Il suffit de lire le résumé pour avoir une idée assez juste de l'humour décalé propre à Charles Burns. L'homme joue sans arrêt sur les discours pré-établis, les archétypes, les clichés narratifs. Cette aventure de Big Baby (étrange enfant au visage de bébé) nous replonge dans l'ambiance de certains films d'épouvante américains des années 70 : le très classique camp de vacances au bord du lac. L'auteur ironise assez justement sur la morale des instructeurs. C'est drôle, amusant.
Le dessin de Burns impose un charme désuet, faussement rétro dont je suis assez friand.
J'avoue néanmoins ne pas être très fan de la colorisation. Je préfère le dessin de Burns en noir et blanc.
L'album en lui-même perd un peu de son intérêt parce qu'il n'est qu'UNE aventure de Big Baby, les autres n'ont jamais été traduites en français (espérons qu’elles le seront un jour). 30 planches, c'est peu, et pas assez pour s'attacher vraiment au héros. Mais ça frise les 4 étoiles.
Ajout : mai 2003
Un intéragle vient d'être édité chez Cornélius. Ne l'ayant pas encore lu, mon avis ne concerne que l'épisode intitulé "Blood Club".
J'adore les chats et en feuilletant les pages avant ma lecture, j’admirais déjà la manière avec laquelle le dessinateur avait reproduit les postures et les mimiques félines.
Mais voilà, dans l'ensemble j'ai moyennement accroché à ce manga. Je m'attendais à rire plus. A lire tout de même...
Un recueil de gag (en 1 ou quelques cases) du grand Fred qui s'impose dans ce registre dans lequel, pourtant, il se fait rare. C'est noir, tendre, cynique et humaniste, sombre, poétique et métaphorique. Tout ça à la fois! Une vraie gageure! Un nœud de paradoxes. Evidemment, tous les gags ne sont pas du même acabit mais l'album est de très bonne tenue. Certains gags sont même un vrai petit chefs d'œuvre... On peut les relire une dizaine de fois et à chaque fois, on arrive à leur donner un sens nouveau.
Je conseille cette BD pour ceux qui aiment l'humour absurde. Michael est un chat rigolo qui agit presque comme un humain. En tout cas il est très expressif. Moi j'aime bien, c'est rigolo. Les historiettes ont souvent des fins bancales mais dans l'ensemble c'est distrayant. Sans plus.
Je suis d'accord pour dire que La Gloire d'Hera est nettement en dessous de Tirésias des mêmes auteurs (même si je mets la même note -disons qu'il y a un 3 limite 2 et un limite 4 - ). Le dessin de Rossi est bien moins beau, presque caricatural et les scènes d'humour, quoique plutôt plaisantes cadrent mal avec l'ensemble de l'histoire et particulièrement la fin, totalement dramatique.
Le thème choisi est par contre original: Le Tendre nous fait découvrir Hérakles avant ses 12 travaux, nous montre un être torturé, partagé entre l'amour et la haine envers son frère jumeau (mortel lui), pouvant basculer à tout moment dans la folie meurtrière, assoiffé de vengeance qu'il est. Tout est raconté sans temps mort mais la fin est malheureusement baclée, on a du mal à comprendre pourquoi Alcée bascule dans la folie un court instant et commet cet acte irréparable contre les siens: tout ça fait un peu précipité. Cette scène aurait méritée d'être plus explicite quand les auteurs ont remanié l'histoire.
Pour ceux qui se posent la question, des 15 pages rajoutées lors de la réédition du one shot en deux tomes, 11 ont été ajoutées dans le tome 2. Elles concernent tout le passage où le centaure trouve un raccourci, culbute une centaure déjà mariée et se fait courser par la belle famille; elles mettent également en scène les 2 ou 3 pages suivantes où Iphiklès et son fils se trouvent sur un radeau, voient les marins disparaitre et Héra faire une apparition avant de les laisser à la dérive portés par le courant. Rien d'essentiel donc.
Bon... OK, c'est pas mal ! Ca a du me faire rire (ou du moins sourire) de temps en temps... J'avoue que j'ai passé des moments agréables à lire cette bédé.
Maintenant, est-ce que ça vaut un tel succès, je me pose la question. Ce n'est franchement pas si original et je ne vois pas en quoi ça révolutionne l'heroic fantasy. Je n'arrive pas à m'attacher aux personnages et la fin de la série est très "bateau", par rapport à la fantaisie des premiers tomes.
Bref, je suis un peu déçue dans mes attentes. Je vous conseille de lire cette bédé rafraichissante, mais plutôt de l'emprunter à la bibliothèque.
