Il y a 2 ou 3 ans je me suis interrogé sur les bd que je devais lire, et celle-ci est sortie du lot pour 2 raisons : la première est que je n'avais jamais lu une bd de Jodorowski, la seconde est que je lis assez peu de SF.
Je me jette sur l'intégrale et j'entame ma lecture...
La première chose qui étonne est avant tout le graphisme, ça envoit et ça a plutôt bien vieilli, même si sur certaines cases on a un aspect quelque peu figé, c'est hélas un défaut de ce style. L'univers parait riche et envoûtant.
Concernant le scénario, je n'avais et je n'ai pas encore lu L'Incal (mais c'est prévu) donc je ne parlerai pas de la relation entre les 2 "univers". J'ai beaucoup aimé la forme de diptyque car elle oblige à la relative concision de l'intrigue (s'opposant à la frustration qu’amène le dessin en nous suggérant un univers vaste et infini). De plus j'aime voir l'évolution de l'univers ces changements politique au cours du temps le rendent vivant. Après certaines histoires de membres de la caste sont plus faibles que d'autres mais globalement c'est très acceptable voire très bon.
Le scénario m'a beaucoup fait penser à Dune et j'ai appris par la suite pourquoi...
Toutefois j'ai hésité à mettre 3 étoiles... Il y a un problème, quelque chose que j'ai détesté et le soucis c'est qu'il est récurrent ! Je hais ces 2 robots !!!!!!! Je comprends leur utilisation dans le processus de narration et même si c'est un peu facile pourquoi pas, mais ce sont les dialogues qui me gênent !!!! Dans une bd on a 2 éléments fondamentaux directement perceptibles : les dessins (dans ce cas c'est très bon) et les dialogues!!! (et ils rendent les 2 robots parfaitement antipathiques ! Alors que narrativement ça ne devrait pas!)
Pour conclure : cela reste néanmoins une excellente série que j'ai beaucoup aimée : de très bons dessins, une structure narrative en diptyque très intéressante.
J’avais sélectionné cette BD il y a de nombreuses années en me basant sur les avis positifs de bdtheque, je l’ai enfin trouvée dans une librairie d’occasions et je ne regrette absolument pas mon achat.
Il y a une chose certaine : ce n’est sûrement pas la couverture qui vous incite à l’achat elle est très moche et directement on l'associe à un scénario type « Rambo fait le ménage sur la planète rouge ».
Et pourtant c’est excellent, le bataillon des lâches est en fait 5 soldats qui refusent de se soumettre à une bataille dont l’issue fatale est certaine, ils organisent donc une fuite courageuse vers la planète Terre.
L’histoire est traitée simplement sans « effets spéciaux » si j’ose dire , une sorte de huis-clos où psychologie et philosophie sont employées à profusion , en un mot : super.
Le dessin est fin principalement les décors, les personnages sont moins bien représentés et la colorisation est de qualité inégale, l’ambiance est très bien retranscrite.
Excellent one shot, incontournable !
Suite à un cataclysme nucléaire, l'Angleterre tombe sous la coupe d'une dictature qui fait régner la censure et une discipline rigoureuse.
Un homme va se dresser contre ce régime totalitaire et fachiste.
Une fois de plus Moore n'a pas son pareil pour nous dépeindre un monde assez proche du notre dans lequel évolue des personnages à tel point torturés et haut en couleur que l'on ne peut qu'accrocher immédiatement à l'histoire.
Il est clair que le personnage du héros est de loin le plus emblématique et charismatique de la série ; d'ailleurs il représente des valeurs trés fortes (anarchisme, vengeance, révolte contre l'ordre établi) et qui sont chères à l'auteur.
Personne ne peut rester de marbre face à ce héros qui symbolise autant de chose.
De plus, comme dans Watchmen, le récit se déroule sous la forme d'une sorte d'habile puzzle géant dont la construction met en avant tout le talent et l'ingéniosité déployés par l'auteur.
Hélas ce récit, sur le fond trés brillant, possède aussi quelques imperfections.
En effet, il manque parfois de rythme mais surtout il s'avère plutot complexe demandant une attention permanente pour en saisir tous les rouages et subtilités ; en cela le film du même nom reste beaucoup plus fluide et compréhensible tout en gardant parfaitement l'esprit de la BD.
Et puis les dessins font beaucoup trop années 80 et semblent avoir bien mal vieillis.
Bref, comme Watchmen V pour Vendetta reste une oeuvre majeure et incontournable de Moore car malgrés quelques petits défauts le récit est impressionant de subtilité et d'ingéniosité.
Plein d'histoires légendaires issues de la Mythologie resurgissaient lorsque j'ai lu cette Bd il y a peu, j'étais revenu au temps du roi Minos, du Minotaure et du labyrinthe de l'île de Crète...
