Les derniers avis (49008 avis)

Couverture de la série Mégacomplots à Tananarive
Mégacomplots à Tananarive

C'est avec un vrai plaisir que je me suis plongé dans le début des aventures de Rémy que j'avais découvert dans le bon Dictature à Brickaville. Je rejoins l'avis d'Alix sur la fraîcheur et la tonicité du récit de Pov et Dwa. Une fois encore je suis séduit par le travail des deux auteurs malgaches. Avec humour les auteurs multiplient les situations qui rappellent le temps béni de la vie estudiantine. On s'aperçoit ainsi que les aspirations d'un étudiant malgache ne sont pas éloignées de celles d'un étudiant européen ou ailleurs dans le monde. J'ai beaucoup aimé la progression de la personnalité de Rémy dans le récit. La stratégie qu'il met en place pour devenir Président de l'asso est très intéressante et me le rend attachant. Sous une forme humoristique les auteurs proposent deux programmes de convivialité que tous les étudiants du monde veulent connaître : les études oui mais sans oublier la partie extra-scolaire autour du sport, de la fête ou des rencontres (amoureuses) essentielles à cet âge. J'ai trouvé la manière de conduire le récit très intelligente et les personnalités des personnages qui entourent Rémy très bien travaillées. Le graphisme est plaisant même si j'ai trouvé Dictature plus précis dans les expressions et dans les détails extérieurs. Cela reste une lecture récréative très fraiche et dépaysante.

24/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Green Valley
Green Valley

Bon, autant le dire tout de suite, mon ressenti personnel serait sans doute plus proche des deux étoiles (note réelle 2,5/5). Mais j'arrondis à trois étoiles parce que je pense que des ados (le vrai cœur de cible selon moi) peuvent y trouver davantage leur compte. Le début - et une bonne partie de la suite d'ailleurs - nous présente une aventure fantasy ultra classique et aussi trop " gentille ", autour d'un petit groupe de chevaliers capables à 5 d'écraser une énorme horde de barbares. Ce sont ces facilités, cette naïveté de certains dialogues et situations (y compris les énormes happy end du final) qui m'ont gêné. Mais le scénario apporte heureusement des surprises, qui vont dynamiter l'intrigue, en y mettant de la SF. Je pense même que cet aspect aurait pu être davantage exploité. Quant au dessin, il est très lisible, mais pas vraiment mon truc. Idem pour la colorisation.

24/02/2024 (modifier)
Par Jeannette
Note: 3/5
Couverture de la série Idiss
Idiss

Le principal intérêt de cette BD est qu’elle est inspirée du roman de Robert Badinter qui décrit l’histoire de sa famille maternelle de la fin du XIXème siècle au milieu du XXème siècle. Cette histoire est, malheureusement, assez banale et ne m’a pas appris grand-chose à part le fait de pouvoir situer correctement la Bessarabie, ex-région de l’empire russe qui est aujourd’hui la Moldavie. Histoire assez banale, disais-je, car elle évoque les mauvais traitements des Juifs en Europe de l’Est et leur désir de quitter ces régions hostiles. Mais qu’est-ce que les Juifs ont bien pu faire pour mériter ces mauvais traitements à travers le monde et les siècles ? Que ce soit un peuple déicide ? Quelle justification stupide pour malmener tout un peuple pendant des millénaires ! Toujours est-il qu’ils furent tellement tourmentés et pourchassés que beaucoup d’entre eux émigrèrent. La plupart allèrent vers le Nouveau Monde si prometteur mais les Rosenberg-Badinter optèrent pour la France et ses valeurs républicaines qui avaient innocenté un capitaine juif contre l’armée tout entière lors de l’affaire Dreyfus. Le reste de la BD décrit avec beaucoup de détails les différents métiers et déménagements que la famille fit dans son effort d’intégration, fort réussi au demeurant, dans la société française. Hélas, le malheur s’est de nouveau abattu sur la communauté juive lors de l’occupation allemande et a décimé une très grande partie de la famille Badinter. Tout cela est assez connu et fort long, entre autres l’agonie d’Idiss. Je ne doute pas que cela soit très intéressant pour la famille proche et leurs amis mais, pour le grand public, cela manque de rythme et entre trop dans des détails domestiques qui alourdissent le récit. Par contre, la dernière page est particulièrement dense en faits dramatiques qui auraient mérité un développement un peu plus long. Ce que j’aurais aussi apprécié, c’est que le récit continue après la guerre et qu’il me rattache au temps présent, ce qui aurait donné une lueur d’espoir à ces drames à répétition. Les couleurs sont sympathiques et chaudes. Elles sont très agréables, trop sans doute car cela ne rend pas le caractère dramatique du récit. Le dessin, fort élémentaire, et les couleurs correspondent davantage à un livre illustré pour enfants qu’à la vie tourmentée d’une famille juive maltraitée par l’Histoire. En résumé, le côté véridique et dramatique de cette histoire mériterait une note plus élevée mais ses longueurs et le caractère inadapté des couleurs et dessin au texte m’empêchent de mettre plus que 3.

