur, qu'une petite étincelle pourrait le faire revenir à des sentiments meilleurs.
Mais Vador n'apparaît qu'en de petites occasions, le récit ce focalisant sur un autre Jedi : Dass Jennir. Lui aussi est désespéré à sa manière, n'ayant plus aucune solution de repli. Il doit gérer seul sa propre destinée et tout d'abord sauver sa vie.
Ce à quoi j'ai réellement accroché, c'est la dureté du propos. On sent vraiment que la période sombre de l'Empire commence. La méfiance, les délations, les recherches... Palpatine installe son climat de terreur tout doucement en essayant d'amadouer son jeune acolyte. Et puis, le Jedi Dass Jennir utilise des méthodes peu... orthodoxes pour un chevalier Jedi, allant jusqu'à céder à ses pulsions. Il intègre une petite troupe hétéroclite et part sauver la famille d'un ami. Cette compagnie est composée de personnages hauts en couleur, crédibles dans leur position.
Ce que je reproche souvent aux séries Star Wars, ce sont le manque de profondeur ou d'implication des auteurs. Les albums sont loin de se valoir les uns les autres, mais dans Dark Times on assiste à une bonne histoire, pleine de fureur et de réflexion.
En soit la série n'a rien d'exceptionnelle, mais elle est cohérente, bien réalisée et divertissante, parfait pour un récit de science-fiction et aventure.
"Légendes de la Garde", le titre résonne comme une maxime prononcée par des soldats d'élites, que l'on imagine grands, forts, sans peurs et sans reproches... Il n'en est rien, puisque nous avons à faire à... des souris. Non moins courageuses, non moins braves non moins solidement armées, ces soldats-souris sont une protection contre les dangers quotidiens : "Ils forment des escortes, servent d'éclaireurs, de guetteurs d'orage et de guides pour la communauté. Ils protègent aussi les frontières, frayent de nouveaux passages, ouvrent des voies sûres et veillent au bon acheminement des marchandises".
Nous sommes en présence d'un récit d'héroïc-fantasy frais et original où une belle part est consacrée à l'aventure et à l'héroïsme.
Il se dégage un sentiment particulier, un véritable esprit de raconter une histoire, de créer une harmonie, bref de rendre l'ensemble cohérent et harmonieux. L'histoire est loin d'être commune, tout en prenant des références communes à d'autres récits d'héroïc-fantasy. Mais Petersen a su transposer la vie d'une petite peuplade, les souris, à un thème plus général à savoir celui de la survie et de la protection d'un peuple tout entier. En plus, il a su instaurer un côté relativement sombre à son histoire, ménageant des scènes dramatiques et des retournements de situations.
Pourtant, quelques lacunes subsistent car son histoire n'est pas aussi surprenante que l'on voudrait qu'elle soit. Son propos manque effectivement d'épaisseur, on s'investit sans être happé totalement par cet univers. Quelques passages paraissent parfois rapidement élucidés.
Au niveau graphique c'est parfaitement réussi, Petersen maîtrise à merveille les zones d'ombres, les couleurs (notamment lors des changements climatiques) et le design de ses personnages. J'adore véritablement son style que je trouve peu commun et agréable à regarder.
Reste que Gallimard ne fait vraiment aucune concession sur le prix. 18€50 cela peut rebuter un maximum de lecteurs, enfin ils appliquent la même politique tarifaire souvent au-dessus de la moyenne sur leurs autres ouvrages.
Mais bon, vivement la suite...
"Acclamons les braves et les preux !
Comme chacun peut
Chacun luttera
Mais la Garde vaincra !"
Voilà comment l'album commence (sans rien dévoiler je vous rassure tout de suite) : "Adrien, il a un chien qui s'appelle Zoreilles. Le chat d'Adeline, son nom c'est Ressort. Et Antoine, il a nommé son hamster Galipette ! Moi, mon prénom, c'est Arthur. Et mon animal à moi, il s'appelle Hyper !! Si vous n'avez pas remarqué, je vous le dis : Hyper, c'est un hippo !" Et nous voilà embarqué dans le quotidien de ce petit garçon et de son étrange animal. Quotidien plus que farfelue lorsqu'on a un hippopotame pour animal de compagnie...
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que "Hyper l'hippo" est une réussite. Graphiquement et au niveau du scénario. Si de prime abord l'album s'adresse aux enfants, les adultes sont bien vite conquis par l'humour cocasse et les situations ravageuses qui rythment l'histoire. Pour revenir 2s au dessin, Nemiri a un style graphique très particulier mais qui, je trouve, donne une atmosphère propre à cette bande dessinée. Le découpage et les choix de cadrage sont judicieux et efficaces.
