Un homme dont la femme disparaît. Il part à sa recherche, soutenu par une inspecteur de police plutôt attachante !
Le premier album est un peu moyen, puis à partir du 2 la recherche de Mme Saint André prend de l’ampleur avec un scénario qui ne ralenti pas en rebondissements. J’ai beaucoup aimé la trame de l’histoire avec un dessin magnifique. Le détail est précis. Je trouve néanmoins que l’action se déroule parfois rapidement dans certains albums. La fin du premier cycle est notamment trop rapide à mon goût. Beaucoup de pointes d’humour, ce qui rend la lecture encore plus agréable.
Et si les supers héros existaient ? Et si les supers héros n’étaient que des gens ordinaires ? Et si les super héros n’étaient pas aimés de leurs concitoyens ?
Les Watchmen, c’est l’histoire de gens ordinaires qui ont eu une vie passée extraordinaire. Comment en sont-ils arrivés là ? Pourquoi vouloir aider les autres ? Pourquoi vouloir aider l’humanité ? Cette humanité qui en 1984 en pleine Guerre Froide a peur de tout et de rien.
Histoire très intéressante et toujours d’actualité ! Au travers de ces gens ordinaires mais masqués, on retrouve l’histoire de nous tous ! Chacun a ses peurs ses angoisses, et on aimerait, tous, faire tellement de chose pour que le monde tourne plus rond ! J’ai beaucoup apprécié les Watchmen, non pas pour la qualité de la mise en couleur (gloubs !) mais pour sa richesse scénaristique.
Excellente BD ! Et moi qui me posais encore la question « à quand le tome 3 ? », zut quelle déception de lire que la série a été abandonnée (la fin est disponible sur le site de l’auteur).
Les deux premiers tomes sont néanmoins très riches au niveau du dessin et du scénario.
Le dessin est particulièrement superbe avec un coté très réaliste. Il y a comme un rendu photo.
Le scénario est très bien construit avec un suspens tout au long des albums. On ne devine pas ce qui va se passer à la page suivante et c’est très agréable. Nous allons de surprises en surprises.
Je recommande vivement cette BD, pour tous ceux qui aiment le fantastique, car il y a un coté très original dans l’approche des acteurs principaux.
Lire une aventure de Blueberry, c’est la garantie d’une histoire haletante et d’un dépaysement total.
Le dessin de Giraud est magnifique, poussiéreux à souhait quand il s’agit de représenter un trou perdu, grandiose comme il se doit quand il s’agit de représenter un canyon désertique au crépuscule. Par contre soyez prévenu, le dessin des tout premiers tomes a un peu vieilli.
Niveau histoires, on est gâté ! Elles sont très variées, et s’inspirent de faits historiques de la conquête de l‘Ouest. Elles sont bourrées d’action, de rebondissements, de retournements de situation et autres trahisons, bref, on est tenu en haleine de la 1ere à la dernière page. Par contre, comme pour le dessin, les tout premiers tomes ont un peu vieilli. Commencez donc par le diptyque de la mine de l’allemand perdu, ou le cycle du « Cheval de fer », qui raconte en 5 tomes l’avancée difficile du chemin du fer en territoire indien. Passionnant !
Allez en conclusion, si vous voulez un bon vieux western pas original pour un sous (un vrai western quoi !), mais scotchant à souhait, achetez quelques cycles de Blueberry !
Le moins qu’on puisse dire, c’est que « De mal en pis » n’innove pas au niveau contenu. Les sujets abordés vont des problèmes de couple aux disputes entre colocataires, en passant par les soucis au boulot. Bref, du quotidien pur et dur ! Alors vous voila prévenus, si le quotidien vous gonfle, et que vous êtes à la recherche de quelque chose d’un peu plus profond, évitez de vous infliger les 600 pages de cet album.
Par contre si c’est votre tasse de thé, vous allez vous régaler ! Suivre la vie des différents protagonistes est un vrai plaisir, et les passages touchants succèdent à de nombreux passages très drôles. Comme vous le dites plus bas, la recette rappelle un peu la série télévisée « Friends », que j’aime aussi beaucoup.
En conclusion, si vous êtes à la recherche d’une histoire de quotidien facile à lire et drôle, lisez « De mal en pis », vous ne serez pas déçu. C’est un peu cher par rapport à une BD « normale », mais je vous rappelle qu’elle fait quand même plus de 600 pages, ce qui représente des heures de lecture.