Dufaux a réussi avec Sang de Lune à nous plonger dans une ambiance fantastique assez suffocante. L'action met un peu de temps à démarrer mais au fil des épisodes il met en place une lutte implacable entre le bien et le mal où Clara, dans sa quête exterminatrice, laisse chaque fois un peu de son âme.
Les deux premiers tomes sont quasi-cultes mais la suite s'essouffle un peu pour prendre même une tournure un peu plus étrange au tome 5. Toujours est-il que Sang Marelle a laissé une trace indélébile dans ma mémoire. L'opposition de Clara et de cet enfant effrayant et sadique m'a fait tremblé.
Le dessin de Viviane Nicaise est épuré, parfois un peu trop d'ailleurs et il rajoute une impression de froideur à cette ambiance très glauque.
Après tous les avis qu'on m'avait proférés, je me suis décidé à acquérir et lire cette BD (les 6tomes).
Ouais, c'est pas mal, les dessins sont agréables, le scénario assez malin, à la X-Files. Le 6ème tome m'a semblé un peu à part, un peu plus précipité que les précédents d'un point de vue scénario.
Mais je n'y ai rien vu de transcendant, pas de bouffées d'émotions, juste un bon moment en somme.
Je vais les relire en prenant plus mon temps pour voir, mais j'ai plutôt été déçu par rapport à tous les avis enthousiastes : ce faisant, ça reste une série de bonne facture sans être une chef d'oeuvre.
En voila un sujet interessant ! Traiter du premier vrai Serial Killer américain, Torso comme il se faisait appeler à l'époque, pourquoi pas ?
Les deux auteurs, pour mener à bien cet entreprise, se sont donc lancés dans un énorme travail de documentation et de recherche, afin de donner le plus de crédibilité possible à leur témoignage d'une époque très particulière de l'Histoire américaine (pays qui alors sortait de la crise économique de 1929, avec toutes les conséquences que cela entraina : le grand banditisme (Al Capone), la multiplication des bidon-villes, etc.).
Le tout est assez bien raconté, et les dialogues sont assez fin, recherchés. Pour ma part, j'ai accroché, ca se lit très vite, sans temps mort, et avec un minimum d'effort on est très vite entrainé dans cette enquête très particulière.
Mais alors, pourquoi seulement 3/5 ? Pour la maquette, tout simplement. Oui, à première vue, c'est joli et bien monté, assez original parfois dans la présentation (l'interrogation en spirale est sympa, par exemple), et l'encrage est assez impeccable.
De plus, l'utilisation à bon escient de photos d'époque dans certaines cases donne une crédibilité supplémentaire a tout cela, tout en renforçant le caractère noir et morbide. Jusque là, tout va bien.
MAIS
1) Les effets de transition que l'on trouve très sympa lors des premières pages (oh la la comme c'est original mais voila une grande oeuvre quelle bonne idée j'ai eu d'investir bravo moi !) deviennent vite lourds... car répétitifs au possible. Et ça, c'est SUPER dommage. Vraiment. Limite si ça m'a pas gaché ma lecture, en fait.
2) Le copier coller de vignette pour les dialogue, non merci. Quand c'est intelligemment fait comme dans Jimmy Corrigan, passe encore, mais quand on assiste au dialogue de deux flics dans une caisse, sur 3 pages, avec la meme case copiée/collée 20 fois... nan, c'est nan, ca ne me va pas.
Bon, un bon bouquin, tout simplement passionnant, mais dont le traitement graphique en apparence génial se trouve vite être répétitif, ce qui à mon sens est un défaut.
Dommage !
J'ai été comme beaucoup enthousiasmé par le premier tome, très original et vraiment dur. Lob a recréé les pires travers de notre société dans ce train où une poignée de nantis vivent la belle vie pendant que la majorité crève à petit feu dans des conditions épouvantables. J'ai aimé cette histoire d'amour sur fond de révolution (de l'ordre établi) et j'ai aimé cette fin triste et très ouverte.
Le problème c'est qu'il y a deux tomes après. Et ils sont très très loin d'égaler le premier. Le scénario est une ressucée (en un peu plus démocratique) du premier tome; alors certes ça parle assez intelligemment de la manipulation et de l'endoctrinement mais ça n'atteint pas la puissance originale. Et que dire du dernier tome, vraiment très faible (à part peut-être la dernière page). J'ai même trouvé que le dessin avait perdu en lisibilité dans ces deux tomes (ce qui parait bizarre puisque c'est le même dessinateur non?).
Pour conclure, ça serait resté beaucoup plus efficace en one-shot et si je trouve le premier tome plus que recommendable, les deux autres, sans être soporifiques n'apportent pas grand chose.