Fantaisie, humour, poésie et bonne humeur, tout est concocté de telle façon qu'on passe un agréable moment à cette lecture et qu'on a même envie de le relire !
A découvrir et surtout à lire !
"Cela fait plus de quarante ans depuis le loup et l’hiver glacial. Maintenant, comme alors, ce n’est pas la peur qui le tient. Non pas la peur. Seulement une agitation un sens aigu des choses. Le sol rocheux sous ses pieds. La brise marine. Le ronflement et la respiration légère des trois cents garçons dont il a la charge… tous prêts à mourir pour lui sans l’ombre d’une hésitation."
Incroyable d’invention et d’audace, Miller réinvente l’épopée antique, le mythe du guerrier invulnérable et sans peur. Les personnages sont charismatiques, en particulier la focalisation que l’on a du roi Leonidas, qui apparaît comme le personnage indéfectible et LA machine à tuer (vaut mieux l’avoir dans son camp !). L'auteur manie avec grande force son scénario et mène le lecteur exactement où il le veut. On peut reprocher une histoire bien bourrin par moment mais Miller fait preuve d’un certain réalisme dans ses combats et ne cache pas son parti pris de sang et de fureur. Du très grand art.
Et puis, il y a son dessin. Le choix des cadrages, des plans, des prises de vues tout semble pensé avec soin et dans les détails. Visuellement impeccable, il nous abreuve de pleines pages chocs. J’aime assez quand le dessinateur a un trait particulier qui l’identifie au premier coup d’œil. Même s’il n’est pas parfait, on s’attache à son univers et sa réalisation graphique.
L’album est en lui-même un bel objet, format à l’italienne, couverture rigide soignée. Malheureusement, le prix suit lui aussi et c’est nettement plus cher que la moyenne.
On connaissait Duchazeau pour ses collaborations avec le talentueux scénariste Fabien Vehlmann comme sur La nuit de l'inca ou Les Cinq Conteurs de Bagdad. Le voici, cette fois-ci, seul aux commandes pour cette émouvante tragédie moderne rythmée par une musique blues.
Le noir et blanc embellit le dessin si caractéristique de Duchazeau. On sent à chaque page l’atmosphère moite du Sud-Est des Etats-Unis.
Meteor Slim c’est l’histoire d’un destin brisé, d’une quête de soi. Edward Ray Cochran alias Meteor Slim a abandonné sa femme et son fils pour courir après une hypothétique gloire musicale. Le rêve de Meteor Slim est donc un roman initiatique : celui d’un homme qui oublie les vraies valeurs ; déraciné, dans une ville aux multiples tentations à la recherche d’une pseudo reconnaissance artistique. Chaque séquence de cette belle histoire est rythmée par des chansons blues, à la tonalité puissamment érotique mais cachant finalement un profond désespoir. La couverture reproduit une scène de l’album, où Edward « Meteor Slim » est photographié un disque à la main. Mais, en fait ce disque a été brisé en deux et recollé à la hâte ; tout un symbole d’une déchéance annoncée.
La nouvelle maison d’édition Sarbacane nous livre donc un formidable roman graphique sans concession de 160 pages qui fera à coup sûr partie des meilleurs livres de l’année…
Cette série de type historique est la série à avoir chez soi. Bien que les dessins et la colorisation fasse un peu vieille bd (il ne faut pas oublier que le premier tome date de 1983) cela va très bien avec le style histoire et moyenâgeux.
Le scénario est fouillé, avec quelques rebondissements qui donnent envie d'aller jusqu'au bout. Le mélange de personnages historiques et d'action/aventure donne une dynamique à la série qui est parfois absente dans les œuvres historiques.
On ne se cantonne pas non plus dans un seul héros, et il y a beaucoup de personnage (secondaire ou non) qui sont assez fouillés. Les "7 vies de l'épervier" est selon moi la meilleure série dans le style et c'est pour ça aussi que je la conseille à l'achat.
Cette série, même si elle n'est pas novatrice, est très divertissante. Les dessins sont réussis et les couleurs très agréables ce qui donnent des planches magnifiques avec un bon découpage des pages.
L'univers mélange plusieurs type d'ambiance : il existe 3 mondes proches avec pour chacun ses particularités. Un de type fantasy moyen-oriental, l'autre début du 20e siècle et le dernier de type universitaire. Les trois premiers tomes de la série se déroulent chacun sur un des mondes ce qui permet de varier le plaisir. Le dernier tome conclut le tout.