Voilà une BD éminemment efficace. Nous avons là un récit médiéval fantastique, une histoire d'aventure presque cliché.
C'est l'histoire d'un usurpateur qui s'empare d'un duché sur les conseils de son âme damné de conseiller, qui fait massacrer le duc et la duchesse et tente d'éliminer leur fils. Ce dernier, encore bébé, sera sauvé puis élevé par un meneur de loups, puis des bandits de grand chemin et un vieux maître d'armes oriental, tandis que se battit autour de lui la légende de son retour en tant que sauveur pour ramener la justice dans le duché dont il est l'héritier.
Présenté ainsi, cette intrigue n'aurait rien pour m'intéresser. Mais il est mis en BD de belle manière et m'a captivé tout au long de la lecture des 3 tomes actuellement parus.
Le dessin est superbement maîtrisé. Un peu trop réaliste et classique à mon goût, il n'en demeure pas moins d'une grande efficacité et il est excellent en tous points : décors, personnages, scènes d'action, tout y est du velours pour l'oeil.
La narration est prenante et fluide. Malgré l'aspect cliché de la trame du scénario, on ne sait jamais ce qu'il va se passer. Des sous-intrigues apportent de l'intérêt à la lecture. De petites touches de fantastique viennent ajouter du piment.
Il y a dans cette série tous les ingrédients pour faire une grande BD. Seul la lenteur de la mise en place freine mon ardeur : cela fait trois tomes que l'on voit le jeune garçon grandir, toujours en cours d'apprentissage, cela fait trois tomes que l'on voit le méchant parler avec mystère de son Grand Dessein sans savoir quel est son but, cela fait trois tomes que l'on attend de voir l'héritier revenir réclamer son trône... et cela n'avance pas, préférant se focaliser sur l'initiation du jeune homme. J'aimerais bien qu'à partir du tome 4, les choses bougent un peu plus au niveau de l'intrigue principale.
Je suis à la fois subjugué par la maîtrise narrative de Jean Dufaux que par le dessin au trait sublime, sensible et souple de Marc Malès. Pourtant, cette bd méconnue est déjà fort ancienne puisqu'elle date de 1992. Dufaux nous dévoile avec subtilité l'intimité créatrice de ces géants du romanesque et du plus célèbre écrivain américain à savoir Hémingway.
L'action se passe dans un premier temps en 1959 à Cuba où le grand homme avait élu domicile dans une grande résidence qu'il quitta après l'arrivée de Castro au pouvoir. Puis, on fait un plongeon dans le passé dans les années 30 où il participa à un safari très spécial aux abords du Kilimandjaro. Or, ce passé peut se révéler dangereux pour peu que la vengeance se mêle...
C'est peut-être une version romancée de la vie du célèbre écrivain mais il n'en demeure pas moins que c'est très efficace. J'ai été bluffé par tant de virtuosité à une époque de balbutiement de la bd. C'est tout à fait remarquable car bien construit et bien dessiné. On ne pouvait dès lors que penser que ces auteurs avaient un remarquable talent qui allait croître...
A mon avis, « Isaac le pirate » a incontestablement relancé le genre aventure dans le neuvième art (n’ayons pas peur des mots !) à une période où les scénarii et le graphisme pour ce genre bd semblaient un peu trop classiques à mon goût.
L’histoire ? Bin, c’est le récit d’un jeune peintre sans le sou qui en voulant réaliser un de ces plus grands rêves s’embarque sur un navire… cela se passe au XVIIIème siècle et Isaac va sans le savoir quitter l’Europe pour un très très très long voyage…
Cinq albums sont sortis à ce jour et je dois reconnaître que je n’ai pas aimé les deux derniers tomes car l’histoire va abandonner la mer pour des péripéties qui verront Isaac chercher à séduire des femmes… (je ne trouve pas ça très original ni très enrichissant à lire…)
Mon ressentiment général sur « Isaac le pirate » sera donc plus lié aux trois premiers tomes que j’ai trouvés excellents ! Tout ce que j’apprécie dans le genre aventure sont intégrés dans cette trilogie : des retournements de situation inattendus mais réalistes, des images grandioses, du souffle épique, des amours perdus et qui se retrouvent, des amitiés qui se naissent, des trahissons parfois… et j’en passe ! Bref, je vous conseille fortement de lire ces trois albums d’autant plus que la narration m’est apparu irréprochable et que la lecture est très accrocheuse. Mais attention, ne vous fiez pas au titre car cette bd n’est pas un vrai récit de pirates !
