J'ai pris un grand plaisir à cette lecture et je pense que je vais aller acquérir l'intégrale, même si je pense que le petit format nuira à la qualité graphique de l'ensemble.
Graphiquement, c'est assez déroutant de prime abord, que ce soit dans le dessin lui même (les proportions, certains traits de visage) ou la colorisation. Puis, après être passé outre ce désagrément, ces menus défauts se laissent apprivoiser et semblent coller à la trame, et à cette ambiance du Londres brumeux 19e.
Les scénari se révèlent riches, les enquêtes sont passionnantes. Certes ici ou là trainent quelques incohérences mais malgré tout, on est dans de la bonne enquête à l'intrigue maitrisée.
A conseiller vivement.
De Larcenet, à ce jour, je n'avais lu que Blast, donc grand écart.
J'ai beaucoup aimé ces strips, pleins d'humour, de nostalgie, et d'une grande humanité. Même si la caricature est lourde entre le geek adulescent et son nouvel environnement pour le coup terrible "bouseux". Malgré tout, on reconnait tout un chacun dans ces petits gags, pour nous qui avons aussi fait ce retour à la terre.
L'intérêt se tasse parfois, parvient à revenir ensuite, il y a suffisamment de bonnes idées (le maire, les introspections....) pour nous donner envie de continuer la lecture. Et comme l'a dit MichelMichel, celle-ci se poursuit partout, 101 minutes à perdre, hopla, 5 ou 6 petits gags.
Je vais m'offir cette petite série parce qu'elle va aussi me donner envie d'y revenir.
Graphiquement c'est simpl(ist)e mais cela colle au genre, donc rien à dire.
Ah et j'oubliais, merci pour ce chat impayable.
La surpopulation carcérale est un fait largement avéré depuis des années. Les traitements inhumains que l'on y fait subir aux prisonniers une réalité, dont on parle encore peu en France. Pourtant l'action de plusieurs associations essaie de faire inverser la tendance, de rendre ces séjours plus dignes.
L'histoire de Milan est bien sûr une fiction, mais il me semble avoir entendu parler de quelques détenus aux revendications similaires, dont l'action, parfois extrême, a pu amener à un changement des mentalités, du moins à l'intérieur des murs. A l'extérieur c'est toujours le tabou... Se basant sur l'expérience d'un ancien détenu, qui a fondé une association faisant du lobbying auprès des autorités et des média, Sylvain Ricard nous livre une histoire sans compromis, loin des clichés mais aussi sans misérabilisme ou angélisme. Ainsi jamais Milan ne conteste l'acte qui l'a emmené en prison, jamais il ne conteste la peine dont il écope. Seules ses conditions de détention lui posent problème, et souhaitant être un homme libre dans sa tête, il le dit, et tente de faire bouger les choses avec les moyens dont il dispose, c'est à dire le chambard, qui l'emmènera souvent au mitard. Mais s'il traîne une réputation d'emmerdeur, il saura aussi se montrer exemplaire, convaincu qu'il pourra, plus tard, faire avancer sa cause.
Au dessin c'est Nicoby qui s'y colle, dans une veine un peu plus tranchante, plus brute que dans ses albums précédents.
Du très bon boulot, très sobre, il faut espérer qu'il aidera à sensibiliser le public aux conditions carcérales.
Uhuh… bien poilante cette parodie aux parfums d’hommage à une grande série S.-F. que je n’ai pas eu l’occasion de lire. Et pourtant, cela ne m’a pas empêché d’en apprécier tout le sel. Il faut dire qu’avec Larcenet aux commandes, c’était plutôt de bon augure.
L’idée de départ est originale et bien exploitée de bout en bout. On retrouve un Valérian chauve et bedonnant, habitué des comptoirs, qui va partir à la recherche du Jakolass pour retrouver son apparence originelle. Cet album fourmille d’idées originales et de rebondissements dans une atmosphère gentiment déjantée. Le final vaut son pesant de cacahuètes ! Côté dessin, c’est du Larcenet pur jus. L’album bénéficie d’une mise en couleur soignée, distillant des ambiances particulièrement réussies.
A lire !
Voilà une bonne surprise que cette" mini-série" sur les zombies qui n'est rien d'autre que la suite de Zombie, la cavale des morts du même Kyle Hotz, qui cette fois-ci se retrouve seul (il était accompagné de Mike Raicht au scénario dans la bd citée ci-dessus) pour nous donner la suite des aventures de Simon Garth, ce sympathique banquier devenu un zombie d'un nouveau genre.
