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Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb
Moi René Tardi prisonnier de guerre au stalag IIb

Un autre témoignage de guerre ! J'en ai déjà lu plusieurs, mais comme c'est de Tardi il fallait que je le lise et de plus s'il a souvent parlé de la première guerre mondiale, je pense que c'est la première fois qu'il parle de la seconde. Cet album montre ce qu’a vécu le père de Tardi durant la guerre. Le gros de l'album se situe dans un camp de prisonnier, mais avant il y a plusieurs pages sur la vie du père avant son engagement dans l'armée et les combats qu'il a faits. C'est très instructif et j'ai approfondi des connaissances qui étaient superficielles. Par exemple, je savais la défaite que l'armée français avait subie et maintenant j'ai un témoignage qui montre à quel point l’armée était désorganisée. J’ai bien aimé voir l’évolution du père de Tardi qui au début croit en l’armée et ensuite se rend compte que ses supérieurs étaient incompétents. J'aime le fait que Tardi se représente jeune et parle à son père. Je trouve cela original et cela apporte un peu d'humour qui n'est jamais lourd. Un album intéressant quoique le rythme est parfois un peu lent.

21/11/2013 (modifier)
Couverture de la série Blast
Blast

Si Larcenet est connu et reconnu pour son oeuvre dans le domaine comique, il l'est aussi dans d'autres registres comme le roman graphique dramatique (Le Combat ordinaire) ou dans d'autres travaux d'un genre un peu plus onirique et abstrait comme (Une aventure rocambolesque de..., notamment le tome 2: "La ligne de front"). Ici on a droit à un mélange de ces deux aspects, qui a pour résultat une comédie dramatique avec des passages psychédéliques. C'est plutôt bien raconté, le rythme de la narration est bien maîtrisé, et les aller-retours entre le présent, c'est-à-dire l'interrogatoire policier, et le passé, c'est-à-dire le voyage initiatique de notre héros, se font tout naturellement, sans heurts. Larcenet a su hammeçonner mon attention pour me donner envie de connaitre l'histoire de Polza, et j'espère vraiment pouvoir lire la suite. Graphiquement, on reconnait le trait de Larcenet, bien qu'il soit plus grave que d'habitude, dans le ton de cette histoire, ce qui est renforcé par la quasi-absence de couleurs. Il y a des partis pris qui peuvent sans doute gêner certains, et qui m'ont même gêné moi-même au début. Par exemple, je trouvais très bizarre que le père de Polza apparaisse sous forme d'un oiseau. Avec le recul, je vois maintenant plutôt cela comme la façon dont le héros voyait son père. Ensuite, la personne a qui j'ai emprunté les 3 tomes était relativement désappointée par les "blasts", ces moments où notre principal protagoniste entre en transe, qui sont représentés par des dessins d'enfants multicolores. Ces passages-là ne m'ont par contre pas du tout déçu. Au contraire, le contraste qu'ils apportent avec le noir et blanc, les traits durs et secs des visages, est saisissant, et cela rend très bien l'impression de voyage spirituel, comme un trip sous LSD. Au final, Larcenet marque encore un point en démontrant qu'il maîtrise le genre comique et dramatique. Cette histoire tient en haleine, et, malgré un côté volontiers malsain, je dois reconnaitre que j'ai pris plaisir à me plonger dans ces albums tous les soirs. (265)

20/11/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Débauche
La Débauche

3.5 Lorsque j'ai lu l'album il y a des années, je n'avais pas trop aimé, mais là j'ai mieux aimé ! Les auteurs montrent une galerie de personnages qui sont peut-être un peu trop caricaturaux, mais je les ai trouvés intéressants malgré ce défaut. Le scénario me semble surtout être une satire de la société car l'enquête est vite reléguée au second plan. Je la trouve tout de même bien faite et la résolution est bien pensée. Je me rappelle que lorsque je l'ai lu pour la première fois, je n'aimais pas les couleurs sur le dessin de Tardi, mais là cela ne m'a pas dérangé. Un bon Tardi quoique ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux.

