Les derniers avis (31903 avis)

Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Aventurier
L'Aventurier

Treize étrange bande dessinée. - Que signifie tout ceci ? Est-il possible que quelqu'un puisse prédire l'heure de la mort ? - En effet, c'est possible. Et si vous êtes patient, vous le verrez de vos propres yeux. Si tu connaissais le jour de ta mort, cela influencerait-il le reste de ta vie ? C'est ce qui va arriver à Anselmo, un jeune homme qui a fuit son château pour échapper à l'épidémie de peste. Sur son chemin il va rencontrer une très jolie jeune femme, Lucrézia, le coup de foudre est réciproque. Son père Géronte va tout faire pour les séparer, un homme qui a le pouvoir de prédire le jour de ta mort, ce qu'il va annoncer à Anselmo, il ne lui reste qu'un an à vivre. Et cette annonce va bouleverser sa vie, le tourmenter. La mort sera le funeste compagnon d'Anselmo. La peste fera des ravages, la guerre apportera son lot de cadavres et le bourreau exécutera les condamnés. Un récit captivant, triste, cruel, onirique, pas totalement innovant, mais c'est écrit avec talent et raconté avec justesse. Tous les personnages sont formidablement campés, d'Anselmo aux seconds rôles en passant par la surprenante Lucrézia. L'aventure est bien présente avec son lot de surprises, l'amour aussi, mais le conte n'est pas loin et réflexions, il y aura. Une BD qui soulève de nombreuses questions, à toi d'y apporter des/tes réponses. Une adaptation réussie du texte inachevé d'Arthur Schnitzler. Maintenant, parlons du visuel et d'Andrea Settimo. Je découvre ce dessinateur et c'est une merveilleuse surprise. Il retranscrit à la perfection cette Italie de 1520, les décors sont soignés et très réalistes. Toutes, j'ai bien dit toutes, les planches sont superbes. Un trait légèrement charbonneux où les nombreuses hachures apportent une texture au dessin. Une mise en page cinématographique avec de nombreuses planches sans texte, elles en disent bien plus que des mots. De superbes couleurs, tantôt vives et colorées, tantôt ternes et sombres, elles suivent les ambiances du récit. Une mention toute particulière pour ce magnifique vert caca d'oie qui envahit toute la page lorsque la peste apparaît (les dernières pages sont à tomber à la renverse). Très, très beau. Un artiste à suivre ! Un merveilleux moment de lecture. Gros coup de cœur. "Pour assurer la sécurité du plus grand nombre, la souffrance de quelques-uns est un petit prix à payer". "Si tu veux rejeter la faute sur quelque chose, fais-le sur les mots. Les mots ont le pouvoir de changer le destin d'un homme".

11/09/2024 (modifier)
Par Zablard
Note: 4/5
Couverture de la série Empires
Empires

Vraiment très sympathique ce premier album de la série, Scénario qui met en haleine tout au long de l'album, les dessins sont vraiment très beau, semblable à ce que Jarry et ses acolytes nous ont habitué dans Elfes, et l'ensemble se lit très facilement. De plus, l'album est beau et sympathique à manipuler. Belle réussite des éditions oxymore ! Note réelle 4,5

11/09/2024 (modifier)
Par Zablard
Note: 4/5
Couverture de la série Vesper
Vesper

Bonne série qui se termine sur le tome 4, je ne crois pas qu'il y en aura d'autres, en tout cas il me semble que Jeremy a dit que c'était le dernier. Graphiquement très beau, un univers qui a le mérite d'être vaste et coloré, atypique. Le scénario est bien ficelé, même si la fin semble un peu précipitée. Peut être dû au fait que c'était initialement prévu en 6 tomes. Mais sinon l'ensemble est beau et très agréable à lire, et il vaut mieux, à la limite, une série qui est finie trop vite, qu'une série qui tire en longueur et qui finit par devenir lassante.

11/09/2024 (modifier)
Par Charly37
Note: 4/5
Couverture de la série Ilenter
Ilenter

Pas d’accord avec Spooky Je trouve le dessin de Moon li plus abouti que dans Zoya (d’ailleurs à quand la suite ?) et les couleurs très agréables ! Certes, l’histoire est simple et se lit assez vite (ce qui est idéal aussi pour cex qui lisent moins) mais justement la douceur dans cette narration fait du bien. Parfait pour tous les âges !!!

