Contrairement à beaucoup j'adhère totalement à cette nouvelle série de Jodorowsky même si comme souvent chez lui je préfère le début à la fin. Le dessin de Janjetov est pas mal du tout non plus même si ça n'égale pas le travail de Giminez sur La caste de meta-barons. L'usage de l'infographie correspond au sujet puisqu'on nous parle d'univers virtuel et de jeux vidéos.
J'aime particulièrement le personnage de la mère devenue froide et cruelle après son viol collectif et qui a soif de vengeance.Le héros est aussi attachant et on suit son parcours initiatique avec beaucoup de plaisir.
Je recommande donc l'achat de l'ensemble de la série, enfin si vous aimez Jodorowsky.
Très bonne bd de Jodorowsky même si je préfère son univers de science fiction (La caste des meta-barons, l'incal, les technopères). Cependant j'adhère totalement à ses délires mystiques ce qui m'a permis d'apprécier pleinement cette bd. La toute fin m'avait un peu déçu mais rien de bien méchant. On suit avec beaucoup de plaisir et d'intérêt l'évolution du jeune héros. Le dessin est pas mal du tout et il y a un vrai travail sur les couleurs.
Que du bon même si je préfère la quête de L'oiseau du temps. Le premier tome d'un réalisme particulièrement cruel est des plus marquants (prostitution, alcoolisme et pédophilie). L'invention du personnage de Pan, qui permet d'expliquer le nom de Peter Pan, est une très bonne idée.C'était vraiment original de faire le lien entre Peter Pan et Jack l'éventreur.
C'est sans conteste la meilleure version de l'histoire de Peter Pan et elle se démarque par une violence assez inouïe, alors qu'on pouvait s'attendre à une sorte de conte de fée. On est bien loin de Walt Disney et c'est tant mieux.
Ce roman de Walter Scott fut probablement une de mes premières lectures qui n'était pas une Bd (je devais avoir 9 ou 10 ans ??), c'était un roman, un vrai livre quoi, sans images. Ce livre a dû conditionner mon intérêt pour le Moyen Age, relayé par une vieille série TV avec Roger Moore, et par le cinéma où je raffolais des films de chevalerie. Et justement ce grand classique de la littérature anglaise a bénéficié d'une adaptation ciné en 1954 (avec Robert Taylor et Elizabeth Taylor), pas trop déformée par la vision hollywoodienne, un joyau cinéphilique qui reste encore un de mes DVD de chevet, même si je connais l'histoire par coeur. Dans ma mémoire, le roman a été occulté par ce film vu tellement de fois.
Je me suis donc penché sur cette Bd avec attention et j'affirme que c'est une très belle adaptation ; tous les grands épisodes y sont relatés, les personnages principaux sont conformes au roman, les Bois-Guilbert, les Front-de-Boeuf, De Bracy, Malvoisin, Lady Rowena, Cédric le Saxon, Rebecca d'York, Locksley (qui n'est autre que Robin des Bois), Gurth, Wamba etc...
L'histoire exploite la classique rivalité entre Saxons et Normands dans cette Angleterre du XIIème siècle, et les auteurs y dressent un bon tableau politique et historique de cette Angleterre déchirée par ces 2 castes rivales avec le même caractère et la même animosité personnifiées par les personnages du livre de Walter Scott.
Seul le dessin aurait pu me freiner car je l'ai trouvé un peu surprenant au tome 1 pour une Bd de ce type, surtout les visages qui s'inspirent du manga, mais heureusement, dans le tome 2, ça se modifie en mieux pour devenir bien plus maîtrisé et très plaisant dans le tome 3. Je trouve quand même que Ivanhoë a un physique trop juvénile, et que la perfidie du prince Jean n'est pas assez appuyée. Quant à l'assaut du château de Torquilstone, il occupe presque 3 chapitres dans le roman, et dans le film, on y voyait une attaque et un siège en règle lors d'une longue séquence, il est donc normal que les auteurs l' aient développé dans le tome 2 en y consacrant de belles pages. Même le combat judiciaire à la fin, qui occupe à peine une page du roman est traité de façon très courte, alors que dans le film, afin d'alimenter une scène forte et pour éblouir le spectateur, la séquence durait une bonne dizaine de minutes avec un combat à la hache et au fléau d'arme acharné qui constituait un véritable morceau de bravoure et où le méchant Bois-Guilbert devait être puni de façon édifiante.
