Les larmes du seigneur afghan est une BD sur l’Afghanistan, ce pays qui connait des troubles depuis plus d’une décennie. Après le 11 septembre 2001, il y a eu une riposte américaine qui a chassé les talibans et qui a détruit le commanditaire de cet affreux attentat.
Cependant, cette BD va plus loin. Elle apporte un autre regard sur les conséquences de l’intervention américaine. L’OTAN est restée près de 10 ans dans ce pays. Une journaliste qui connait bien la région est sous la protection d’un vieux sage qui a combattu les russes, puis les talibans. Cependant, même dans sa propre famille, l’idéologie de ce mouvement religieux a gagné du terrain. Ils reviennent plus forts que jamais. Il s’agira de comprendre les causes de cet affreux mécanisme.
On s’aperçoit finalement que les forces occidentales auraient mieux fait de rester chez soi sans se mêler des affaires internes de ce pays en proie à la guerre civile. Les bavures comme dans toutes les guerres sont légions. Elles ont contribué à l’augmentation des rancœurs contre l’Occident. Ce retour en arrière a des conséquences certaines sur la place de la femme dans la société afghane sans vouloir créer de polémique.
Le regard de l’auteure est celui d’une journaliste qui nous livre des faits ainsi qu’une interprétation. C’est du bon travail puisque cela se situe jusqu’au moment où j’écris ces lignes. C’est d’actualité la plus fraîche. On va comprendre les larmes de ce seigneur afghan.
Une bonne série qui mélange l'histoire de Tarzan et de l'un des acteurs qui l'a interprété.
Avant ma lecture, j'avais un peu peur de ne lire qu'une version humoristique de l'histoire de Tarzan dont la majorité des gags le montrerait comme un incompétent qui se fait tout le temps mal, mais heureusement les gags sont plus recherchés et à partir du moment où Johnny quitte la jungle pour la civilisation, j'ai complètement adoré l'histoire.
L'humour fait souvent mouche. J'adore comment les événements sont décalés et j'aime particulièrement le personnage du réalisateur qui est complètement cinglé. La narration est bonne et le rythme est bien maîtrisé. J'aime le dessin expressif et ses couleurs fabuleuses.
Il s'agit du 3ème épisode de cette série, située dans l'univers fabuleux Aldébaran.
Mais cela a peu d'importance, cet avis pourrait porter sur un autre épisode, ou une autre série de Léo.
J'ai longtemps refusé de lire sa production, qui me semblait trop à l'opposé de ce que j'aime en science-fiction.
Et puis, un (beau) jour, j'ai franchi le pas, et je ne l'ai pas regretté.
Qu'est-ce que cela fait du bien !!!!
La grande force de l'auteur, c'est d'imaginer des mondes VRAIMENT différents de tout ce que l'on connait ; les lois de la nature sont différentes, les animaux sont différents, à tel point qu'il vaut mieux parler de créatures, car certaines sont plus intelligentes que les humains.
Plongez avec confiance dans la lecture des mondes d'Aldébaran, sans idée préconçue, et laissez-vous embarqués, vous ne le regretterez pas.
Après, oui, le 3ème tome de "Survivants" a un côté soap plus prononcé, mais ce n'est pas gratuit ; quand vous changez d'espace-temps en quelques secondes, tout ce qui reste, c'est les gens qui vous accompagnent et les sentiments qui vous animent en les retrouvant... ou pas.
"Le tueur" est une série qui fait du bien.
Entendons-nous :
Son métier est détestable, ses idées souvent également.
Mais dans ce marasme politiquement correct, où seules les idées gauchistes ont valeur morale, cela fait du bien de lire quelque chose de différent, avec un salaud qui s'assume sans en faire trop, qui balance quelques idées justes tout en se trompant parfois.
Le dessin est impeccable, et tourne au sublime au fur et à mesure que le dessinateur maitrise de mieux en mieux la couleur par ordinateur. Plus la série avance et plus elle est jolie à regarder.
L'histoire est prenante, mais décline un peu sur la fin, ce qui est normal ; le 13ème et dernier tome est donc un peu décevant, mais c'est tout de même 1000 fois plus intéressant à lire que certaines nouvelles séries prétendues crapoteuses comme Red Skin qui font "pshiiiit" au bout de quelques pages.