05/10/2007 (MAJ le 20/11/2013) (modifier)
Par Elsmador
Note: 4/5
Couverture de la série Pluto
Pluto

Après un Ubel Blatt très décevant mais qui aura eu le mérite de me remettre le pied à l'étrier côté mangas, Pluto m'a redonné le sourire et le plaisir de lire des mangas. Déjà le nombre de tomes est correct (8 tomes), ce qui permet de rester plonger dans l'histoire d'un bout à l'autre. L'univers à la Asimov et ses robots est attractive. Et surtout le suspens quant au mystérieux robot tueur de robots humanoïdes est bien géré et nous pousse à vouloir en savoir toujours plus en suivant Gesicht, l'inspecteur-robot.

19/11/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Biotope
Biotope

Pour qui apprécie le coup de crayon de Brunö et son talent pour dégoter des scénarios originaux, alors Biotope scénarisé par son comparse Apollo est également un indispensable. Bien sûr, on retrouve dans ce dyptique tout le charme des productions du duo : un gout pour l’aventure et le dépaysement totale (ici une planète inconnue inhospitalière et végétale), des aventuriers d’ethnies différentes (là une influence policière blacksploitation ) et un humour fin et discret au cœur d’un drame résolument humain dans un environnement de science-fiction). Le premier tome est tout simplement remarquable avec une enquête atypique sur une colonie lointaine. Les interrogations sur les différents suspects garnissent de façon agréable et non linéaire un récit donc l’ambiance reste pesante. Apollo décrit de façon très aisée un quotidien plausible et on s’attache rapidement au Commissaire Toussaint qui dispose du caractère idéal pour évoluer en sa compagnie dans un environnement hostile. Bougon et un rien désabusé, il possède le physique rondouillard d’un bureaucrate mais se révèle plutôt malin et incisif. Il demeure le seul guide d’une époque désormais révolue et se retrouve tel le héros de « Lost in Translation » dans une société qu’il ne comprend plus et dont il doit s’adapter. En filigrane on pourrait presque s’imaginer que Biotope est l’ébauche de ce qui deviendra Commando Colonial dans un tout autre contexte mais il n’en est rien. Il y a suffisamment de personnalité et d’originalité dans ce récit pour passer de la résolution d’un meurtre, début de l’intrigue vers un dépaysement total et une remise en question de tous les enjeux d’origine. Le second tome nous amène complètement hagard vers une autre face de la planète Biotope dont il vaut mieux taire ici les caractéristiques pour préserver un maximum de surprise même s’il reste en deça de son introduction. Comme l’ont déjà signalé mes petits camarades, la fin est abrupte et aurait mérité un troisième tome. On est certes loin de la fin sèche de Inner City Blues mais j’avoue que l’ensemble est si passionnant qu’un peu de rab n’aurait surement pas été de trop. Malgré tout cela, je tiens à signaler le travail encore une fois incroyable de Laurence Croix sur des couleurs, à croire qu’elle est indissociable des planches de Brunö en créant des ambiances artificielles pour des nightclubs galactiques avec couleurs agressives comme un plaidoyer à l’écologie pour la chlorophylle de la planète Biotope. Au final, il subsiste certes beaucoup de mystères ouverts à l’issue de cette aventure que j’aurais aimé prolonger mais aucune frustration ou déception : Biotope est unique et mérite amplement le coup d’œil pour le dépaysement comme le divertissement qu’il procure.

19/11/2013 (modifier)
Par zébu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Valse avec Bachir
Valse avec Bachir

