Le Rêve de Meteor Slim

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 8 avis)

L'histoire d'Edward Ray Cochran un chanteur de blues confronté à des tourments existenciels.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Musique [USA] - Dixie, le Sud-Est des USA

Dans le Sud-Est des Etats-Unis, au début des années 30, un certain Edward Ray Cochran abandonne sa femme enceinte pour se lancer dans la musique blues. Cherchant à faire carrière il se rend à la ville où il rencontre Robert Johnson qui devient pour son mentor en musique mais aussi dans les dérives nocturnes. Car Edward, devenu Meteor Slim sombre dans l’alcool, les femmes et la vie facile.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Mars 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Rêve de Meteor Slim
Les notes (8)
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18/04/2008 | JAMES RED
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L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un album au format original (une sorte de gros carré plus qu’à l’italienne) et très épais, qui nous plonge dans les errances des blues men de la première moitié du XXème siècle, dans le sud profond des Etats-Unis. Au travers de Meteor Slim, hobo assoiffé d’alcool, de femmes et de musique, nous suivons tous ceux qu’il croise (des grands noms du blues originel, cette musique qui donnera naissance au Jazz et au Rock). Duchazeau aime décidément les musiques de l’Amérique profonde, comme je l’avais déjà constaté dans Les Jumeaux de Conoco Station, tournant autour de la lutte entre Country et Rock… Le racisme dans lequel baignent les Etats du sud n’est ici qu’effleuré. Tout est centré sur la dérive de Meteor Slim, ses rencontres, ses tâtonnements, avec une forte présence de la musique, une partie de l’album étant occupé par ces chants à la fois tristes et plein de vie, c’est-à-dire crus. L’histoire se laisse lire, sans être trop originale. J’ai par contre bien aimé le dessin de Frantz Duchazeau, tout en crayonné gras, parfois épuré jusqu’à l’esquisse, parfois ultra précis. Un Noir et Blanc qui attise son trait noir, et qui convient à merveille au propos, jusqu’à la dernière page, finalement si conforme au destin de cet homme qui a brûlé la vie par les deux bouts (même si je ne m’attendais pas à une telle brutalité). Album à découvrir !

22/06/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cet album. Il semblerait que Frantz Duchazeau se soit fait vraiment plaisir à raconter l'histoire de ce pionnier du blues dans les Etats-Unis des années 1920... Il a mis beaucoup de choses dans l'ambiance, on sent qu'il y a du gros boulot derrière. Cependant j'ai trouvé que les situations, les postures et les personnages manquaient cruellement de présence, ou plutôt qu'ils étaient répétitifs. Et curieusement, mise à part la toute dernière case, j'ai trouvé que ça manquait de surprises... Pas désagréable à lire, mais clairement pas inoubliable.

17/05/2012 (modifier)
Par rige666
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Très bon one shot sur l'univers du blues et des années 30 aux States. Le dessin de Duchazaux illustre bien cette époque et l'état d'esprit blues des personnages. L'histoire est à la fois drôle, touchante, dramatique et même historiquement instructive... Une très bonne histoire sur la musique, les rêves et la vie qui peut ne pas toujours être facile.

11/04/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Excellent one shot qui m'a fait penser à une BD récemment lue : Le Roi invisible. Duchazeau nous offre une BD dense, rythmée et superbe. Son dessin N&B semble fait pour ce type de récit. Le titre résume bien le parcours de Meteor Slim qui plaque tout pour la musique. Ce parcours ne sera pas une sinécure mais lui apportera la consistance pour développer son blues. Il fera beaucoup de rencontre de musiciens partageant la même passion et la même vie. Il y a une logique implacable dans le déroulement du récit. Une fois entamée les premières pages, on est happé par la BD. La narration est fluide et la lecture relativement rapide. C'est plaisant malgré l'aspect dramatique.

