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Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Universal War Two
Universal War Two

Le retour du space opéra de ces dernières années! Nous ne sommes pas couchés puisque D. Bajram a prévu en plus du cycle en cours qui comptera six tomes, un suivant d'également six tomes. Je notais qu'un autre posteur disait que UW1 n'avait pas pris une ride, certes et celui ci ne se démarquera pas. En effet au delà d'épiques batailles spatiales, de magnifiques dessins mettant en scène des vaisseaux, des bâtiments, une architecture fabuleuse, que nous conte D. Bajram? Une éternelle histoire de messie qui bien au delà de nos convictions personnelles ne peut que résonner en nous car quoi que l'on fasse ou pense, nous vivons ici dans une société dont de multiples aspects sont liés ou influencés par la culture judéo-chrétienne. Celle-ci, comme chacun sait, met en avant, entre autres, la notion de messie, de sauveur. Dans UW2, du moins dans ces deux premier tomes, il me semble que nous sommes en plein dedans. Quelle lecture ce doit être alors? Bien évidemment personne n'est obligé d'en faire ce type de lecture (pour cela il y a éventuellement le forum), mais je trouvais que c'était suffisamment prégnant pour en faire la remarque. J'irai voir la suite avec intérêt ne serait ce que pour le dessin de D. Bajram qui gagne en maturité donc en excellence. Majoration après parution du tome 3 A l'occasion de la sortie de ce troisième tome j'ai eu envie de me replonger dans UW1, puis de relire les deux premiers tomes de UW2. Mon sentiment envers les deux cycles a donc changé et je réévalue ma note initiale. Sans doute est ce également lié au fait qu'il y a peu j'ai rencontré l'auteur et la discussion qui s'en est suivi a bien sûr contribué à ce nouveau regard sur les deux séries. Mais pas que!! Outre le fait qu'effectivement D. Bajram est un monsieur fort sympathique qui a des choses à dire sur son métier, cette relecture m'a permis de voir des choses qui m'avaient échappé auparavant. En premier lieu la maestria graphique, qu'elle soit informatique ou plus traditionnelle, offre des planches d'une grande virtuosité et comme l'auteur s'en explique à la fin de ce tome 3 on peut y voir un hommage à tous les illustrateurs des romans de SF des années 70 et 80 sur lesquelles je me souviens d'avoir "bloqué" pendant de longues minutes. A l'issue de ce tome la civilisation de Canaan est sur le point de disparaitre et les rares réfugiés sont dans une situation quasi désespérée. Les évènements s'enchainent harmonieusement, c'est du grand Space Opéra digne de figurer aux côtés de romans iconiques tels Dune et autres récits de P.J. Farmer. J'invite tous les amateurs de SF à se ruer sur ces deux séries intelligentes, pleines de rebondissements et d'une haute tenue scénaristique.

02/11/2014 (MAJ le 04/11/2016) (modifier)
Couverture de la série Carmen Cru
Carmen Cru

Ah, Carmen Cru, à la fois improbable et tellement vraie, attachante, et bien campée par Lelong, dans des non aventures bien menées… Il y a du Ma Dalton chez cette vieille bonne femme sur qui les événements et le temps n’ont pas beaucoup de prise. Les réactions de Carmen, lorsqu’elle est confrontée « aux autres », sont souvent bien vues, désopilantes, parfois jubilatoires et hilarantes. Me vient à l’esprit en particulier une histoire d’héritage, qu’elle vient chercher chez de vagues cousins de la cambrousse, et que j’avais trouvée extrêmement drôle (les dialogues étaient au poil !). Sinon, on n’est pas forcément dans la grosse déconne habituelle chez Fluide Glacial. C’est petit à petit, au cours de chaque petite histoire, que le comique s’installe. Le côté asocial de cette vieille mégère bossue, portant de vieilles nippes rapiécées et puantes est déjà un bon point de départ. Son air, ses idées et sa dégaine en font un être en total décalage avec notre époque, et, tout en l’immunisant contre les aléas de la vie et le regard des autres, cela développe un effet comique dès que ces autres (voisins récurrents ou simples passants) ont affaire à elle. Mais, si le ressort comique est souvent le même dans les grandes lignes, il faut dire que Lelong a fait en sorte de se renouveler dans les détails : les dialogues sont très souvent réussis. A propos de détails. Si les décors sont souvent minimes, pour ce qui est des personnages, Lelong nous présente un dessin vraiment très réussi, bourré de détails (ce qui renforce le côté hideux de l’antédiluvienne !). Comme pour les dialogues, le travail graphique est minutieux. Tout n’est pas très drôle, mais c’est quand même une série qui vaut le détour, avec un personnage principal glauque, qui foutrait presque le bourdon, mais dont la mauvaise foi et l’aspect « fin de vie pénible » nous arrache souvent plus que des sourires. Note réelle 3,5/5.