A mon avis, cette suite est bien meilleure que le premier tome.
En lisant les nouvelles aventures morbides de Simon Garth, j'ai eu l'impression de remonter le temps et de me retrouver à l'âge de treize ans quand je regardais grâce à mon magnétoscope le cultissime film de zombies (pour les connaisseurs bien sûr) "Le Retour des morts vivants" de Dan O'bannon sorti sur les écrans en 1985, dans lequel les zombies se démarquaient de ceux de Georges Romero car ils pouvaient courir, parler et ils ne dévoraient que le cerveau des vivants.
En effet on retrouve de nombreuses similitudes au film dans cette bd, on peut citer l'implication de l'armée dans "l'épidémie" qui transforme les gens en morts vivants, mais aussi le fait que détruire le cerveau de ces créatures ne suffit plus pour les arrêter.
Et si cela ne suffisait pas l'auteur fait intervenir des personnages inspirés d'un des nombreux "Massacre à la tronçonneuse". On se demande durant notre lecture s'ils ne sont pas pires que les zombies, mais heureusement que Simon Garth, notre gentil zombie, est là pour les combattre.
Le mélange de styles subtilisés dans de nombreux films d'horreur permet donc à l'auteur de nous livrer une suite de grande qualité au très bon Zombie, la cavale des morts.
On ne se lasse pas une seconde durant notre lecture et on espère même que les aventures de Simon Garth ne s'arrêteront pas là.
Le dessin de Kyle Hotz est toujours aussi séduisant que dans le tome précédent, même si l'on n'est pas branché comics on ne peut (sans doute) qu'admirer son travail.
Je dirai bravo à Kyle Hotz qui nous livre un album bien meilleur que son prédécesseur et je ne peux qu'encourager les amateurs de séries horrifiques à dévorer ce récit de très grande qualité.
Encore une histoire de zombies mais celle-ci n'est pas désagréable bien au contraire.
Effectivement j'ai passé un bon moment durant la lecture de ce récit traitant encore une fois de morts vivants.
Le zombie est décidement la créature à la mode dans la bande dessinée, il a presque détrôné le vampire, car on ne compte plus les histoires mettant en scène des hordes de morts vivants affamés.
Celle-ci commence de manière sympathique , suite à une attaque de banque qui a mal tourné, un petit groupe de malfaiteurs et d'otages(dont le fameux Simon Garth) se retrouvent en plein milieu d'un accident impliquant l'armée et dont le chargement toxique qui s'est déversé a transformé la population d'une gentille bourgade en zombies amateurs de chair humaine.
Le scénario reste classique mais je n'ai pas eu une seconde envie de refermer cette bd, bien au contraire j'en ai redemandé (heureusement j'avais acheté la suite, mais ceci est un autre post).
Bien sûr cette bd est ultra violente et ne doit pas tomber entre toutes les mains, mais pour les amateurs de séries B à Z comme moi c'est un pur plaisir.
Le dessin de Kyle Hotz est très réussi et s'accorde parfaitement au récit.
Je ne peux donc que conseiller cet album aux fans de gore et de zombies mais aussi à ceux qui veulent découvrir ce genre d'histoires.
Cette bande dessinée mêle humour et horreur pour notre plus grand plaisir et je pense qu'elle est sans doute au dessus du lot même si je n'ai pas le droit de dire que je la préfère à la série culte Walking Dead, mais en tout cas elle est presque aussi bien que celle-ci.
Avis aux amateurs.
J'ai trouvé ça très "mignon".
Les dessins sont joliment faits, avec des belles couleurs.
Au vu des dessins, et aussi du récit (dialogues, personnages), je pense que c'est plutôt pour des jeunes. Mais j'ai bien aimé l'histoire, et j'aurais aimé connaître la suite... dommage que la série soit interrompue !
Un très bon ouvrage qui m’a plongé dans la révolution au Mexique au début du siècle précédent. Les auteurs relatent la vie de Pancho Villa et de son ami Rodolfo Fierro surnommé le boucher, et le moins que l’on puisse dire c’est que la vie d’autrui est bien futile pour nos deux gaillards.
Cette adaptation du roman de James Carlos Blake par Léonard Chemineau respecte assez bien le côté historique.