Je termine cet avis en notant la richesse incroyable du dialogue qui reprend également la plupart des dialogues de Walter Scott avec ses jurons pittoresques et ses belles formules littéraires féodales. Une belle adaptation donc, idéale en 3 tomes, qui permet de bien s'immerger dans l'univers de la chevalerie et de comprendre le passé ancien de l'Angleterre.
Série un peu inégale d'un album à l'autre mais plutôt d'un beau niveau et pleine d'humour. Les personnages secondaires sont tous plus savoureux les uns que les autres. je retiendrai en particulier les albums Le juge, Calamity Jane et Ma Dalton.
La période de collaboration avec Goscinny est quand même la plus riche en albums de qualité, les tout premiers étant assez laids du point de vue du dessin et les derniers souvent faibles quant au scénario, c'est donc dans le milieu qu'il faut piocher et donc dans la période Goscinny, même si tous les autres ne sont pas à jeter pour autant.
De très beaux souvenirs de lecture en particulier l'album avec Cléopâtre qui me faisait rêver. L'humour de Goscinny était d'une vraie fraîcheur. Je ne suis pas sûr de relire cette série qui doit rester ancrée dans mes souvenirs de jeunesse. J'ai peur de moins aimer à la relecture et de gâcher de beaux moments que ma mémoire a idéalisés. Cependant l'humour de Goscinny est intemporel, je tenterai peut-être. Je précise que ce commentaire ne vaut que pour la période Goscinny le reste n'a aucun intérêt et je n'en ai pas lu la moitié.
Premier tome d'une série de 4 tomes, Wika propose une parenthèse rafraîchissante pour découvrir ou redécouvrir Olivier Ledroit, dans un registre bien plus gentillet que Requiem, Chevalier Vampire, et dont certains aspects peuvent se rapprocher des Chroniques de la lune noire, dont le côté plus léger par moments. Cela permet aussi de découvrir Thomas Day, dont c'est la première BD qu'il scénarise directement.
Fervent adorateur de Requiem, de son univers sombre et de son dessin extrêmement détaillé, j'avoue avoir eu quelques difficultés à apprécier complètement ce premier tome, tant par le dessin que scénaristiquement.
Au niveau du dessin, Olivier a changé de technique et cela donne un dessin moins détaillé, même si du Ledroit reste du Ledroit, et que l'on obtient quand même un beau résultat avec de belles réalisations. Néanmoins je ne me suis pas pris de claque graphique, comme ce fut la cas avec d'autres de ses oeuvres.
Au niveau du scénario, j'ai apprécié la richesse de l'ensemble et des idées intéressantes, telles que les 7 loups faisant références aux 7 pêchés. Par contre, je regrette que certains points n'aient pas été plus développés, telle que l'enfance de Wika, que l'on survole, et dont quelques questions demeurent, ou encore la maîtrise de ses pouvoirs, qui lui donne une impression de science infuse qui m'a gêné, trouvant quelque peu facile pour Wika de se sortir de ses premiers déboires.
Et si je détaille plus les points négatifs, c'est que j'attendais beaucoup de cette oeuvre de 2 grands noms de la littérature. Mais j'ai malgré cela passé un bon moment de lecture, et je ne peux que le conseiller à tout fan amateur de BD, d'imaginaire, de féerie et de nostalgique du Ledroit des Chroniques.
J'aime pas beaucoup les polars et j'aime encore moins les bd historiques.
Et pourtant cette bd m'a beaucoup plu.
Comme cela a été dit dans les avis précédents, le contexte historique pour une personne qui n'est pas de la la génération de Gaulle (oui ça veut rien dire mais on se comprend) le contexte politique à la limite du foutoir absolu est très bien rendu et compréhensible, ce qui, je pense, est un petit tour de force. Petit bémol sur l'OAS qui aurait pu être expliqué un peu mieux, ce qui est volontaire je pense pour ne pas alourdir le démarrage de l'histoire via 50 notes de bas de page. Je suis effectivement un peu lent alors j'ai mis un peu de temps à resituer l'OAS : )
Là dessus se greffent 2 personnages bien campés : le jeune flic et le vieux flic (qui m'a tout de suite fait penser au personnage de "Amos" de la série XIII).