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Big Baby
Il suffit de lire le résumé pour avoir une idée assez juste de l'humour décalé propre à Charles Burns. L'homme joue sans arrêt sur les discours pré-établis, les archétypes, les clichés narratifs. Cette aventure de Big Baby (étrange enfant au visage de bébé) nous replonge dans l'ambiance de certains films d'épouvante américains des années 70 : le très classique camp de vacances au bord du lac. L'auteur ironise assez justement sur la morale des instructeurs. C'est drôle, amusant. Le dessin de Burns impose un charme désuet, faussement rétro dont je suis assez friand. J'avoue néanmoins ne pas être très fan de la colorisation. Je préfère le dessin de Burns en noir et blanc. L'album en lui-même perd un peu de son intérêt parce qu'il n'est qu'UNE aventure de Big Baby, les autres n'ont jamais été traduites en français (espérons qu’elles le seront un jour). 30 planches, c'est peu, et pas assez pour s'attacher vraiment au héros. Mais ça frise les 4 étoiles. Ajout : mai 2003 Un intéragle vient d'être édité chez Cornélius. Ne l'ayant pas encore lu, mon avis ne concerne que l'épisode intitulé "Blood Club".
What's Michael ? (Michael ?! - Le Chat qui danse)
J'adore les chats et en feuilletant les pages avant ma lecture, j’admirais déjà la manière avec laquelle le dessinateur avait reproduit les postures et les mimiques félines. Mais voilà, dans l'ensemble j'ai moyennement accroché à ce manga. Je m'attendais à rire plus. A lire tout de même...
Le Noir, la Couleur et Lavis
Un recueil de gag (en 1 ou quelques cases) du grand Fred qui s'impose dans ce registre dans lequel, pourtant, il se fait rare. C'est noir, tendre, cynique et humaniste, sombre, poétique et métaphorique. Tout ça à la fois! Une vraie gageure! Un nœud de paradoxes. Evidemment, tous les gags ne sont pas du même acabit mais l'album est de très bonne tenue. Certains gags sont même un vrai petit chefs d'œuvre... On peut les relire une dizaine de fois et à chaque fois, on arrive à leur donner un sens nouveau.
What's Michael ? (Michael ?! - Le Chat qui danse)
Je conseille cette BD pour ceux qui aiment l'humour absurde. Michael est un chat rigolo qui agit presque comme un humain. En tout cas il est très expressif. Moi j'aime bien, c'est rigolo. Les historiettes ont souvent des fins bancales mais dans l'ensemble c'est distrayant. Sans plus.
La Gloire d'Héra
Je suis d'accord pour dire que La Gloire d'Hera est nettement en dessous de Tirésias des mêmes auteurs (même si je mets la même note -disons qu'il y a un 3 limite 2 et un limite 4 - ). Le dessin de Rossi est bien moins beau, presque caricatural et les scènes d'humour, quoique plutôt plaisantes cadrent mal avec l'ensemble de l'histoire et particulièrement la fin, totalement dramatique. Le thème choisi est par contre original: Le Tendre nous fait découvrir Hérakles avant ses 12 travaux, nous montre un être torturé, partagé entre l'amour et la haine envers son frère jumeau (mortel lui), pouvant basculer à tout moment dans la folie meurtrière, assoiffé de vengeance qu'il est. Tout est raconté sans temps mort mais la fin est malheureusement baclée, on a du mal à comprendre pourquoi Alcée bascule dans la folie un court instant et commet cet acte irréparable contre les siens: tout ça fait un peu précipité. Cette scène aurait méritée d'être plus explicite quand les auteurs ont remanié l'histoire. Pour ceux qui se posent la question, des 15 pages rajoutées lors de la réédition du one shot en deux tomes, 11 ont été ajoutées dans le tome 2. Elles concernent tout le passage où le centaure trouve un raccourci, culbute une centaure déjà mariée et se fait courser par la belle famille; elles mettent également en scène les 2 ou 3 pages suivantes où Iphiklès et son fils se trouvent sur un radeau, voient les marins disparaitre et Héra faire une apparition avant de les laisser à la dérive portés par le courant. Rien d'essentiel donc.
Lanfeust de Troy
Bon... OK, c'est pas mal ! Ca a du me faire rire (ou du moins sourire) de temps en temps... J'avoue que j'ai passé des moments agréables à lire cette bédé. Maintenant, est-ce que ça vaut un tel succès, je me pose la question. Ce n'est franchement pas si original et je ne vois pas en quoi ça révolutionne l'heroic fantasy. Je n'arrive pas à m'attacher aux personnages et la fin de la série est très "bateau", par rapport à la fantaisie des premiers tomes. Bref, je suis un peu déçue dans mes attentes. Je vous conseille de lire cette bédé rafraichissante, mais plutôt de l'emprunter à la bibliothèque.