Spoiler
Je suis étonné que Léonard Chemineau modifie la fin de vie de Rodolfo Fiero qui n’est pas mort de vieillesse mais est mort noyé avec son cheval dans les sables mouvants en 1915, peut être que le roman de Blake donne une version similaire.
Fin Spoiler.
Instructif et passionnant, cette BD est une petite merveille graphique, un dessin lumineux très agréable avec une colorisation proche de la perfection, la couverture donne le ton !
3.5
Un premier tome excellent qui me donne envie de lire le second tome et j'espère que ce dernier sera aussi bon. Au début, je n'étais pas trop convaincu et je trouvais le début un peu cliché: deux enfants sont dans un vieux temple, le vampire arrive et il tue un des deux enfants ! Puis, au fil des pages, j'ai accroché au scénario.
J'aime comment sont représentés les vampires et leur alliance pour vaincre le plus puissant des vampires. Les sauts dans le temps ne sont pas du tout confus et le scénariste sait comment bien distiller les informations importantes pour comprendre l'histoire de Noferatu et pourquoi un des vampires veut vraiment sa perte.
J'aime un peu moins Erick et je suis d'accord avec Miranda. On dirait qu'il vient d'une autre histoire. Et puis je ne suis pas un très grand fan du dessin. Je reconnais qu'il est bon, mais c'est un style qui m'a toujours laissé de mabre.
Lu d’une traite !
Je me demande encore comment les auteurs ont pu inventer une histoire aussi dingue !
A mon avis, un des auteurs a du faire un rêve totalement délirant virant au cauchemar, s’est dépêché de le coucher sur papier au réveil avant de l’oublier.
Bref, cela donne au final un très bon ovni.
Le récit est cohérent dans sa folie : on imagine deux scénaristes en osmose qui se sont challengés pour donner une histoire prenante et sans faiblesses.
Le dessin, avec un petit côté Larcenet mais plus fouillé dans le trait (par rapport à un Le Combat ordinaire), n’est pas en reste et se marie bien à l’histoire.
L’héroïne asiatique m’a agréablement rappelé Alix de Les Innommables.
J’aime beaucoup la tonalité et la gamme des couleurs, notamment les tons sépia.
Surtout, que la suite soit du même tonneau !!!
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Fog
J'ai pris un grand plaisir à cette lecture et je pense que je vais aller acquérir l'intégrale, même si je pense que le petit format nuira à la qualité graphique de l'ensemble. Graphiquement, c'est assez déroutant de prime abord, que ce soit dans le dessin lui même (les proportions, certains traits de visage) ou la colorisation. Puis, après être passé outre ce désagrément, ces menus défauts se laissent apprivoiser et semblent coller à la trame, et à cette ambiance du Londres brumeux 19e. Les scénari se révèlent riches, les enquêtes sont passionnantes. Certes ici ou là trainent quelques incohérences mais malgré tout, on est dans de la bonne enquête à l'intrigue maitrisée. A conseiller vivement.
Le Retour à la terre
De Larcenet, à ce jour, je n'avais lu que Blast, donc grand écart. J'ai beaucoup aimé ces strips, pleins d'humour, de nostalgie, et d'une grande humanité. Même si la caricature est lourde entre le geek adulescent et son nouvel environnement pour le coup terrible "bouseux". Malgré tout, on reconnait tout un chacun dans ces petits gags, pour nous qui avons aussi fait ce retour à la terre. L'intérêt se tasse parfois, parvient à revenir ensuite, il y a suffisamment de bonnes idées (le maire, les introspections....) pour nous donner envie de continuer la lecture. Et comme l'a dit MichelMichel, celle-ci se poursuit partout, 101 minutes à perdre, hopla, 5 ou 6 petits gags. Je vais m'offir cette petite série parce qu'elle va aussi me donner envie d'y revenir. Graphiquement c'est simpl(ist)e mais cela colle au genre, donc rien à dire. Ah et j'oubliais, merci pour ce chat impayable.