Plus sérieusement, j'ai adoré cette Bd pour sa tentative plutôt réussie de recréer la civilisation crétoise, une des plus anciennes et une des plus méconnues de l'Antiquité, souvent éclipsée par la Grèce avec Athènes et Sparte. Je ne suis pas un passionné de cette civilisation, mais j'ai vu plusieurs documentaires sur des chaînes câblées, et c'est une riche culture. C'est je crois, la seule Bd qui aborde ce sujet, comme quoi la collection Vécu aura exploré pratiquement tous les âges de l'Histoire.
J'ai aimé aussi la Bd pour son joli couple Pylos et Asinée que j'ai suivi dans leurs pérégrinations avec plaisir. Les décors de Cnossos et du palais de Minos sont splendides, les caractéristiques de cette civilisation sont fidèlement reproduits grâce à un beau travail de recherche et une doc qui me semblent très fiables. Dommage que Minos soit un gamin, j'aurais préféré que la bande aborde les Crétois au moment où Minos était un adulte à l'apogée de son règne.
Mais maintenant, ce que je voudrais, c'est une suite, il n'y a pas eu de tome 3 depuis 2007, la série mérite d'être poursuivie pour sa qualité historique et sa qualité graphique (Denoël s'est bien amélioré depuis Arno lorsqu'il avait repris cette série des mains de Juillard). En tout cas, c'est une belle découverte à faire.
Du très bon travail et surtout une bonne claque une fois la lecture terminée.
L’auteur traite de manière intelligente, sans jugement et non rébarbative un sujet assez rare en BD : le génocide au Rwanda.
Point de détails historiques et d’actions superflues ici, mais plutôt un témoignage à travers l’histoire bouleversante d’un adolescent (Déogratias) détruit mentalement par les conséquences d’une guerre civile. Quel talent ce Stassen ! Tout est relativement bien maîtrisé : les graphismes, les couleurs, les personnages, le petit côté fantastique, les différents flash-back…Je l’ai lu deux fois et la relecture est encore meilleure.
A découvrir si ce n’est pas encore fait.
J’avoue très simplement que je n’aurais jamais pris la peine de lire l’intégrale piochée par hasard dans la bibliothèque d’une amie si l’envie de lire une bd connue mais sans attrait à mes yeux ne se serait manifestée.
En effet, qu’il s’agisse du titre mielleux ou de la couverture post-romantique à souhait, rien ne laissait présager de l’engouement dont je vais tacher de vous faire part dans les lignes suivantes…
Il s’agit d’un énième monde post-apocalyptique illustré à merveille par Béatrice Tillier et repris par un second dessinateur, Franck Leclercq dont on fustige le travail mais qui a l’immense mérite de prolonger le travail graphique des deux premiers tomes sans en atténuer la qualité. Rien que pour cela et le rôle ingrat qu’on a pu lui attribuer, il mérite à la fois respect et coup de chapeau.
Mais de quoi parle cette histoire au juste ? Simplement d’une histoire d’amour impossible entre deux êtres artificiels créés de toutes pièces par un Gepetto reclus dans un monde en déliquescence et à la recherche de l’âme absolue, l’égal en tous points d’une beauté intérieure comme extérieure.
Malheureusement l’univers décrit, mélange de dictature steampunk dans une architecture digne de la Renaissance, est un piège pour toute forme d’espoir et les décors aussi superbes soient ils (et ils le sont) deviennent le cadre d’une guerre civile inhumaine balayant tout espoir et séparant l’automate amoureux d’une fée incomplète et muette d’une histoire d’amour improbable…
J’avoue que les réflexions de l’automate Jam jouant de façon parfois trop répétitive et appuyée sur la relation romantique qu’il souhaiterait vivre avec « sa » fée sont parfois un peu « too much » mais le monde est si habilement mis en scène et le récit rythmé et se jouant sur plusieurs époques que je n’ai eu de cesse d’aller au bout de ce récit atypique.
La poésie « cucul » est par ailleurs contrebalancée par une cruauté sans égal et quelques scènes très dures à représenter mais intelligemment mises en scène et dont je tairais les propos pour ne pas en dévoiler la teneur. C’est d’ailleurs cet équilibre périlleux qui rend l’intégralité du récit si palpitant à lire jusqu’à la dernière page de cet amour impossible mais plutôt original.
Une fois ma lecture achevée, je n’avais qu’une idée en tête : acquérir ce précieux livre qui me rappelle toutes proportions gardées le Réseau Bombyce avec lequel il partage une réputation d’œuvre maudite mais achevée dans la douleur qui me plait au plus haut point…
Ne vous laissez pas abuser par le titre et la couverture aguichante, ce récit est un véritable coup de poing servi par des planches de toute beauté. Un classique que j’ai failli occulter et dont je salue le curieux hasard qui me l’a placé entre les mains.