Sang-de-Lune
Dufaux a réussi avec Sang de Lune à nous plonger dans une ambiance fantastique assez suffocante. L'action met un peu de temps à démarrer mais au fil des épisodes il met en place une lutte implacable entre le bien et le mal où Clara, dans sa quête exterminatrice, laisse chaque fois un peu de son âme. Les deux premiers tomes sont quasi-cultes mais la suite s'essouffle un peu pour prendre même une tournure un peu plus étrange au tome 5. Toujours est-il que Sang Marelle a laissé une trace indélébile dans ma mémoire. L'opposition de Clara et de cet enfant effrayant et sadique m'a fait tremblé. Le dessin de Viviane Nicaise est épuré, parfois un peu trop d'ailleurs et il rajoute une impression de froideur à cette ambiance très glauque.
Le Chant des Stryges
Après tous les avis qu'on m'avait proférés, je me suis décidé à acquérir et lire cette BD (les 6tomes). Ouais, c'est pas mal, les dessins sont agréables, le scénario assez malin, à la X-Files. Le 6ème tome m'a semblé un peu à part, un peu plus précipité que les précédents d'un point de vue scénario. Mais je n'y ai rien vu de transcendant, pas de bouffées d'émotions, juste un bon moment en somme. Je vais les relire en prenant plus mon temps pour voir, mais j'ai plutôt été déçu par rapport à tous les avis enthousiastes : ce faisant, ça reste une série de bonne facture sans être une chef d'oeuvre.
Torso
En voila un sujet interessant ! Traiter du premier vrai Serial Killer américain, Torso comme il se faisait appeler à l'époque, pourquoi pas ? Les deux auteurs, pour mener à bien cet entreprise, se sont donc lancés dans un énorme travail de documentation et de recherche, afin de donner le plus de crédibilité possible à leur témoignage d'une époque très particulière de l'Histoire américaine (pays qui alors sortait de la crise économique de 1929, avec toutes les conséquences que cela entraina : le grand banditisme (Al Capone), la multiplication des bidon-villes, etc.). Le tout est assez bien raconté, et les dialogues sont assez fin, recherchés. Pour ma part, j'ai accroché, ca se lit très vite, sans temps mort, et avec un minimum d'effort on est très vite entrainé dans cette enquête très particulière. Mais alors, pourquoi seulement 3/5 ? Pour la maquette, tout simplement. Oui, à première vue, c'est joli et bien monté, assez original parfois dans la présentation (l'interrogation en spirale est sympa, par exemple), et l'encrage est assez impeccable. De plus, l'utilisation à bon escient de photos d'époque dans certaines cases donne une crédibilité supplémentaire a tout cela, tout en renforçant le caractère noir et morbide. Jusque là, tout va bien. MAIS 1) Les effets de transition que l'on trouve très sympa lors des premières pages (oh la la comme c'est original mais voila une grande oeuvre quelle bonne idée j'ai eu d'investir bravo moi !) deviennent vite lourds... car répétitifs au possible. Et ça, c'est SUPER dommage. Vraiment. Limite si ça m'a pas gaché ma lecture, en fait. 2) Le copier coller de vignette pour les dialogue, non merci. Quand c'est intelligemment fait comme dans Jimmy Corrigan, passe encore, mais quand on assiste au dialogue de deux flics dans une caisse, sur 3 pages, avec la meme case copiée/collée 20 fois... nan, c'est nan, ca ne me va pas. Bon, un bon bouquin, tout simplement passionnant, mais dont le traitement graphique en apparence génial se trouve vite être répétitif, ce qui à mon sens est un défaut. Dommage !
Le Transperceneige
J'ai été comme beaucoup enthousiasmé par le premier tome, très original et vraiment dur. Lob a recréé les pires travers de notre société dans ce train où une poignée de nantis vivent la belle vie pendant que la majorité crève à petit feu dans des conditions épouvantables. J'ai aimé cette histoire d'amour sur fond de révolution (de l'ordre établi) et j'ai aimé cette fin triste et très ouverte. Le problème c'est qu'il y a deux tomes après. Et ils sont très très loin d'égaler le premier. Le scénario est une ressucée (en un peu plus démocratique) du premier tome; alors certes ça parle assez intelligemment de la manipulation et de l'endoctrinement mais ça n'atteint pas la puissance originale. Et que dire du dernier tome, vraiment très faible (à part peut-être la dernière page). J'ai même trouvé que le dessin avait perdu en lisibilité dans ces deux tomes (ce qui parait bizarre puisque c'est le même dessinateur non?). Pour conclure, ça serait resté beaucoup plus efficace en one-shot et si je trouve le premier tome plus que recommendable, les deux autres, sans être soporifiques n'apportent pas grand chose.