Les derniers avis (32104 avis)

Par Chéreau
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Bonhomme de neige
Le Bonhomme de neige

Excellente initiative de rajouter dans le site cette BD pour enfants, souvent classée comme album sous prétexte qu'elle ne contient pas de dialogues (ou presque). Elle est d'ailleurs citée pour cette raison dans le fameux L'Art Invisible de Scott McCloud. On pense au poème de Prévert en suivant les aventures nocturnes de ce petit garçon, emmené par le bonhomme de neige qu'il a lui-même fabriqué et qui s'éveille à la nuit tombée. Le dessin est superbe, de la main d'un peintre ou d'un illustrateur plutôt que d'un dessinateur formé à la BD. On sourit aux scènes cocasses que vivent les deux compères, pleines de trouvailles. Le dessin est si parlant que les dialogues sont inutiles. Le mutisme du Bonhomme de neige, dont la bouche n'en est pas une, rend de toute façon naturel ce choix du silence. Mes enfants se sont initiés à la bande dessinée avec ces albums qu'on peut lire sans savoir lire. Je pense notamment aux albums de la collection Pucerons de Dupuis, particulièrement au très bon Petit poilu. De Raymond Briggs enfin, je ne peux que recommander l'excellent Sacré Père Noël, suivi du presque aussi bon Les Vacances du sacré Père Noël.

28/12/2011 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Bonhomme de neige
Le Bonhomme de neige

Cette histoire de Raymond Briggs est un véritable phénomène ici en Angleterre… Le livre original, paru en 1978, mais aussi et surtout son adaptation télévisée parue en 1982, succès immédiat qui continue d’enchanter les enfants à Noël, et qui occupe une place importante dans la culture populaire britannique. Mais c’est bien du bouquin dont je parle ici… s’il s’agit officiellement d’un livre illustré pour enfant, un rapide feuilletage confirme qu’il s’agit bien d’art séquentiel (des planches composées de cases). Ce livre a d’ailleurs inspiré Shaun Tan lors de la réalisation de Là où vont nos pères (comme il nous l’explique dans son interview donnée à bdtheque). L’histoire est très classique, mais intemporelle, et émerveillera sans doute plus d’un bambin. La narration muette est efficace et le dessin mignon comme tout. Un album classique, qui ne se démarque pas forcément de la masse d’histoires similaires, mais qui a remarquablement bien vieilli, et que je suis impatient de faire découvrir à mes mômes.

28/12/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série A la recherche de Peter Pan
A la recherche de Peter Pan

De Cosey et de ses œuvres, je n'ai qu'un lointain souvenir de Jonathan, la faute à une lecture trop rapide (entendez par là trop jeune) qui m'a fait passer à côté de l'essentiel de cet auteur, notamment sa capacité à faire parler les silences et les temps morts, aptitude rare chez les artistes d'aujourd'hui qui comblent par trop ces non dits de peur de perdre le lecteur. Avec un poil plus d'âge, en empruntant ce diptyque à la médiathèque locale, je me suis plongé dans une œuvre que j'ai tout simplement adorée. Cosey est rentré dans mon enfance, en rendant à merveille ces hautes vallées valaisannes qui ont su, elles, garder un goût du cachet que les nôtres n'ont plus, malheureusement (dans les Alpes du Nord). Je pense au Saastal et à la vallée d'Evolène (hommage de Cosey à travers le prénom de la jeune pianiste d'ailleurs), quelque part entre Suisse, France et Italie. Pour retrouver chez nous cette douceur et un environnement où le temps semble s'être figé, c'est plus au Sud, à proximité encore de l'Italie qu'il faut se rendre, en Queyras et Ubaye. Son trait fait vivre à merveille cet endroit, c'est un vibrant hommage de l'auteur à ces régions reculées qui ont su longtemps lutter contre l'inutile de la vie en plaine, préférant toujours la convivialité locale à la promesse d'un meilleur hypothétique. La scène de l'auberge décrite par Wordsworth, de ces silences en or en est la juste transcription. Il dépeint également avec justesse ces rares endroits qui, plutôt que de tout donner au dieu argent via un tourisme débridé, demandent aux saisonniers de s'intégrer à l'environnement pour mieux leur donner par la suite, les relations commerciales du tourisme étant un échange humain avant d'être onéreux. La mise en couleur et le dessin de Cosey restituent également parfaitement ces forêts de mélèze aux couleurs chaudes des fin d'automne, ces tons ocres et bruns sont une pure merveille. Alors oui, l'histoire est finalement simple, comme les gens qu'elle décrit d'ailleurs, mais doit-on systématiquement faire du bruit, exploser, briller pour être digne d'intérêt ? Je ne le pense pas et cette œuvre en est la démonstration. Certes, certaines facilités, le happy end, certains traits de caractère peuvent être vus comme des défauts, mais ils sont mineurs comparés à la merveilleuse ambiance que Cosey nous restitue. Et de revivre des temps pas si lointains mais qui, à l'aune de nos technologies inutiles, reprennent toutes leurs valeurs, ça fait du bien. Cette lecture est vivement conseillée, et pour ma part, elle m'a donné une vive motivation de repartir à l'assaut des autres œuvres de l'auteur.

