Je n'ai pas encore lu le dernier tome qui vient tout juste de sortir, mais pour les autres, Sillages est une excellente série.
Graphiquement, j'aime beaucoup ce dessin qui hésite entre le réalisme et la caricature. Il est clair, net et les personnages sont aisément identifiables, ce qui rend fluide la lecture de toute nouvelle aventure de la petite Navis qui est bien campée, sexy sans être vulgos, insouciante mais de plus en plus complexe au fil de ses pérégrinations. Les peuplades sont bien trouvées, les mondes crédibles et bien rendus, c'est du dessin comme je l'aime.
Les histoires sont plutôt bonnes, certains scénarii un peu en retrait mais c'est tout à fait logique. La découverte graduelle en fil rouge des arcanes politiques de Sillage sont excellents et pour rebondir sur un avis qui laisse à penser qu'il s'agit d'une BD pour ado, je suis assez content de constater que cette série a plusieurs pistes de lecture et elle me fait penser aux meilleurs Pixar (WallE pour n'en citer qu'un) que l'on peut découvrir avec des yeux d'enfant ou avec la critique "adulte" de nos sociétés.
Les personnages, on l'a dit plus haut sont de prime abord assez simpliste mais ils se renforcent de tome en tome et, espérant que nous aurons une chute avant le 75e épisode, j'attends la suite avec impatience.
Edit après lecture du dernier tome, il jette de nouvelles perspectives sur l'avenir de Navis au sein de Sillage, marque une fin de cycle liée à l'attentat et au complot politique, il resserre l'équipe initiale et introduit de nouveaux personnages, bons ou mauvais, nous sommes repartis pour un cycle de nouvelles aventures, que je suis toujours avec autant de plaisir.
Après la lecture des 5 tomes.
D'abord plantons le décor.
2465 ; pour survivre l'humanité a dû s'éxiler au confin de la galaxie, une première vague de colons a réussi à s'installer sur Acriboréa et commence a exploiter les ressources des planètes alentours au dépend des populations autochtones extra-terrestres.
Maintenant les humains attendent l'arrivée de quelques douze millions de colons mais les populations indigènes qui craignent pour leurs propres survie, suite au dérèglement démographique qu'engendrerait cette arrivée massive de terriens, forment une alliance et préparent dans l'ombre un plan machiavélique possédant deux objectifs : faire échouer cette invasion programmée de leur monde ainsi que la destruction totale de l'espèce humaine.
Deux personnages vont tenter par tous les moyens de faire échouer les profets de cette cohalition ; un colonel sur-entrainé à l'organisme génétiquement modifié et un civil qui va développer un puissant pouvoir psychique pour le moins surprenant.
Voilà un des meilleurs scénario de science-fiction que j'ai lu ; avec beaucoup d'action tout au long d'une histoire originale, dense, assez complexe, bien écrite, sans temps morts, palpitante, angoissante, et trés prenante car on a vraiment l'impression d'assister à l'extinction de la race humaine comme une sorte de descente aux enfers avec un sentiment d'amer impuissance.
L'humanité vit elle ses dernières heures ? Nos héros parviendront ils à la sauver ? Ces deux questions ne tarderont pas à faire naitre un stress permanent qui commencera dès le déclenchement des hostilités dans le tome 2 et ira crescendo pour atteindre son paroxisme lors d'un dernier album cataclismique.
Ainsi aprés avoir fini cette série vous serez gonflé à bloc, fin pret à pulvériser le moindre extra-terrestre que vous coiserez dans la rue ou dans un jeu vidéo.
Vraiment un must en la matière que je recommande à tous excepté peut être aux plus jeunes (moins de 12 ans) à cause d'un scénario un brin complexe ainsi que de nombreuses scènes de violence (et oui c'est la guerre).
Toutefois je déplore un petit bémol, malgrés le fait que les dessins soient trés bien faits les personnages ont un peu tendance à tous se ressembler ce qui rajoute à la confusion surtout lors d'un premier album qui sert uniquement a poser les bases de la série.