Vous en aurez pour votre argent, pour l'histoire comme pour le dessin.
Une vraie réussite, qui s'achève au bon moment, avant de lasser.
Bravo aux auteurs, et merci pour ces bons moments :-))
L'ouvrage est beau, les dessins sont beaux. L'image est dynamique, les couleurs agréables mais le vrai plus de cet ouvrage, c'est l'immersion dans la tête du personnage.
On croirait un peu suivre rorschach dans watchmen.
Il nous livre ses pensées les plus profondes, nous fait partager jusqu'à ses sensations et c'est très bien écrit, les mots sont bien choisit, les phrases sont belles, mi philosophiques, mi poétique les mots se laissent avaler tous seuls par le lecteur.
On souffle peu dans cette BD. Juste le temps de prendre sa respiration : On entre dans la peau de Solo, on devient solo. C'est palpitant de vie et d’énergie.
Un album à déguster
3.5
Une bonne série quoique je ne la trouve pas aussi extraordinaire que les autres posteurs.
J'ai lu la réédition en 5 tomes et j'ai trouvé les tomes un peu inégaux quoique globalement j'ai bien aimé. Le premier tome est sympathique et sert surtout à poser les bases de l'intrigue amoureuse entre une servante et un homme riche. Cette intrigue ne réinvente rien, mais l'auteur réussit à rendre son histoire intéressante.
Il faut dire que les personnage sont attachants et j'avais envie de connaitre leurs destins. J'ai adoré les tomes 2 et 3 ainsi que la première partie du quatrième tome. J'aime un peu moins les petites histoires centrées sur les personnages secondaires. J'aimais lorsque c'était des personnages que j'aime, c'était pas mal sauf que ce n'était pas mémorable. Ensuite, il y a la conclusion de l'intrigue principale qui finit en beauté.
Un bon moment de lecture.
Moi je suis assez bon public pour ce type de BD, populaire, enlevée, rigolote et maîtrisée.
Car je ne trouve pas que le récit s'embourbe dans une rationalisation quelconque. Kris prend simplement un peu de temps -mais cela lui permet de boucler son premier récit en deux tomes, pas fou- pour poser les bases de l'univers de ces Brigades du Temps. Cela permet de cerner un peu les deux personnages, bien que Montcalm garde sa part d'ombre à la fin du premier tome.
La quatrième de couverture laisse présager, si le succès est au rendez-vous, une série plus longue, tout en espérant que les auteurs sauront s'arrêter à temps. Mais il est bien sûr trop tôt pour en discuter, même si le potentiel est infini.
En ce qui me concerne, je me suis vraiment régalé. D'abord devant la profusion de détails, la science de la mise en scène de Bruno Duhamel, dont la rigueur graphique n'égale que le potentiel comique. Je me suis marré aussi, le récit étant parsemé de touches d'humour comme je les aime. Le boulot de Laurence Croix sur les couleurs est très intéressant, conférant des ambiances très diversifiées mais réussies, aussi bien sous l'éclairage clinique d'une station spatiale que dans l'obscurité totale qui peut régner dans une caravelle du XVème siècle. J'aurais peut-être vu plus de couleurs vives sur la scène "aztèque", mais ce n'est pas bien grave.
Enfin Kris diversifie nettement ses scenarii, versant franchement dans l'aventure tous publics, sans toutefois verser dans le gag à répétition ou le cucul à outrance. Sa maîtrise du récit m'a surpris sur ce coup-là, j'ai hâte de voir ce que va donner la suite. Et ça m'a fait marrer de le voir apparaître en guest-star. Duhamel s'est peut-être aussi représenté, mais je n'ai pas trop fait attention...
Sur le tome 3 j'ai noté un essoufflement au niveau narratif. Le récit m'a semblé assez mou, les enjeux de fond sauvant un peu la baisse d'intérêt. Par contre le boulot de Duhamel est toujours très sympa, il allie à son dessin très efficace un respect total des designs (bateaux, avions). Bien joué.
Si ces trois-là gardent le panachage des deux premiers tomes, je veux bien faire un bout de chemin avec eux...
Ayant relu tout le cycle récemment je reste sur une note plus positive qu'auparavant. A l'époque il y avait un je ne sais quoi qui me faisait bloquer, en fait je trouvais tout cela bien complexe.