Petit défaut sur la moitié-fin de l'album, où l'intrigue se traine effectivement un peu et l'ajout de personnages supplémentaires demande une petite attention mais rien de bien méchant.
Un bon polar avec un aspect historique bien traité je trouve.
PS : je rapprocherai cette bd de la série Max Fridman
Voilà vraiment ce que j’appelle une bonne série grand public.
Cette série dispose effectivement de plusieurs atouts pour convaincre un large lectorat.
Tout d’abord, son titre. A l’instar des trois mousquetaires, qui étaient quatre, les quatre de Baker Street sont trois. C’est le genre de petit détail qui, directement, m’accroche.
Ensuite, son style graphique. David Etien réalise un remarquable travail sur cette série. Outre l’expressivité de ses personnages, l’artiste soigne ses décors, et parvient ainsi à nous entrainer dans son univers. Son trait rond et chaud s’adapte à la perfection avec l’esprit de la série.
Encore, la coloration. Soignée et sans extravagance, elle est tout à fait adaptée à ce genre de série. Sans se faire remarquer outre mesure, elle est toujours adéquate et permet d’approfondir le champ de ces planches.
Toujours, le « parrainage » de Sherlock Holmes. Le célèbre détective est bien présent mais cède la vedette à des gamins des rues débrouillards et charismatiques. Sa présence s’assimile donc plus à une ombre bienveillante qui planerait sur la série. Ce qui correspond totalement à mes attentes. Djian utilise l’univers de Conan Doyle, mais a l’intelligence de ne pas se prendre pour ce dernier.
Enfin, des scénarios qui, s’ils ne sont pas exceptionnels d’originalité, sont tout de même bien plaisants à lire. Le contexte historique et les références littéraires (à Sherlock Holmes, bien entendu) sont habilement et parcimonieusement exploités, et la série, par son ambiance enjouée, m’a fait penser aux Sales mioches ! de Corbeyran et Berlion.
Rien à dire : c’est du bon boulot !
On notera enfin que les tomes 4 et 5 accordent de plus en plus d’attention à Sherlock Holmes en lui-même. D’un côté, cela fait perdre un peu du charme de l’idée de départ. D’un autre, cela permet de profiter plus largement de l’univers référentiel du détective et donc de varier les intrigues. La série demeure donc excellente à mes yeux.
Chouette série jeunesse que celle-ci. L’héroïne est attachante même si elle dispose de quelques traits de caractère assez irritants. Son côté enquêtrice romancière est encouragé par une écrivain, et cette relation permet à l’auteur d’introduire pas mal de petits exercices d’écriture. C’est original et cela donne au lecteur l’envie d’écrire à son jour.
Les relations entre les différents personnages sont au cœur même de ces albums, et si tout est vu au travers du regard de Cerise, celle-ci n’a pas toujours le beau rôle pour autant. La manière dont ces relations sont présentées incitera le lecteur à se poser des questions sur la manière dont lui-même gère ses propres relations avec son entourage. Il y a là un petit côté prêchi-prêcha qui en irritera certains… mais pas moi.
La première enquête a un sujet assez original tandis que la deuxième est déjà bien plus classique (mais permettra au jeune lecteur de découvrir plus en profondeur l’univers des bibliothèques).
Le découpage offre certaines pages présentées telles un journal intime. C’est agréable à lire mais cela ralentit le rythme de la lecture. Les albums se lisent donc relativement lentement pour des œuvres jeunesse (mais c’est loin d’être rébarbatif).
