Les derniers avis (32098 avis)

Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Shrimp
Shrimp

Lu d’une traite ! Je me demande encore comment les auteurs ont pu inventer une histoire aussi dingue ! A mon avis, un des auteurs a du faire un rêve totalement délirant virant au cauchemar, s’est dépêché de le coucher sur papier au réveil avant de l’oublier. Bref, cela donne au final un très bon ovni. Le récit est cohérent dans sa folie : on imagine deux scénaristes en osmose qui se sont challengés pour donner une histoire prenante et sans faiblesses. Le dessin, avec un petit côté Larcenet mais plus fouillé dans le trait (par rapport à un Le Combat ordinaire), n’est pas en reste et se marie bien à l’histoire. L’héroïne asiatique m’a agréablement rappelé Alix de Les Innommables. J’aime beaucoup la tonalité et la gamme des couleurs, notamment les tons sépia. Surtout, que la suite soit du même tonneau !!!

16/03/2012 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série Contes et récits fantastiques
Contes et récits fantastiques

A quoi reconnait-on un grand dessinateur? Chacun a sans doute sa réponse. En ce qui me concerne, un grand dessinateur est celui dont le style est reconnaissable entre tous, celui dont on reconnait le dessin au premier coup d'oeil. Si cette définition peut-être retenue, alors Dino Battaglia est incontestablement un grand dessinateur, et il le prouve encore avec cette illustration de contes fantastiques parus dans les années 70 essentiellement. Sa maîtrise du noir et blanc, sa mise en valeur des lumières et des couleurs grisées correspond parfaitement à cette description des ambiances sordides dans le Londres du 19e ou dans la bonne société Prusse déclinante de cette même période. Sa capacité à dessiner des visages horrifiés, figés dans la contemplation de l'horreur est unique. Son découpage à mi chemin entre l'illustration de contes et du découpage qui sied traditionnellement à la BD est lui aussi unique. Alors, on aime ou on n'aime pas son trait et sa manière de faire avancer un récit, mais à coup sur un tel auteur ne peut laisser indifférent.

16/03/2012 (modifier)
Par Patagon
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Magellan - Jusqu'au bout du monde
Magellan - Jusqu'au bout du monde

J'aurais voulu mettre culte car je suis sûr que ce genre de BD historique, tout en étant une vraie aventure BD à lire, me paraît promis à un très bel avenir. L'histoire est bien menée, trépidante, et on plonge avec Magellan dans des mondes nouveaux. Le dessin supporte cela à merveille et le cahier final permet d'aller plus loin. Pour moi, c'est un must dans le genre qui dépoussière la BD historique et le genre...

15/03/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Nous n'irons pas voir Auschwitz
Nous n'irons pas voir Auschwitz

Jérémie Dres est né en 1982 et garde un fort souvenir de sa grand-mère qui lui racontait des histoires avec son bel accent yiddish, notamment sur la seconde guerre mondiale et sa vie de l'époque. Cette dernière étant récemment décédée, il a envie de découvrir ses racines polonaises et les différents lieux où ont vécus ses ancêtres. Servi par un dessin assez minimaliste, ce roman graphique raconte cette expédition en Pologne. Beaucoup de membres de sa famille ont voulu le dissuader d'y aller, gardant une certaine méfiance vis-à-vis des polonais, mais Jérémie a tout de même pu mobiliser son frère pour l'accompagner dans cette quête. Évoquant ici le sujet de l'antisémitisme polonais, il réalise un véritable reportage, ayant enregistré ses conversations dans les différentes langues utilisées pour converser avec les personnes rencontrées sur place. Passé l'étonnement qu'il y ait toujours une communauté juive sur place, il délivre un récit linéaire des découvertes et des échanges menés. L'album est dense avec pas mal de personnes croisées, c'est plus ou moins intéressant en matière d'éclairage sur la situation des juifs de Pologne. Les deux frères font quand même un voyage fructueux puisqu'ils finissent par trouver un peu par hasard dans un vieux cimetière laissé complètement à l'abandon les traces des tombes de leurs arrière-grands-parents. Bref c'est à la fois un éclairage sur la situation du peuple juif en Pologne sans être un récit marqué par la religion ni prosélyte, et également le compte-rendu d'un voyage relaté de manière décontractée, guide du routard en main. On sent aussi que ce périple était pour les deux frères un moment privilégié pour resserrer les liens. Et comme l'indique le titre, ils ne sont pas allés voir Auschwitz.