En 1982 Ari foldman a assisté aux massacres de réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et de Chatila mais il ne s'en souvient pas. Lors d'une conversation avec un ami, il va retrouver une partie de sa mémoire et décide de comprendre pourquoi il a tout occulté. Commence alors une chasse aux souvenirs qui sera l'occasion pour lui de rencontrer bon nombre de ses compatriotes, tous anciens combattants, qui lui livreront chacun une vision différente de leur guerre. Qui n'a jamais entendu parler des tensions récurentes qui animent les pays arabes du Proche Orient avec l'état d'Israël ? Cette bd tirée du film du même nom en est l'un des nombreux exemples. Elle permet de mieux comprendre la situation géo-politique de l'époque mais surtout nous offre une vision de la guerre très personnelle au travers d'expériences souvent traumatisantes des soldats de l'armée de Tsahal. Ce sont pour la plupart des citoyens lambdas, appelés sous les drapeaux pour défendre leur patrie, propulsés au beau milieu d'un conflit qu'ils ne cautionnent et ne comprennent pas toujours. Rien ne les a préparés à affronter les atrocités auxquelles ils vont devoir faire face ; d'ailleurs certains vivront des situations si abominables que leur esprit choisira d'occulter cette partie de la réalité trop lourde à porter. C'est le cas de notre héros qui va produire un film (puis cette bd) afin de pratiquer une sorte de thérapie par l'image et, par la même occasion, informer l'opinion publique tout en réalisant un devoir de mémoire salutaire. De plus, le récit fait preuve d'un tel réalisme et d'une telle intensité (allant crescendo au fil des pages) que l'on ne peut qu'être profondément touché devant une telle débauche de violence autant psychologique que physique. Je conçois aisément que le sujet soit encore plus sensible pour ceux qui possèdent des origines israélites ou musulmanes. Bref, au contraire de certaines bd qui nous livrent une version édulcorée de différents conflits, l'auteur nous donne une vision crue, sans transigeance et intimiste de sa guerre; il en découle une oeuvre poignante et émouvante. A découvrir, tout comme le film dont est tirée cette bd.

19/11/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Commando colonial
Commando colonial

Encore Brüno ? Encore Apollo ? Difficile de passer après l’un lorsqu’on adore l’ensemble de ses œuvres et de son style unique aux pinceaux et d’ignorer l’autre lorsqu’on se remémore que les deux auteurs ont livré un Biotope atypique et original… Commando Colonial c’est un peu comme ces nouvelles séries télévisées que sont « 6 Feet Under » ou « Breaking Bad », vous savez, le genre de trucs dont on regarde sans grande saveur les premiers épisodes en se demandant pourquoi un tel engouement existe et qui vous agrippent pour ne plus vous lâcher…. Premier et non des moindres compliments, Commando Colonial m’a rappelé ce pourquoi j’aimais tant gamin et même encore aujourd’hui les albums de Tintin : le dépaysement géographique et une certaine idée de l’aventure… Des trois tomes actuellement disponibles et lisibles individuellement comme des one-shots complets, le lecteur est transporté d’un pays exotique à un autre avec toute la saveur que peut lui apporter le trait si atypique et racé d’un Brüno qui n’a eu de cesse d’en améliorer le contexte depuis… Mais de quoi ça peut bien parler ? Malgré le titre qui peut rappeler tristement « la république bananière », il s’agit d’une vision tout à fait décalée mais réaliste de l’action anti-nazie portée par la résistance de De Gaulle à travers deux officiers d’origines différentes mais au service de la France côté résistance ou agents secrets c’est selon. Si le premier tome reste de facture assez classique permettant d’introduire nos deux protagonistes sur l’ile de Madagascar afin de fédérer les troupes en terre inconnue et encore vierge de tout conflit, il permet également de mesurer la guerre de façon originale vue par Apollo : il peut subsister quelques salauds mais la guerre divise autant qu’elle rapproche. On peut y lire un subtil message sur le comment du pourquoi de la guerre qui sera bien plus développé dans le chef d’œuvre de cette courte série : « Le Loup Gris de la Désolation » qui renvoie autant à Jules Verne avec son Capitaine Nemo allemand qu’à Hergé avec cette île mystérieuse gouvernée par un Portugais exilé. Le dernier tome qui hélas restera sans séquelles suite au désintérêt injustifié de l’éditeur comme des lecteurs emmène nos héros dans une Eden orientale où le temps ne semble avoir de prise malgré la guerre jusqu’à l’arrivée d’une faction allemande…. Tout aussi savoureux… Les récits sont rythmés soufflant le chaud comme le froid sur des actions collégiales et ménageant des rythmes apaisés dans le trouble apparent. Le Major Robillard rompu à l’éducation stricte anglaise et aux devoirs militaires contraste agréablement avec le marin Rivière, homme d’action épris de liberté et bons mots d’homme bourru mais éminemment loyal. Toute l’absurdité de la guerre se tient là dans des récits non seulement d’aventure mais d’introspection résolument philanthropes. L’humour décalé et discret reste très subtil et on ne s’ennuie jamais à lire ces aventures d’un autre temps dans un cadre atypique ce qui rend la lecture de ce fameux commando colonial tout à fait indispensable. Le point culminant se situe dans les échanges de réflexions entre ennemis courtois sur le sous-marin comme on pourra le lire dans le second tome. Même si on peut considérer l’ensemble comme une trilogie parfaitement aboutie, il est d’autant plus regrettable de s’imaginer que les aventures de ce duo ne se prolongeront pas davantage mais que cela ne vous dissuade pas de lire et acquérir l’ensemble d’une œuvre méconnue mais de grande qualité permettant d’offrir un regard tout à fait juste et moderne sur la Seconde Guerre Mondiale. Une œuvre indispensable de plus au crédit de Brüno appuyé une fois de plus par les couleurs fantastiques de Laurence Croix pour une belle invitation au voyage, entre Tintin et Corto Maltese….