BAMM !
Ahhh que j'aime ces petits moments de bonheurs intense où l'on sent qu'on est en train de lire quelque chose de vraiment formidable ! Trrrès bon feeling sur ce coup là, mon instinct ne m'a pas joué de tour. C'est en vadrouille au festival Quai des Bulles de St Malo le weekend dernier que je suis (re)tombé sur cet album et que je suis rentré avec. Je dis "re", car même sans avoir eu l'occasion de l'avoir en main, j'avais vu passer sur BDthèque cette couverture bien percutante et sa critique en me disant "Tient, ça à l'air bien sympa ça..."
Là, j'ai même eu la chance de pouvoir m'installer au stand Dargaud pour discuter avec les auteurs, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau. Moment très agréable avec une très belle dédicace en prime :)
Restait à dévorer la bête, et voir ce que cette colère de Fantomas avait dans le ventre...
Et ma fois, c'est comblé que je referme le premier tome de cette série prévue en trois opus. OK, je partais avec quelques avantages en nature : Fantomas a toujours été un personnage qui m'a intrigué et dont je gardais de très bon souvenirs. Après, c'est comme tout, suffit pas d'avoir les bons ingrédients, encore faut-il savoir en faire quelque chose de digeste et présentable pour éviter le mal de tête et/ou l'indigestion.
Et là, on est plus que gâté ! L'esprit de Fantomas, "Maître du Crime", "Prince de l'Effroi" reprends corps ! Fini les plans au flan grand-guignolesques version Louis de Funès, Fantomas est ici méchant. Je dis bien MECHANT ! Il m'a un peu rappelé le Joker dans le Batman de Christopher Nolan : un être imprévisible, l'incarnation du chaos. Olivier Bocquet a su pertinemment digérer ce personnage machiavélique pour nous mitonner un récit aux petits oignons, tout en intensité, où intrigue et personnages (même secondaires) conjuguent corps et énergie de bout en bout. Impossible de lâcher cet album avant d'en arriver à son terme !
Et tout cela est servi de la plus belle des manières par le dessin de Julie Rocheleau, dont je découvre le talent avec cet album. Tout simplement sublime ! Y'avait longtemps que je n'avais pas pris une si bonne claque graphique. Rien que pour l'originalité et la personnalité de son dessin et de sa colorisation son album vaut le détour.
Difficile d'en définir le genre ou les influences, tant son trait et sa palette de couleurs sont particuliers. Ça m'a fait penser à du Lorenzo Mattotti passé à la moulinette Art-Déco... Oui, je sais ça doit pas vouloir dire grand chose, mais c'est ce qui me vient à l'esprit...
En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je peux ouvrir à n'importe quelle page et scotcher sur une case... apprécier ensuite la composition globale de la planche : cadrages bien pensés, des découpages pertinents, le tout toujours bien équilibré...
Puissant maléfice alchimique qu'ont su là nous concocter ce duo !
Il n'y a plus maintenant qu'à espérer que le suite annoncée soit du même tenant pour faire de cette série un must.
A lire sans modération à vous en faire péter la panse !
Les superbes couvertures ont attiré mon attention en bibliothèque, et en voyant le visuel, étant attiré par tout ce qui touche à la celtitude, je me suis dit Youpi !, enfin un beau sujet bien maîtrisé. L'univers celtique présenté dans cette série est fascinant. On est à la charnière entre 2 mondes, une époque riche en conflits où se côtoient l'ancienne religion païenne et la religion chrétienne qui annonce comme il est dit ici, le crépuscule des druides. On est donc très loin de Panoramix. Dans ces brumes d'Armorique, pleines de mystères, en proie aux rivalités, à la peur et au mysticisme, on assiste au choc de 2 idéologies ; ce concept est très bien décrit, avec en toile de fond un contenu historique.
Le récit prend son temps, on peut savourer autant la beauté des dessins que la richesse du texte. Les auteurs sont appuyés dans leur démarche par des spécialistes du monde celtique et du Moyen Age, et livrent en fin d'album des glossaires détaillés qui éclairent le profane. Tout ceci rend très crédible ce récit qui démarre comme une enquête policière dans le style du Nom de la Rose (moines tués selon des rites cruels, ermite aveugle, manuscrit maudit, apprenti qui narre en voix-off, jusqu'au personnage de Gwenc'hlan qui a un air de Sean Connery jeune).
Le dessin est magnifique, Lamontagne insuffle une ambiance féerique de légende fantastico-médiévale, avec de belles images d'Ys, et une illustration envoûtante du mythe des forêts. La colorisation même si elle est informatique, ne me gêne absolument pas, elle joue un grand rôle dans les ambiances. Voici donc une Bd qui m'a bien plu, mais si vous voulez en savoir plus sur le monde celtique, il faut lire les ouvrages de Jean Markkale qui est une sommité dans ce domaine, et qui décrypte cet univers secret avec un langage accessible à tous.