20 ans ferme
La surpopulation carcérale est un fait largement avéré depuis des années. Les traitements inhumains que l'on y fait subir aux prisonniers une réalité, dont on parle encore peu en France. Pourtant l'action de plusieurs associations essaie de faire inverser la tendance, de rendre ces séjours plus dignes. L'histoire de Milan est bien sûr une fiction, mais il me semble avoir entendu parler de quelques détenus aux revendications similaires, dont l'action, parfois extrême, a pu amener à un changement des mentalités, du moins à l'intérieur des murs. A l'extérieur c'est toujours le tabou... Se basant sur l'expérience d'un ancien détenu, qui a fondé une association faisant du lobbying auprès des autorités et des média, Sylvain Ricard nous livre une histoire sans compromis, loin des clichés mais aussi sans misérabilisme ou angélisme. Ainsi jamais Milan ne conteste l'acte qui l'a emmené en prison, jamais il ne conteste la peine dont il écope. Seules ses conditions de détention lui posent problème, et souhaitant être un homme libre dans sa tête, il le dit, et tente de faire bouger les choses avec les moyens dont il dispose, c'est à dire le chambard, qui l'emmènera souvent au mitard. Mais s'il traîne une réputation d'emmerdeur, il saura aussi se montrer exemplaire, convaincu qu'il pourra, plus tard, faire avancer sa cause. Au dessin c'est Nicoby qui s'y colle, dans une veine un peu plus tranchante, plus brute que dans ses albums précédents. Du très bon boulot, très sobre, il faut espérer qu'il aidera à sensibiliser le public aux conditions carcérales.
Valérian - L'Armure du Jakolass
Uhuh… bien poilante cette parodie aux parfums d’hommage à une grande série S.-F. que je n’ai pas eu l’occasion de lire. Et pourtant, cela ne m’a pas empêché d’en apprécier tout le sel. Il faut dire qu’avec Larcenet aux commandes, c’était plutôt de bon augure. L’idée de départ est originale et bien exploitée de bout en bout. On retrouve un Valérian chauve et bedonnant, habitué des comptoirs, qui va partir à la recherche du Jakolass pour retrouver son apparence originelle. Cet album fourmille d’idées originales et de rebondissements dans une atmosphère gentiment déjantée. Le final vaut son pesant de cacahuètes ! Côté dessin, c’est du Larcenet pur jus. L’album bénéficie d’une mise en couleur soignée, distillant des ambiances particulièrement réussies. A lire !
The Zombie : Simon Garth
Voilà une bonne surprise que cette" mini-série" sur les zombies qui n'est rien d'autre que la suite de Zombie, la cavale des morts du même Kyle Hotz, qui cette fois-ci se retrouve seul (il était accompagné de Mike Raicht au scénario dans la bd citée ci-dessus) pour nous donner la suite des aventures de Simon Garth, ce sympathique banquier devenu un zombie d'un nouveau genre. A mon avis, cette suite est bien meilleure que le premier tome. En lisant les nouvelles aventures morbides de Simon Garth, j'ai eu l'impression de remonter le temps et de me retrouver à l'âge de treize ans quand je regardais grâce à mon magnétoscope le cultissime film de zombies (pour les connaisseurs bien sûr) "Le Retour des morts vivants" de Dan O'bannon sorti sur les écrans en 1985, dans lequel les zombies se démarquaient de ceux de Georges Romero car ils pouvaient courir, parler et ils ne dévoraient que le cerveau des vivants. En effet on retrouve de nombreuses similitudes au film dans cette bd, on peut citer l'implication de l'armée dans "l'épidémie" qui transforme les gens en morts vivants, mais aussi le fait que détruire le cerveau de ces créatures ne suffit plus pour les arrêter. Et si cela ne suffisait pas l'auteur fait intervenir des personnages inspirés d'un des nombreux "Massacre à la tronçonneuse". On se demande durant notre lecture s'ils ne sont pas pires que les zombies, mais heureusement que Simon Garth, notre gentil zombie, est là pour les combattre. Le mélange de styles subtilisés dans de nombreux films d'horreur permet donc à l'auteur de nous livrer une suite de grande qualité au très bon Zombie, la cavale des morts. On ne se lasse pas une seconde durant notre lecture et on espère même que les aventures de Simon Garth ne s'arrêteront pas là. Le dessin de Kyle Hotz est toujours aussi séduisant que dans le tome précédent, même si l'on n'est pas branché comics on ne peut (sans doute) qu'admirer son travail. Je dirai bravo à Kyle Hotz qui nous livre un album bien meilleur que son prédécesseur et je ne peux qu'encourager les amateurs de séries horrifiques à dévorer ce récit de très grande qualité.