24/02/2024 (modifier)
Par Cosme
Note: 3/5
Couverture de la série Nombre
Nombre

J’ai passé un moment sympathique durant cette lecture, mais contrairement à d’autres critiques, moi c’est exactement l’inverse, j’ai eu beaucoup de mal à lire le premier tome, et c’est sur le second album où vraiment j’y ai pris du plaisir et où je suis bien rentré dans l’histoire et l’ambiance, regrettant même de ne pas pouvoir en savourer plus sur une suite. J’ai trouvé le premier tome, d’introduction donc, très lourd, très rébarbatif, la narration mal faite, à nous mettre trop de poésie et de Baudelaire. La lecture fut pour moi longue et laborieuse. Pourtant, cette histoire ayant pour thème l’Angleterre, le XIX eme siècle, l’enfant difforme et doué en mathématiques, venant de la misère, et la petite fille riche qui rêverait de ce lier d’amitié avec lui mais dont le destin l’en empêche. On a tout ce qu’il faut pour une sorte de belle tragédie moderne. Mais vraiment la lecture du premier tome m’est resté indigeste à ma grande déception. Alors je pensais que ça allait être une catastrophe avec le second tome, vu les critiques que j’ai pu lire, et étrangement, là j’ai aimé, le scénario plus rythmé, enfin on n’est plus dans une interminable présentation et il ce passe des choses. L’histoire avance. J’ai été pris dedans. Ce qui me fait relever ma note à 3 étoiles. Côté dessins, j’ai beaucoup aimé. Ils correspondent (et participent) à l’ambiance, je n’ai aucun reproche à leurs faire, bien au contraire. Une gentille petite série, qui m’a laissé mi figue mi raison.

24/02/2024 (modifier)
Par Cosme
Note: 3/5
Couverture de la série Envoûtantes Chimères
Envoûtantes Chimères

Un album de recueil d’histoires courtes et d’illustrations de Manara sur un peu plus de 100 pages. C’est intéressant à voir, mais il n’y a aucune histoire vraiment passionnante, en même temps c’est difficile sur si peu de planches. Beaucoup d’hommages, à Astérix, Barbarella. Une belle frise chronologique sur plusieurs page, mais qui comble clairement du vide. Pour les passionnés de Manara, sans aucun doute, mais sinon c’est clairement dispensable. Surtout vu la vitesse à laquelle c’est lu.

23/02/2024 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Veil
Veil

Déception est le premier mot qui me vient après ma lecture. Oui, déçu par le manque de profondeur du scénario et des personnages. Un développement superficiel et manichéen qui ne m'a pas permis de rentrer dans cette histoire fantastique. Pourtant, le monde décrit par Greg Rucka, sans être innovant, avait un certain potentiel, mais au final rien que du prévisible pour ce conte gothique. Attention, il ne faut pas avoir la phobie des rats, ils sont très présents dans ce récit. Une lecture rapide qui sera vite oubliée. Par contre la partie graphique est d'un tout autre niveau. J'avais déjà pu apprécier le talent de Toni Fejzula avec Forgotten Blade, toujours ce trait anguleux, expressif et dynamique. Une science maîtrisée dans la mise en page où chaque chapitre commence par une planche muette sous le même format de neuf cases pour nous mettre dans l'ambiance. Le rendu ne serait pas aussi beau et immersif sans les superbes couleurs singulières de Fejzula et de Aljosa Tomic. Le point fort de cet album. 3 étoiles de justesse, merci à Toni Fejzula.