Sur un contexte de guerres napoléoniennes, Stalner dresse une histoire de vengeance habile et franchement accrocheuse.
La petite troupe prise au piège de la débâcle russe se réduira peu à peu comme le suggère le titre à coups de trahisons, d'emprisonnements et de nature hostile. C'est relativement classique comme approche, mais le dessin est très beau et le premier cycle nous tient en haleine sur les quatre albums sans avoir rien à redire. Pour pinailler, on pourrait trouver dommage de parfois avoir des personnages à la physionomie trop proche du héros principal Grassien, ce qui peut induire en erreur lors de l'enchainement des cases. Sinon, c'est que du positif et donc du plaisir car rien n'est stabilisé, ni personne n'est à l'abri. La surprise pointe habilement le bout de son nez à chaque tome et trouve une conclusion juste et jamais frustrante.
Le second cycle, en Corse, se montre cependant en deçà, à la limite du dispensable. L'introduction d'une histoire revisitée gène plus, là où il servait surtout de contexte au premier cycle. Ceci est appuyé par des éléments de trahison qui révèlent une certaine précipitation dans la réalisation ou une panne d'inspiration, mais Ils étaient dix reste cependant correct dans cette parenthèse indépendante du volet "russe".
Si l'achat est conseillé, c'est donc surtout pour son premier arc narratif impeccable quatre albums durant. Pas sur donc, si un troisième cycle apparait que j'y trouve un intérêt.
Je viens de lire « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » et voici mes premières impressions :
J’aurais bien aimé que les auteurs parlent du manque flagrant de centres pour handicapés mentaux ou mobiles en France au point que des parents sont obligés soit d’expédier leur enfant loin de chez eux à l’étranger (Belgique), soit d’attendre des années et des années qu’une place se libère dans un de ces centres ou soit de prier pour que quelqu’un d’autre puisse s’occuper de leur rejeton quand ils mourront.
J’aurais bien aimé que les auteurs abordent les agents de l’ex Cotorep (appelée à ce jour « Maison des handicapés ») qui cassent les couilles aux parents dès que leur enfant handicapé devenu majeur touche enfin une aide de l’Etat de même pas 400 €/mois pour soit-disant se nourrir, s’habiller, se blanchir, se loger indépendamment de leur famille ! Se sont-ils intéressés au devenir de ces handicapés pendant tout le temps où ils étaient mineurs, pendant tout ce temps où leurs parents se privaient (et se privent toujours) de toute leur liberté pour le bien-être de leur rejeton ?
J’aurais bien aimé que les auteurs citent également des handicapés mentaux qui n’ont plus personne de leur famille pour s’occuper d’eux, qui sont internés dans des pensionnats éloignés de tout contact avec la population.
J’aurais bien aimé que les auteurs racontent de même de tous ceux qui évitent de croiser ces handicapés soi-disant parce que ça leur gâcherait leurs vacances ! Qui ne vont pas à Berck afin de ne pas apercevoir nos compatriotes se déplacer en fauteuil !
J’aurais bien aimé… bon j’arrête là…
J’ai aimé que les auteurs aient su nous montrer avec beaucoup de pudeur tout l’amour que porte l’héroïne à son fils.
J’ai aimé que les auteurs abordent la question de la prise en charge de « Michelou » par l’un des membres de sa famille.
J’ai aimé que les auteurs aient réussi à parler des privations dont sont objets les parents.
J’ai aimé que les auteurs aient su éviter de mettre dans leurs récits des scènes larmoyantes vu le sujet abordé. Pourtant, j’ai eu le cœur serré en pensant à toutes ces familles qui vivent plus ou moins de ce genre de situations.
J’ai aimé l’excellent coup de crayon de Roger qui rend ses personnages très expressifs.
J’ai aimé toutes ces tranches de vie qui me sont apparues très réalistes et qui sont racontées avec justesse voire même avec optimisme.
J’ai aimé plein de choses encore !
Alors, s’il vous plait Messieurs Zidrou et Roger, s’il vous plait Monsieur l’éditeur, faites que vous fassiez un autre tome de « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » ou plein d’autres albums de ce genre histoire que vous puissez combler mes souhaits énumérés ci-dessus, histoire aussi qu’au moins un de nos chers élus (un de ceux qui soient placés là-haut, très très haut dans le Palais de l’Elysée !) ait un jour l’occasion de mettre son nez dans votre album et qu’une voix intérieure puisse lui dire qu’il faut réparer à tout prix, s’intéresser à ces personnes même si elles sont incapables de voter pour lui !