Un mélange assez atypique :
- fantastique : un flic hanté par sa femme qui se réincarne dans le corps d'une personne pendant une journée, chaque lendemain Halloween.
- policier : notre héros doit résoudre une affaire différente par tome mais surtout la plus importante à ses yeux : le meurtre de sa femme (sorte de fil rouge de ces 7 albums)
- érotique : de nombreuses représentations de femmes du style pin up des années 50 et quelques scènes de sexe néanmoins assez softs.
Une bonne série policière aux dessins vraiment superbes en parfaite adéquation avec la période historique dépeinte et des histoires aux scénarios très prenants, bien menés jusqu'à la fin ;
dommage que l'ultime révélation dans le dernier tome soit décevante.
Il faut dire que 18 tomes, ça peut refroidir. J'ai quand même franchit le pas et je n'ai pas regretté. Cette série peut être considérée comme culte, c'est justifié, elle est incontournable.
Le scénario est assez impressionnant par sa complexité. Il faut s'attendre à y voir débarquer de nombreux personnages secondaires (qui auront de l'importance, ou non) et l'enquête est très poussée. Ca a dû être une sacré prise de tête pour écrire cette histoire mais le résultat est là. Aucun temps mort dans cette série qui nous intrigue dès le premier tome et qui réussi à maintenir le suspens jusqu'aux derniers tomes. Je ne mettrai pas la cinquième étoile à cause de la fin qui m'a un peu déçue, c'est dommage car sur la longueur, je m'attendais à mieux mais bon... certains y trouveront certainement leur compte.
Les dessins sont très fins et les personnages sont bien dessinés (proportions, évolutions au court du temps...). Bref rien à redire de ce côté là, j'ai beaucoup apprécié.
Personnellement j'ai opté pour la version en petit format, d'une part économiquement on y gagne par rapport à la version Deluxe, et d'autre part le format est plus agréable à manipuler et prendra moins de place au rangement.
Une série qui restera pour moi un véritable coup de coeur.
Tient, je l'avais pas avisée celle là.
C'est de la belle ouvrage madame que cette série.
C'est beau, bien dessiné, dans un style classique mais classieux, les personnages et décors sont de bonne facture et la colorisation est elle aussi à l'avenant.
Le cadre historique, très à la mode, est excellent et l'empire romain est un excellent révélateur des imperfections de nos systèmes actuels. Il est également source de mille possibilités de rebondissements politiques tout en restant fidèle à l'Histoire.
Enfin, les personnages sont le gros point fort de cette série, complexes, bien campés, réalistes et suffisamment étoffés.
Vraiment une super série.
… A la folie est un magnifique album sur un sujet peu évident à traiter : la violence conjugale.
Les auteurs ont réussi à montrer les mécanismes de la mise en place de la violence chez un couple apparemment sans problème.
De façon progressive et insidieuse, l’inacceptable s’installe et se banalise. C’est là que la BD est incroyablement juste. Et sans manichéisme.
Certes il y a une victime et un bourreau mais chacun d’eux (à des degrés divers bien sûr) porte la responsabilité de la situation car l'amour fausse les jugements.
C'est fin, intelligent et remarquablement illustré.
A lire absolument !
Classique. Extrêmement classique, mais terriblement efficace !
En cinq tomes, Swolfs distille tous les poncifs du genre pour nous offrir un récit médiéval qui, s’il n’a pas grand-chose d’historique, trouve toutefois écho dans notre mémoire collective. Oui, vous aurez droit au coup de la chute d’eau, à celui d’un art de combat venu du lointain Est, au fourbe conseiller du roi, au noble orphelin, au meneur des loups, au moine narrateur… Oui, vous aurez droit à tous ces poncifs, et à bien d’autres encore. Mais Swolfs maitrise tellement bien ceux-ci que le résultat est très bon, voire excellent.
Et je dois bien avouer que j’ai relu l’ensemble de la série avec célérité et plaisir. La lecture est fluide, les péripéties s’enchainent, prévisibles au point d’être attendues par le lecteur que je suis. L’ensemble est classique mais costaud.
