Lu dans la collection « Best-Seller » de Glénat (édition intégrale, format réduit, en noir et blanc), je suis tombé immédiatement sous le charme de cet album…
De par le texte de la première page tout d’abord, introduction très bien faite, résonnant de sinistres accents.
De par le dessin ensuite, car même si dans cette collection les planches sont réduites et en noir et blanc, le dessin reste magnifique, surtout au niveau des décors, vraiment superbes (et d’ailleurs je pense avoir du mal avec la version couleurs, qui jusqu’ici ne m’avait jamais attiré).
De par le traitement général de l’album surtout… Tout, tout ici est sérieux, à un point frisant la tragédie. Aucune place pour, et aucune trace de, fantaisie, d’humour. Les personnages ne rient ni ne sourient (et Jehan de Rougemont n’en est que l’illustration la plus flagrante), l’ambiance générale est assez oppressante, ou au mieux tout simplement sérieuse.
De par le mélange des époques enfin, et l’ignorance dans laquelle se trouve Vincent de l’histoire de ses ancêtres… Et aussi par cette idée assez magistrale que finalement s’il y a malédiction, ce n’est pas le vampire, mais bien les hommes, qui l’ont créée, en décidant de poursuivre Kergan…
Alors voilà, on n’apprend certes rien de neuf sur le mythe du vampire, mais tout cet album est d’une si grande efficacité, son ton est si prenant, que je ne peux que lui mettre un 5/5.
Tome 2
Ce deuxième tome m’a semblé moins passionnant que le premier. Essentiellement parce que l’action se situe surtout dans les années 30, et presque plus dans le passé (ici 1577). En effet, les scènes relatant l’histoire de Aymar de Rougemont, inquisiteur zélé, enfant aîné choisi pour à son tour chasser Kergan, et frustré de tous ses désirs, de ses choix, bref de sa vie par sa mère sont très intéressantes, mais peu nombreuses.
La majorité de l’album se centre sur Vincent, Élise et le Kergan des années 30, et je trouve cet aspect-là de l’histoire nettement moins prenant. Les personnages ne sont en effet guère attachants, et cependant Swolfs essaie de nous intéresser à Élise, basant une grande partie du suspense sur cette question dont on se fiche complètement : « va-t-elle se faire vampiriser ? »
De plus, si le Kergan du passé me semble très convaincant, jouant sur les rouages de l’âme humaine plutôt que sur sa force – confirmant ainsi l’idée que la malédiction est suscitée au moins autant par les hommes que par le vampire – le Kergan du présent ressemble surtout à un prédateur bêtement arrogant et affamé…
Conclusion : ça reste bien intéressant, assez prenant, mais ça me passionne assez clairement moins que le premier tome… et je crains un peu pour le troisième volume qui termine le premier cycle.
Tome 3
Une fois que le soufflé commence à dégonfler, difficile de l'arrêter...
La conclusion de ce premier cycle est assez décevante. Certes, l'idée de commencer par un premier tome se passant beaucoup dans le passé, peu dans le présent, et d'inverser cette tendance au fil des tomes est intéressante, mais l'histoire du présent (1930 et quelques) est comme je l'ai dit dans mon avis sur le 2ème tome, peu passionnante.
Ici c'est en quelque sorte pire. Non seulement cette fin n'est absolument pas originale -- elle est en fait d'une banalité carrément médiocre -- mais en plus on y trouve des incohérences... enfin pas des erreurs, non, mais des choses qui s'intègrent, qui s'expliquent, assez mal, témoigant ainsi d'un développement scénaristique pas optimal (ou d'un lecteur un peu bête. :) )
(** Attention SPOILER **)
Exemple, Reiner... à peine transformé en vampire, hop, il est détruit. Super, ça illustre la cruauté de Kergan, mais c'était à mon avis inutile, et en plus beaucoup trop rapide.
Autre exemple, Elise, qui se pâme face à Kergan, qui se donne corps et âme en trois cases, mouif, je comprends l'intention, mais je trouve ça pas bien amené...
Encore autre exemple, ce cher Vincent de Rougemont témoigne subitement d'une force de caractère aussi inattendue qu'extrême... Tous ses ancêtres se sont faits massacrer par Kergan, et lui comme ça, l'air de rien, hop, il résiste sans problème... Non, franchement, ça fait "Chevaliers du Zodiaque", là, ça ne tient pas la route...
Dernier exemple, il est laissé entendre que Vincent serait accusé des crimes de Kergan... alors qu'il n'a même pas quitté la France...
(** FIN SPOILER **)
Alors voilà... Même si le scénario peut s'expliquer de façon plus ou moins compliquée et justifiée, la lecture de cet album m'a donné l'impression soit d'un manque scénaristique réel, soit de maladresse dans la conception de l'album (découpage + textes).
