Les derniers avis (32090 avis)

Par BDenis
Note: 4/5
Couverture de la série Crèvecoeur
Crèvecoeur

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Cette série en trois tomes se déroulant en 1929 m’a vraiment emballé. Le scénario, alambiqué juste ce qu’il faut, a maintenu mon attention tout du long. Les personnages policiers sont excellents, avec une mention spéciale au second couteau De Vreese, on se croirait presque au cinéma. De petites pointes d’humour épisodiques rehaussent sans cesse l’intérêt des dialogues, un régal. Le trait n’est pas étranger à cette réussite générale, les personnages et les visages sont très bien rendus, les extérieurs aussi d’ailleurs. Ne vous arrêtez pas sur la couverture du premier tome, vraiment peu engageante ; fermez les yeux lorsque vous la verrez mais n’oubliez pas de les rouvrir une fois celle-ci tournée car il vaut mieux que vous soyez sur vos gardes, le danger rôde, et vous profiterez pleinement du joli dessin. La fin est un peu rapide, ce qui n’altère en rien la très bonne impression générale que m’a laissé cet ouvrage.

11/08/2012 (MAJ le 11/08/2012) (modifier)
Par Cedricval
Note: 4/5
Couverture de la série Van Helsing contre Jack l'Eventreur
Van Helsing contre Jack l'Eventreur

L'idée d'utiliser aussi ouvertement un personnage de fiction et le combiner à un autre, bien réel, aurait pu s'avérer catastrophique. Heureusement, le scénariste a été intelligent dans la construction de son récit et place ce brave Abraham Van Helsing admirablement dans l'histoire. Il s'en dégage une véritable aura, rendant le chasseur de vampire aussi "vivant" que puisse l'avoir été Frédérik Abberline. Du côté graphique, j'ai apprécié cette reconstitution du Londres de Jack l'éventreur, véritable théâtre aux décors somptueux où se dégage les vapeurs harassantes du crime. "Van Helsing contre Jack l'Eventreur", vient ainsi renforcer un peu plus la collection "1800", déjà très riche de ses titres audacieux et novateurs. A découvrir sans plus tarder !

09/08/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Etoffe des Légendes
L'Etoffe des Légendes

Ca faisait longtemps que ce tome 1 attendait que je le lise, j'avais même commencé à sa sortie et je me demande aujourd'hui pour quelle raison j'avais pu abandonner en route tant cette histoire m'a ravie aujourd'hui. L'étoffe des légendes, c'est l'histoire d'un petit garçon qui se fait enlever par le Croquemitaine et qui devra compter sur ses propres jouets pour être sauvé. D'emblée j'ai été charmée par le dessin qui est hyper réaliste (mais tout en dégradé de marron, quelle idée franchement...) et le format atypique de la BD avec son papier qui imite visuellement le parchemin. Mais ce qui m'a définitivement captée, c'est cette entrée dans l'Obscur, le monde du Croquemitaine où les jouets prennent vie. Le soldat de plomb, l'ours en peluche, le diable dans sa boîte, la tirelire-cochon, la princesse indienne, le canard en bois : tous se retrouvent en chair et en os de l'autre côté, comme un certain Pinocchio. Chacun se retrouve aussi avec une personnalité propre ce qui nous offre une palette de caractères variés et parfois bien opposés ce qui ne facilite pas toujours la concertation quand il s'agit de prendre une décision. Ce sont donc eux qui vont élaborer des stratégies pour retrouver et sauver l'enfant (et pour ce qui est de ce premier tome, échapper aux pièges qui leur sont tendus), comme investis d'une mission sacrée eu égard aux années passées en sa sympathique compagnie (pour certains en tous les cas). Dans l'Obscur, les jeux d'enfants sont la réalité, ainsi on trouve une ville-marelle dans laquelle un maire tyrannique (que l'on pourrait apparenter à la reine de cœur d'Alice au Pays des Merveilles) dicte ses règles pour obliger ses habitants à jouer, notamment à un vrai jeu de pendu qui sert à se débarrasser des condamnés. J'adore cet univers et la cruauté et la méchanceté du Croquemitaine et de ses sbires noircissent bien agréablement le tableau :). Et puis quelle bonne idée ce journal à la fin... et je ne parle pas du cahier graphique qui est lui aussi magnifique. J'ai littéralement plongé dans cette histoire, me trouvant fort déconfite quand au bas d'une page je vis la mention "à suivre"... Quel suspense insoutenable !! Il va donc falloir attendre pour avoir le fin mot de l'histoire... (en plus il parait qu'il y a un 3ème tome de sorti aux US...) snif...