Enfin, le trait et la colorisation sont très agréables et apportent encore un peu plus de fraîcheur et de dynamisme à la série. Elle n’en avait pas spécialement besoin, mais tant qu’à faire…
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Les Technopères
Contrairement à beaucoup j'adhère totalement à cette nouvelle série de Jodorowsky même si comme souvent chez lui je préfère le début à la fin. Le dessin de Janjetov est pas mal du tout non plus même si ça n'égale pas le travail de Giminez sur La caste de meta-barons. L'usage de l'infographie correspond au sujet puisqu'on nous parle d'univers virtuel et de jeux vidéos. J'aime particulièrement le personnage de la mère devenue froide et cruelle après son viol collectif et qui a soif de vengeance.Le héros est aussi attachant et on suit son parcours initiatique avec beaucoup de plaisir. Je recommande donc l'achat de l'ensemble de la série, enfin si vous aimez Jodorowsky.
Le Lama blanc
Très bonne bd de Jodorowsky même si je préfère son univers de science fiction (La caste des meta-barons, l'incal, les technopères). Cependant j'adhère totalement à ses délires mystiques ce qui m'a permis d'apprécier pleinement cette bd. La toute fin m'avait un peu déçu mais rien de bien méchant. On suit avec beaucoup de plaisir et d'intérêt l'évolution du jeune héros. Le dessin est pas mal du tout et il y a un vrai travail sur les couleurs.
Peter Pan
Que du bon même si je préfère la quête de L'oiseau du temps. Le premier tome d'un réalisme particulièrement cruel est des plus marquants (prostitution, alcoolisme et pédophilie). L'invention du personnage de Pan, qui permet d'expliquer le nom de Peter Pan, est une très bonne idée.C'était vraiment original de faire le lien entre Peter Pan et Jack l'éventreur. C'est sans conteste la meilleure version de l'histoire de Peter Pan et elle se démarque par une violence assez inouïe, alors qu'on pouvait s'attendre à une sorte de conte de fée. On est bien loin de Walt Disney et c'est tant mieux.
Ivanhoé
Ce roman de Walter Scott fut probablement une de mes premières lectures qui n'était pas une Bd (je devais avoir 9 ou 10 ans ??), c'était un roman, un vrai livre quoi, sans images. Ce livre a dû conditionner mon intérêt pour le Moyen Age, relayé par une vieille série TV avec Roger Moore, et par le cinéma où je raffolais des films de chevalerie. Et justement ce grand classique de la littérature anglaise a bénéficié d'une adaptation ciné en 1954 (avec Robert Taylor et Elizabeth Taylor), pas trop déformée par la vision hollywoodienne, un joyau cinéphilique qui reste encore un de mes DVD de chevet, même si je connais l'histoire par coeur. Dans ma mémoire, le roman a été occulté par ce film vu tellement de fois. Je me suis donc penché sur cette Bd avec attention et j'affirme que c'est une très belle adaptation ; tous les grands épisodes y sont relatés, les personnages principaux sont conformes au roman, les Bois-Guilbert, les Front-de-Boeuf, De Bracy, Malvoisin, Lady Rowena, Cédric le Saxon, Rebecca d'York, Locksley (qui n'est autre que Robin des Bois), Gurth, Wamba etc... L'histoire exploite la classique rivalité entre Saxons et Normands dans cette Angleterre du XIIème siècle, et les auteurs y dressent un bon tableau politique et historique de cette Angleterre déchirée par ces 2 castes rivales avec le même caractère et la même animosité personnifiées par les personnages du livre de Walter Scott. Seul le dessin aurait pu me freiner car je l'ai trouvé un peu surprenant au tome 1 pour une Bd de ce type, surtout les visages qui s'inspirent du manga, mais heureusement, dans le tome 2, ça se modifie en mieux pour devenir bien plus maîtrisé et très plaisant dans le tome 3. Je trouve quand même que Ivanhoë a un physique trop juvénile, et que la perfidie du prince Jean n'est pas assez appuyée. Quant à l'assaut du château de Torquilstone, il occupe presque 3 chapitres dans le roman, et dans le film, on y voyait une attaque et un siège en règle lors d'une longue séquence, il est donc normal que les auteurs l' aient développé dans le tome 2 en y consacrant de belles pages. Même le combat judiciaire à la fin, qui occupe à peine une page du roman est traité de façon très courte, alors que dans le film, afin d'alimenter une scène forte et pour éblouir le spectateur, la séquence durait une bonne dizaine de minutes avec un combat à la hache et au fléau d'arme acharné qui constituait un véritable morceau de bravoure et où le méchant Bois-Guilbert devait être puni de façon édifiante. Je termine cet avis en notant la richesse incroyable du dialogue qui reprend également la plupart des dialogues de Walter Scott avec ses jurons pittoresques et ses belles formules littéraires féodales. Une belle adaptation donc, idéale en 3 tomes, qui permet de bien s'immerger dans l'univers de la chevalerie et de comprendre le passé ancien de l'Angleterre.