Le récit se passe d’une dimension fantastique, et ça, c’est pas fait pour me déplaire. Certes, il y a bien quelques éléments plus ésotériques mais la série reste la majeure partie du temps les pieds sur terre. C’est crédible à défaut d’être réaliste.
Le dessin, lui, est typique de Swolfs. Un trait un peu gras mais très lisible, des personnages séduisants, des animaux bien reproduits, des décors soignés quand bien même ils s’avèrent bien souvent sans originalité.
Reste la colorisation, dont je ne suis pas fan sans qu’elle me rebute. Les planches sont souvent dominées par une teinte en fonction de l’ambiance que l’artiste cherche à créer. C’est efficace, certes, mais pas très joli ni nuancé. Ceci dit, ce ne fut pas un problème pour ma (re)lecture.
Pour la cote, j’hésite entre le pas mal et le franchement bien. Le manque d’originalité de l’ensemble m’inciterait plutôt à n’accorder qu’un « pas mal » mais si vous êtes amateur de récits classiques, il s’agit là d’une vraie perle. Franchement bien, dans sa catégorie, donc…
Je l'avoue tout de suite: je ne suis guère fan des comics (j'ai d'ailleurs revendu l'ensemble des comics que je possédais, excepté un seul : ce fameux dyptique).
Très loin de cet univers, j'ai pourtant succombé à la lecture et surtout à la relecture de cette aventure.(je ne compte plus combien de fois je l'ai relu)
Tout d'abord, le scénario est béton, il fallait oser créer l'histoire d'un Clark Kent, qui se trouve avoir les mêmes super-pouvoirs d'un autre Clark Kent, idéalisé dans les comics.
Et puis, surtout ce qui m'a vraiment séduit dans cette histoire, c'est de suivre sur plusieurs années l'histoire de ce héros, qui de la jeunesse fougueuse et parfois dangeureuse à une vieillesse plus apaisée , vit des aventures hors du commum, en essayant de protéger sa famille.
En imaginant un Superman, adolescent puis père de famille, puis grand-père,Kurt Busiek prend à rebours tout l'imaginaire que nous avons sur ce héros tant de fois illustré et repris.
Enfin, le dessin de Stuart Immonem n'est pas en reste. Il s'éloigne des comics que j'ai pu lire, et c'est sans doute pour cela que cela me plait.
Si comme moi, vous n'aimez pas les comics, n'en lisez qu'un seul: celui-ci qui est un chef d'oeuvre absolu.
En commençant la lecture et après avoir compris le synopsis général, je me suis immédiatement rappelé de l’excellent film de David Fincher « L'Etrange histoire de Benjamin Button ». Après une rapide vérification je me suis alors aperçu que "80 jours" était sorti 3 ans avant le film…Bref, difficile de parler de manque d’inspiration de la part de Nicolas Vadot et Olivier Guéret.
Les premières pages je dois l’avouer sont assez rebutantes. Un dessin gribouillé dans des tons verdâtres moches, sombres (selon mon jugement !) et un dessin somme toute assez peu lisible, mais je dois néanmoins avouer faisant preuve d’une certaine personnalité qui m’a poussé à continuer la lecture sans arrêter mon jugement à ces premières feuilles.
Grand bien m’en a pris car rapidement, le dessin change de manière assez surprenante. Les couleurs s’éclaircissent, le trait se précise, s’illumine. Bien que toujours dans un style assez brut, crayonné parfois de manière assez grossière, le dessin est original et personnel. Le trait est précis et le crayonné fini par disparaitre au profit de l’aspect général clair et accessible. Avec de bonnes compositions et des couleurs agréables, nous pouvons nous concentrer alors, sur l’histoire.
Etrange histoire en fait. Un homme venant de fêter ses 80 ans, ne pouvant plus se lever, voué à finir ses jours allongé sans reposer le pied à terre se met alors à rajeunir d’un an par jour écouler par la bonne grâce et la présence de son aide soignante à domicile.