11/09/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Sledgehammer 44
Sledgehammer 44

Un nouveau venu dans l'univers d'Hellboy, fortement ancré dans la continuité, tout en restant accessible aux nouveaux lecteurs - Il s'agit du début d'une nouvelle série connectée au Mignolaverse (les séries Hellboy et BPRD). Ce tome peut-être lu indépendamment de ces 2 séries, tout en restant compréhensible. Il contient les 2 premières miniséries, soit 5 épisodes, initialement parus en 2013, écrits par Mike Mignola & John Arcudi, avec une mise en couleurs de Dave Stewart. - - Sledgehammer 44 (2 épisodes, dessinés et encrés par Jason Latour) - En 1944, dans une petite ville (fictive) de France (D'Ébène Chiot), une petite unité de 5 soldats doit servir de soutien à une autre unité qu'elle attend. L'unité en question est lâchée du ciel sur la ville. Elle a pour nom de code Sledgehammer : il s'agit d'une sorte de gros robot humanoïde à trois yeux, qui doit combattre un gros robot nazi. Dans la postface (1 page), John Arcudi explique que ce projet a été conçu à la demande de John Severin. Ce dernier avait illustré la deuxième aventure de Sir Edward Grey (Lost and gone forever) à l'âge de 88 ans. Il souhaitait ensuite dessiner une histoire se déroulant pendant la seconde guerre mondiale ; malheureusement il est décédé après avoir réalisé seulement quelques planches (dont 2 incluses en fin d'ouvrage). John Arcudi et Mike Mignola ont donc développé un nouveau personnage pour cette époque, s'intégrant dans le Mignolaverse, c'est-à-dire l'univers partagé d'Hellboy et du BPRD. Les lecteurs les plus attentifs identifieront la fourche d'Anum et la combinaison d'énergie Vril (voir Iron Prometheus). Les très, très, très attentifs se souviendront d'une case dans The dead (le tome 3 de la série BPRD) où l'on pouvait apercevoir l'armure de Sledgehammer. Dans cette première histoire, il s'agit d'introduire le personnage en bonne et due forme, et de montrer ses capacités face à un gros robot nazi surarmé, et d'expliquer son lien avec le soldat américain Patrick Redding. L'histoire est rapide. Mignola et Arcudi réussissent à faire exister plusieurs personnages, à donner une identité distincte à 3 soldats, en ce nombre de pages limité. L'intrigue n'est pas très originale, mais elle remplit bien sa fonction de servir de support à l'introduction de Sledgehammer, permettant d'intégrer quelques notions sur sa source de pouvoir, son lien avec l'ange Anum, et la conscience humaine qui guide cet engin de destruction. Ils trouvent même le moyen d'inclure une dimension tragique au personnage. Jason Latour détoure les formes avec un trait fin uniforme, un peu tremblé. le niveau descriptif de ses dessins est satisfaisant, en particulier l'authenticité des uniformes américains. Il a choisi une approche un peu caricaturale pour la représentation des visages. L'effet comique est assez discret pour ne pas neutraliser ni la dimension tragique du récit, ni la tension narrative des affrontements. Ces deux premiers épisodes constituent un bon prologue, introduisant un nouveau personnage qui trouve naturellement son origine dans la riche mythologie du Mignolaverse. - - Lightning war (3 épisodes, dessinés et encrés par Laurence Campbell) - Quelques mois plus tard, les nazis s'emparent d'un prototype d'avion, capturant aussi le pilote Danny Ellroy. Le docteur Helena Gallaragas réussit à faire sortir Sledghammer de sa léthargie et à le convaincre d'effectuer une mission de sauvetage pour délivrer Ellroy et récupérer le prototype. À chaque nouvelle histoire, c'est un grand plaisir de constater le niveau d'aisance que John Arcudi et Mike Mignola ont atteint dans leur narration. Ici il suffit de quelques scènes pour rendre le récit personnel et impliquer émotionnellement le lecteur. Il y a donc la situation extraordinaire de Patrick Redding. Lorsqu'Helena Gallaragas (la fille du professeur Kiryakos Gallaragas, l'inventeur de la combinaison énergie Vril) expose sa motivation à Sledgehammer, en trois pages, ils ont fait passer sa personnalité, ils ont créé un personnage de femme forte et crédible, et ils ont acquis l'empathie du lecteur pour le reste du récit. Ces trois épisodes s'avèrent bien dense, faisant le lien avec une partie de la mythologie du BPRD : une incarnation de Black Flame (Raimund Diestel), la présence de Trevor Bruttenholm, la fourche d'Anum et l'évocation de Lobster Johnston. Les auteurs insèrent une référence à Épiméthée (l'un des Titans). L'intrigue recèle plusieurs surprises complexifiant la mission de sauvetage. Il est possible de regretter des combats trop basiques, Mignola & Arcudi jouant sur l'imprécision du niveau de pouvoir de Sledgehammer pour le sortir du pétrin comme bon les arrange. D'un côté les dessins de Laurence Campbell sont plus épurés que ceux de Latour : moins de détails, beaucoup moins d'arrières plans. de l'autre côté, Campbell peaufine son encrage et ses ombres portées pour tirer ses dessins vers l'expressionisme et installer une atmosphère pétrie d'une sourde fatalité, beaucoup plus prenante que la vision plus factuelle de Latour. Campbell bénéficie de toute l'intelligence de la mise en couleurs de Dave Stewart qui palie l'absence de décors par des camaïeux assurant la continuité de l'atmosphère d'une scène d'une case à l'autre tout en renforçant les textures, et en conférant de la substance à des cieux désespérément vides sinon. Grâce à Stewart, les pages contiennent assez d'informations visuelles pour ne pas sembler trop éthérées. Cette deuxième histoire développe la situation du personnage principal, au cours d'une aventure rapide, disposant de personnages assez étoffé, de scènes d'action spectaculaire et d'enjeux dépassant le simple affrontement générique contre les nazis.