Lucky Luke
Série un peu inégale d'un album à l'autre mais plutôt d'un beau niveau et pleine d'humour. Les personnages secondaires sont tous plus savoureux les uns que les autres. je retiendrai en particulier les albums Le juge, Calamity Jane et Ma Dalton. La période de collaboration avec Goscinny est quand même la plus riche en albums de qualité, les tout premiers étant assez laids du point de vue du dessin et les derniers souvent faibles quant au scénario, c'est donc dans le milieu qu'il faut piocher et donc dans la période Goscinny, même si tous les autres ne sont pas à jeter pour autant.
Astérix
De très beaux souvenirs de lecture en particulier l'album avec Cléopâtre qui me faisait rêver. L'humour de Goscinny était d'une vraie fraîcheur. Je ne suis pas sûr de relire cette série qui doit rester ancrée dans mes souvenirs de jeunesse. J'ai peur de moins aimer à la relecture et de gâcher de beaux moments que ma mémoire a idéalisés. Cependant l'humour de Goscinny est intemporel, je tenterai peut-être. Je précise que ce commentaire ne vaut que pour la période Goscinny le reste n'a aucun intérêt et je n'en ai pas lu la moitié.
Wika
Premier tome d'une série de 4 tomes, Wika propose une parenthèse rafraîchissante pour découvrir ou redécouvrir Olivier Ledroit, dans un registre bien plus gentillet que Requiem, Chevalier Vampire, et dont certains aspects peuvent se rapprocher des Chroniques de la lune noire, dont le côté plus léger par moments. Cela permet aussi de découvrir Thomas Day, dont c'est la première BD qu'il scénarise directement. Fervent adorateur de Requiem, de son univers sombre et de son dessin extrêmement détaillé, j'avoue avoir eu quelques difficultés à apprécier complètement ce premier tome, tant par le dessin que scénaristiquement. Au niveau du dessin, Olivier a changé de technique et cela donne un dessin moins détaillé, même si du Ledroit reste du Ledroit, et que l'on obtient quand même un beau résultat avec de belles réalisations. Néanmoins je ne me suis pas pris de claque graphique, comme ce fut la cas avec d'autres de ses oeuvres. Au niveau du scénario, j'ai apprécié la richesse de l'ensemble et des idées intéressantes, telles que les 7 loups faisant références aux 7 pêchés. Par contre, je regrette que certains points n'aient pas été plus développés, telle que l'enfance de Wika, que l'on survole, et dont quelques questions demeurent, ou encore la maîtrise de ses pouvoirs, qui lui donne une impression de science infuse qui m'a gêné, trouvant quelque peu facile pour Wika de se sortir de ses premiers déboires. Et si je détaille plus les points négatifs, c'est que j'attendais beaucoup de cette oeuvre de 2 grands noms de la littérature. Mais j'ai malgré cela passé un bon moment de lecture, et je ne peux que le conseiller à tout fan amateur de BD, d'imaginaire, de féerie et de nostalgique du Ledroit des Chroniques.