03/11/2016 (modifier)
Couverture de la série La Drôle de vie de Bibow Bradley
La Drôle de vie de Bibow Bradley

Le premier chapitre est dantesque et accroche directement le lecteur avide de héros atypique que je suis. Et puis le scénario se développe, avec ce soupçon de décalage qui le place… « ailleurs ». Roman graphique ou thriller ? Peu importe car ici autant les personnages que le développement scénaristique ont leur importance et si le rythme n’est pas celui d’un film d’action, le rendu est tellement intrigant qu’il m’a été impossible d’abandonner ma lecture avant la dernière page. Au niveau du dessin, si les couleurs peuvent sembler un peu flashy ce n’est pas qu’une impression. Pourtant, malgré le fait que d’ordinaire je n’aime pas ce mode de colorisation, et bien j’ai vraiment apprécié l’aspect visuel de cet album. Il y a une espèce d’osmose entre le sujet de l’album, le style graphique employé et cette colorisation franche et vive. Ce récit est l’adaptation d’un roman éponyme, ce qui ne se ressent absolument pas à la lecture tant tout semble fluide et écrit pour la bande dessinée. La narration à la première personne apporte toutefois une dimension littéraire manifeste. Elle est d’ailleurs pour une bonne part dans mon enthousiasme pour cet album. Seul petit bémol : l'un ou l'autre moment plus creux au coeur du récit. Rien de rédhibitoire cependant car j'ai vite été à nouveau happé quelques pages plus loin. A découvrir si vous aimez les récits décalés qui se jouent des codes pour offrir aux lecteurs cet agréable sentiment d’avoir lu quelque chose de différent. Enfin, après « Les Nuits de Saturne » et, dans une moindre mesure, « Emmett Till » voici le troisième album des éditions Sarbacane que je lis… et c’est à nouveau un coup au but. Je pense que je vais un peu plus me pencher sur leur catalogue, tiens !

03/11/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Mako - L'Ange de la Mort
Mako - L'Ange de la Mort

Tiens, un autre manga avec de la violence et des scènes choquantes. L'intrigue est un peu tordue : une étudiante qui veut se suicider après avoir perdu sa famille à la suite de quelques tragédies se fait sauver la vie par un ado très étrange qui passe son temps à tuer des gens. Ils passent un pacte : il va tuer ceux qui sont responsables de la mort de sa famille et après il la tue ! Pour l'instant l'histoire est très bien. Il y a des scènes malsaines et de la violence donc ce n'est pas une série pour tout le monde. Les deux personnages principaux sont attachants et j'aime bien comment le gars tueur est imprévisible. J'ai vraiment envie de savoir comment ils vont finir. Le point fort du scénario c'est qu'il y a toujours des rebondissements pour me tenir en haleine et ce ne sont pas des rebondissement bidons pour étirer artificiellement la série. Le récit est bien maîtrisé et j'ai hâte de lire la suite quoique j'espère qu'il n'y aura pas trop de tomes.