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La Caste des Méta-barons
Il y a 2 ou 3 ans je me suis interrogé sur les bd que je devais lire, et celle-ci est sortie du lot pour 2 raisons : la première est que je n'avais jamais lu une bd de Jodorowski, la seconde est que je lis assez peu de SF. Je me jette sur l'intégrale et j'entame ma lecture... La première chose qui étonne est avant tout le graphisme, ça envoit et ça a plutôt bien vieilli, même si sur certaines cases on a un aspect quelque peu figé, c'est hélas un défaut de ce style. L'univers parait riche et envoûtant. Concernant le scénario, je n'avais et je n'ai pas encore lu L'Incal (mais c'est prévu) donc je ne parlerai pas de la relation entre les 2 "univers". J'ai beaucoup aimé la forme de diptyque car elle oblige à la relative concision de l'intrigue (s'opposant à la frustration qu’amène le dessin en nous suggérant un univers vaste et infini). De plus j'aime voir l'évolution de l'univers ces changements politique au cours du temps le rendent vivant. Après certaines histoires de membres de la caste sont plus faibles que d'autres mais globalement c'est très acceptable voire très bon. Le scénario m'a beaucoup fait penser à Dune et j'ai appris par la suite pourquoi... Toutefois j'ai hésité à mettre 3 étoiles... Il y a un problème, quelque chose que j'ai détesté et le soucis c'est qu'il est récurrent ! Je hais ces 2 robots !!!!!!! Je comprends leur utilisation dans le processus de narration et même si c'est un peu facile pourquoi pas, mais ce sont les dialogues qui me gênent !!!! Dans une bd on a 2 éléments fondamentaux directement perceptibles : les dessins (dans ce cas c'est très bon) et les dialogues!!! (et ils rendent les 2 robots parfaitement antipathiques ! Alors que narrativement ça ne devrait pas!) Pour conclure : cela reste néanmoins une excellente série que j'ai beaucoup aimée : de très bons dessins, une structure narrative en diptyque très intéressante.
Le Bataillon des lâches
J’avais sélectionné cette BD il y a de nombreuses années en me basant sur les avis positifs de bdtheque, je l’ai enfin trouvée dans une librairie d’occasions et je ne regrette absolument pas mon achat. Il y a une chose certaine : ce n’est sûrement pas la couverture qui vous incite à l’achat elle est très moche et directement on l'associe à un scénario type « Rambo fait le ménage sur la planète rouge ». Et pourtant c’est excellent, le bataillon des lâches est en fait 5 soldats qui refusent de se soumettre à une bataille dont l’issue fatale est certaine, ils organisent donc une fuite courageuse vers la planète Terre. L’histoire est traitée simplement sans « effets spéciaux » si j’ose dire , une sorte de huis-clos où psychologie et philosophie sont employées à profusion , en un mot : super. Le dessin est fin principalement les décors, les personnages sont moins bien représentés et la colorisation est de qualité inégale, l’ambiance est très bien retranscrite. Excellent one shot, incontournable !
V pour Vendetta
Suite à un cataclysme nucléaire, l'Angleterre tombe sous la coupe d'une dictature qui fait régner la censure et une discipline rigoureuse. Un homme va se dresser contre ce régime totalitaire et fachiste. Une fois de plus Moore n'a pas son pareil pour nous dépeindre un monde assez proche du notre dans lequel évolue des personnages à tel point torturés et haut en couleur que l'on ne peut qu'accrocher immédiatement à l'histoire. Il est clair que le personnage du héros est de loin le plus emblématique et charismatique de la série ; d'ailleurs il représente des valeurs trés fortes (anarchisme, vengeance, révolte contre l'ordre établi) et qui sont chères à l'auteur. Personne ne peut rester de marbre face à ce héros qui symbolise autant de chose. De plus, comme dans Watchmen, le récit se déroule sous la forme d'une sorte d'habile puzzle géant dont la construction met en avant tout le talent et l'ingéniosité déployés par l'auteur. Hélas ce récit, sur le fond trés brillant, possède aussi quelques imperfections. En effet, il manque parfois de rythme mais surtout il s'avère plutot complexe demandant une attention permanente pour en saisir tous les rouages et subtilités ; en cela le film du même nom reste beaucoup plus fluide et compréhensible tout en gardant parfaitement l'esprit de la BD. Et puis les dessins font beaucoup trop années 80 et semblent avoir bien mal vieillis. Bref, comme Watchmen V pour Vendetta reste une oeuvre majeure et incontournable de Moore car malgrés quelques petits défauts le récit est impressionant de subtilité et d'ingéniosité.