09/08/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Chat du Rabbin
Le Chat du Rabbin

La lecture des quatre premiers tomes m'a littéralement transporté. J'étais comme un enfant assis au coin du feu à qui l'on raconte une histoire. Ce que j'ai apprécié, c'est que Sfar montre une facette du judaïsme sans pour autant vendre cette religion dans laquelle il a été élevé. Il la dépeint telle qu'elle est: avec ses bons côtés et ses travers. J'aime le ton qu'il prend pour raconter ses aventures: on dirait que les anecdotes ont été transmises de parents à enfants, par bouche-à-oreille. J'ai beaucoup aimé cette série, même si je ne qualifierais pas le dessin de beau. A s'arrêter promptement sur une case, on pourrait même en penser le contraire. Cependant, je dirais que le trait de Sfar est surtout brut. Mon sentiment est qu'il dessine à l'instinct (et là, peut être que je me plante complètement...), comme ça lui vient. Ainsi, il se dégage de ce graphisme un sentiment de spontanéité, d'authenticité, et de fraicheur. La richesse des personnages qui jouent un rôle dans cette oeuvre est remarquable.  Commençons par le personnage principal, le chat. J'adore ces bêtes. Alors quand le narrateur prend la forme d'un félin vif d'esprit, espiègle, curieux de tout, et qui a le sens de l'humour, ça fait mouche. Je me suis pris d'affection pour ce chat anonyme dès les premières pages de l'oeuvre. Mais, loin de s'arrêter là, Sfar fait entrer en scène une myriade d'autres personnages, eux aussi sont décrits avec leurs qualités et leurs défauts. J'ai beaucoup aimé le personnage du Rabbin, un petit père tranquille, honnête, pieux, mais qui s'octroie des entorses à la religion quand ça l'arrange. Le tome 3, qui raconte le choc des cultures vécu par ce bonhomme qui découvre Paris, est très drôle! Le cousin du Rabbin, le Malka des lions, est remarquable de charisme. L'un des premiers dessins qui le présente, la case à la terrasse du café, est magnifique, et d'ailleurs, elle contraste volontairement avec toutes les autres cases de l'oeuvre, dont les dessins sont plutôt naïfs. Si je devais terminer avec un troisième personnage, mais je pourrais passer la journée à vous parler de cette grande famille, je vous dirais que j'ai aussi un faible pour le cousin du Rabbin, qui n'est autre qu'un musulman, Cheikh Mohammed Sfar, dont les propos sont apaisants et plein de sagesse. Cette proximité entre islam et judaïsme qui transparait tout au long de l'oeuvre - (J'ai en mémoire une petite histoire dans la préface d'un des tomes qui dit : "tu connais l'histoire du juif qui croise un autre arabe ?") - est l'un des exemples de la grande intelligence de cette bande dessinée. Sous des airs gentillets, enfantins au regard du dessin, cette oeuvre traite avec le plus grand sérieux de la grande problématique que constitue la dualité entre les religions. J'aime beaucoup, et je suis du même avis, cet aspect selon lequel "toutes les prières vont au même dieu", pour reprendre une réplique de cette série. Bref, si comme moi, vous aimez les contes, l'histoire, la philosophie, l'humour... et les chats, cet album est fait pour vous aussi ! (151)

08/08/2012 (modifier)
Couverture de la série Tosca
Tosca

J'ai pris beaucoup de plaisir avec le scénario concocté par Desberg. Celui-ci joue de façon malicieuse avec les codes et les lieux communs de la classique histoire de mafia et, dans une certaine mesure, du thriller en général. Dès qu'il lance une "tarte à la crème", il la détourne immédiatement, à notre soulagement et même... pour notre plus grand plaisir. Les dessins, en ligne claire réaliste, sont limpides et élégants. J'ai du mal à en dire plus : simplement, c'est exactement ce qu'il fallait pour ce récit. Enfin, dernier point positif : c'est court, en trois tomes, bien mené. Je lirais un deuxième cycle éventuel avec plaisir, si la série se poursuivait avec la même exigence.

08/08/2012 (modifier)
Couverture de la série IAN
IAN

Le thème de l'homme artificiel est classique mais exploité avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité. Il y a aussi quelques idées savoureuses dans cet univers futuriste. Et toujours la conscience politique de Fabien Vehlmann, qui nous offre un excellent contrepoint aux éléments d'action et de suspense. Le dessin est déjà très bien dans le tome 1, mais j'ai constaté une grosse amélioration à partir du tome 2 : la colorisation est plus attrayante et plus lisible, les cases plus espacées et tout cela redonne un surplus de force au récit. La fin est presque frustrante... mais implacable. Dommage, j'en aurais bien repris pour quelques tomes !