02/11/2016 (modifier)
Couverture de la série Monika
Monika

Ce diptyque nous propose une histoire assez alambiquée, quoi que tournant autour de thèmes déjà souvent vus ailleurs : intrigue policière et terroriste, mêlée à la campagne électorale d’un jeune loup à la Kennedy, ce dernier fréquentant les milieux libertins. Avec un informaticien traqué par des multinationales qu’il a volé (pour construire un humanoïde) comme ami de l’héroïne pour corser le tout. C’est l’occasion pour March – dont je découvre ici le travail – de nous livrer un dessin d’une grande beauté. En particulier pour les courbes féminines, l’ambiance érotique étant plus que sous-jacente, avec des accents sado-masochistes parfois. Ce très beau dessin est nuancé par un ton très froid, glaçant, qui renforce un peu le côté vain et superficiel de certains protagonistes (nous sommes là aux limites de la Jet set et de l’upper class, matinée de bobos). Comme les aviseurs précédents, j’ai ressenti un léger manque au niveau de la transition entre les deux tomes. En effet, la fin du premier, adoptait des cadrages de plus en plus serrés, en multipliant les sources potentielles de rebondissement, et en nous livrant certains débuts de piste. Or ce second tome débute comme si quelques pages manquaient, le lien avec ce qui se passait en fin de premier album n’étant pas clair : une rupture violente, comme un coup de ciseaux brutal dans le scénario. Une fois franchi ce « trou », la lecture redevient fluide. Et Monika est toujours aussi agréable à regarder ! La fin est plus classique et conclut bien cette aventure (même si c’est une sorte de happy end trop facile je trouve). Des défauts de construction donc, et une colorisation un peu trop froide, mais c’est une lecture que je vous recommande. Note réelle 3,5/5.

02/11/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Droite complexée
La Droite complexée

Au début, j'ai cru naïvement que je lirais une bd qui critique la droite française. En réalité, la droite complexée, c'est l'actuel parti socialiste dirigé par François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron. Tout part de ce fameux discours du Bourget où le candidat Hollande avait affirmé haut et fort que son ennemi, c'était la finance et qu'il fallait taxer à 75% les plus hauts revenus. Depuis, beaucoup d'eau ont coulé sous les ponts. Le ministre de l'économie Macron qui a travaillé pour la fameuse banque d'affaire Rothschild a déclaré qui'il fallait que les jeunes deviennent des milliardaires. Il a étendu le travail le dimanche. C'est le social libéralisme qui parvient à faire mieux que la droite dans certains domaines. Pour alléger le coût du travail et rendre les entreprises plus compétitives, il y a eu des cadeaux de charges fait au patronat en échange d'embauche. Or, le chômage n'en finit plus d'augmenter et les inégalités se creuser. Les électeurs de gauche sont partis et certains d'entre eux se sont laissés séduire par la démagogie d'extrême droite. Valls n'a t'il pas déclarer qu'il aime l'entreprise ? C'est beau l'amour du CAC 40 ! Mais bon, je crois comme beaucoup de monde qu'il y a eu erreur sur la marchandise, non ? Bref, cette revue de presse est très féroce mais forcément réaliste sur les faits qui se sont produits et qui vont conduire à un changement mais pas forcément dans la bonne direction. Au-delà de tout ces aspects, on se rend compte que c'est la Vème république qui est né dans l'ambiguïté. Le général de Gaulle l'a fondé avec ce discours: je vous ai compris puis il a accordé l'indépendance à l'Algérie pour mettre fin à la guerre. Je ne discuterais pas sur le fond mais plutôt sur la forme de cette annonce. La vérité n'est pas la meilleure amie de la politique en France et particulièrement dans le cadre de cette Vème république. Il faudra s'en souvenir pour les élections qui viennent... Cette bd d'humour résume bien cette heure du bilan des années Hollande qui ont succédé aux années Sarkozy. On n'a pas fini d'être déçus car il ne faut jamais croire aux promesses. Mais bon, avec des candidats prêt à sacrifier la retraite à 62 ans (pour la pousser à 65 ans voir au-delà) et les 35 heures, on est averti.