23/02/2024 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Le Palais des assassins
Le Palais des assassins

Cette nouvelle série nous plonge dans les intrigues de cour telles qu'il a dû en exister un peu partout dans le monde, mais particulièrement dans le Japon médiéval. Elle se déroule dans un pays a priori fantasmé (je n'ai pas retrouvé les références), mais cela reste relativement réaliste. Relativement, parce que même si le père de Karin semble être un intrigant noble de haut vol, il me semble assez peu probable que sa fille ait hérité de tous ses traits de caractère et de toutes ses aptitudes d'espion. Cependant son désir de se faire des amis au sein de la cour intérieure est assez compréhensible, même si un peu en contradiction avec son ambition réelle, grimper les échelons au sein de ladite cour. J'avais un peu peur que cela soit mièvre, mais finalement ça ne l'est que partiellement, l'autrice ayant inséré des scènes d'action et un peu de "trucs à la James Bond" dans ses intrigues. Son trait est élégant, assez classique, mais elle n'hésite pas à faire preuve de dynamisme dans les scènes d'action. Sympathique.

23/02/2024 (modifier)
Couverture de la série Simenon - Le Roman d'une vie
Simenon - Le Roman d'une vie

Simenon est une personne intrigante - et finalement assez éloignée de beaucoup de personnages à qui il va donner vie dans les innombrables romans qu'il a publiés. C'est aussi un auteur intéressant. Je n'ai je crois jamais lu de Maigret, mais j'ai par contre bien aimé les "romans durs " que j'ai lus. Je connaissais un peu la vie de Simenon (son côté fêtard et son énorme appétit sexuel), mais pas trop sa jeunesse, sa genèse. Et c'est justement sur ces premières années que se concentre cet album, à Liège et à Paris. Cette biographie des débuts se laisse lire, mais je l'ai trouvée trop classique et "respectueuse ", menée sur un rythme un peu trop monocorde. J'ai quand même été étonné que Simenon gamin énonce à son père son attirance pour les femmes, leurs dessous. Ça m'a paru improbable et anticipant trop (dans l'idée autant que dans les termes) le futur Simenon Mais on y voit l'auteur prolifique qui cherche à profiter de la vie sans entrave. Le dessin de Maucler, et sa colorisation aussi, sont plutôt agréables. Au final, une biographie qui introduit le personnage et l'auteur, mais qui m'a un peu laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

23/02/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Père Fictif
Père Fictif

Un roman graphique qui m'a laissé une impression mitigée. Notre héros est un loser névrosé à cause de son père qui est le célèbre auteur d'un comics strip mettant en vedette un père et son fils. Tout le monde le prend pour un gentil père alors qu'en fait c'est un être mesquin et distant qui en a rien à foutre de sa femme et de son fils. La première partie montre la vie de notre héros avec des flashbacks sur son passé et la seconde montre ce qui arrive après la mort subite de ce père peu aimant. L'idée de départ est pas mauvaise et il y a de bons moments, mais il y aussi des longueurs et parfois le scénario tourne un peu en rond. Le problème est qu'au final le personnage principal n'est pas très attachant et qu'à force de se plaindre tout le temps, il devint un peu antipathique. Je comprends qu'il a mal vécu d'être le fils d'une célébrité qui montrait une fausse image de type sympathique, mais parfois on dirait que le héros fait tout pour se mettre délibérément dans la merde. J'ai surtout apprécié ce qui évoquait le monde du comics strip nord-américain avec des références qui risquent de passer au dessus de la tête de nombreux lecteurs européens. Le dessin est typique de l'underground nord-américain et je le trouve correct.

23/02/2024 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Ophélia et les abysses
Ophélia et les abysses

L'un des axes éditoriaux de Jungle est l'écologie. A ce titre, j'imagine que l'éditeur regarde tous azimuts des BD proposant des héro(ïne)s positifs/ves, propres à délivrer un message universel à la jeunesse, une part non négligeable de son lectorat. Ici c'est une histoire venue de Norvège qui nous est proposée, assez classique avec cette gamine placée en famille d'accueil qui découvre son nouvel environnement, et notamment le lac voisin. Pré-adolescente, elle a déjà des centres d'intérêt et des facilités pour s'attirer la sympathie des gens qu'elle croise. Ce qui lui permet d'enquêter avec son pêcheur de voisin sur d'étranges apparitions sur l'étendue d'eau, et de découvrir quelque chose d'incroyable. C'est de l'aventure sans prise de tête, facile à lire et à comprendre, et Ophélia est sympathique. En résumé l'histoire est assez mignonne, avec des bébés monstres et quelques retournements de situation. Le dessin de Sandnes me semble entièrement numérique, et du coup un peu "froid", mais cela reste assez agréable à l’œil. Nul doute que cela plaira à de nombreux(ses) adolescent(e)s, ou plutôt préados. Par contre je suis surpris. La fin est un peu abrupte, elle pourrait laisser penser qu'il y aura une suite, mais rien ne le laisse entendre dans la communication de Jungle.

22/02/2024 (modifier)