10/09/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Pretty Deadly
Pretty Deadly

Un western onirique et gothique, aux visions troublantes - Il s'agit du premier tome d'une série indépendante de tout autre. Il contient les épisodes 1 à 5 de la série, initialement parus en 2013/2014, écrits par Kelly Sue DeConnick dessinés et encrés par Emma Rios, mis en couleurs par Jordie Bellaire. Un papillon volette juste au dessus des herbes d'une praire en s'adressant à un lapin, lui demandant s'il se souvient de leur première rencontre. Les images de la séquence montrent que le lapin a été tué d'une balle dans la tête par une petite fille à ce moment là. le papillon demande au lapin de lui raconter l'histoire, mais pas depuis le début. La seconde séquence se déroule Far West, dans un patelin aux rues en terre, alors qu'un aveugle (Fox) et une jeune fille (Sissy) donne un spectacle à la populace. Sissy déroule une toile comportant une douzaine de cases qui servent de support visuel à son récit. Elle narre un conte dans lequel un mari enferme sa femme dans une tour. Elle réussit à convoquer la mort qui l'enferme à son tour et elle accouche d'une enfant Deathface Ginny. Sissy et Fox font la quête et continuent leur chemin à travers le désert. Quelque temps plus tard, Alice arrive dans la même ville, va trouver le shérif Johnny Coyote au bordel, le blesse à la jambe et lui reproche d'avoir confié un sceau à Sissy. Le récit commence comme un conte pour enfant (le temps d'une page), puis il débouche sur une vision horrifique. Il repart ensuite sur un western, pour à nouveau virer dans le conte de nature surnaturelle et horrifique. le lecteur a intérêt a bien s'accrocher, tout en se laissant porter par les tours et les détours de la narration. L'aspect western repose sur quelques conventions bien établies du genre : pistolero, ville sommaire avec sa grand rue, grands espaces, longues chevauchées. Toutefois le scénario incorpore ces conventions en les amalgamant intégralement dans le reste de la narration, au point qu'elles perdent leur fadeur, en s'imprégnant des autres saveurs. C'est également vrai sur le plan visuel, Emma Rios ne reproduit pas des stéréotypes, elle utilise une esthétique à l'apparence spontanée, sans être esquissée, avec des tenues vestimentaires à la fois crédibles et variées. Une simple chevauchée (un cavalier approchant du lecteur dans quatre cases de la largeur de la page) n'a rien de banal. La silhouette est en partie mangée par la poussière soulevée par le vent. Il subsiste assez de détails pour la rendre unique. le lecteur peut suivre la trajectoire légèrement arquée du cavalier et de sa monture. Il scrute le dessin, distinguant de nouveaux détails à chaque case. Emma Rios se révèle également très habile à rendre compte des espaces avec des horizons plus ou moins proches. De la même manière, le trait un peu esquissé (parfois un peu confus) d'Emma Rios confère une étrangeté inconfortable aux éléments inattendus. Il peut s'agir de la moitié de la boîte crânienne du lapin, emportée par une balle, ou de la tête de corbeau (ou de vautour) qui sert de couvre-chef à Sissy. le trait un lâche des dessins, parfois un peu imprécis, oblige le lecteur à se concentrer (2 ou 3 cases difficiles à saisir du premier coup d'œil), mais il laisse également une part d'inconnu dans ce qui est représenté, ce qui en augmente l'étrangeté ou l'horreur (par exemple la personnification de la mort). DeConnick n'intègre pas énormément de scènes chocs dans sa narration (une automutilation, quelques blessures par balle, un duel à l'épée) ; il s'agit d'un niveau de violence très basique pour un comics américain. C'est bien le soin apporté aux costumes, aux environnements qui confère de la substance à ces actes, ainsi qu'une légère dimension onirique, teinté de gothique. Il faut un peu de temps pour s'adapter à cette esthétique plutôt européenne, un peu esquissée, avec ces motifs de nuées, et de volutes de papillons ou de pétales. Emma Rios expose au lecteur un environnement qui oscille entre réalisme et onirisme, sans frontière marquée, les glissements s'opérant naturellement, au gré des oscillations de la narration. Il y a une complémentarité naturelle et sophistiquée entre dessins et histoire. Rios et DeConnick avaient déjà collaboré ensemble pour Osborn: Evil Incarcerated. De la même manière que le lecteur est invité à se laisser porter par des images qui défient ses attentes, il doit aussi accepter de renoncer à ses idées préconçues sur le schéma narratif. DeConnick ne met pas en avant un fil narratif principal. Il n'y a pas d'exposé ou de dialogue explicatif pour présenter chaque personnage. de nouveaux personnages surgissent sans avoir été présentés. Ils accomplissent des actions sans explication de leur motivation, sans que le lecteur ne puisse appréhender les conséquences de ces actes. DeConnick n'a pas placé un personnage qui vient d'arriver, et qui pose des questions pour comprendre, dont les réponses constitueraient un exposé pratique pour le lecteur. Ce dernier est le témoin de scènes dont le sens n'apparaît qu'au détour d'une autre, séparée de la première par plusieurs séquences. Ce mode de narration (un peu dangereux car parfois sibyllin) a un effet déstabilisant parce qu'il ne met pas en évidence les liens de cause à effet. Il a aussi pour conséquence de nourrir cette sensation de rêve éveillé. À l'issue de ces 5 épisodes, le lecteur aura plongé dans un monde aussi envoûtant que personnel, dans une histoire de vengeance cruelle. Il aura obtenu une partie des réponses, mais pas toutes. Il aura souffert d'une violence cruelle et il aura souffert avec les personnages qui se débattent pris dans la nasse confectionnée par les actions de leurs parents. Son cartésianisme aura été soumis à rude épreuve, ce qui aura pu engendrer un sentiment diffus de frustration de ci de là.