Les Déesses
Plein d'histoires légendaires issues de la Mythologie resurgissaient lorsque j'ai lu cette Bd il y a peu, j'étais revenu au temps du roi Minos, du Minotaure et du labyrinthe de l'île de Crète... Plus sérieusement, j'ai adoré cette Bd pour sa tentative plutôt réussie de recréer la civilisation crétoise, une des plus anciennes et une des plus méconnues de l'Antiquité, souvent éclipsée par la Grèce avec Athènes et Sparte. Je ne suis pas un passionné de cette civilisation, mais j'ai vu plusieurs documentaires sur des chaînes câblées, et c'est une riche culture. C'est je crois, la seule Bd qui aborde ce sujet, comme quoi la collection Vécu aura exploré pratiquement tous les âges de l'Histoire. J'ai aimé aussi la Bd pour son joli couple Pylos et Asinée que j'ai suivi dans leurs pérégrinations avec plaisir. Les décors de Cnossos et du palais de Minos sont splendides, les caractéristiques de cette civilisation sont fidèlement reproduits grâce à un beau travail de recherche et une doc qui me semblent très fiables. Dommage que Minos soit un gamin, j'aurais préféré que la bande aborde les Crétois au moment où Minos était un adulte à l'apogée de son règne. Mais maintenant, ce que je voudrais, c'est une suite, il n'y a pas eu de tome 3 depuis 2007, la série mérite d'être poursuivie pour sa qualité historique et sa qualité graphique (Denoël s'est bien amélioré depuis Arno lorsqu'il avait repris cette série des mains de Juillard). En tout cas, c'est une belle découverte à faire.
Déogratias
Du très bon travail et surtout une bonne claque une fois la lecture terminée. L’auteur traite de manière intelligente, sans jugement et non rébarbative un sujet assez rare en BD : le génocide au Rwanda. Point de détails historiques et d’actions superflues ici, mais plutôt un témoignage à travers l’histoire bouleversante d’un adolescent (Déogratias) détruit mentalement par les conséquences d’une guerre civile. Quel talent ce Stassen ! Tout est relativement bien maîtrisé : les graphismes, les couleurs, les personnages, le petit côté fantastique, les différents flash-back…Je l’ai lu deux fois et la relecture est encore meilleure. A découvrir si ce n’est pas encore fait.
Fée et tendres Automates
J’avoue très simplement que je n’aurais jamais pris la peine de lire l’intégrale piochée par hasard dans la bibliothèque d’une amie si l’envie de lire une bd connue mais sans attrait à mes yeux ne se serait manifestée. En effet, qu’il s’agisse du titre mielleux ou de la couverture post-romantique à souhait, rien ne laissait présager de l’engouement dont je vais tacher de vous faire part dans les lignes suivantes… Il s’agit d’un énième monde post-apocalyptique illustré à merveille par Béatrice Tillier et repris par un second dessinateur, Franck Leclercq dont on fustige le travail mais qui a l’immense mérite de prolonger le travail graphique des deux premiers tomes sans en atténuer la qualité. Rien que pour cela et le rôle ingrat qu’on a pu lui attribuer, il mérite à la fois respect et coup de chapeau. Mais de quoi parle cette histoire au juste ? Simplement d’une histoire d’amour impossible entre deux êtres artificiels créés de toutes pièces par un Gepetto reclus dans un monde en déliquescence et à la recherche de l’âme absolue, l’égal en tous points d’une beauté intérieure comme extérieure. Malheureusement l’univers décrit, mélange de dictature steampunk dans une architecture digne de la Renaissance, est un piège pour toute forme d’espoir et les décors aussi superbes soient ils (et ils le sont) deviennent le cadre d’une guerre civile inhumaine balayant tout espoir et séparant l’automate amoureux d’une fée incomplète et muette d’une histoire d’amour improbable… J’avoue que les réflexions de l’automate Jam jouant de façon parfois trop répétitive et appuyée sur la relation romantique qu’il souhaiterait vivre avec « sa » fée sont parfois un peu « too much » mais le monde est si habilement mis en scène et le récit rythmé et se jouant sur plusieurs époques que je n’ai eu de cesse d’aller au bout de ce récit atypique. La poésie « cucul » est par ailleurs contrebalancée par une cruauté sans égal et quelques scènes très dures à représenter mais intelligemment mises en scène et dont je tairais les propos pour ne pas en dévoiler la teneur. C’est d’ailleurs cet équilibre périlleux qui rend l’intégralité du récit si palpitant à lire jusqu’à la dernière page de cet amour impossible mais plutôt original. Une fois ma lecture achevée, je n’avais qu’une idée en tête : acquérir ce précieux livre qui me rappelle toutes proportions gardées le Réseau Bombyce avec lequel il partage une réputation d’œuvre maudite mais achevée dans la douleur qui me plait au plus haut point… Ne vous laissez pas abuser par le titre et la couverture aguichante, ce récit est un véritable coup de poing servi par des planches de toute beauté. Un classique que j’ai failli occulter et dont je salue le curieux hasard qui me l’a placé entre les mains.