18/11/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Candy Mountains
Candy Mountains

Vous aimez l'angoisse et l'hémoglobine ? Vous allez être servi ! Candy Mountains vous embarque dans un huis clos sanglant et mystérieux dans un hôpital sordide et glauque où la mort violente peut surgir à chaque coin de couloir... Ce premier tome d'un diptyque annoncé commence sur les chapeaux de roue. Pas de temps à perdre en préliminaires. On taille direct dans le vif du sujet histoire de nous immerger d'emblée dans ce thriller : ici, le chirurgien qui opère a tout à fait la gueule de l'emploi, sauf qu'il y a sans doute erreur sur le cursus, même s'il a du décrocher son CAP boucherie/charcuterie avec mention... Le décor campé est glauque et angoissant à souhait, surtout vu comment nous y sommes parachuté. On est où là ???!!! Passé cette intro choc, Nikko (le scénariste, qui a eu la chance de collaborer ici avec Luc Brunschwig) nous renvoie dans l'univers plus classique d'un hôpital "normal", et installe ensuite tranquillement ses personnages, jusqu'à l'accident qui fera rebasculer nos 2 héroïnes dans l'univers découvert en début d'album. C'est bien construit, la narration est très bien menée et on finit cet album d'une traite en attendant la suite et fin avec impatience. Du côté du dessin, c'est aussi une première pour Benoît Bernard. Et ça se sent un peu par moment. Si certaines cases font un peu vides dans la première partie du récit (surtout en extérieur), il gère très correctement le reste. Il impose de manière réussie une angoisse latente qui exacerbe "merveilleusement" les scènes d'action et d'horreur. Je préfère également sa gestion des couleurs dans cette partie du récit plutôt que dans le "monde normal". Les contrastes y sont hyper efficaces et nous maintiennent en tension ; l’atmosphère oppressante qu'il développe est palpable ; thriller n'est pas ici un mot creux. Une seule remarque concernant son trait, j'ai trouvé que les visages des personnages étaient un peu trop ressemblant et pouvaient par moment prêter à confusion. Mais une fois familiarisé avec ceux-ci, on est vite happé par le récit. Voici donc un premier tome très réussi et qui ne demande qu'une suite d'aussi bonne facture pour parfaire un premier essai de très bonne facture. A suivre avec attention pour les amateurs du genre. Je pars donc sur une note de 3.5/5 en attendant de voir comment ce conclut tout cela, en espérant monter ma note à 4 si elle le mérite. **** Lecture du tome 2 **** Après un premier tome très enthousiasmant, voilà la suite que j'attendais depuis quelque temps, qui vient conclure ce récit en deux tomes. Un petit mot déjà pour dire que le format 2 tomes de cette collection Hostile Holster de chez Ankama est vraiment appréciable et que je l'apprécie de plus en plus. Un format bien pensé qui jusqu'ici donne des résultat plutôt concluants en donnant juste ce qu'il faut pour développer des récits qui ne s'éternisent pas en longueur. On retrouve donc dans ce deuxième opus Maya et sa mère Alice, toujours plongées au cœur de l'horreur. Tout comme dans le premier tome, on nous prend d'emblée à la gorge. Ça commence par un laconique "Tue-le !"... et le rythme imposé dans le premier tome ne change pas : cardio à 120 ! L'alternance entre l'hôpital réel et cet "autre" hôpital sordide où rôde cette monstruosité assassine se perpétue, mais le mystère s’éclaircit petit à petit... Reste ensuite à savoir si nos protagonistes s'en sortiront... mais je ne vais pas vous gâcher le suspense en vous en disant davantage... C'est donc au final un récit qui ne déçoit pas et plutôt bien ficelé, surtout dans un genre qui parfois tombe souvent à plat. Ici pas de scénario creux qui sert de faire valoir à des scènes assez gores. "Candy Mountains" tient ses promesses jusqu'au bout et les amateurs de thriller et d'horreur ne devraient pas être déçus ! Une note finale de 4 :)