Alger la noire
J'aime pas beaucoup les polars et j'aime encore moins les bd historiques. Et pourtant cette bd m'a beaucoup plu. Comme cela a été dit dans les avis précédents, le contexte historique pour une personne qui n'est pas de la la génération de Gaulle (oui ça veut rien dire mais on se comprend) le contexte politique à la limite du foutoir absolu est très bien rendu et compréhensible, ce qui, je pense, est un petit tour de force. Petit bémol sur l'OAS qui aurait pu être expliqué un peu mieux, ce qui est volontaire je pense pour ne pas alourdir le démarrage de l'histoire via 50 notes de bas de page. Je suis effectivement un peu lent alors j'ai mis un peu de temps à resituer l'OAS : ) Là dessus se greffent 2 personnages bien campés : le jeune flic et le vieux flic (qui m'a tout de suite fait penser au personnage de "Amos" de la série XIII). Petit défaut sur la moitié-fin de l'album, où l'intrigue se traine effectivement un peu et l'ajout de personnages supplémentaires demande une petite attention mais rien de bien méchant. Un bon polar avec un aspect historique bien traité je trouve. PS : je rapprocherai cette bd de la série Max Fridman
Les Quatre de Baker Street
Voilà vraiment ce que j’appelle une bonne série grand public. Cette série dispose effectivement de plusieurs atouts pour convaincre un large lectorat. Tout d’abord, son titre. A l’instar des trois mousquetaires, qui étaient quatre, les quatre de Baker Street sont trois. C’est le genre de petit détail qui, directement, m’accroche. Ensuite, son style graphique. David Etien réalise un remarquable travail sur cette série. Outre l’expressivité de ses personnages, l’artiste soigne ses décors, et parvient ainsi à nous entrainer dans son univers. Son trait rond et chaud s’adapte à la perfection avec l’esprit de la série. Encore, la coloration. Soignée et sans extravagance, elle est tout à fait adaptée à ce genre de série. Sans se faire remarquer outre mesure, elle est toujours adéquate et permet d’approfondir le champ de ces planches. Toujours, le « parrainage » de Sherlock Holmes. Le célèbre détective est bien présent mais cède la vedette à des gamins des rues débrouillards et charismatiques. Sa présence s’assimile donc plus à une ombre bienveillante qui planerait sur la série. Ce qui correspond totalement à mes attentes. Djian utilise l’univers de Conan Doyle, mais a l’intelligence de ne pas se prendre pour ce dernier. Enfin, des scénarios qui, s’ils ne sont pas exceptionnels d’originalité, sont tout de même bien plaisants à lire. Le contexte historique et les références littéraires (à Sherlock Holmes, bien entendu) sont habilement et parcimonieusement exploités, et la série, par son ambiance enjouée, m’a fait penser aux Sales mioches ! de Corbeyran et Berlion. Rien à dire : c’est du bon boulot ! On notera enfin que les tomes 4 et 5 accordent de plus en plus d’attention à Sherlock Holmes en lui-même. D’un côté, cela fait perdre un peu du charme de l’idée de départ. D’un autre, cela permet de profiter plus largement de l’univers référentiel du détective et donc de varier les intrigues. La série demeure donc excellente à mes yeux.
Les Carnets de Cerise
Chouette série jeunesse que celle-ci. L’héroïne est attachante même si elle dispose de quelques traits de caractère assez irritants. Son côté enquêtrice romancière est encouragé par une écrivain, et cette relation permet à l’auteur d’introduire pas mal de petits exercices d’écriture. C’est original et cela donne au lecteur l’envie d’écrire à son jour. Les relations entre les différents personnages sont au cœur même de ces albums, et si tout est vu au travers du regard de Cerise, celle-ci n’a pas toujours le beau rôle pour autant. La manière dont ces relations sont présentées incitera le lecteur à se poser des questions sur la manière dont lui-même gère ses propres relations avec son entourage. Il y a là un petit côté prêchi-prêcha qui en irritera certains… mais pas moi. La première enquête a un sujet assez original tandis que la deuxième est déjà bien plus classique (mais permettra au jeune lecteur de découvrir plus en profondeur l’univers des bibliothèques). Le découpage offre certaines pages présentées telles un journal intime. C’est agréable à lire mais cela ralentit le rythme de la lecture. Les albums se lisent donc relativement lentement pour des œuvres jeunesse (mais c’est loin d’être rébarbatif). Enfin, le trait et la colorisation sont très agréables et apportent encore un peu plus de fraîcheur et de dynamisme à la série. Elle n’en avait pas spécialement besoin, mais tant qu’à faire…