Quant au graphisme, après un temps d’adaptation (car le dessin de Blain est assez original pour ce type de bd, surtout à l’époque), il s’avère excellent car il reproduit parfaitement l’ambiance des casernes, du froid des mers inhospitalières et de la chaleur des îles tropicaux… En tout cas, le coup de crayon faussement brouillon de Christophe Blain sert, à mon avis, efficacement son scénario.
Au fait, je voudrais rendre hommage à l’auteur d’avoir réalisé avec « Les glaces » (deuxième tome) une des plus belles couvertures de la bd à ma connaissance !
Pour les amateurs de noir et blanc (et de crayonnés), une superbe intégrale du premier cycle d’ « Isaac le pirate » a été publié en 2003 par les éditions Dargaud, si vous le trouvez, n’hésitez pas à l’acquérir ! (édition limitée à seulement 3000 exemplaires).
Finalement, si vous aimez le genre « aventure », je vous conseille fortement de lire les trois premiers albums d’ « Isaac le pirate » qui me sont apparus très plaisants. Quant aux deux derniers albums de la série, je les ai trouvés nettement moins intéressants car le scénario se rapproche de plus en plus du récit sentimental et s’éloigne du monde marin.
Au niveau du dessin, le trait de Christophe Blain est à mon avis magnifique !
Pour tous les fans de récits d’aventure, rien que pour les trois premiers tomes, « Isaac le pirate » est une bd à lire absolument !
Mais que cet auteur est génial ! Il entre incontestablement dans les meilleurs car il a tout compris. ::
Il sait écrire une histoire captivante. Il sait nous mener sur des fausses pistes. Il sait créer une atmosphère et un climat angoissant au sein de ce village entouré de la forêt. Il sait nous surprendre par un final digne de ce nom. Et cerise sur le gâteau, il sait bien dessiner !
C'est vrai que l'histoire au final peut paraître du déjà vu mais c'est la manière dont il s'y prend qui attire toute notre attention.
Et puis, je dirais que nous avons enfin des personnages humains avec leurs défauts et leurs qualités. Ici, le "héros" est un inspecteur de la cinquantaine et non un frimpant jeune blondinet.
L'auteur égratigne toujours le système comme il a l'habitude de le faire et ses réflexions sont totalement véridiques. Oui, il a tout compris. Je ne peux qu'applaudir et conseiller véritablement cette lecture.
A noter que ce titre fait partie d'une Intégrale Chabouté que vous pouvez acquérir dans un format plus petit mais beaucoup plus économique.
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
Tout d'abord, merci d'avoir pris le temps de chroniquer notre album.
Merci aussi de l'avoir acheté.
Je tiens a préciser que pour ma part (dessin, couleur), c'est un premier album.
Je précise aussi que je ne connaissais pas Ville Ranta avant de lire ce post. Après avoir fait ma petite recherche sur internet, je trouve la comparaison difficile tant notre graphisme est différent.
Pour l'influence Blutchienne, on a tendance à coller ça à tout le monde donc pourquoi pas moi. ^^
Je revendique (graphiquement) beaucoup plus mes influences du côté de Matt Groening, Gus Boffa.
J'ai conscience que c'est un premier album, d'ailleurs on peut voir mon graphisme évoluer de la page 1 à 86 et j'ai encore beaucoup à apprendre.
Pour ta critique sur le scénario, tu as bien résumé la trame de l'histoire qui passe du western classique au début à un contenu barré et ésotérique à la fin. C'est complètement assumé ; nos références tirent du coté des "Mystères de l'ouest" et d'Allan Poe.
Bref faites-vous votre avis sur cet album en le lisant et n'hésitez pas à le partager ici. Nous sommes à l'écoute de votre critique afin d'améliorer notre travail sur nos prochains albums (croise les doigts).