28/12/2011 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série Les Meilleurs Ennemis
Les Meilleurs Ennemis

Cette BD historique m'a immédiatement fait penser à un ouvrage similaire paru aux éditions Rakham Une Histoire Populaire de l'Empire Américain. Même tentative pour retracer l'histoire sombre de la diplomatie américaine sur le mode parfois humoristique au niveau du dessin, que dans l'ouvrage précité, à la différence près qu'ici, seule les relations entre les Etats-Unis et le monde musulman sont abordées sous un angle critique. Le dessin en noir et blanc est sobre et sans fioritures. Une manière réussie d'aborder la diplomatie de la première puissance du monde et ses dessous les moins avouables.

27/12/2011 (modifier)
Par denoux
Note: 4/5
Couverture de la série Sylvain de Rochefort
Sylvain de Rochefort

Une série qui mérite reéllement que l'on s'y penche. Ses attraits principaux sont l'époque et surtout l'épopée d'un jeune homme de 17 ans évoluant dans ce Moyen-Age impitoyable et qui malgré tout va survivre et gagner son pari de venger les siens. Grande aventure non figée dont les dessins et les couleurs pourraient être meilleurs mais qui crée une ambiance forte de dureté et de vie. Bravo et dommage que la série se soit stoppée mais l'histoire est terminée, notre imagination fera le reste.

27/12/2011 (modifier)
Par bonnet
Note: 4/5
Couverture de la série Papeete 1914
Papeete 1914

Voici encore une sélection Bd boum 2011. un album vraiment très bien réalisé, avec des dessins parfaits, des couleurs magnifiques. les vahinés sont à croquer, presque que l'on regretterais de ne pas pouvoir vivre à cette époque pour en profiter, s'il n'y avait la guerre qui pointait le bout de son nez avec ces atrocités. Un album qui pars lentement mais exactement au rythme des iles, et puis quelques meurtres, des personnages troubles et vous voila emmené dans cette histoire que "personne" ne connait de Tahiti. j'ai hâte de connaitre la suite pour savoir pourquoi ce Simon est venu sur ce coin perdu du pacifique. A lire sans hésiter (les auteurs sont aussi très sympas et le scénariste passionnant et passionné par son histoire).

26/12/2011 (modifier)
Par Watchful
Note: 4/5
Couverture de la série Infinite Crisis
Infinite Crisis

Les Big Books sont des histoires secondaires qui nous montrent la crise vue par les personnages secondaires. Le Deluxe EST Infinite Crisis et il est magnifique, c'est pour moi la meilleur crise dans l'univers DC, oui c'est compliqué si on n'a pas un minimum de connaissance dans cet univers. Infinite Crisis a été publié dans 2 formats différents : le périodique et le Deluxe . Le Deluxe ne comprend pas les trois parties du prélude publié dans Batman/Superman 5 à 7, et c'est bien dommage car même si l'on peut comprendre, ce prélude est une bonne lecture. Les dessins sont très beaux, comme chaque crise, voir mieux. DC Deluxe : 4,5/5 Batman/Superman 5 à 11 : 5/5 Durant la publication en kiosque Panini a sorti des Big Books qui sont de vrais pavés qui accompagnent Infinite Crisis, les histoires sont plus ou moins importantes. Big Book 1 : 2 histoires complètes (Day of vengeance et Rann/Thannagar War) . Day of Vangeance, regroupe des seconds couteaux qui auront pour but de raisonner l'esprit de la vangance. Rann/ Thannagar War, comme son nom l’indique, une guerre oppose Rann et Thannagar, on aura une rencontre entre Adam Strange, Hawkman et Hawkgirl, malheureusement ce sera un véritable bordel et une grande confusion. 3/5 Big Book 2 : 2 histoires complètes, (Villains United et Power Girl). Villains United est un superbe histoire qui nous montre une équipe de "méchants" qui travaillent pour le gouvernement, j'ai été emporté dans cette histoire et dans leur situation. Power Girl, je m'attendais à mieux de cette héroïne, et je me suis ennuyé tout le long de cette histoire. 3/5 Big Book 3 : (regroupe 4 numéros spéciaux qui complètent Day of vengeance, Rann/Thannagar War, OMAC Project et Villains United et une histoire complète des Outsiders). Les numéros spéciaux ne servent à rien, si ce n'est qu'à compléter ce Big Book. Les Outsiders, que j'aiment beaucoup d'habitude, m'ont déçu cette fois-ci, contrairement à leurs aventures dans les deux DC Universe Hors Série qui leurs sont consacrés. 2 / 5 Big Book 4 : (Secret Six et Infinite Crisis : Bludhaven). Secret Six qui sert en quelque sorte de suite à Villains United. C'est plutôt bien dans l'ensemble mais moins que Villains United. Infinite Crisis : Bludhaven, ou que se passe t-il un an après que Jason Todd ait envoyé Chemo sur Bludhaven. Les dessins sont dans l'ensemble bons. 2,5/5 Big Book 5 : Le retour des Omacs et le nouveau Spectre après son combat contre le maitre Shazam ! L'histoire sur le retour des Omacs est vraiment inutile et les dessins sont moyens. Le nouveau Spectre, ce n'est pas très important dans la continuité et on ne retient que peu de choses après la lecture. Les dessins ne sont pas exceptionnels. 2,5/5 Infinite Crisis est, pour moi, l'une des meilleurs Saga de l'univers DC mais les Big Book ne sont pas nécessaires à la compréhension de l'histoire principale.