14/03/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

Je trouve que ce récit est particulièrement bien construit et en trois temps comme une redoutable mécanique dans la mise en place du scénario. On suit tout d’abord le destin d’un commandant de navire marchand qui va malheureusement croiser la route d’un pirate. Puis, il y aura le temps du propriétaire de la plantation où sont acheminés les esclaves africains. Bref, à travers le portrait de 3 négriers, on va suivre en parallèle la route du fils d’un roi de tribu africaine. Il va se révéler petit à petit et notamment dans la dernière partie de l’histoire. Il faut dire qu’au début, on se pose des questions sur l’absence du personnage qui porte le nom de cette bd. Encore une fois, Fabien Nury se révèle être un excellent scénariste. Le thème est celui de la traite des esclaves d’origine africaines et de leurs affreuses conditions de vie. On arrive à cerner les enjeux politiques et commerciaux ainsi que l’état d’esprit des colonisateurs. C’est assez bien retranscrit dans le contexte historique de l’époque. J’ai bien aimé celui qui se qualifiait d’esclavagiste humaniste. Il est vrai qu’il peut y avoir bien pire mais quand même… J’ai sans doute un peu regretté la froideur d’Atar qui est bien plus inspiré par la haine que par l’amour. Dans le registre de la vengeance, il va aller très loin ce qui procure un certain malaise au vu des sacrifices accomplis. On ne le comprend pas. La fin est également bien inspirée et fait le lien avec le prologue. C’est une œuvre originale dont la seule faiblesse est sans doute le trait graphique. Note Dessin: 3.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4/5

14/03/2012 (modifier)
Par Cedricval
Note: 4/5
Couverture de la série Asgard
Asgard

J’attendais avec impatience le premier tome de « Asgard ». Il faut dire que la simple vue des deux auteurs qui sont aux commandes, donne vraiment envie de découvrir. La couverture, à la fois sombre et intrigante, attise la curiosité. On ouvre l’album, la lecture commence… et la magie est au rendez-vous. Au sens propre comme figuré, et oui, c’est bien un récit fantastique que l’on a sous les yeux, c’est une chasse au « Cthulhu » à laquelle l’on se retrouve confronté. Il n’est pas sans rappeler un certain Lovecraft, voir même un peu du Melville. Et on n’est pas déçu ! On a même peine à imaginer qu’il ne s’agira là que d’un diptyque, tant le scénario de Dorison tient en haleine et le dessin de Meyer, captivant à souhait, démontre que le dessinateur est un véritable « auteur de BD ». Le découpage, le trait, l’allure générale,… font de ce premier volume une vrai, bonne et excellente sortie.

13/03/2012 (modifier)
Par jerome
Note: 4/5
Couverture de la série Jonathan
Jonathan

J'ai dévoré à peu près tous les albums de la première période lors de ma tranche de vie "idéaliste" (16/17 ans), puis, comme beaucoup, ai un peu perdu contact avec le monde de la BD, trop occupé que j'étais à "construire" ma vie... Je garde malgré tout un souvenir ému de longs et lents moments à parcourir le Népal avec Jonathan, et à voyager par son entremise. Cosey est un humaniste, avec ses travers, mais surtout avec une fraicheur d'âme qui manque cruellement en ces temps troubles. J'aurais énormément de plaisir si mes enfants découvraient cette série avec l'oeil innocent que j'avais à leur âge... Une chose m'a frappé dans les autres commentaires: personne ne se souvient qu'au dos de l'album, Cosey donnait une liste de disques à écouter en fond sonore de la lecture ? Je me souviens notamment de Mike Oldfield... Tentative intéressante de mêler les expériences...