PS : soutenez les jeunes qui débutent. ^^
PS2: j'ai noté ma bd parce que c'était un champ obligatoire ^^
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Gil St André
Un homme dont la femme disparaît. Il part à sa recherche, soutenu par une inspecteur de police plutôt attachante ! Le premier album est un peu moyen, puis à partir du 2 la recherche de Mme Saint André prend de l’ampleur avec un scénario qui ne ralenti pas en rebondissements. J’ai beaucoup aimé la trame de l’histoire avec un dessin magnifique. Le détail est précis. Je trouve néanmoins que l’action se déroule parfois rapidement dans certains albums. La fin du premier cycle est notamment trop rapide à mon goût. Beaucoup de pointes d’humour, ce qui rend la lecture encore plus agréable.
Watchmen
Et si les supers héros existaient ? Et si les supers héros n’étaient que des gens ordinaires ? Et si les super héros n’étaient pas aimés de leurs concitoyens ? Les Watchmen, c’est l’histoire de gens ordinaires qui ont eu une vie passée extraordinaire. Comment en sont-ils arrivés là ? Pourquoi vouloir aider les autres ? Pourquoi vouloir aider l’humanité ? Cette humanité qui en 1984 en pleine Guerre Froide a peur de tout et de rien. Histoire très intéressante et toujours d’actualité ! Au travers de ces gens ordinaires mais masqués, on retrouve l’histoire de nous tous ! Chacun a ses peurs ses angoisses, et on aimerait, tous, faire tellement de chose pour que le monde tourne plus rond ! J’ai beaucoup apprécié les Watchmen, non pas pour la qualité de la mise en couleur (gloubs !) mais pour sa richesse scénaristique.
Freaks Agency
Excellente BD ! Et moi qui me posais encore la question « à quand le tome 3 ? », zut quelle déception de lire que la série a été abandonnée (la fin est disponible sur le site de l’auteur). Les deux premiers tomes sont néanmoins très riches au niveau du dessin et du scénario. Le dessin est particulièrement superbe avec un coté très réaliste. Il y a comme un rendu photo. Le scénario est très bien construit avec un suspens tout au long des albums. On ne devine pas ce qui va se passer à la page suivante et c’est très agréable. Nous allons de surprises en surprises. Je recommande vivement cette BD, pour tous ceux qui aiment le fantastique, car il y a un coté très original dans l’approche des acteurs principaux.
Blueberry
Lire une aventure de Blueberry, c’est la garantie d’une histoire haletante et d’un dépaysement total. Le dessin de Giraud est magnifique, poussiéreux à souhait quand il s’agit de représenter un trou perdu, grandiose comme il se doit quand il s’agit de représenter un canyon désertique au crépuscule. Par contre soyez prévenu, le dessin des tout premiers tomes a un peu vieilli. Niveau histoires, on est gâté ! Elles sont très variées, et s’inspirent de faits historiques de la conquête de l‘Ouest. Elles sont bourrées d’action, de rebondissements, de retournements de situation et autres trahisons, bref, on est tenu en haleine de la 1ere à la dernière page. Par contre, comme pour le dessin, les tout premiers tomes ont un peu vieilli. Commencez donc par le diptyque de la mine de l’allemand perdu, ou le cycle du « Cheval de fer », qui raconte en 5 tomes l’avancée difficile du chemin du fer en territoire indien. Passionnant ! Allez en conclusion, si vous voulez un bon vieux western pas original pour un sous (un vrai western quoi !), mais scotchant à souhait, achetez quelques cycles de Blueberry !
De mal en pis
Le moins qu’on puisse dire, c’est que « De mal en pis » n’innove pas au niveau contenu. Les sujets abordés vont des problèmes de couple aux disputes entre colocataires, en passant par les soucis au boulot. Bref, du quotidien pur et dur ! Alors vous voila prévenus, si le quotidien vous gonfle, et que vous êtes à la recherche de quelque chose d’un peu plus profond, évitez de vous infliger les 600 pages de cet album. Par contre si c’est votre tasse de thé, vous allez vous régaler ! Suivre la vie des différents protagonistes est un vrai plaisir, et les passages touchants succèdent à de nombreux passages très drôles. Comme vous le dites plus bas, la recette rappelle un peu la série télévisée « Friends », que j’aime aussi beaucoup. En conclusion, si vous êtes à la recherche d’une histoire de quotidien facile à lire et drôle, lisez « De mal en pis », vous ne serez pas déçu. C’est un peu cher par rapport à une BD « normale », mais je vous rappelle qu’elle fait quand même plus de 600 pages, ce qui représente des heures de lecture.