26/12/2011 (modifier)
Par dexter
Note: 4/5
Couverture de la série Holmes
Holmes

Faire une BD sur Sherlock Holmes (aucune originalité !) sans presque jamais le montrer (pari très osé !) et pourtant je trouve que cela fonctionne plutôt voire même très bien. Le mythe semble encore plus présent lorsque la personne physique est absente ! De plus l'anti-héros (Watson) a enfin droit à la lumière. Je me suis retrouvé vite happé par l'histoire et donc l'enquête de Watson. Les flash-backs introduits ne sont pas trop lourds et amènent des explications aux moments opportuns. Le dessin (bien que je ne sois pas un spécialiste) est splendide, magnifié par le jeu des couleurs (une variation de gris).

26/12/2011 (modifier)
Par dexter
Note: 4/5
Couverture de la série Assassin
Assassin

J'avais grandement apprécié le 1er tome avec qui plus est une fin qui donnait très envie de lire la suite et là (merci Papa Noël) je viens de lire le second tome et ce fut encore meilleur ! De nombreuses références historiques qui s'intègrent parfaitement à l'histoire, de subtils rebondissements, pas trop de mièvrerie. La fin est elle aussi surprenante et semble laisser une ouverture même si la série est annoncée comme terminée (quel dommage !). Quant au dessin je le trouve plutôt réussi (même si je dois convenir que je m'intéresse prioritairement à l'histoire plus qu'au dessin et que je ne suis donc pas un spécialiste !)

26/12/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Bludzee
Bludzee

La vie ? La mort ? L'amour ? Vous savez quoi ? Dans Bludzee, on s'en fout ! Parti d'un nouveau délire trondhémien qui a souhaité faire le pari d'une histoire de 365 pages à raison d'une par jour pour une diffusion initiale sur téléphones mobiles, Bludzee a été accouché dans la douleur des aveux de son propre auteur. Compilé ici dans un gros bouquin élégant édité dans un format à l'italienne, lire la totalité de Bludzee en une traite relève de l'indigestion. Tout comme pour Lapinot et les Carottes de Patagonie, Trondheim vagabonde son esprit absurde au gré d'une histoire qui n'en est pas une, part de rien et arrive à nulle part. Histoire de bien synthétiser sa méthode, il réutilise les artifices de son Pays des trois sourires, à savoir découper chaque planche comme un gag unique dont la construction du tout cumulé raconte une quête tour à tour débile, drôle, inspirée ou pathétique selon l'humeur du moment. Bludzee est un charmant petit chat noir (rappelant curieusement la mascotte d'Angoulème) qui s'emmerde dans son grand appartement abandonné par son maitre Monsieur Fleury. Du coup Bludzee s'occupe comme il peut, cherchant l'inspiration sur le net ou de quoi remplir ses gamelles. Malheureusement il s'avère que ce Monsieur Fleury est une crapule de la pire espèce, un voleur criminel fort recherché par les forces de l'ordre comme par d'autres ordures ce que ne va pas tarder à comprendre le petit chat, témoin innocent d'actes absurdes et dont il fait les frais. Entre un poisson qui prendra la grosse tête, un petit chien mignon frustré voulant la fin du monde et un chat psychopathe et vénal, Bludzee a fort à faire passant d'une case à une autre, d'une situation extrême à une autre ridicule... La lecture se fait au gré de l'humeur... J'ai pu enchainer une cinquantaine de strips à la suite et passer le jour suivant à n'en lire que cinq... Le fil conducteur n'a aucune logique et ce n'est pas plus mal car on y retrouve tout le sel d'un Trondheim parfois en grande forme, parfois peu inspiré mais toujours présent et fidèle à lui même. Son style fait toujours mouche à mes yeux et les couleurs respectent la charte de sa compagne Brigitte Findakly. Ceux qui n'aiment pas Trondheim n'adhéreront pas plus à Bludzee mais les amateurs de son oeuvre éparpillée y trouveront une bonne récréation dans l'attente d'un nouveau Donjon ou Ralph Azham mais on n'est assurément pas dans l'esprit novateur d'un Omni-Visibilis. Trondheim toujours bon mais il est temps de renouveler un peu les idées !

26/12/2011 (modifier)