Pas la meilleure série de Jodorowsky mais un univers vraiment original, beau et sauvage à la fois (plus sauvage que beau après réflexion), voire trash. Jodorowsky s'est lâché !
Tout le monde est horrible physiquement (le graphisme de Boucq n'aidant pas à refléter la beauté, magnifique mais pas spécialement "agréable" à l'oeil). Tout le monde est mauvais, bête ou cruel en dehors des deux héros. L'innocence de Face de Lune ne l'empêche pas de déclencher des vagues gigantesques qui balaient tout sur leur passage, les bons comme les mauvais. Le moment ou la cathédrale invisible se construit est proprement hallucinant, sublime. Un des rares moments poétiques de cette série, ce qui en amplifie l'intensité. On rêverait de voir cela en film.
Des moments hallucinants, cette série n'en manque pas : la mise à mort de l'orc (horrible), la grotte de la monstrueuse reine mère avec cet espèce de gang-bang mystique, la bande de terroristes punks dans les égouts, j'en passe et des meilleurs ... Jodorowsky est fou.
Après je peux reconnaitre que ces excès peuvent lasser. On connait son univers, cela finit par se ressembler d'albums en albums. Et puis cette série est extrêmement nihiliste et trash et peut écoeurer. Moi j'adore !
Je connaissais le magnifique roman illustré pour enfants (un chef d'oeuvre) et je me suis donc jeté sur cette série de Michel Plessix (de lui je n'avais lu que Julien Boisvert - le tome 2, « gris noir » que j'avais beaucoup aimé).
Plessix a pris un grand risque en collant de très près aux dessins originels, au risque de n'en faire qu'une pâle copie et il s'en sort magnifiquement bien. Le graphisme est extrêmement méticuleux, fait à la loupe. Les couleurs sont pales, pour ne pas dire fades mais ça colle tout de même au style vieillot et poussiéreux (dans le bon sens du terme). Une vraie atmosphère de "grand-maman fait de la confiture et tout le monde va ensuite jouer dans le jardin et pique-niquer dans la forêt au milieu des papillons et des lapins farceurs".
C'est donc très gnangnan mais c'est apparemment destiné aux enfants. Moi je trouve que c'est trop méticuleux et "fétichiste" dans les petits détails pour être uniquement destiné aux enfants.
Une bd qui ne m'avait pas marqué enfant (que je n'aimais pas) en raison de son dessin très vieillot et pâle, mais que j'ai redécouverte récemment et que j'ai adorée.
L'atmosphère est superbement féérique avec beaucoup de sorcellerie (un peu la même ambiance campagnarde que Silence même si le dessin et l'histoire n'ont rien à voir ), c'est à dire une campagne belge ou alsacienne, avec ses forêts sombres et ses légendes de lutins et de fées dansant autour d'un étang par une nuit de pleine lune.
L'histoire est un peu floue, éthérée comme dans un rêve. Malgré son esthétisme extrêmement classique, sensible, très années 70 (un petit côté Emmanuelle), il y a un côté sombre et triste, cruel et plutôt glauque, qui me fait craquer.
Mon album de Baru préféré (pour l'instant car je n'ai lu que celui-ci, L'Autoroute du soleil et Pauvres zhéros). J'ai été transporté par ces histoires ultra banales mais formidablement bien écrites et dessinées de bleds perdus, de campagnes maussades et pluvieuses, d'aires d'autoroutes, de bar pmu et d'hôtels de la gare tout miteux. J'adore cette ambiance typiquement française type fait divers et c'est là d'où je viens.
Toutes les histoires sont bonnes et nous sommes vraiment aux côtés du héros, traversant ces lieux quelconques et gris où, à travers la banalité triste des décors, il se passe toujours des choses un peu glauques, violentes mais empreintes d'humanité.
Un mélange de Jean-Jacques Goldman et Paul Personne pour la musique et de Bruno Dumont et sac de noeuds (Balasko) pour le décor.