Légende
Voilà une BD éminemment efficace. Nous avons là un récit médiéval fantastique, une histoire d'aventure presque cliché. C'est l'histoire d'un usurpateur qui s'empare d'un duché sur les conseils de son âme damné de conseiller, qui fait massacrer le duc et la duchesse et tente d'éliminer leur fils. Ce dernier, encore bébé, sera sauvé puis élevé par un meneur de loups, puis des bandits de grand chemin et un vieux maître d'armes oriental, tandis que se battit autour de lui la légende de son retour en tant que sauveur pour ramener la justice dans le duché dont il est l'héritier. Présenté ainsi, cette intrigue n'aurait rien pour m'intéresser. Mais il est mis en BD de belle manière et m'a captivé tout au long de la lecture des 3 tomes actuellement parus. Le dessin est superbement maîtrisé. Un peu trop réaliste et classique à mon goût, il n'en demeure pas moins d'une grande efficacité et il est excellent en tous points : décors, personnages, scènes d'action, tout y est du velours pour l'oeil. La narration est prenante et fluide. Malgré l'aspect cliché de la trame du scénario, on ne sait jamais ce qu'il va se passer. Des sous-intrigues apportent de l'intérêt à la lecture. De petites touches de fantastique viennent ajouter du piment. Il y a dans cette série tous les ingrédients pour faire une grande BD. Seul la lenteur de la mise en place freine mon ardeur : cela fait trois tomes que l'on voit le jeune garçon grandir, toujours en cours d'apprentissage, cela fait trois tomes que l'on voit le méchant parler avec mystère de son Grand Dessein sans savoir quel est son but, cela fait trois tomes que l'on attend de voir l'héritier revenir réclamer son trône... et cela n'avance pas, préférant se focaliser sur l'initiation du jeune homme. J'aimerais bien qu'à partir du tome 4, les choses bougent un peu plus au niveau de l'intrigue principale.
Hemingway - Mort d'un léopard
Je suis à la fois subjugué par la maîtrise narrative de Jean Dufaux que par le dessin au trait sublime, sensible et souple de Marc Malès. Pourtant, cette bd méconnue est déjà fort ancienne puisqu'elle date de 1992. Dufaux nous dévoile avec subtilité l'intimité créatrice de ces géants du romanesque et du plus célèbre écrivain américain à savoir Hémingway. L'action se passe dans un premier temps en 1959 à Cuba où le grand homme avait élu domicile dans une grande résidence qu'il quitta après l'arrivée de Castro au pouvoir. Puis, on fait un plongeon dans le passé dans les années 30 où il participa à un safari très spécial aux abords du Kilimandjaro. Or, ce passé peut se révéler dangereux pour peu que la vengeance se mêle... C'est peut-être une version romancée de la vie du célèbre écrivain mais il n'en demeure pas moins que c'est très efficace. J'ai été bluffé par tant de virtuosité à une époque de balbutiement de la bd. C'est tout à fait remarquable car bien construit et bien dessiné. On ne pouvait dès lors que penser que ces auteurs avaient un remarquable talent qui allait croître...