11/10/2012 (MAJ le 17/11/2013) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Silas Corey
Silas Corey

Silas Corey, ce sont des enquêtes d'espionnage et d'aventure dans le cadre de la France de la Première Guerre Mondiale. Cela ne se passe pas sur le front mais à Paris pendant que les soldats se battent au loin. Je ne suis pas très amateur d'histoires d'espionnage. J'ai tendance à m'y perdre dans leurs circonvolutions et dans les motivations de chacun des protagonistes, et du coup je décroche en général assez facilement de l'intrigue. Or, même si on retrouve dans Silas Corey un scénario complexe de ce type, la narration a réussi à me faire suivre les tenants et aboutissants, à quelques légers écueils près car il faut quand même avoir l'esprit aux aguets pour bien tout suivre. La part action/aventure et surtout les personnages ont su m'accrocher et me rendre la lecture agréable. Silas Corey lui-même est relativement original par son comportement assez arrogant, un peu mystérieux et un peu profiteur. Mais il y a aussi son acolyte et serviteur asiatique qui est très sympa. Leur paire me fait un peu penser au Green Hornet et son valet Kato, eux aussi doués pour la bagarre même si Silas et Nam sont un peu plus orientés vers l'enquête et la discussion. Et les autres protagonistes, quelque soit leur camp, sont également assez originaux et réalistes. A côté de cela, il y a le décor et le contexte de Paris et des Français durant la Première Guerre Mondiale qui est très bien rendu. Il y a aussi une petite touche d'humour, notamment via le personnage de Nam. "Puis-je suggérer à monsieur une petite pipe ?" Et pour finir, le dessin est très agréable. Il est maîtrisé, frais et dynamique, donnant une touche moderne au récit. Bref tout cela pour dire qu'en se basant sur un genre qui n'aurait pas dû tellement me plaire, les auteurs ont su réaliser une oeuvre très sympathique et qui tient la route de bout en bout, accumulant les qualités. J'en conseille donc sans hésiter lecture et achat.

17/11/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Aâma
Aâma

Aâma, c'est une science-fiction un peu plus intelligente que la moyenne. Elle fait appel à un ingrédient nouveau qu'est celui du drame intimiste que vit son principal protagoniste embarqué dans une aventure qui le dépasse. On voyage dans l'espace et on fait un petit tour sur une planète mais ce qui compte, c'est l'avancée intérieure du personnage. En effet, ce dernier a perdu sa femme, sa fille et son commerce. Il n'a plus rien à attendre de la vie. Bref, un looser comme on les aime. C'est une ambiance particulière et nouvelle qui ne colle pourtant pas avec le genre. Le résultat est étonnant de maîtrise jusque dans le découpage des planches et la cohérence du scénario. J'ai admiré également une riche palette graphique qui me fait dire que l'auteur a amélioré son trait que je n'aimais pas à ses débuts. Je ne peux que constater que cette série est une vraie réussite qui intègre tous les codes du genre avec des clins d'oeil à l'univers de Moebius, Léo ou encore Pierre Boule avec sa planète des singes. A découvrir !

17/11/2013 (modifier)