Aujourd'hui j'ai pris un réel plaisir a me plonger dans cet univers oh combien riche à tous les points de vue.
Tome 1: La découverte d'un graphisme hors norme avec une véritable recherche tant du point de vu architectural, que de la faune , de la flore, des moyens de déplacement, des vêtements (ah l'art du noué!), tout y est! Et puis il y a l'histoire ou deux pouvoirs s'affrontent avec une héroïne issue de l'un deux que l'on adore détester. Cyann est une enfant gâtée, désagréable voir malveillante qui ne laisse que très peu entrevoir l'humanité de ses sentiments. Ce tome met en place tous les éléments de l'histoire à venir et s'il faut un peu s'accrocher avec tout ces personnages, cela permet une immersion dans ce monde futuriste.
Tome 2: Aussi magnifique graphiquement que le premier (et je n'avais encore rien dit sur la colorisation parfaite), les auteurs nous entrainent sur une planète différente ou la aussi ils s'en donnent a coeur joie. Ca foisonne de partout, l'histoire avance, donne des réponses à des questions posées dans le premier tome. Les personnages s'épaississent, Cyann murit, et même si l'on ne se refait pas, elle prend de la consistance, devient plus adulte.
Tome 3: Encore une nouvelle planète! ce qui permet là aussi un visuel exceptionnel. La couleur encore très présente est cependant moins tranchée. Cyann partage la tête d'affiche avec Aïeïa (facile à dire non?) qui n'est pas un modèle parfait mais permet a Cyann de grandir encore. Je trouve cet album plus dur que les précédents notamment dans les situations qu'il décrit ainsi qu'un niveau de langage à ne pas mettre sous tous les yeux .
Tome 4: Si je vous disais que nous sommes à nouveau sur une autre planète. En même temps c'est un des thèmes principaux de l'histoire. Idem que pour les autres avec un petit plus concernant le type de société qui y est décrit, une sorte d'allégorie poussée à l'extrème d'un monde futur bien possible. L'histoire est fluide même si l'empire s'en mêle.
Tome 5: Toujours que du bon (ah les sauts dans le temps et l'espace, tout reste néanmoins compréhensible et pas fumeux). On a hâte de voir cette histoire se conclure.
Au final pas de note ultime, j'attendrais la fin et à condition qu'elle ne soit pas tirée par les cheveux ou faisant intervenir je ne sais quelle entité divine grandguignolesque, je mettrais le culte.
Un scénario intelligent, parfaitement maitrisé et des dessins au delà de l'au delà, à lire ou relire d'urgence.
Majoration après la sortie du dernier tome de la série.
Et bien non, je laisse ma note en l'état. Comme je l'avais dit plus haut la fin ne me satisfait pas assez pour que je donne l'excellence. En fait je suis un poil déçu de voir Cyann atterrir sur cette planète peuplée par des babas cool futuristes en complète OsmOse avec leur environnement. Il ne se passe à vrai dire pas grand chose et même si le visuel est très soigné, nous sommes très loin du foisonnement pictural et tellement inventif du premier tome.
Usure du temps? Dans tous les cas cela reste une belle et bonne histoire dont le final est presque plan plan.
Camargue rouge est une très belle histoire, une histoire que j'aurais aimée être vraie. Car, sauf erreur, il semble qu'effectivement le Marquis de Baroncelli ait bien rencontré Buffalo Bill et se soit vraiment lié d'amitié avec une tribu indienne, mais ceux-ci n'ont à priori hélas jamais été en Camargue. Mais s'ils y avaient été, ça aurait pu être une rencontre entre deux peuples, Gitans de Camargue et Sioux Lakotas, aussi belle que celle qui nous est contée ici.
Car il est vrai que, présentées ainsi, les similitudes entre ces deux peuples sont nombreuses et s'accordent de belle manière. D'autant plus que le conte nous présente une tribu Sioux complètement désespérée par ce qu'est devenue leur vie dans les réserves du Sud Dakota. Les voir retrouver la joie en chevauchant auprès des gardians camarguais et de leurs troupeaux de taureaux est une vraie bouffée d'air pur. Et l'histoire d'amour entre la jolie Shania et le gentil Mario ne gâche rien à l'affaire.