La Colère de Fantômas
BAMM ! Ahhh que j'aime ces petits moments de bonheurs intense où l'on sent qu'on est en train de lire quelque chose de vraiment formidable ! Trrrès bon feeling sur ce coup là, mon instinct ne m'a pas joué de tour. C'est en vadrouille au festival Quai des Bulles de St Malo le weekend dernier que je suis (re)tombé sur cet album et que je suis rentré avec. Je dis "re", car même sans avoir eu l'occasion de l'avoir en main, j'avais vu passer sur BDthèque cette couverture bien percutante et sa critique en me disant "Tient, ça à l'air bien sympa ça..." Là, j'ai même eu la chance de pouvoir m'installer au stand Dargaud pour discuter avec les auteurs, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau. Moment très agréable avec une très belle dédicace en prime :) Restait à dévorer la bête, et voir ce que cette colère de Fantomas avait dans le ventre... Et ma fois, c'est comblé que je referme le premier tome de cette série prévue en trois opus. OK, je partais avec quelques avantages en nature : Fantomas a toujours été un personnage qui m'a intrigué et dont je gardais de très bon souvenirs. Après, c'est comme tout, suffit pas d'avoir les bons ingrédients, encore faut-il savoir en faire quelque chose de digeste et présentable pour éviter le mal de tête et/ou l'indigestion. Et là, on est plus que gâté ! L'esprit de Fantomas, "Maître du Crime", "Prince de l'Effroi" reprends corps ! Fini les plans au flan grand-guignolesques version Louis de Funès, Fantomas est ici méchant. Je dis bien MECHANT ! Il m'a un peu rappelé le Joker dans le Batman de Christopher Nolan : un être imprévisible, l'incarnation du chaos. Olivier Bocquet a su pertinemment digérer ce personnage machiavélique pour nous mitonner un récit aux petits oignons, tout en intensité, où intrigue et personnages (même secondaires) conjuguent corps et énergie de bout en bout. Impossible de lâcher cet album avant d'en arriver à son terme ! Et tout cela est servi de la plus belle des manières par le dessin de Julie Rocheleau, dont je découvre le talent avec cet album. Tout simplement sublime ! Y'avait longtemps que je n'avais pas pris une si bonne claque graphique. Rien que pour l'originalité et la personnalité de son dessin et de sa colorisation son album vaut le détour. Difficile d'en définir le genre ou les influences, tant son trait et sa palette de couleurs sont particuliers. Ça m'a fait penser à du Lorenzo Mattotti passé à la moulinette Art-Déco... Oui, je sais ça doit pas vouloir dire grand chose, mais c'est ce qui me vient à l'esprit... En tout cas, c'est vraiment le genre d'album que je peux ouvrir à n'importe quelle page et scotcher sur une case... apprécier ensuite la composition globale de la planche : cadrages bien pensés, des découpages pertinents, le tout toujours bien équilibré... Puissant maléfice alchimique qu'ont su là nous concocter ce duo ! Il n'y a plus maintenant qu'à espérer que le suite annoncée soit du même tenant pour faire de cette série un must. A lire sans modération à vous en faire péter la panse !
Les Druides
Les superbes couvertures ont attiré mon attention en bibliothèque, et en voyant le visuel, étant attiré par tout ce qui touche à la celtitude, je me suis dit Youpi !, enfin un beau sujet bien maîtrisé. L'univers celtique présenté dans cette série est fascinant. On est à la charnière entre 2 mondes, une époque riche en conflits où se côtoient l'ancienne religion païenne et la religion chrétienne qui annonce comme il est dit ici, le crépuscule des druides. On est donc très loin de Panoramix. Dans ces brumes d'Armorique, pleines de mystères, en proie aux rivalités, à la peur et au mysticisme, on assiste au choc de 2 idéologies ; ce concept est très bien décrit, avec en toile de fond un contenu historique. Le récit prend son temps, on peut savourer autant la beauté des dessins que la richesse du texte. Les auteurs sont appuyés dans leur démarche par des spécialistes du monde celtique et du Moyen Age, et livrent en fin d'album des glossaires détaillés qui éclairent le profane. Tout ceci rend très crédible ce récit qui démarre comme une enquête policière dans le style du Nom de la Rose (moines tués selon des rites cruels, ermite aveugle, manuscrit maudit, apprenti qui narre en voix-off, jusqu'au personnage de Gwenc'hlan qui a un air de Sean Connery jeune). Le dessin est magnifique, Lamontagne insuffle une ambiance féerique de légende fantastico-médiévale, avec de belles images d'Ys, et une illustration envoûtante du mythe des forêts. La colorisation même si elle est informatique, ne me gêne absolument pas, elle joue un grand rôle dans les ambiances. Voici donc une Bd qui m'a bien plu, mais si vous voulez en savoir plus sur le monde celtique, il faut lire les ouvrages de Jean Markkale qui est une sommité dans ce domaine, et qui décrypte cet univers secret avec un langage accessible à tous.