Le scénario n'est pas des plus original mais reste très plaisant et réfléchit. On y trouve la quête classique des œuvres de type "fantasy" que doive réaliser 3 jeunes adultes. À cela est ajoutée une problématique temporelle assez intéressante.
Je conseille l'achat rien que pour la beauté générale de la série.
En général je suis moyennement client pour les histoires ésotériques. Mais j’ai particulièrement bien aimé le premier tome de l’ordre des dragons. Tout d’abord parce que j’ai vraiment aimé les dessins. A part le visage de l’héroïne que je trouve trop géométrique et trop froid, le reste est splendide.
J’ai également bien accroché à l’histoire. Elle est vraiment bien rythmée, elle avance déjà pas mal pour un tome 1 et surtout elle est prenante. Juste ce qu’il faut d’action et de suspens pour capter l’attention du lecteur.
Par contre je suis plus réservé sur la fin. Elle ouvre les portes à une suite qui va sans doute virer dans le fantastique et/ou une lutte spectaculaire entre 2 clans mystiques. Je risque de moins accrocher… Enfin on en n’est pas encore là et pour le moment c’est du tout bon !
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Aliens - Absolution (Salvation)
A l'origine cet album était un projet commercial de l'éditeur destiné à combler les amateurs de comics bourrin et à remplir les caisses. Mais Gibbons a détourné la commande et imaginé un scénario atypique qui mêle survival, mysticisme et bien sûr nos chers petits monstres. Le résultat peut dérouter mais si l'on est hostile ni à la voix off, ni à la spiritualité de bazar, ce ne sera que plaisant. L'histoire nous met face au conflit interne d'un homme en quête de salut et au conflit externe qui l'oppose aux Aliens. Le tout est rythmé, carré avec un bon crescendo final. De la série B solide quoi mais un peu courte. L'atout majeur d'Aliens Salvation réside dans la participation de Mignola. Son trait très reconnaissable s'avère très approprié. Le découpage des scènes d'action est particulièrement dynamique, les apparitions d'Aliens d'une efficacité redoutable et son style épuré, qui va à l'essentiel, est bien dans le ton de l'album. Avis aux amateurs, profitez de la réédition 2007 qui respecte le -petit- format original.
Le Rêve de Meteor Slim
Magnifique ! Je sors de sa lecture et je reste toute retournée... Les illustrations sont vraiment superbes, le noir et blanc met bien le travail de Duchazeau en valeur. C'est une bd qui est bien à avoir dans sa bibliothèque pour l'ouvrir à n'importe quelle page et rêvasser devant les dessins... Le rythme de l'histoire aussi est bien maîtrisé. Cette bd est longue et pourtant on ne s'ennuie jamais. Un bijou !
Star Wars - Dark Times
"Ce n'est pas ce qu'il avait imaginé... mais Vador ne dit rien". Voilà une phrase qui résume admirablement l'état d'esprit d'Anakin Skywalker fraîchement promu seigneur Dark Vador, dans ses quelques apparitions. Un régal lorsqu'on aperçoit sa grande silhouette toute de noire vêtue, ce personnage est emblématique. L'incertitude le ronge profondément, la politique appliquée par son maître étant en totale contradiction avec ses idées passées. Mais tout cela est derrière lui justement. On a pourtant le sentiment que Vador n'a pas totalement plongé dans le côté obscur, qu'une petite étincelle pourrait le faire revenir à des sentiments meilleurs. Mais Vador n'apparaît qu'en de petites occasions, le récit ce focalisant sur un autre Jedi : Dass Jennir. Lui aussi est désespéré à sa manière, n'ayant plus aucune solution de repli. Il doit gérer seul sa propre destinée et tout d'abord sauver sa vie. Ce à quoi j'ai réellement accroché, c'est la dureté du propos. On sent vraiment que la période sombre de l'Empire commence. La méfiance, les délations, les recherches... Palpatine installe son climat de terreur tout doucement en essayant d'amadouer son jeune acolyte. Et puis, le Jedi Dass Jennir utilise des méthodes peu... orthodoxes pour un chevalier Jedi, allant jusqu'à céder à ses pulsions. Il intègre une petite troupe hétéroclite et part sauver la famille d'un ami. Cette compagnie est composée de personnages hauts en couleur, crédibles dans leur position. Ce que je reproche souvent aux séries Star Wars, ce sont le manque de profondeur ou d'implication des auteurs. Les albums sont loin de se valoir les uns les autres, mais dans Dark Times on assiste à une bonne histoire, pleine de fureur et de réflexion. En soit la série n'a rien d'exceptionnelle, mais elle est cohérente, bien réalisée et divertissante, parfait pour un récit de science-fiction et aventure.