01/11/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Chiffroscope
Le Chiffroscope

Je ne regardais pas cette rubrique qui était dans une émission de Canal +, une chaîne payante pour un public réservé et fortuné. Je dois reconnaître que c'est assez intéressant. Le pitch est assez simple car il s'agit de répondre à une question fondamentale liée à l'actualité en utilisant des chiffres intégrés dans une histoire un peu marrante. Cette bd est l'adaptation de ce dessin animée qui a sélectionné les 10 meilleurs d'entre eux (sur une cinquantaine d'épisodes). Il est vrai que les chiffres sont plutôt froids mais c'est une représentation sincère de la réalité. Cela permet de proportionner et donc de relativiser. Ainsi, j'ai appris que la Seconde Guerre Mondiale qui avait coûté la vie tant d'hommes (près de 3% de la population mondiale) n'est pas l'événement le plus meurtrier de l'histoire mondiale sur les siècles passés. Ce sont en effet les invasions mongoles de Genghis Khan au XIIIème siècle qui ont massacré près de 10% de la population mondiale. Certes, derrière les chiffres, se cache une réalité bien douloureuse que sont les morts tombés à cause de la guerre. J'ai également appris chiffre à l'appui que le monde est loin d'être de plus en plus violent puisque le taux d'homicide a fortement diminué dans chaque pays. Ce sont les médias qui rapportent bien volontiers les faits divers qui donnent alors une fausse impression aux gens. Bref, beaucoup de gens s'éteignent paisiblement dans la réalité. Bref, le chiffroscope est réellement une lecture très utile sur divers sujets que je vous laisserait découvrir. C'est basé sur des statistiques réelles et non fantasques. En conclusion, un exercice très instructif sur les grandes questions de notre temps.

01/11/2016 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série L'Eté Diabolik
L'Eté Diabolik

Je n'ai pas lu l'album issu de la précédente collaboration entre ces 2 auteurs, et c'est donc avec cet été diabolik que je découvre leur univers. Le style graphique est déstabilisant de prime abord mais je m'y suis très vite fait. C'est très original et plutôt plaisant, c'est surtout très lisible et le coté patchwork psychédélique de couleurs colle super bien à l'époque de l'histoire. Bonne surprise du coté du visuel donc. Deuxième bonne surprise, j'ai immédiatement accroché à l'histoire. La touche polar - espionnage m'a tout de suite parlé. C'est bien amené, car presque inattendu en fait. On vient de finir un match de tennis entre ados et on se retrouve avec deux espions et une course poursuite en voiture. Ça lance super bien l'histoire, on a envie de connaître le fin mot de tout ça. Que se cache t-il derrière les silences du père ? Qui est vraiment le second homme, monsieur De Noé ? J'aime cette ambiance énigmatique qui règne autour de ces questions et le climat de suspicion qui s'instaure est bien efficace. A coté de ça, le quotidien de notre jeune héros vient alimenter le reste du récit et donner un peu de profondeur au personnage et à l'histoire. On passe de la relation d'Antoine avec la petite américaine, qui est rigolote à suivre (on se demande à quel moment il va se la faire), à son amitié naissante avec Erik, qui ne semble pas très profonde et pas très sincère. Tout ça aide à situer le contexte du récit, l'état d'esprit des uns et des autres, mais ça nous éloigne parfois un peu de la partie espionnage pure. Avec le recul je dirais que c'est sans doute une bonne chose car chaque péripétie liée à notre histoire d'espion se fait languir, et cette mise en situation est importante. Mais au moment de la lecture, j'étais surtout pressé de savoir ce qui allait arriver, et pas pressé de savoir si les deux ados allait encore se promener, aller à la plage ou fumer une clope l'après midi. La fin du premier chapitre arrive brutalement et m'a surpris. J'avais presque l'impression d'être coupé dans mon élan. Le deuxième chapitre, plus court, apporte les réponses nécessaires, et elles sont plutôt satisfaisantes, mais je crois que la fin abrupte de la première partie m'a un peu frustré. Tout ça pour dire qu'en refermant le livre je ne savais pas encore si j'avais trouvé cette histoire pas mal, ou franchement bien. En tout cas, ça m'a plu et le souvenir qu'il m'en reste quelques temps après me donne très envie de relire l'été diabolik.