C'est une histoire pleine d'optimisme et de beauté tout en restant suffisamment réaliste pour ne pas sombrer dans le récit à l'eau de rose. La crédibilité de la fin du récit m'a soulagé car je craignais que l'ensemble tourne un peu à la guimauve, ou à l'inverse au drame décevant.
Et le tout est servi par le graphisme maîtrisé et réaliste de Michel Faure, agrémenté d'élégantes couleurs.
Bref, une très bonne lecture.
L’album est une suite de gags qui racontent une histoire à la fois drôle et poétique, dans la retenue et finalement assez délirante. La plupart des pages sont découpées en vingt cases au décor ultra minimaliste, donnant l'impression d'une sorte d’empilement de strips gags.
C’est une bande dessinée muette qui raconte, sans aucun temps mort, les mésaventures d’Otto, qui croise, de manière plus ou moins récurrente, un certain nombre de protagonistes, sur terre, sur mer, dans le ciel, voire dans l’espace.
Cette suite de saynètes qui s’enchaînent à un rythme relativement rapide m’ont fait penser à certaines réussites du cinéma muet (comme Harold Lloyd ou Buster Keaton), même si l’univers est tout à fait différent : il y a là je trouve une parenté évidente dans la volonté de ne pas freiner !
Si quelques passages sont moins réussis que d’autres, c’est vraiment un album que je vous recommande. C’est un humour à la fois poétique et noir, parfois con, qui use de certains running gags et qui multiplie les rencontres entre protagonistes, avec retournements de sens et de situation, pour notre plus grand plaisir (en tout cas le mien, mais je vous invite à me rejoindre parmi les lecteurs de ce petit album très sympathique). Le dessin est simple et dynamique, tout à fait en osmose avec le ton de l’album. C'est au final un album très original, qui ne peut que satisfaire les amateurs d'humour doux-dingue, absurde et poétique.
Une nouvelle découverte des éditions Kramiek, encore un auteur néerlandais apparemment : après Mark Retera, voilà qu’elles me font découvrir Frodo De Decker. Merci à eux !
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Les Larmes du Seigneur Afghan
Les larmes du seigneur afghan est une BD sur l’Afghanistan, ce pays qui connait des troubles depuis plus d’une décennie. Après le 11 septembre 2001, il y a eu une riposte américaine qui a chassé les talibans et qui a détruit le commanditaire de cet affreux attentat. Cependant, cette BD va plus loin. Elle apporte un autre regard sur les conséquences de l’intervention américaine. L’OTAN est restée près de 10 ans dans ce pays. Une journaliste qui connait bien la région est sous la protection d’un vieux sage qui a combattu les russes, puis les talibans. Cependant, même dans sa propre famille, l’idéologie de ce mouvement religieux a gagné du terrain. Ils reviennent plus forts que jamais. Il s’agira de comprendre les causes de cet affreux mécanisme. On s’aperçoit finalement que les forces occidentales auraient mieux fait de rester chez soi sans se mêler des affaires internes de ce pays en proie à la guerre civile. Les bavures comme dans toutes les guerres sont légions. Elles ont contribué à l’augmentation des rancœurs contre l’Occident. Ce retour en arrière a des conséquences certaines sur la place de la femme dans la société afghane sans vouloir créer de polémique. Le regard de l’auteure est celui d’une journaliste qui nous livre des faits ainsi qu’une interprétation. C’est du bon travail puisque cela se situe jusqu’au moment où j’écris ces lignes. C’est d’actualité la plus fraîche. On va comprendre les larmes de ce seigneur afghan.
Johnny Jungle
Une bonne série qui mélange l'histoire de Tarzan et de l'un des acteurs qui l'a interprété. Avant ma lecture, j'avais un peu peur de ne lire qu'une version humoristique de l'histoire de Tarzan dont la majorité des gags le montrerait comme un incompétent qui se fait tout le temps mal, mais heureusement les gags sont plus recherchés et à partir du moment où Johnny quitte la jungle pour la civilisation, j'ai complètement adoré l'histoire. L'humour fait souvent mouche. J'adore comment les événements sont décalés et j'aime particulièrement le personnage du réalisateur qui est complètement cinglé. La narration est bonne et le rythme est bien maîtrisé. J'aime le dessin expressif et ses couleurs fabuleuses.