Légendes de la Garde
"Légendes de la Garde", le titre résonne comme une maxime prononcée par des soldats d'élites, que l'on imagine grands, forts, sans peurs et sans reproches... Il n'en est rien, puisque nous avons à faire à... des souris. Non moins courageuses, non moins braves non moins solidement armées, ces soldats-souris sont une protection contre les dangers quotidiens : "Ils forment des escortes, servent d'éclaireurs, de guetteurs d'orage et de guides pour la communauté. Ils protègent aussi les frontières, frayent de nouveaux passages, ouvrent des voies sûres et veillent au bon acheminement des marchandises". Nous sommes en présence d'un récit d'héroïc-fantasy frais et original où une belle part est consacrée à l'aventure et à l'héroïsme. Il se dégage un sentiment particulier, un véritable esprit de raconter une histoire, de créer une harmonie, bref de rendre l'ensemble cohérent et harmonieux. L'histoire est loin d'être commune, tout en prenant des références communes à d'autres récits d'héroïc-fantasy. Mais Petersen a su transposer la vie d'une petite peuplade, les souris, à un thème plus général à savoir celui de la survie et de la protection d'un peuple tout entier. En plus, il a su instaurer un côté relativement sombre à son histoire, ménageant des scènes dramatiques et des retournements de situations. Pourtant, quelques lacunes subsistent car son histoire n'est pas aussi surprenante que l'on voudrait qu'elle soit. Son propos manque effectivement d'épaisseur, on s'investit sans être happé totalement par cet univers. Quelques passages paraissent parfois rapidement élucidés. Au niveau graphique c'est parfaitement réussi, Petersen maîtrise à merveille les zones d'ombres, les couleurs (notamment lors des changements climatiques) et le design de ses personnages. J'adore véritablement son style que je trouve peu commun et agréable à regarder. Reste que Gallimard ne fait vraiment aucune concession sur le prix. 18€50 cela peut rebuter un maximum de lecteurs, enfin ils appliquent la même politique tarifaire souvent au-dessus de la moyenne sur leurs autres ouvrages. Mais bon, vivement la suite... "Acclamons les braves et les preux ! Comme chacun peut Chacun luttera Mais la Garde vaincra !"
Hyper l'hippo
Voilà comment l'album commence (sans rien dévoiler je vous rassure tout de suite) : "Adrien, il a un chien qui s'appelle Zoreilles. Le chat d'Adeline, son nom c'est Ressort. Et Antoine, il a nommé son hamster Galipette ! Moi, mon prénom, c'est Arthur. Et mon animal à moi, il s'appelle Hyper !! Si vous n'avez pas remarqué, je vous le dis : Hyper, c'est un hippo !" Et nous voilà embarqué dans le quotidien de ce petit garçon et de son étrange animal. Quotidien plus que farfelue lorsqu'on a un hippopotame pour animal de compagnie... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que "Hyper l'hippo" est une réussite. Graphiquement et au niveau du scénario. Si de prime abord l'album s'adresse aux enfants, les adultes sont bien vite conquis par l'humour cocasse et les situations ravageuses qui rythment l'histoire. Pour revenir 2s au dessin, Nemiri a un style graphique très particulier mais qui, je trouve, donne une atmosphère propre à cette bande dessinée. Le découpage et les choix de cadrage sont judicieux et efficaces. Fantaisie, humour, poésie et bonne humeur, tout est concocté de telle façon qu'on passe un agréable moment à cette lecture et qu'on a même envie de le relire ! A découvrir et surtout à lire !
300
"Cela fait plus de quarante ans depuis le loup et l’hiver glacial. Maintenant, comme alors, ce n’est pas la peur qui le tient. Non pas la peur. Seulement une agitation un sens aigu des choses. Le sol rocheux sous ses pieds. La brise marine. Le ronflement et la respiration légère des trois cents garçons dont il a la charge… tous prêts à mourir pour lui sans l’ombre d’une hésitation." Incroyable d’invention et d’audace, Miller réinvente l’épopée antique, le mythe du guerrier invulnérable et sans peur. Les personnages sont charismatiques, en particulier la focalisation que l’on a du roi Leonidas, qui apparaît comme le personnage indéfectible et LA machine à tuer (vaut mieux l’avoir dans son camp !). L'auteur manie avec grande force son scénario et mène le lecteur exactement où il le veut. On peut reprocher une histoire bien bourrin par moment mais Miller fait preuve d’un certain réalisme dans ses combats et ne cache pas son parti pris de sang et de fureur. Du très grand art. Et puis, il y a son dessin. Le choix des cadrages, des plans, des prises de vues tout semble pensé avec soin et dans les détails. Visuellement impeccable, il nous abreuve de pleines pages chocs. J’aime assez quand le dessinateur a un trait particulier qui l’identifie au premier coup d’œil. Même s’il n’est pas parfait, on s’attache à son univers et sa réalisation graphique. L’album est en lui-même un bel objet, format à l’italienne, couverture rigide soignée. Malheureusement, le prix suit lui aussi et c’est nettement plus cher que la moyenne.