13/03/2012 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Magellan - Jusqu'au bout du monde
Magellan - Jusqu'au bout du monde

Magellan, tout le monde connait. Enfin de nom, car pas sûr que tout le monde sache exactement quels sont ses faits de gloire. Il est en l’occurrence le premier homme à avoir fait le tour du monde en bateau, à une époque où tout le monde pensait que la terre était plate et qu'un tel voyage n'était pas possible. Ce one shot raconte l'histoire de ce voyage. Et quel voyage ! 5 bateaux sur lesquels prennent place 230 hommes, il a fallu charger 2 ans de nourriture à bord. Bref une expédition incroyable, surtout pour l'époque. Mais ce qui est d'autant plus fou c'est que la moitié des marins n'avaient pas confiance en Magellan. Persuadés qu'il ne savait ni ce qu'il faisait, ni où il allait. Il a fallu mener ces hommes et cela n'a pas été de tout repos. Mutineries, trahisons, perte de moral, maladies, faim, froid, tout mais absolument tout s'est dressé sur la route de Magellan. J'avoue que je ne connaissais pas les détails de ce voyage et que ce fut un plaisir de les découvrir ainsi. Cette BD arrive à transformer un récit historique en une véritable histoire d'aventure. Au final, nous suivons un voyage prenant, bien raconté. Le cahier graphique à la fin de l'album est un vrai plus intéressant avec son dossier historique. Une belle manière d'apprendre l'Histoire.

13/03/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Achab
Achab

Une très belle oeuvre que cette série. Je l'ai découverte dans les bacs jeunesse de la biblio du coin, et j'ai attendu plusieurs mois avant de la prendre, me permettant ainsi de faire découvrir Melville à mes gosses. Je me suis plongé dedans, et c'est beaucoup plus profond et fort que je ne l'aurais imaginé pour une série jeunesse. D'abord, le traitement graphique, qui colle parfaitement à l'histoire, du trait à la mise en couleur. Certains visages grimacent parfois mais cela restitue plutôt bien la période puritaine des colonies de l'est américain. L'histoire, tout en restant fidèle, nous amène aux fondements de la folie vengeresse d'Achab, les différents tomes, que ce soit l'enfance, bien restituée et qui fait montre de la lente montée de cette obsession, aux parties de chasse en mer, nous y sommes, c'est dynamique, rythmé, prenant, de la belle ouvrage.

13/03/2012 (modifier)
Couverture de la série Une bien belle nuance de rouge
Une bien belle nuance de rouge

Un conte romanesque pour adolescentes… certes, mais dans le cas présent je me suis découvert une âme de jeune fille en fleur (j’en entends rire au fond). Cette très belle nuance de rouge nous conte donc l’étrange relation amoureuse qui se tisse entre une adolescente en pleine crise du même nom et un vampire en pleine crise, non pas du même nom mais existentielle. Et si un truc comme Twilight me tape franchement sur le système, cette variation, elle, m’a totalement séduit. Pourquoi ? Tout d’abord grâce au ton employé : romanesque et léger à la fois, avec une grosse louche de gothique dans l’esthétique et de classique dans le narratif. Le texte se lit facilement tout en parvenant à intégrer quelques passages du rouge et du noir cher à Stendhal : un pari audacieux relevé haut la main (mais une seule, hein, sinon c’est moins facile pour écrire… mais je m’égare) par un Mauricet en grande forme ! Le dessin est soigné et directement lisible. C’est du très bon semi-réalisme. Les personnages sont bien typés et leurs looks sont soignés. les décors ne sont pas négligés et bien en phase avec l'univers évoqué. Non, rien à redire, vraiment ! Sinon que je suis impatient de découvrir la suite. Une suite qui, cerise sur le gâteau, cloturera la série. Pas de guimauve à rallonge, donc ! Enfin, pour convaincre les plus sceptiques qui ne verraient là qu’une œuvre opportuniste surfant sur la vague des suceurs-à-grandes-canines-toujours-bien-coiffés-même-si-ils-ne-se-voient-pas-dans-les-glaces, je citerais ce passage où la copine de l’héroïne lui propose une soirée vidéo consacrée à Twilight. Notre Garance rejette la proposition, lui préférant Gary Oldman. Si ça, c’est pas une preuve de bon goût, je n ‘y comprend plus rien ! Mon coup de cœur du moment.

13/03/2012 (modifier)