Commence alors un terrible compte à rebours qui donne logiquement 80 jours de vie restant avant l’ultime destinée…
L’histoire commence alors avec une re-naissance celle d’un homme qui se redécouvre et redécouvre les plaisir de la vie. Se lever, marcher, oublier ses douleurs…Vivre.
Cette chance qui lui est donner de revivre une vie accélérée lui fera repenser, ressasser sa première vie, celle qui l’a vu vieillir, perdre sa femme…L’homme se mettra à apprécier chaque jour comme si c’était celui qu’il aurait dû vivre à cet âge.
Rapidement, certaines réflexions pertinentes viennent apporter un brin de philosophie et de poésie à cette œuvre.
A plusieurs reprises cela a fait mouche avec moi et a remué certaines émotions du père et du mari que je suis, approchant la quarantaine ; Cet âge que l’on dit prompt à une certaine crise d’identité ; A une remise en cause de son passé et une lourde réflexion et crainte de son futur.
Ses liens avec son infirmière au fur et à mesure qu’il se rapproche du même âge deviennent plus ambigus, jusqu’à rajeunir, et provoquer une crise d’adolescence…jusqu’au dénouement final que je n’attendais pas, surprenant, intriguant et déclenchant d’inévitables questions sur le message que veut faire passer les auteurs. Cette fin en laissera surement certains dans un flou artistique pouvant agacer, de même que certaines métaphores (celle de la voiture en flamme) m’a longtemps fait me poser des questions sur son explication.
Au final, « 80 jours », au-delà d’un titre et d’une couverture peu accrocheuse, mérite vraiment le détour des lecteurs. Le sujet est traité de manière sobre et assez délicate sans apitoiement ni larmoiement excessif.
Je m’étais lancé dans sa lecture assez tard avant de me coucher en me disant que j’arrêterai en cours de route pour dormir, je n’ai pas réussi à éteindre avant d’en avoir fini la lecture.
Grand dieu que c'est bien.
Quel beau diptyque semi documentaire sur une page sombre de notre histoire, récente et contemporaine de nos pères.
Graphiquement, j'ai adoré le travail de Lax, je trouve son trait nerveux et rendant bien cette ambiance de "sale guerre" et les relations tendues entre un peuple en révolte, touché par les exactions et les répliques punitives aveugles, et une armée occupant son propre sol sans comprendre ce qui s'y trame, pris entre les violences quotidiennes et des ordres aberrants. Vraiment un travail qui colle au sujet. Mais la mise en couleur participe aussi de cette sensation de retranscrire fidèlement une page d'histoire. Si on ferme les yeux, il n'y a pas loin à penser que c'est cette iconographie que l'on pourrait poser sur ces "évènements".
L'histoire de cette escouade partie à la recherche d'une compagnie disparue peut sembler dérisoire. Mais c'est justement là qu'elle en devient un parfait symbole de ce conflit, enlisé et "perdu d'avance". L'incompréhension est totale et la peur de l'autre est derrière chaque porte du gourbi. C'est une histoire merveilleusement retranscrite, faite encore une fois de ces rapports humains si difficiles entre deux antagonistes qui ne peuvent se mêler. L'histoire amoureuse est d'ailleurs le révélateur de cette différence qui ne pourra jamais être gommée. Chacun ne se sent pas vraiment en tort mais aucun n'est vraiment dans son bon droit. Ce trouble permanent est magnifiquement mis en œuvre.
Les personnages, un peu caricaturaux, sont là pour souligner encore plus cette fin annoncée. Le trait de chacun est lui aussi un peu facile, du sergent vétéran au physique musculeux et au visage taillé à la serpe au lieutenant, sûr de ses convictions et de sa hiérarchie, droit dans ses bottes pour qui l'Etat Major ne peut avoir tort, du pied noir revanchard à l'appelé humaniste, tout le monde y passe. Et ce qui semble vraiment "facile" se trouve "en vrai" dans les bonus photographiques, comme quoi....
D'ailleurs merci aussi pour cette partie additionnelle qui, par le prisme d'un making off, vient encore souligner le propos.
Vraiment une belle série, achat plus que conseillé.