Survivants - Anomalies quantiques
Il s'agit du 3ème épisode de cette série, située dans l'univers fabuleux Aldébaran. Mais cela a peu d'importance, cet avis pourrait porter sur un autre épisode, ou une autre série de Léo. J'ai longtemps refusé de lire sa production, qui me semblait trop à l'opposé de ce que j'aime en science-fiction. Et puis, un (beau) jour, j'ai franchi le pas, et je ne l'ai pas regretté. Qu'est-ce que cela fait du bien !!!! La grande force de l'auteur, c'est d'imaginer des mondes VRAIMENT différents de tout ce que l'on connait ; les lois de la nature sont différentes, les animaux sont différents, à tel point qu'il vaut mieux parler de créatures, car certaines sont plus intelligentes que les humains. Plongez avec confiance dans la lecture des mondes d'Aldébaran, sans idée préconçue, et laissez-vous embarqués, vous ne le regretterez pas. Après, oui, le 3ème tome de "Survivants" a un côté soap plus prononcé, mais ce n'est pas gratuit ; quand vous changez d'espace-temps en quelques secondes, tout ce qui reste, c'est les gens qui vous accompagnent et les sentiments qui vous animent en les retrouvant... ou pas.
Le Tueur
"Le tueur" est une série qui fait du bien. Entendons-nous : Son métier est détestable, ses idées souvent également. Mais dans ce marasme politiquement correct, où seules les idées gauchistes ont valeur morale, cela fait du bien de lire quelque chose de différent, avec un salaud qui s'assume sans en faire trop, qui balance quelques idées justes tout en se trompant parfois. Le dessin est impeccable, et tourne au sublime au fur et à mesure que le dessinateur maitrise de mieux en mieux la couleur par ordinateur. Plus la série avance et plus elle est jolie à regarder. L'histoire est prenante, mais décline un peu sur la fin, ce qui est normal ; le 13ème et dernier tome est donc un peu décevant, mais c'est tout de même 1000 fois plus intéressant à lire que certaines nouvelles séries prétendues crapoteuses comme Red Skin qui font "pshiiiit" au bout de quelques pages. Vous en aurez pour votre argent, pour l'histoire comme pour le dessin. Une vraie réussite, qui s'achève au bon moment, avant de lasser. Bravo aux auteurs, et merci pour ces bons moments :-))
Solo (Martin)
L'ouvrage est beau, les dessins sont beaux. L'image est dynamique, les couleurs agréables mais le vrai plus de cet ouvrage, c'est l'immersion dans la tête du personnage. On croirait un peu suivre rorschach dans watchmen. Il nous livre ses pensées les plus profondes, nous fait partager jusqu'à ses sensations et c'est très bien écrit, les mots sont bien choisit, les phrases sont belles, mi philosophiques, mi poétique les mots se laissent avaler tous seuls par le lecteur. On souffle peu dans cette BD. Juste le temps de prendre sa respiration : On entre dans la peau de Solo, on devient solo. C'est palpitant de vie et d’énergie. Un album à déguster
Emma (Mori)
3.5 Une bonne série quoique je ne la trouve pas aussi extraordinaire que les autres posteurs. J'ai lu la réédition en 5 tomes et j'ai trouvé les tomes un peu inégaux quoique globalement j'ai bien aimé. Le premier tome est sympathique et sert surtout à poser les bases de l'intrigue amoureuse entre une servante et un homme riche. Cette intrigue ne réinvente rien, mais l'auteur réussit à rendre son histoire intéressante. Il faut dire que les personnage sont attachants et j'avais envie de connaitre leurs destins. J'ai adoré les tomes 2 et 3 ainsi que la première partie du quatrième tome. J'aime un peu moins les petites histoires centrées sur les personnages secondaires. J'aimais lorsque c'était des personnages que j'aime, c'était pas mal sauf que ce n'était pas mémorable. Ensuite, il y a la conclusion de l'intrigue principale qui finit en beauté. Un bon moment de lecture.