Ils étaient Dix
Sur un contexte de guerres napoléoniennes, Stalner dresse une histoire de vengeance habile et franchement accrocheuse. La petite troupe prise au piège de la débâcle russe se réduira peu à peu comme le suggère le titre à coups de trahisons, d'emprisonnements et de nature hostile. C'est relativement classique comme approche, mais le dessin est très beau et le premier cycle nous tient en haleine sur les quatre albums sans avoir rien à redire. Pour pinailler, on pourrait trouver dommage de parfois avoir des personnages à la physionomie trop proche du héros principal Grassien, ce qui peut induire en erreur lors de l'enchainement des cases. Sinon, c'est que du positif et donc du plaisir car rien n'est stabilisé, ni personne n'est à l'abri. La surprise pointe habilement le bout de son nez à chaque tome et trouve une conclusion juste et jamais frustrante. Le second cycle, en Corse, se montre cependant en deçà, à la limite du dispensable. L'introduction d'une histoire revisitée gène plus, là où il servait surtout de contexte au premier cycle. Ceci est appuyé par des éléments de trahison qui révèlent une certaine précipitation dans la réalisation ou une panne d'inspiration, mais Ils étaient dix reste cependant correct dans cette parenthèse indépendante du volet "russe". Si l'achat est conseillé, c'est donc surtout pour son premier arc narratif impeccable quatre albums durant. Pas sur donc, si un troisième cycle apparait que j'y trouve un intérêt.
Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ?
Je viens de lire « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » et voici mes premières impressions : J’aurais bien aimé que les auteurs parlent du manque flagrant de centres pour handicapés mentaux ou mobiles en France au point que des parents sont obligés soit d’expédier leur enfant loin de chez eux à l’étranger (Belgique), soit d’attendre des années et des années qu’une place se libère dans un de ces centres ou soit de prier pour que quelqu’un d’autre puisse s’occuper de leur rejeton quand ils mourront. J’aurais bien aimé que les auteurs abordent les agents de l’ex Cotorep (appelée à ce jour « Maison des handicapés ») qui cassent les couilles aux parents dès que leur enfant handicapé devenu majeur touche enfin une aide de l’Etat de même pas 400 €/mois pour soit-disant se nourrir, s’habiller, se blanchir, se loger indépendamment de leur famille ! Se sont-ils intéressés au devenir de ces handicapés pendant tout le temps où ils étaient mineurs, pendant tout ce temps où leurs parents se privaient (et se privent toujours) de toute leur liberté pour le bien-être de leur rejeton ? J’aurais bien aimé que les auteurs citent également des handicapés mentaux qui n’ont plus personne de leur famille pour s’occuper d’eux, qui sont internés dans des pensionnats éloignés de tout contact avec la population. J’aurais bien aimé que les auteurs racontent de même de tous ceux qui évitent de croiser ces handicapés soi-disant parce que ça leur gâcherait leurs vacances ! Qui ne vont pas à Berck afin de ne pas apercevoir nos compatriotes se déplacer en fauteuil ! J’aurais bien aimé… bon j’arrête là… J’ai aimé que les auteurs aient su nous montrer avec beaucoup de pudeur tout l’amour que porte l’héroïne à son fils. J’ai aimé que les auteurs abordent la question de la prise en charge de « Michelou » par l’un des membres de sa famille. J’ai aimé que les auteurs aient réussi à parler des privations dont sont objets les parents. J’ai aimé que les auteurs aient su éviter de mettre dans leurs récits des scènes larmoyantes vu le sujet abordé. Pourtant, j’ai eu le cœur serré en pensant à toutes ces familles qui vivent plus ou moins de ce genre de situations. J’ai aimé l’excellent coup de crayon de Roger qui rend ses personnages très expressifs. J’ai aimé toutes ces tranches de vie qui me sont apparues très réalistes et qui sont racontées avec justesse voire même avec optimisme. J’ai aimé plein de choses encore ! Alors, s’il vous plait Messieurs Zidrou et Roger, s’il vous plait Monsieur l’éditeur, faites que vous fassiez un autre tome de « Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait... » ou plein d’autres albums de ce genre histoire que vous puissez combler mes souhaits énumérés ci-dessus, histoire aussi qu’au moins un de nos chers élus (un de ceux qui soient placés là-haut, très très haut dans le Palais de l’Elysée !) ait un jour l’occasion de mettre son nez dans votre album et qu’une voix intérieure puisse lui dire qu’il faut réparer à tout prix, s’intéresser à ces personnes même si elles sont incapables de voter pour lui !