10/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Lincoln
Lincoln

Une série qui ne démérite pas son petit succès. Découverte à son origine, je la suis avec intérêt et plaisir à chaque nouveauté. Nous y suivrons Lincoln, un cowboy un rien bourru, à qui Dieu a conféré l’immortalité (une sorte d’expérience divine). Voilà pour la base. On pourrait croire que ça va vite tourné en rond, et honnêtement c’est à demi vrai. Mais la série regorge de chouettes idées et de suffisamment d’arguments pour me faire chavirer. Je vais essayer de mette le doigt sur tout ça. Ce que j’aime déjà, même si c’est très anecdotique et personnel, c’est que c’est une BD « familial » dans tous les sens du terme. Elle plaira à un large public mais j’aime bien l’idée que pour les auteurs, c’est aussi une aventure en famille. Un autre point que j’admire, c’est que la réalisation ne cesse de se bonifier. Avec le temps, les auteurs ont bien pris de la bouteille et ça se ressent. Même si ça n’a jamais été médiocre (toujours fluide, lisible et divertissant), les progrès sont flagrants. Le trait s’affine et on gagne vraiment en construction niveau scénario. En fait, et alors qu’ils sont bardés de récompenses ou prix, je trouve que les 2 premiers tomes sont les plus faibles. Les suivants n’ont fait qu’accentuer mon ressenti positif, ils sont tous remplis de moments d’anthologie. Notre petit trio (ah oui je l’avais pas précisé, mais qui dit dieu dit diable) m’est devenu plus qu’attachant sur la durée. Et enfin ce que je trouve excellent, c’est que si le scénariste nous sert un peu le même schéma à chaque fois, les environnements sont différents et se renouvellent. Notre héros étant immortel, il traverse les époques et les thématiques. Franchement rien d’hyper sorcier mais du bien bel ouvrage. Lincoln c’est cool.