16/04/2009 (modifier)
Par Nawm
Note: 3/5

Météor Slim est le genre d'artiste qui regarde le succès de loin, qui envie les grands du blues mais qui n'atteindra jamais les sommets parce son plaisir à lui, c'est simplement de jouer avec d'autres "musicos", entre eux et rien que pour eux. Il est le genre de gars qui envie ceux qui marchent sur les tapis rouges parce qu'ils sont des virtuoses mais qui n'est pas assez malléable pour courber l'échine devant les riches tireurs de ficelles. Ce gars de la campagne va quitter sa famille pour fuir sa paternité mais surtout pour essayer de réaliser son rêve, devenir un grand du blues et vivre de sa musique. Au fil de ses rencontres, de ses déboires, de ses succès, Météor Slim va se tailler une réputation, pas toujours des plus avantageuse mais quelque part, il vivra son rêve, en jouant pour son plaisir avec les plus grands, en jouant dans des bars pour gagner de l'argent et ramener des "frangines". Mais toutes les bonnes choses ont une fin ... Cette histoire est il est vrai parfois un peu lente, mais elle est à l'image du blues, mélodique, rythmée, chaude et sensuelle. Elle est bien ficelée, de la première jusqu'à la toute dernière page. Le dessin est excellent, fort gras, très sombre, relâché, j'ai envie de dire que Duchazeau ne cherche pas le perfectionnisme du dessin mais le naturel qui correspond mieux à son personnage.

28/12/2008 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 3/5

Intéressant mais je dois dire que c'est plutôt déroutant par moment... les premières planches sont à la limite du déconcertant puis on se fait petit à petit au rythme et à l'ambiance musicale de cet album. On suit les aspirations d'Edward Ray Cochran qui espère percer dans le monde de la musique blues. Une mélancolie s'en dégage, les rêves sont difficiles à atteindre et à réaliser. Le héros, bercé de douces illusions, ne tarde pas à déchanter et comprend bien vite que la voie qu'il emprunte n'est pas facilement accessible. De ce point de vue-là, l'histoire est bien conçue, mais beaucoup de passages sont longs et j'ai parfois eu l'impression d'assister à un assemblage de scènes. J'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour dynamiser ma lecture et rendre ce récit passionnant. Je tire davantage mon coup de chapeau à la réalisation graphique. Duchazeau réalise une composition étonnante, mise en valeur par l'utilisation du noir et blanc. Son dessin épuré donne une identité forte à sa bande dessinée. Un bon album mais un peu lent et répétitif.

01/07/2008 (modifier)
Par Zelda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Magnifique ! Je sors de sa lecture et je reste toute retournée... Les illustrations sont vraiment superbes, le noir et blanc met bien le travail de Duchazeau en valeur. C'est une bd qui est bien à avoir dans sa bibliothèque pour l'ouvrir à n'importe quelle page et rêvasser devant les dessins... Le rythme de l'histoire aussi est bien maîtrisé. Cette bd est longue et pourtant on ne s'ennuie jamais. Un bijou !

18/04/2008 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5

On connaissait Duchazeau pour ses collaborations avec le talentueux scénariste Fabien Vehlmann comme sur La nuit de l'inca ou Les Cinq Conteurs de Bagdad. Le voici, cette fois-ci, seul aux commandes pour cette émouvante tragédie moderne rythmée par une musique blues. Le noir et blanc embellit le dessin si caractéristique de Duchazeau. On sent à chaque page l’atmosphère moite du Sud-Est des Etats-Unis. Meteor Slim c’est l’histoire d’un destin brisé, d’une quête de soi. Edward Ray Cochran alias Meteor Slim a abandonné sa femme et son fils pour courir après une hypothétique gloire musicale. Le rêve de Meteor Slim est donc un roman initiatique : celui d’un homme qui oublie les vraies valeurs ; déraciné, dans une ville aux multiples tentations à la recherche d’une pseudo reconnaissance artistique. Chaque séquence de cette belle histoire est rythmée par des chansons blues, à la tonalité puissamment érotique mais cachant finalement un profond désespoir. La couverture reproduit une scène de l’album, où Edward « Meteor Slim » est photographié un disque à la main. Mais, en fait ce disque a été brisé en deux et recollé à la hâte ; tout un symbole d’une déchéance annoncée. La nouvelle maison d’édition Sarbacane nous livre donc un formidable roman graphique sans concession de 160 pages qui fera à coup sûr partie des meilleurs livres de l’année…

18/04/2008 (modifier)