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Sillage
Je n'ai pas encore lu le dernier tome qui vient tout juste de sortir, mais pour les autres, Sillages est une excellente série. Graphiquement, j'aime beaucoup ce dessin qui hésite entre le réalisme et la caricature. Il est clair, net et les personnages sont aisément identifiables, ce qui rend fluide la lecture de toute nouvelle aventure de la petite Navis qui est bien campée, sexy sans être vulgos, insouciante mais de plus en plus complexe au fil de ses pérégrinations. Les peuplades sont bien trouvées, les mondes crédibles et bien rendus, c'est du dessin comme je l'aime. Les histoires sont plutôt bonnes, certains scénarii un peu en retrait mais c'est tout à fait logique. La découverte graduelle en fil rouge des arcanes politiques de Sillage sont excellents et pour rebondir sur un avis qui laisse à penser qu'il s'agit d'une BD pour ado, je suis assez content de constater que cette série a plusieurs pistes de lecture et elle me fait penser aux meilleurs Pixar (WallE pour n'en citer qu'un) que l'on peut découvrir avec des yeux d'enfant ou avec la critique "adulte" de nos sociétés. Les personnages, on l'a dit plus haut sont de prime abord assez simpliste mais ils se renforcent de tome en tome et, espérant que nous aurons une chute avant le 75e épisode, j'attends la suite avec impatience. Edit après lecture du dernier tome, il jette de nouvelles perspectives sur l'avenir de Navis au sein de Sillage, marque une fin de cycle liée à l'attentat et au complot politique, il resserre l'équipe initiale et introduit de nouveaux personnages, bons ou mauvais, nous sommes repartis pour un cycle de nouvelles aventures, que je suis toujours avec autant de plaisir.
Acriboréa
Après la lecture des 5 tomes. D'abord plantons le décor. 2465 ; pour survivre l'humanité a dû s'éxiler au confin de la galaxie, une première vague de colons a réussi à s'installer sur Acriboréa et commence a exploiter les ressources des planètes alentours au dépend des populations autochtones extra-terrestres. Maintenant les humains attendent l'arrivée de quelques douze millions de colons mais les populations indigènes qui craignent pour leurs propres survie, suite au dérèglement démographique qu'engendrerait cette arrivée massive de terriens, forment une alliance et préparent dans l'ombre un plan machiavélique possédant deux objectifs : faire échouer cette invasion programmée de leur monde ainsi que la destruction totale de l'espèce humaine. Deux personnages vont tenter par tous les moyens de faire échouer les profets de cette cohalition ; un colonel sur-entrainé à l'organisme génétiquement modifié et un civil qui va développer un puissant pouvoir psychique pour le moins surprenant. Voilà un des meilleurs scénario de science-fiction que j'ai lu ; avec beaucoup d'action tout au long d'une histoire originale, dense, assez complexe, bien écrite, sans temps morts, palpitante, angoissante, et trés prenante car on a vraiment l'impression d'assister à l'extinction de la race humaine comme une sorte de descente aux enfers avec un sentiment d'amer impuissance. L'humanité vit elle ses dernières heures ? Nos héros parviendront ils à la sauver ? Ces deux questions ne tarderont pas à faire naitre un stress permanent qui commencera dès le déclenchement des hostilités dans le tome 2 et ira crescendo pour atteindre son paroxisme lors d'un dernier album cataclismique. Ainsi aprés avoir fini cette série vous serez gonflé à bloc, fin pret à pulvériser le moindre extra-terrestre que vous coiserez dans la rue ou dans un jeu vidéo. Vraiment un must en la matière que je recommande à tous excepté peut être aux plus jeunes (moins de 12 ans) à cause d'un scénario un brin complexe ainsi que de nombreuses scènes de violence (et oui c'est la guerre). Toutefois je déplore un petit bémol, malgrés le fait que les dessins soient trés bien faits les personnages ont un peu tendance à tous se ressembler ce qui rajoute à la confusion surtout lors d'un premier album qui sert uniquement a poser les bases de la série.