Alors cet album n'a rien à voir avec l'autre oeuvre principale de Cabanes, Dans les villages à part peut-être la Provence (on ressent vraiment l'atmosphère du sud de la France. Cabanes est vraiment amoureux de cette région)
Là nous avons affaire à des souvenirs d'enfance où notre jeune héros (Cabanes lui-même ? ) est fortement obsédé par la chose. J'avais lu cette bd assez jeune (probablement le même âge que le héros) et cela m'avait fortement émoustillé. Ce n'est qu'après que j'ai pu apprécier la magnificence des dessins (les scènes sur la plage, le rendu de l'eau est superbe, du grand art).
Les 5 histoires sont autant de déclarations d'amour aux femmes (surtout des jeunes filles en dehors de la grosse "demoiselle" blonde) qui ont traversé son enfance et sa préadolescence (la dernière histoire se situe plus vers ses 16, 18 ans et est moins réussie). C'est très "cochon", voyeuriste et pervers mais au final et paradoxalement, plutôt attendrissant et léger (faut dire que j'avais lu ça la 1ère fois à 10, 12 ans). Cela fait appel à nos souvenirs et nous en avons tous des plus ou moins semblables dans notre découverte du sexe opposé.
Donc bref, la meilleure oeuvre de Cabanes après sa série Dans les villages et une de ses plus belles graphiquement parlant.
Une excellente bd que je possède depuis tout petit et que j'ai lue une bonne vingtaine de fois. Le scénario est typique d'Andréas, fantastique et paranoïaque, un peu comme un film de John Carpenter (Invasion Los Angeles, Prince des ténèbres, L'antre de la folie...)
Le dessin de Berthet n'est pas exceptionnel mais s'accorde bien au récit vraiment terrifiant. On est vraiment à la place du héros ne sachant pas ce qui s'est passé.
Le 2ème récit est dans la même veine, un peu moins puissant mais très bon lui aussi.
Une bd que je possédais depuis longtemps mais que je n'arrivais pas à entamer (c'est comme pour certains films). Les dessins me plaisaient mais j'étais persuadé que j'allais m'ennuyer (comme pour Ici même de Tardi, oui rien à voir).
Eh bien grossière erreur, cette bd est un bijou. Les dessins sont magnifiques et le récit très beau. Simple, profond avec le superbe paysage de cette ile minuscule où trône ce phare. Le héros est assez antipathique au début essayant de draguer maladroitement la jeune femme et chose étrange il ne se passera rien entre eux. Faute de mieux il se tapera la gros... la tenancière de l’hôtel. Le héros restera donc un looser pendant toute la durée du récit et à la place d'une énième histoire d'amour on a plus affaire à la solitude de 3 personnes qui restent dans leurs coins, liées malgré elles sur cette petite île. Bon il y a quand même d'autres personnages et d'autres péripéties mais je laisse la surprise à ceux qui ne l'ont pas lu.
Un de mes albums de Baru préférés (avec Sur la route encore) car cet auteur est un des meilleurs quand il s'agit de restituer l’atmosphère maussade des petites villes perdues près des aires d'autoroute. Ses piliers de bistro, ses paysans et ses voyous à la petite semaine.
De plus ses couleurs à l'aquarelle sont magnifiques.
En ce qui concerne le récit, celui-ci n'est pas extraordinaire. C'est un simple fait divers. Des pauvres gens, un enfant trisomique qui disparait, une vieille avec ses chats ... Mais tout cela est transcendé par la beauté du dessin et de la couleur. 3 pour le récit, 5 pour le dessin donc 4.
Lu il y a longtemps.
Très belle série de Makyo et Faure. Le tome 1 est le meilleur (les dessins d'Elsa, la secte ... ça m'avait passionné) puis dans le tome 2 j'ai aimé la séquence du père enfermé dans la cave qui se met à peindre frénétiquement à la manière de Modigliani. Ça m'avait marqué enfant. Par contre je n'ai pas lu le tome 3.
Excellent ! Un conte cynique, obscène mais profondément humain (quoique plutôt amoral). Les dessins de Pirus sont géniaux : ronds, faussement naïfs avec un air de Calvo (mais du Calvo interdit au - de 16 ans)
Un petit bijou d'humour noir.