Les Brigades du Temps
Moi je suis assez bon public pour ce type de BD, populaire, enlevée, rigolote et maîtrisée. Car je ne trouve pas que le récit s'embourbe dans une rationalisation quelconque. Kris prend simplement un peu de temps -mais cela lui permet de boucler son premier récit en deux tomes, pas fou- pour poser les bases de l'univers de ces Brigades du Temps. Cela permet de cerner un peu les deux personnages, bien que Montcalm garde sa part d'ombre à la fin du premier tome. La quatrième de couverture laisse présager, si le succès est au rendez-vous, une série plus longue, tout en espérant que les auteurs sauront s'arrêter à temps. Mais il est bien sûr trop tôt pour en discuter, même si le potentiel est infini. En ce qui me concerne, je me suis vraiment régalé. D'abord devant la profusion de détails, la science de la mise en scène de Bruno Duhamel, dont la rigueur graphique n'égale que le potentiel comique. Je me suis marré aussi, le récit étant parsemé de touches d'humour comme je les aime. Le boulot de Laurence Croix sur les couleurs est très intéressant, conférant des ambiances très diversifiées mais réussies, aussi bien sous l'éclairage clinique d'une station spatiale que dans l'obscurité totale qui peut régner dans une caravelle du XVème siècle. J'aurais peut-être vu plus de couleurs vives sur la scène "aztèque", mais ce n'est pas bien grave. Enfin Kris diversifie nettement ses scenarii, versant franchement dans l'aventure tous publics, sans toutefois verser dans le gag à répétition ou le cucul à outrance. Sa maîtrise du récit m'a surpris sur ce coup-là, j'ai hâte de voir ce que va donner la suite. Et ça m'a fait marrer de le voir apparaître en guest-star. Duhamel s'est peut-être aussi représenté, mais je n'ai pas trop fait attention... Sur le tome 3 j'ai noté un essoufflement au niveau narratif. Le récit m'a semblé assez mou, les enjeux de fond sauvant un peu la baisse d'intérêt. Par contre le boulot de Duhamel est toujours très sympa, il allie à son dessin très efficace un respect total des designs (bateaux, avions). Bien joué. Si ces trois-là gardent le panachage des deux premiers tomes, je veux bien faire un bout de chemin avec eux...
Le Cycle de Cyann
Ayant relu tout le cycle récemment je reste sur une note plus positive qu'auparavant. A l'époque il y avait un je ne sais quoi qui me faisait bloquer, en fait je trouvais tout cela bien complexe. Aujourd'hui j'ai pris un réel plaisir a me plonger dans cet univers oh combien riche à tous les points de vue. Tome 1: La découverte d'un graphisme hors norme avec une véritable recherche tant du point de vu architectural, que de la faune , de la flore, des moyens de déplacement, des vêtements (ah l'art du noué!), tout y est! Et puis il y a l'histoire ou deux pouvoirs s'affrontent avec une héroïne issue de l'un deux que l'on adore détester. Cyann est une enfant gâtée, désagréable voir malveillante qui ne laisse que très peu entrevoir l'humanité de ses sentiments. Ce tome met en place tous les éléments de l'histoire à venir et s'il faut un peu s'accrocher avec tout ces personnages, cela permet une immersion dans ce monde futuriste. Tome 2: Aussi magnifique graphiquement que le premier (et je n'avais encore rien dit sur la colorisation parfaite), les auteurs nous entrainent sur une planète différente ou la aussi ils s'en donnent a coeur joie. Ca foisonne de partout, l'histoire avance, donne des réponses à des questions posées dans le premier tome. Les personnages s'épaississent, Cyann murit, et même si l'on ne se refait pas, elle prend de la consistance, devient plus adulte. Tome 3: Encore une nouvelle planète! ce qui permet là aussi un visuel exceptionnel. La couleur encore très présente est cependant moins tranchée. Cyann partage la tête d'affiche avec Aïeïa (facile à dire non?) qui n'est pas un modèle parfait mais permet a Cyann de grandir encore. Je trouve cet album plus dur que les précédents notamment dans les situations qu'il décrit ainsi qu'un niveau de langage à ne pas mettre sous tous les yeux . Tome 4: Si je vous disais que nous sommes à nouveau sur une autre planète. En même temps c'est un des thèmes principaux de l'histoire. Idem que pour les autres avec un petit plus concernant le type de société qui y est décrit, une sorte d'allégorie poussée à l'extrème d'un monde futur bien possible. L'histoire est fluide même si l'empire s'en mêle. Tome 5: Toujours que du bon (ah les sauts dans le temps et l'espace, tout reste néanmoins compréhensible et pas fumeux). On a hâte de voir cette histoire se conclure. Au final pas de note ultime, j'attendrais la fin et à condition qu'elle ne soit pas tirée par les cheveux ou faisant intervenir je ne sais quelle entité divine grandguignolesque, je mettrais le culte. Un scénario intelligent, parfaitement maitrisé et des dessins au delà de l'au delà, à lire ou relire d'urgence. Majoration après la sortie du dernier tome de la série. Et bien non, je laisse ma note en l'état. Comme je l'avais dit plus haut la fin ne me satisfait pas assez pour que je donne l'excellence. En fait je suis un poil déçu de voir Cyann atterrir sur cette planète peuplée par des babas cool futuristes en complète OsmOse avec leur environnement. Il ne se passe à vrai dire pas grand chose et même si le visuel est très soigné, nous sommes très loin du foisonnement pictural et tellement inventif du premier tome. Usure du temps? Dans tous les cas cela reste une belle et bonne histoire dont le final est presque plan plan.