10/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Chevrotine
Chevrotine

Voilà un album inclassable, et franchement surprenant ! C’est en tout cas une lecture que j’ai appréciée. Il y a un arrière-plan de conte, mais alors totalement dévié, perverti, qui donne un résultat souvent jouissif. En effet, Chevrotine, avec ses mioches et son clébard qui parle, a des airs de Blanche Neige avec ses sept nains. Mais rapidement les repères des contes de fées traditionnels volent en éclat, et on est embarqué dans une histoire dominée par du loufoque – dans les grandes lignes et dans les détails, un peu d’absurde, d’humour noir. Pas mal de références prises un peu partout aussi, coincées dans certains dialogues, certaines images. De la SF, du fantastique, un peu de n’importe quoi, tout est bon pour surprendre le lecteur, sans pour autant sacrifier à l’intrigue – il y en a une ! Certes, il y a quelques longueurs, mais les apparitions saugrenues de personnages improbables (oiseau préhistorique domestiqué, facteur à moto volante, type à tête de crocodile, cosmonaute à la chevelure ridicule, etc.) et les rebondissements de l’histoire, permettent d’être captivé jusqu’au bout. Une histoire qui va en rebuter certains, mais on a là quelque chose d’original et de vraiment chouette.

10/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Furieuse
Furieuse

Depuis le très bon De rien, j’étais plus ou moins resté sur ma faim en lisant des productions de Geoffroy Monde. Je le retrouve ici avec grand plaisir, dans un genre totalement différent. L’histoire s’adresse à un très large public. Les plus jeunes y trouveront leur compte au niveau du récit et du dessin. Mais l’adulte que je suis y a aussi trouvé du plaisir. Le récit est très rythmé, et je trouve qu’il n’y a pas trop de longueurs, on ne s’ennuie pas. Monde utilise quelques trames classiques. Le mythe arthurien (mais uniquement comme décor presque abstrait), ou la princesse refusant le mari désigné par son père et fuyant). A partir de là, il a réussi à bâtir un scénario qui s’écarte des sentiers battus, tout en restant finalement assez classique. Le dessin de Burniat est, comme à son habitude, moderne et fluide. Et très coloré ! C’est je crois la première fois que je ne le vois qu’au dessin, mais il a su bien accompagner le scénario de Monde. Une lecture très sympathique. Note réelle 3,5/5.

10/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Vertige - 10 ans d'enquêtes sur la crise écologique et climatique
Vertige - 10 ans d'enquêtes sur la crise écologique et climatique

Un genre de travail que l’on pourrait qualifier « d’hélas nécessaire », tant le silence assourdissant qui accompagne les rapports du GIEC ou d’autres lanceurs d’alerte nous rapproche du vide. On peut en effet avoir le vertige en regardant le vide, ou en levant la tête vers ce qui nous reste à faire pour éviter la chute. Mais le propre de ce genre de travail documentaire – très documenté pour le coup – est justement d’ouvrir yeux et consciences, d’éclairer les « citoyens », à rebours du travail d’enfumage effectué depuis longtemps par les multinationales surtout, mais aussi les grands États et quelques communicants et « spécialistes » qui peuplent les plateaux télé pour instiller le doute, nier, menacer… Cet album est une sorte de compilation de diverses enquêtes parues dans La Revue Dessinée. C’est hétéroclite mais suffisamment lié par une même volonté de dénoncer inactions et menaces pour justifier leur réunion dans un même album. J’avais déjà lu l’album (dont un extrait est repris ici) sur les algues vertes. Comme cette enquête, plusieurs sujets sont vraiment très fouillés, même s’il n’y a ici qu’un « digest » d’un travail plus conséquent. D’autres sont de « simples » alertes bien documentées, mais peut-être moins poussées scientifiquement. Tous les sujets sont en tout cas intéressants, soulèvent de vraies et importantes questions, et l’album est à faire circuler. Il est aussi une porte d’entrée vers des recherches et documentations sur les sujets abordés, et il pousse à rester vigilant face à la communication politique et surtout des multinationales (mais les deux ont tendance à se confondre, tant ces dernières phagocytent les instances internationales et influencent les traités). Un beau travail d’information, à lire – même si hélas les scandales continuent à s’accumuler.

10/09/2024 (modifier)