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Face de Lune
Pas la meilleure série de Jodorowsky mais un univers vraiment original, beau et sauvage à la fois (plus sauvage que beau après réflexion), voire trash. Jodorowsky s'est lâché ! Tout le monde est horrible physiquement (le graphisme de Boucq n'aidant pas à refléter la beauté, magnifique mais pas spécialement "agréable" à l'oeil). Tout le monde est mauvais, bête ou cruel en dehors des deux héros. L'innocence de Face de Lune ne l'empêche pas de déclencher des vagues gigantesques qui balaient tout sur leur passage, les bons comme les mauvais. Le moment ou la cathédrale invisible se construit est proprement hallucinant, sublime. Un des rares moments poétiques de cette série, ce qui en amplifie l'intensité. On rêverait de voir cela en film. Des moments hallucinants, cette série n'en manque pas : la mise à mort de l'orc (horrible), la grotte de la monstrueuse reine mère avec cet espèce de gang-bang mystique, la bande de terroristes punks dans les égouts, j'en passe et des meilleurs ... Jodorowsky est fou. Après je peux reconnaitre que ces excès peuvent lasser. On connait son univers, cela finit par se ressembler d'albums en albums. Et puis cette série est extrêmement nihiliste et trash et peut écoeurer. Moi j'adore !
Le Vent dans les Saules
Je connaissais le magnifique roman illustré pour enfants (un chef d'oeuvre) et je me suis donc jeté sur cette série de Michel Plessix (de lui je n'avais lu que Julien Boisvert - le tome 2, « gris noir » que j'avais beaucoup aimé). Plessix a pris un grand risque en collant de très près aux dessins originels, au risque de n'en faire qu'une pâle copie et il s'en sort magnifiquement bien. Le graphisme est extrêmement méticuleux, fait à la loupe. Les couleurs sont pales, pour ne pas dire fades mais ça colle tout de même au style vieillot et poussiéreux (dans le bon sens du terme). Une vraie atmosphère de "grand-maman fait de la confiture et tout le monde va ensuite jouer dans le jardin et pique-niquer dans la forêt au milieu des papillons et des lapins farceurs". C'est donc très gnangnan mais c'est apparemment destiné aux enfants. Moi je trouve que c'est trop méticuleux et "fétichiste" dans les petits détails pour être uniquement destiné aux enfants.
Iriacynthe
Une bd qui ne m'avait pas marqué enfant (que je n'aimais pas) en raison de son dessin très vieillot et pâle, mais que j'ai redécouverte récemment et que j'ai adorée. L'atmosphère est superbement féérique avec beaucoup de sorcellerie (un peu la même ambiance campagnarde que Silence même si le dessin et l'histoire n'ont rien à voir ), c'est à dire une campagne belge ou alsacienne, avec ses forêts sombres et ses légendes de lutins et de fées dansant autour d'un étang par une nuit de pleine lune. L'histoire est un peu floue, éthérée comme dans un rêve. Malgré son esthétisme extrêmement classique, sensible, très années 70 (un petit côté Emmanuelle), il y a un côté sombre et triste, cruel et plutôt glauque, qui me fait craquer.
Sur la route encore
Mon album de Baru préféré (pour l'instant car je n'ai lu que celui-ci, L'Autoroute du soleil et Pauvres zhéros). J'ai été transporté par ces histoires ultra banales mais formidablement bien écrites et dessinées de bleds perdus, de campagnes maussades et pluvieuses, d'aires d'autoroutes, de bar pmu et d'hôtels de la gare tout miteux. J'adore cette ambiance typiquement française type fait divers et c'est là d'où je viens. Toutes les histoires sont bonnes et nous sommes vraiment aux côtés du héros, traversant ces lieux quelconques et gris où, à travers la banalité triste des décors, il se passe toujours des choses un peu glauques, violentes mais empreintes d'humanité. Un mélange de Jean-Jacques Goldman et Paul Personne pour la musique et de Bruno Dumont et sac de noeuds (Balasko) pour le décor.