Isaac le pirate
A mon avis, « Isaac le pirate » a incontestablement relancé le genre aventure dans le neuvième art (n’ayons pas peur des mots !) à une période où les scénarii et le graphisme pour ce genre bd semblaient un peu trop classiques à mon goût. L’histoire ? Bin, c’est le récit d’un jeune peintre sans le sou qui en voulant réaliser un de ces plus grands rêves s’embarque sur un navire… cela se passe au XVIIIème siècle et Isaac va sans le savoir quitter l’Europe pour un très très très long voyage… Cinq albums sont sortis à ce jour et je dois reconnaître que je n’ai pas aimé les deux derniers tomes car l’histoire va abandonner la mer pour des péripéties qui verront Isaac chercher à séduire des femmes… (je ne trouve pas ça très original ni très enrichissant à lire…) Mon ressentiment général sur « Isaac le pirate » sera donc plus lié aux trois premiers tomes que j’ai trouvés excellents ! Tout ce que j’apprécie dans le genre aventure sont intégrés dans cette trilogie : des retournements de situation inattendus mais réalistes, des images grandioses, du souffle épique, des amours perdus et qui se retrouvent, des amitiés qui se naissent, des trahissons parfois… et j’en passe ! Bref, je vous conseille fortement de lire ces trois albums d’autant plus que la narration m’est apparu irréprochable et que la lecture est très accrocheuse. Mais attention, ne vous fiez pas au titre car cette bd n’est pas un vrai récit de pirates ! Quant au graphisme, après un temps d’adaptation (car le dessin de Blain est assez original pour ce type de bd, surtout à l’époque), il s’avère excellent car il reproduit parfaitement l’ambiance des casernes, du froid des mers inhospitalières et de la chaleur des îles tropicaux… En tout cas, le coup de crayon faussement brouillon de Christophe Blain sert, à mon avis, efficacement son scénario. Au fait, je voudrais rendre hommage à l’auteur d’avoir réalisé avec « Les glaces » (deuxième tome) une des plus belles couvertures de la bd à ma connaissance ! Pour les amateurs de noir et blanc (et de crayonnés), une superbe intégrale du premier cycle d’ « Isaac le pirate » a été publié en 2003 par les éditions Dargaud, si vous le trouvez, n’hésitez pas à l’acquérir ! (édition limitée à seulement 3000 exemplaires). Finalement, si vous aimez le genre « aventure », je vous conseille fortement de lire les trois premiers albums d’ « Isaac le pirate » qui me sont apparus très plaisants. Quant aux deux derniers albums de la série, je les ai trouvés nettement moins intéressants car le scénario se rapproche de plus en plus du récit sentimental et s’éloigne du monde marin. Au niveau du dessin, le trait de Christophe Blain est à mon avis magnifique ! Pour tous les fans de récits d’aventure, rien que pour les trois premiers tomes, « Isaac le pirate » est une bd à lire absolument !
La Bête
Mais que cet auteur est génial ! Il entre incontestablement dans les meilleurs car il a tout compris. :: Il sait écrire une histoire captivante. Il sait nous mener sur des fausses pistes. Il sait créer une atmosphère et un climat angoissant au sein de ce village entouré de la forêt. Il sait nous surprendre par un final digne de ce nom. Et cerise sur le gâteau, il sait bien dessiner ! C'est vrai que l'histoire au final peut paraître du déjà vu mais c'est la manière dont il s'y prend qui attire toute notre attention. Et puis, je dirais que nous avons enfin des personnages humains avec leurs défauts et leurs qualités. Ici, le "héros" est un inspecteur de la cinquantaine et non un frimpant jeune blondinet. L'auteur égratigne toujours le système comme il a l'habitude de le faire et ses réflexions sont totalement véridiques. Oui, il a tout compris. Je ne peux qu'applaudir et conseiller véritablement cette lecture. A noter que ce titre fait partie d'une Intégrale Chabouté que vous pouvez acquérir dans un format plus petit mais beaucoup plus économique. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
La Poire en deux
Tout d'abord, merci d'avoir pris le temps de chroniquer notre album. Merci aussi de l'avoir acheté. Je tiens a préciser que pour ma part (dessin, couleur), c'est un premier album. Je précise aussi que je ne connaissais pas Ville Ranta avant de lire ce post. Après avoir fait ma petite recherche sur internet, je trouve la comparaison difficile tant notre graphisme est différent. Pour l'influence Blutchienne, on a tendance à coller ça à tout le monde donc pourquoi pas moi. ^^ Je revendique (graphiquement) beaucoup plus mes influences du côté de Matt Groening, Gus Boffa. J'ai conscience que c'est un premier album, d'ailleurs on peut voir mon graphisme évoluer de la page 1 à 86 et j'ai encore beaucoup à apprendre. Pour ta critique sur le scénario, tu as bien résumé la trame de l'histoire qui passe du western classique au début à un contenu barré et ésotérique à la fin. C'est complètement assumé ; nos références tirent du coté des "Mystères de l'ouest" et d'Allan Poe. Bref faites-vous votre avis sur cet album en le lisant et n'hésitez pas à le partager ici. Nous sommes à l'écoute de votre critique afin d'améliorer notre travail sur nos prochains albums (croise les doigts). PS : soutenez les jeunes qui débutent. ^^ PS2: j'ai noté ma bd parce que c'était un champ obligatoire ^^