Camargue rouge
Camargue rouge est une très belle histoire, une histoire que j'aurais aimée être vraie. Car, sauf erreur, il semble qu'effectivement le Marquis de Baroncelli ait bien rencontré Buffalo Bill et se soit vraiment lié d'amitié avec une tribu indienne, mais ceux-ci n'ont à priori hélas jamais été en Camargue. Mais s'ils y avaient été, ça aurait pu être une rencontre entre deux peuples, Gitans de Camargue et Sioux Lakotas, aussi belle que celle qui nous est contée ici. Car il est vrai que, présentées ainsi, les similitudes entre ces deux peuples sont nombreuses et s'accordent de belle manière. D'autant plus que le conte nous présente une tribu Sioux complètement désespérée par ce qu'est devenue leur vie dans les réserves du Sud Dakota. Les voir retrouver la joie en chevauchant auprès des gardians camarguais et de leurs troupeaux de taureaux est une vraie bouffée d'air pur. Et l'histoire d'amour entre la jolie Shania et le gentil Mario ne gâche rien à l'affaire. C'est une histoire pleine d'optimisme et de beauté tout en restant suffisamment réaliste pour ne pas sombrer dans le récit à l'eau de rose. La crédibilité de la fin du récit m'a soulagé car je craignais que l'ensemble tourne un peu à la guimauve, ou à l'inverse au drame décevant. Et le tout est servi par le graphisme maîtrisé et réaliste de Michel Faure, agrémenté d'élégantes couleurs. Bref, une très bonne lecture.
Otto (par Frodo De Decker)
L’album est une suite de gags qui racontent une histoire à la fois drôle et poétique, dans la retenue et finalement assez délirante. La plupart des pages sont découpées en vingt cases au décor ultra minimaliste, donnant l'impression d'une sorte d’empilement de strips gags. C’est une bande dessinée muette qui raconte, sans aucun temps mort, les mésaventures d’Otto, qui croise, de manière plus ou moins récurrente, un certain nombre de protagonistes, sur terre, sur mer, dans le ciel, voire dans l’espace. Cette suite de saynètes qui s’enchaînent à un rythme relativement rapide m’ont fait penser à certaines réussites du cinéma muet (comme Harold Lloyd ou Buster Keaton), même si l’univers est tout à fait différent : il y a là je trouve une parenté évidente dans la volonté de ne pas freiner ! Si quelques passages sont moins réussis que d’autres, c’est vraiment un album que je vous recommande. C’est un humour à la fois poétique et noir, parfois con, qui use de certains running gags et qui multiplie les rencontres entre protagonistes, avec retournements de sens et de situation, pour notre plus grand plaisir (en tout cas le mien, mais je vous invite à me rejoindre parmi les lecteurs de ce petit album très sympathique). Le dessin est simple et dynamique, tout à fait en osmose avec le ton de l’album. C'est au final un album très original, qui ne peut que satisfaire les amateurs d'humour doux-dingue, absurde et poétique. Une nouvelle découverte des éditions Kramiek, encore un auteur néerlandais apparemment : après Mark Retera, voilà qu’elles me font découvrir Frodo De Decker. Merci à eux !