08/08/2012 (modifier)
Couverture de la série L'Héritage d'Emilie
L'Héritage d'Emilie

Nous voilà plongé dans un récit à l'imaginaire foisonnant, aux dessins magnifiques. Le récit mélange des éléments venant de plusieurs genres différents, mais curieusement cela ne m'a pas dérangé, au contraire. Peut-être est-ce la somptuosité du dessin qui permet de faire le liant dans tout ça. Je conseille l'achat : on relira cette histoire avec plaisir, autant pour remettre en place les pièces du puzzle scénaristique que pour se délecter des superbes planches de Florence Magnin.

08/08/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série Loup (Moreno)
Loup (Moreno)

Cette BD ne fait pas dans la dentelle, elle retrace le difficile parcours psychologique d'un homme (Louis) qui a été victime d'un attentat terroriste quelques temps plus tôt. Lui et sa sœur n'ont pas été blessés physiquement mais le traumatisme mental est bien là et le ronge petit à petit, faisant naître en lui des émotions tellement fortes qu'il ne se reconnaît plus. Au cours de cette période de doute, il va faire une rencontre qui va l'aider à y voir plus clair tout en l'entraînant sur une pente très dangereuse. Cette histoire est un fiction, mais l'auteur l'a écrite après avoir lui-même été victime d'un attentat en 1991 et après avoir également traversé une période de doute. Il y a beaucoup de violence dans cet album, on peut dire que "ça sent le vécu". Les chapitres successifs nous font vivre cette période par les yeux des différents personnages : Louis, sa sœur, son agent (Louis est un peintre en pleine ascension à ce moment-là) ou encore le SDF d'origine Serbe dont Louis va faire la connaissance et qui lui révélera beaucoup de choses sur la (sa) nature humaine, sur les loups et les agneaux qui constituent l'humanité. Les scènes se recoupent et s'entrecroisent, nous permettant ainsi de les voir avec à chaque fois des yeux différents. Le procédé est efficace. Graphiquement c'est également très réussi : un trait réaliste dans un genre de bichromie teintée de rouge. C'est tout à fait en accord avec le thème, tout en étant très esthétique. Dégotée par hasard à ma bibliothèque, cette BD est une vraie belle surprise.

07/08/2012 (modifier)
Couverture de la série Alter Ego
Alter Ego

Comme cela est déjà présenté dans le pitch, cette BD nous livre un scénario à travers la vision de 6 personnages dont certains se croiseront, un peu à la manière de Quintett. J'aime beaucoup ce genre de BD surtout lorsque le scénario est bien ficelé, comme c'est le cas dans cette série. La vision des différents personnages permet ainsi d'amener le lecteur sur de fausses pistes ou sur des fragments de l'histoire global de la série. La compréhension du scénario dans sa globalité ne pourra ainsi se faire qu'avec le point de vue de l'ensemble des personnages. La qualité de l'ensemble des tomes est assez homogène et la narration est plutôt bien faite et ponctuée de révélations tenant le lecteur en haleine. Ma préférence reviend tout de même à l'album Darius car j'aime ce type de personnage désabusé de la vie et la fin est plutôt bien trouvée. Le seul bémol réside dans le fait que même lorsqu'on a lu tous les tomes, on souhaiterait encore en savoir davantage... Au niveau du dessin, cela reste classique mais efficace. Au final un bon 4/5. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 16/20

23/08/2011 (MAJ le 07/08/2012) (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Pouvoir des innocents
Le Pouvoir des innocents

Voilà que je termine Le pouvoir des innocents et ce fût une excellente surprise. Premier atout et non des moindres : la noirceur pesante de certains passages. Bien dosée et bien exploitée au profit de la trame principale, elle vous laisse tout simplement pantois. C'est dans la trame principale justement que j'ai personnellement décelé la deuxième qualité de la série. Surpris par des retournements de situation finement amenés, le développement du récit m'a conduit avec beaucoup d'intérêt jusqu'au mot fin. Même si certains passages sont plus facultatifs et lents, l'histoire demeure fluide et fichtrement bien foutue! L'aspect graphique réaliste évolue au fil des tomes et le trait s'affine, se précise. La colorisation est bonne et sert l'ambiance générale du récit. Bref, cette série en cinq tomes mérite indéniablement que l'on s'y attarde. Je pense que je vais prolonger mon plaisir avec les "spin-offs" déjà parus. N.B: c'est moi ou le centre de Jessica est franchement inspiré du bouquin de Neill "Libres enfants de Summerhill"?

06/08/2012 (modifier)