Halloween Blues
Un mélange assez atypique : - fantastique : un flic hanté par sa femme qui se réincarne dans le corps d'une personne pendant une journée, chaque lendemain Halloween. - policier : notre héros doit résoudre une affaire différente par tome mais surtout la plus importante à ses yeux : le meurtre de sa femme (sorte de fil rouge de ces 7 albums) - érotique : de nombreuses représentations de femmes du style pin up des années 50 et quelques scènes de sexe néanmoins assez softs. Une bonne série policière aux dessins vraiment superbes en parfaite adéquation avec la période historique dépeinte et des histoires aux scénarios très prenants, bien menés jusqu'à la fin ; dommage que l'ultime révélation dans le dernier tome soit décevante.
Monster
Il faut dire que 18 tomes, ça peut refroidir. J'ai quand même franchit le pas et je n'ai pas regretté. Cette série peut être considérée comme culte, c'est justifié, elle est incontournable. Le scénario est assez impressionnant par sa complexité. Il faut s'attendre à y voir débarquer de nombreux personnages secondaires (qui auront de l'importance, ou non) et l'enquête est très poussée. Ca a dû être une sacré prise de tête pour écrire cette histoire mais le résultat est là. Aucun temps mort dans cette série qui nous intrigue dès le premier tome et qui réussi à maintenir le suspens jusqu'aux derniers tomes. Je ne mettrai pas la cinquième étoile à cause de la fin qui m'a un peu déçue, c'est dommage car sur la longueur, je m'attendais à mieux mais bon... certains y trouveront certainement leur compte. Les dessins sont très fins et les personnages sont bien dessinés (proportions, évolutions au court du temps...). Bref rien à redire de ce côté là, j'ai beaucoup apprécié. Personnellement j'ai opté pour la version en petit format, d'une part économiquement on y gagne par rapport à la version Deluxe, et d'autre part le format est plus agréable à manipuler et prendra moins de place au rangement. Une série qui restera pour moi un véritable coup de coeur.
Murena
Tient, je l'avais pas avisée celle là. C'est de la belle ouvrage madame que cette série. C'est beau, bien dessiné, dans un style classique mais classieux, les personnages et décors sont de bonne facture et la colorisation est elle aussi à l'avenant. Le cadre historique, très à la mode, est excellent et l'empire romain est un excellent révélateur des imperfections de nos systèmes actuels. Il est également source de mille possibilités de rebondissements politiques tout en restant fidèle à l'Histoire. Enfin, les personnages sont le gros point fort de cette série, complexes, bien campés, réalistes et suffisamment étoffés. Vraiment une super série.
… à la folie
… A la folie est un magnifique album sur un sujet peu évident à traiter : la violence conjugale. Les auteurs ont réussi à montrer les mécanismes de la mise en place de la violence chez un couple apparemment sans problème. De façon progressive et insidieuse, l’inacceptable s’installe et se banalise. C’est là que la BD est incroyablement juste. Et sans manichéisme. Certes il y a une victime et un bourreau mais chacun d’eux (à des degrés divers bien sûr) porte la responsabilité de la situation car l'amour fausse les jugements. C'est fin, intelligent et remarquablement illustré. A lire absolument !