Zombie - La Cavale des morts
Encore une histoire de zombies mais celle-ci n'est pas désagréable bien au contraire. Effectivement j'ai passé un bon moment durant la lecture de ce récit traitant encore une fois de morts vivants. Le zombie est décidement la créature à la mode dans la bande dessinée, il a presque détrôné le vampire, car on ne compte plus les histoires mettant en scène des hordes de morts vivants affamés. Celle-ci commence de manière sympathique , suite à une attaque de banque qui a mal tourné, un petit groupe de malfaiteurs et d'otages(dont le fameux Simon Garth) se retrouvent en plein milieu d'un accident impliquant l'armée et dont le chargement toxique qui s'est déversé a transformé la population d'une gentille bourgade en zombies amateurs de chair humaine. Le scénario reste classique mais je n'ai pas eu une seconde envie de refermer cette bd, bien au contraire j'en ai redemandé (heureusement j'avais acheté la suite, mais ceci est un autre post). Bien sûr cette bd est ultra violente et ne doit pas tomber entre toutes les mains, mais pour les amateurs de séries B à Z comme moi c'est un pur plaisir. Le dessin de Kyle Hotz est très réussi et s'accorde parfaitement au récit. Je ne peux donc que conseiller cet album aux fans de gore et de zombies mais aussi à ceux qui veulent découvrir ce genre d'histoires. Cette bande dessinée mêle humour et horreur pour notre plus grand plaisir et je pense qu'elle est sans doute au dessus du lot même si je n'ai pas le droit de dire que je la préfère à la série culte Walking Dead, mais en tout cas elle est presque aussi bien que celle-ci. Avis aux amateurs.
Cyrill et les ombres du bois cendré
J'ai trouvé ça très "mignon". Les dessins sont joliment faits, avec des belles couleurs. Au vu des dessins, et aussi du récit (dialogues, personnages), je pense que c'est plutôt pour des jeunes. Mais j'ai bien aimé l'histoire, et j'aurais aimé connaître la suite... dommage que la série soit interrompue !
Les Amis de Pancho Villa
Un très bon ouvrage qui m’a plongé dans la révolution au Mexique au début du siècle précédent. Les auteurs relatent la vie de Pancho Villa et de son ami Rodolfo Fierro surnommé le boucher, et le moins que l’on puisse dire c’est que la vie d’autrui est bien futile pour nos deux gaillards. Cette adaptation du roman de James Carlos Blake par Léonard Chemineau respecte assez bien le côté historique. Spoiler Je suis étonné que Léonard Chemineau modifie la fin de vie de Rodolfo Fiero qui n’est pas mort de vieillesse mais est mort noyé avec son cheval dans les sables mouvants en 1915, peut être que le roman de Blake donne une version similaire. Fin Spoiler. Instructif et passionnant, cette BD est une petite merveille graphique, un dessin lumineux très agréable avec une colorisation proche de la perfection, la couverture donne le ton !
Nosferatu (Soleil)
3.5 Un premier tome excellent qui me donne envie de lire le second tome et j'espère que ce dernier sera aussi bon. Au début, je n'étais pas trop convaincu et je trouvais le début un peu cliché: deux enfants sont dans un vieux temple, le vampire arrive et il tue un des deux enfants ! Puis, au fil des pages, j'ai accroché au scénario. J'aime comment sont représentés les vampires et leur alliance pour vaincre le plus puissant des vampires. Les sauts dans le temps ne sont pas du tout confus et le scénariste sait comment bien distiller les informations importantes pour comprendre l'histoire de Noferatu et pourquoi un des vampires veut vraiment sa perte. J'aime un peu moins Erick et je suis d'accord avec Miranda. On dirait qu'il vient d'une autre histoire. Et puis je ne suis pas un très grand fan du dessin. Je reconnais qu'il est bon, mais c'est un style qui m'a toujours laissé de mabre.
Shrimp
Lu d’une traite ! Je me demande encore comment les auteurs ont pu inventer une histoire aussi dingue ! A mon avis, un des auteurs a du faire un rêve totalement délirant virant au cauchemar, s’est dépêché de le coucher sur papier au réveil avant de l’oublier. Bref, cela donne au final un très bon ovni. Le récit est cohérent dans sa folie : on imagine deux scénaristes en osmose qui se sont challengés pour donner une histoire prenante et sans faiblesses. Le dessin, avec un petit côté Larcenet mais plus fouillé dans le trait (par rapport à un Le Combat ordinaire), n’est pas en reste et se marie bien à l’histoire. L’héroïne asiatique m’a agréablement rappelé Alix de Les Innommables. J’aime beaucoup la tonalité et la gamme des couleurs, notamment les tons sépia. Surtout, que la suite soit du même tonneau !!!