01/11/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Déconfiture
La Déconfiture

Racontez la défaite françaises de 1940 n'est pas nouvelle, mais la manière dont Rabaté la raconte est intéressante. Un soldat se retrouve séparé de son régiment et il essaie de les retrouver. En chemin il rencontre pleins de gens et voit bien des choses. J'aime bien le ton de l'album. J'ai trouvé que Rabaté montrait bien l'absurdité de la guerre (ou du moins je trouvais qu'il y avait une certaine absurdité dans les situations). Les dialogues sont savoureux, le dessin est bon et j'ai trouvé l'histoire passionnante. J'ai vraiment eu du plaisir à suivre ce soldat même si je savais déjà l'issue de ce conflit ! C'est un très bon premier tome qui donne envie de lire la suite que j'attends avec impatience.

31/10/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série À tous les coups, c'est Spirou !
À tous les coups, c'est Spirou !

Alec Severin s'était déjà essayé à la reprise façon vintage de Spirou et Fantasio avec "Spirou sous le manteau", sorte de recueil factice du magazine Spirou tel qu'il aurait éventuellement pu être publié en cachette durant la Seconde Guerre Mondiale. Il faut dire qu'il est parfait dans ce rôle avec son dessin rétro d'une grande élégance, un dessin dans la pure lignée d'un Jijé, celui de Spirou pour la façon dont les personnages sont croqués mais aussi celui de Jerry Spring pour la beauté et le soin apporté à chaque case. Du coup, il va un peu plus loin ici avec cet album, "À tous les coups, c'est Spirou !", qui rend hommage aux histoires courtes de Spirou des années 40 en nous en offrant quatre beaux chapitres, à la fois dans l'esprit de Jijé de l'époque et avec l'atmosphère particulière d'Al Séverin. Ça aurait pu être un tome de la série Une aventure de Spirou et Fantasio par..., mais les éditions Dupuis ont préféré le classer dans leur collection Patrimoine tant cela donne l'impression de déterrer un bel album d'époque. C'est un album au format à l'italienne et au dos rond, dont les planches sont en noir et blanc et en bichromie. De toute manière, le dessin d'Al Séverin est si expressif qu'on imagine sans peine les couleurs qui vont avec. Chaque planche est une merveille pour les yeux. Il contient 4 histoires courtes, d'une dizaine de pages chacune, qui se suivent plus ou moins. Les deux premières tournent autour du duo Spirou et Fantasio en quête d'un métier : tout d'abord pompiste, puis pompier. Dans les deux cas, nous sommes dans le cadre d'une aventure plutôt humoristique où l'on devine à l'avance que les efforts des deux compères vont assez vite tourner au ridicule si ce n'est à la catastrophe. Pour la troisième, nos héros partent se ressourcer à Champignac pour un récit plus dense et plus aventureux qui rappelle sans hésiter l'album "Il y a un sorcier à Champignac". On y découvre entre autres avec une légère surprise le preux Spirou tomber sous le charme d'une jeune femme indépendante. La quatrième histoire est plus courte et revient à nouveau dans le gag léger, avec une atmosphère de vacances. Et le tout est entrecoupé d'illustrations intermédiaires où l'auteur fait à nouveau la preuve de son talent graphique. C'est beau et on est transporté dans l'ambiance vintage de l'époque. Si les histoires ne sont ni très marquantes par les aventures qu'elles contiennent ni foncièrement drôles, elles sont toutes très plaisantes et attirent au minimum le sourire et un bon état d'esprit. C'est un bel album qui rend un joli hommage aux premières aventures de Spirou et Fantasio et permet d'admirer une fois de plus le formidable graphisme rétro d'Alec Séverin.

31/10/2016 (modifier)