Légende
Classique. Extrêmement classique, mais terriblement efficace ! En cinq tomes, Swolfs distille tous les poncifs du genre pour nous offrir un récit médiéval qui, s’il n’a pas grand-chose d’historique, trouve toutefois écho dans notre mémoire collective. Oui, vous aurez droit au coup de la chute d’eau, à celui d’un art de combat venu du lointain Est, au fourbe conseiller du roi, au noble orphelin, au meneur des loups, au moine narrateur… Oui, vous aurez droit à tous ces poncifs, et à bien d’autres encore. Mais Swolfs maitrise tellement bien ceux-ci que le résultat est très bon, voire excellent. Et je dois bien avouer que j’ai relu l’ensemble de la série avec célérité et plaisir. La lecture est fluide, les péripéties s’enchainent, prévisibles au point d’être attendues par le lecteur que je suis. L’ensemble est classique mais costaud. Le récit se passe d’une dimension fantastique, et ça, c’est pas fait pour me déplaire. Certes, il y a bien quelques éléments plus ésotériques mais la série reste la majeure partie du temps les pieds sur terre. C’est crédible à défaut d’être réaliste. Le dessin, lui, est typique de Swolfs. Un trait un peu gras mais très lisible, des personnages séduisants, des animaux bien reproduits, des décors soignés quand bien même ils s’avèrent bien souvent sans originalité. Reste la colorisation, dont je ne suis pas fan sans qu’elle me rebute. Les planches sont souvent dominées par une teinte en fonction de l’ambiance que l’artiste cherche à créer. C’est efficace, certes, mais pas très joli ni nuancé. Ceci dit, ce ne fut pas un problème pour ma (re)lecture. Pour la cote, j’hésite entre le pas mal et le franchement bien. Le manque d’originalité de l’ensemble m’inciterait plutôt à n’accorder qu’un « pas mal » mais si vous êtes amateur de récits classiques, il s’agit là d’une vraie perle. Franchement bien, dans sa catégorie, donc…
Superman - Identité secrète
Je l'avoue tout de suite: je ne suis guère fan des comics (j'ai d'ailleurs revendu l'ensemble des comics que je possédais, excepté un seul : ce fameux dyptique). Très loin de cet univers, j'ai pourtant succombé à la lecture et surtout à la relecture de cette aventure.(je ne compte plus combien de fois je l'ai relu) Tout d'abord, le scénario est béton, il fallait oser créer l'histoire d'un Clark Kent, qui se trouve avoir les mêmes super-pouvoirs d'un autre Clark Kent, idéalisé dans les comics. Et puis, surtout ce qui m'a vraiment séduit dans cette histoire, c'est de suivre sur plusieurs années l'histoire de ce héros, qui de la jeunesse fougueuse et parfois dangeureuse à une vieillesse plus apaisée , vit des aventures hors du commum, en essayant de protéger sa famille. En imaginant un Superman, adolescent puis père de famille, puis grand-père,Kurt Busiek prend à rebours tout l'imaginaire que nous avons sur ce héros tant de fois illustré et repris. Enfin, le dessin de Stuart Immonem n'est pas en reste. Il s'éloigne des comics que j'ai pu lire, et c'est sans doute pour cela que cela me plait. Si comme moi, vous n'aimez pas les comics, n'en lisez qu'un seul: celui-ci qui est un chef d'oeuvre absolu.
80 jours
En commençant la lecture et après avoir compris le synopsis général, je me suis immédiatement rappelé de l’excellent film de David Fincher « L'Etrange histoire de Benjamin Button ». Après une rapide vérification je me suis alors aperçu que "80 jours" était sorti 3 ans avant le film…Bref, difficile de parler de manque d’inspiration de la part de Nicolas Vadot et Olivier Guéret. Les premières pages je dois l’avouer sont assez rebutantes. Un dessin gribouillé dans des tons verdâtres moches, sombres (selon mon jugement !) et un dessin somme toute assez peu lisible, mais je dois néanmoins avouer faisant preuve d’une certaine personnalité qui m’a poussé à continuer la lecture sans arrêter mon jugement à ces premières feuilles. Grand bien m’en a pris car rapidement, le dessin change de manière assez surprenante. Les couleurs s’éclaircissent, le trait se précise, s’illumine. Bien que toujours dans un style assez brut, crayonné parfois de manière assez grossière, le dessin est original et personnel. Le trait est précis et le crayonné fini par disparaitre au profit de l’aspect général clair et accessible. Avec de bonnes compositions et des couleurs agréables, nous pouvons nous concentrer