Le Rêve de Meteor Slim
On connaissait Duchazeau pour ses collaborations avec le talentueux scénariste Fabien Vehlmann comme sur La nuit de l'inca ou Les Cinq Conteurs de Bagdad. Le voici, cette fois-ci, seul aux commandes pour cette émouvante tragédie moderne rythmée par une musique blues. Le noir et blanc embellit le dessin si caractéristique de Duchazeau. On sent à chaque page l’atmosphère moite du Sud-Est des Etats-Unis. Meteor Slim c’est l’histoire d’un destin brisé, d’une quête de soi. Edward Ray Cochran alias Meteor Slim a abandonné sa femme et son fils pour courir après une hypothétique gloire musicale. Le rêve de Meteor Slim est donc un roman initiatique : celui d’un homme qui oublie les vraies valeurs ; déraciné, dans une ville aux multiples tentations à la recherche d’une pseudo reconnaissance artistique. Chaque séquence de cette belle histoire est rythmée par des chansons blues, à la tonalité puissamment érotique mais cachant finalement un profond désespoir. La couverture reproduit une scène de l’album, où Edward « Meteor Slim » est photographié un disque à la main. Mais, en fait ce disque a été brisé en deux et recollé à la hâte ; tout un symbole d’une déchéance annoncée. La nouvelle maison d’édition Sarbacane nous livre donc un formidable roman graphique sans concession de 160 pages qui fera à coup sûr partie des meilleurs livres de l’année…
Les 7 vies de l'épervier
Cette série de type historique est la série à avoir chez soi. Bien que les dessins et la colorisation fasse un peu vieille bd (il ne faut pas oublier que le premier tome date de 1983) cela va très bien avec le style histoire et moyenâgeux. Le scénario est fouillé, avec quelques rebondissements qui donnent envie d'aller jusqu'au bout. Le mélange de personnages historiques et d'action/aventure donne une dynamique à la série qui est parfois absente dans les œuvres historiques. On ne se cantonne pas non plus dans un seul héros, et il y a beaucoup de personnage (secondaire ou non) qui sont assez fouillés. Les "7 vies de l'épervier" est selon moi la meilleure série dans le style et c'est pour ça aussi que je la conseille à l'achat.
Les 4 Princes de Ganahan
Cette série, même si elle n'est pas novatrice, est très divertissante. Les dessins sont réussis et les couleurs très agréables ce qui donnent des planches magnifiques avec un bon découpage des pages. L'univers mélange plusieurs type d'ambiance : il existe 3 mondes proches avec pour chacun ses particularités. Un de type fantasy moyen-oriental, l'autre début du 20e siècle et le dernier de type universitaire. Les trois premiers tomes de la série se déroulent chacun sur un des mondes ce qui permet de varier le plaisir. Le dernier tome conclut le tout. Le scénario n'est pas des plus original mais reste très plaisant et réfléchit. On y trouve la quête classique des œuvres de type "fantasy" que doive réaliser 3 jeunes adultes. À cela est ajoutée une problématique temporelle assez intéressante. Je conseille l'achat rien que pour la beauté générale de la série.
L'Ordre des Dragons
En général je suis moyennement client pour les histoires ésotériques. Mais j’ai particulièrement bien aimé le premier tome de l’ordre des dragons. Tout d’abord parce que j’ai vraiment aimé les dessins. A part le visage de l’héroïne que je trouve trop géométrique et trop froid, le reste est splendide. J’ai également bien accroché à l’histoire. Elle est vraiment bien rythmée, elle avance déjà pas mal pour un tome 1 et surtout elle est prenante. Juste ce qu’il faut d’action et de suspens pour capter l’attention du lecteur. Par contre je suis plus réservé sur la fin. Elle ouvre les portes à une suite qui va sans doute virer dans le fantastique et/ou une lutte spectaculaire entre 2 clans mystiques. Je risque de moins accrocher… Enfin on en n’est pas encore là et pour le moment c’est du tout bon !