Colin-Maillard
Alors cet album n'a rien à voir avec l'autre oeuvre principale de Cabanes, Dans les villages à part peut-être la Provence (on ressent vraiment l'atmosphère du sud de la France. Cabanes est vraiment amoureux de cette région) Là nous avons affaire à des souvenirs d'enfance où notre jeune héros (Cabanes lui-même ? ) est fortement obsédé par la chose. J'avais lu cette bd assez jeune (probablement le même âge que le héros) et cela m'avait fortement émoustillé. Ce n'est qu'après que j'ai pu apprécier la magnificence des dessins (les scènes sur la plage, le rendu de l'eau est superbe, du grand art). Les 5 histoires sont autant de déclarations d'amour aux femmes (surtout des jeunes filles en dehors de la grosse "demoiselle" blonde) qui ont traversé son enfance et sa préadolescence (la dernière histoire se situe plus vers ses 16, 18 ans et est moins réussie). C'est très "cochon", voyeuriste et pervers mais au final et paradoxalement, plutôt attendrissant et léger (faut dire que j'avais lu ça la 1ère fois à 10, 12 ans). Cela fait appel à nos souvenirs et nous en avons tous des plus ou moins semblables dans notre découverte du sexe opposé. Donc bref, la meilleure oeuvre de Cabanes après sa série Dans les villages et une de ses plus belles graphiquement parlant.
Mortes saisons
Une excellente bd que je possède depuis tout petit et que j'ai lue une bonne vingtaine de fois. Le scénario est typique d'Andréas, fantastique et paranoïaque, un peu comme un film de John Carpenter (Invasion Los Angeles, Prince des ténèbres, L'antre de la folie...) Le dessin de Berthet n'est pas exceptionnel mais s'accorde bien au récit vraiment terrifiant. On est vraiment à la place du héros ne sachant pas ce qui s'est passé. Le 2ème récit est dans la même veine, un peu moins puissant mais très bon lui aussi.
Trait de craie
Une bd que je possédais depuis longtemps mais que je n'arrivais pas à entamer (c'est comme pour certains films). Les dessins me plaisaient mais j'étais persuadé que j'allais m'ennuyer (comme pour Ici même de Tardi, oui rien à voir). Eh bien grossière erreur, cette bd est un bijou. Les dessins sont magnifiques et le récit très beau. Simple, profond avec le superbe paysage de cette ile minuscule où trône ce phare. Le héros est assez antipathique au début essayant de draguer maladroitement la jeune femme et chose étrange il ne se passera rien entre eux. Faute de mieux il se tapera la gros... la tenancière de l’hôtel. Le héros restera donc un looser pendant toute la durée du récit et à la place d'une énième histoire d'amour on a plus affaire à la solitude de 3 personnes qui restent dans leurs coins, liées malgré elles sur cette petite île. Bon il y a quand même d'autres personnages et d'autres péripéties mais je laisse la surprise à ceux qui ne l'ont pas lu.
Pauvres zhéros
Un de mes albums de Baru préférés (avec Sur la route encore) car cet auteur est un des meilleurs quand il s'agit de restituer l’atmosphère maussade des petites villes perdues près des aires d'autoroute. Ses piliers de bistro, ses paysans et ses voyous à la petite semaine. De plus ses couleurs à l'aquarelle sont magnifiques. En ce qui concerne le récit, celui-ci n'est pas extraordinaire. C'est un simple fait divers. Des pauvres gens, un enfant trisomique qui disparait, une vieille avec ses chats ... Mais tout cela est transcendé par la beauté du dessin et de la couleur. 3 pour le récit, 5 pour le dessin donc 4.
Elsa
Lu il y a longtemps. Très belle série de Makyo et Faure. Le tome 1 est le meilleur (les dessins d'Elsa, la secte ... ça m'avait passionné) puis dans le tome 2 j'ai aimé la séquence du père enfermé dans la cave qui se met à peindre frénétiquement à la manière de Modigliani. Ça m'avait marqué enfant. Par contre je n'ai pas lu le tome 3.
Rose Profond
Excellent ! Un conte cynique, obscène mais profondément humain (quoique plutôt amoral). Les dessins de Pirus sont géniaux : ronds, faussement naïfs avec un air de Calvo (mais du Calvo interdit au - de 16 ans) Un petit bijou d'humour noir.