alors, sur l’histoire. Etrange histoire en fait. Un homme venant de fêter ses 80 ans, ne pouvant plus se lever, voué à finir ses jours allongé sans reposer le pied à terre se met alors à rajeunir d’un an par jour écouler par la bonne grâce et la présence de son aide soignante à domicile. Commence alors un terrible compte à rebours qui donne logiquement 80 jours de vie restant avant l’ultime destinée… L’histoire commence alors avec une re-naissance celle d’un homme qui se redécouvre et redécouvre les plaisir de la vie. Se lever, marcher, oublier ses douleurs…Vivre. Cette chance qui lui est donner de revivre une vie accélérée lui fera repenser, ressasser sa première vie, celle qui l’a vu vieillir, perdre sa femme…L’homme se mettra à apprécier chaque jour comme si c’était celui qu’il aurait dû vivre à cet âge. Rapidement, certaines réflexions pertinentes viennent apporter un brin de philosophie et de poésie à cette œuvre. A plusieurs reprises cela a fait mouche avec moi et a remué certaines émotions du père et du mari que je suis, approchant la quarantaine ; Cet âge que l’on dit prompt à une certaine crise d’identité ; A une remise en cause de son passé et une lourde réflexion et crainte de son futur. Ses liens avec son infirmière au fur et à mesure qu’il se rapproche du même âge deviennent plus ambigus, jusqu’à rajeunir, et provoquer une crise d’adolescence…jusqu’au dénouement final que je n’attendais pas, surprenant, intriguant et déclenchant d’inévitables questions sur le message que veut faire passer les auteurs. Cette fin en laissera surement certains dans un flou artistique pouvant agacer, de même que certaines métaphores (celle de la voiture en flamme) m’a longtemps fait me poser des questions sur son explication. Au final, « 80 jours », au-delà d’un titre et d’une couverture peu accrocheuse, mérite vraiment le détour des lecteurs. Le sujet est traité de manière sobre et assez délicate sans apitoiement ni larmoiement excessif. Je m’étais lancé dans sa lecture assez tard avant de me coucher en me disant que j’arrêterai en cours de route pour dormir, je n’ai pas réussi à éteindre avant d’en avoir fini la lecture.
Azrayen'
Grand dieu que c'est bien. Quel beau diptyque semi documentaire sur une page sombre de notre histoire, récente et contemporaine de nos pères. Graphiquement, j'ai adoré le travail de Lax, je trouve son trait nerveux et rendant bien cette ambiance de "sale guerre" et les relations tendues entre un peuple en révolte, touché par les exactions et les répliques punitives aveugles, et une armée occupant son propre sol sans comprendre ce qui s'y trame, pris entre les violences quotidiennes et des ordres aberrants. Vraiment un travail qui colle au sujet. Mais la mise en couleur participe aussi de cette sensation de retranscrire fidèlement une page d'histoire. Si on ferme les yeux, il n'y a pas loin à penser que c'est cette iconographie que l'on pourrait poser sur ces "évènements". L'histoire de cette escouade partie à la recherche d'une compagnie disparue peut sembler dérisoire. Mais c'est justement là qu'elle en devient un parfait symbole de ce conflit, enlisé et "perdu d'avance". L'incompréhension est totale et la peur de l'autre est derrière chaque porte du gourbi. C'est une histoire merveilleusement retranscrite, faite encore une fois de ces rapports humains si difficiles entre deux antagonistes qui ne peuvent se mêler. L'histoire amoureuse est d'ailleurs le révélateur de cette différence qui ne pourra jamais être gommée. Chacun ne se sent pas vraiment en tort mais aucun n'est vraiment dans son bon droit. Ce trouble permanent est magnifiquement mis en œuvre. Les personnages, un peu caricaturaux, sont là pour souligner encore plus cette fin annoncée. Le trait de chacun est lui aussi un peu facile, du sergent vétéran au physique musculeux et au visage taillé à la serpe au lieutenant, sûr de ses convictions et de sa hiérarchie, droit dans ses bottes pour qui l'Etat Major ne peut avoir tort, du pied noir revanchard à l'appelé humaniste, tout le monde y passe. Et ce qui semble vraiment "facile" se trouve "en vrai" dans les bonus photographiques, comme quoi.... D'ailleurs merci aussi pour cette partie additionnelle qui, par le prisme d'un making off, vient encore souligner le propos. Vraiment une belle série, achat plus que conseillé.