Bref, une fin vraiment décevante.
Tome 4
Premier tome du 2ème cycle, dans la continuité directe du 3ème. Peu de choses à dire sur le dessin, il reste en effet égal à lui-même du premier au dernier tome (si, si, j’ai regardé...). Une seule chose, je comprends assez mal l’intérêt de faire apparaître Vanessa Paradis (de même que le commissaire Jean Gabin précédemment)… Oui, c’est sympa, mais ça n’apporte rien du tout ; enfin bon, soit.
L’histoire est bâtie sur le même modèle que précédemment : une partie dans le passé (ici début XIXème siècle apparemment) racontant l’histoire d’un des ancêtres de Vincent de Rougemont, l’autre dans le présent des années 1930… Même commentaires, à savoir que l’histoire de l’ancêtre est bien prenante, surtout celle-ci, avec son décor de château perdu au fin fond des bois en hiver, mais celle de Vincent l’est beaucoup moins…
D’une façon générale, elle est très stéréotypée, sans originalité, les situations sont convenues, les dialogues assez plats et les personnages secondaires vraiment pas développés, jouant essentiellement le rôle de faire-valoir.
Par contre, les passages d’une époque à l’autre sont bien exploités, créant surprise, suspense et tension, ça c’est carrément pas mal.
Conclusion, un tome dans l’ensemble intéressant, mais témoignant malheureusement du même schéma que les précédents, et laissant augurer une suite moins bonne, et prévisible. 3,5 quand même.
Tome 5
Probablement l'album le plus inutile de la série...
Il ne se passe en effet pas grand-chose, et certainement rien qui fasse avancer l'histoire. "Elise" plaira surtout aux inconditionnels de la série, ceux qui auront réussi à bien s'immerger dans son ambiance.
On voit en effet Kergan se gaver de petits enfants, aidé en cela par son très dévoué Aristide qui joue le rôle de rabateur. Les policiers sont très présents, mais curieusement ne jouent aucun rôle dans ce qu'il advient en définitive... Incroyable comment des personnages inutiles peuvent prendre autant de place !
Idem pour Elise, dont on se fiche toujours autant. Les flashbacks sur sa petite enfance arrivent bien trop tard, ce n'est pas maintenant qu'on va s'intéresser à son passé, et en plus ces souvenirs n'expliquent rien, et sont mal intégrés...
Ah oui, et puis Swolfs a laissé tomber les ancêtres, insérant à la place deux trois planches relatant un "rêve" de Vincent, qui à dire vrai tombe assez mal. En plus à un moment ledit Vincent "doit" aller voir sa mère pour savoir ce qu'elle pense de lui, dissiper des zones d'ombre, afin d'être plus fort pour pouvoir combattre le vampire, et là la maman se ramène, ne lui laisse pas placer un mot et lui dit qu'elle l'aime, bla bla. Bref, c'est limite ridicule, et scénaristiquement parlant très maladroit : aucune grâce là-dedans. :(
Album à mon avis superflu et pas intéressant...
Tome 6
Final à l'image du reste de la série, reflétant toutes les maladresses précedentes...
Kergan s'en est retourné dans son château, et a "engagé" une milice qui lui trouve de jeunes vierges. En plus il dirige des cérémonies démoniaques auxquelles assistent des nazis.
Réflexion : il a réussi à faire tout ça très rapidement...
Bon, franchement la mayonnaise ne prend plus du tout, non seulement pour toutes les raisons évoquées auparavant, mais aussi parce que l'histoire du démon et des nazis ne colle pas vraiment bien.
Swolfs s'acharne à essayer de faire passer par le texte ce qu'il pourrait faire passer bien mieux par l'image. C'est de la bande dessinée, là, pas du roman ! Au final, le dessin dans cette série sert plus d'illustration que d'élément narratif, et c'est très largement dommageable.
** SPOILER RIGOLO **
J'ai beaucoup aimé la scène finale.
Kergan : Tiens, ça sent un peu l'essence ici, non ?
Vincent : Meuh non, meuh non, c'est rien, allez viens.
Kergan : Bon, si tu le dis, d'accord.
:D :D :D
** FIN SPOILER **
Et puis bon, des fins comme ça... Personnellement je ne trouve pas ça génial du tout... Et je n'attends pas la suite avec impatience, Swolfs restant malheureusement constant dans sa façon de faire, avec toutes les maladresses que son style comporte...
Lorsqu’on regarde les cotes données pour cette série, on se rend vite compte que « Le clan des chimères » est l’enfant pauvre de la famille des stryges. Après la lecture du troisième tome, je dois dire que la série a beaucoup remontée dans mon estime. J’ai commencé mollement la lecture de ce tome, mais à la fin, j’étais complètement captivé par le récit.
Le dessin de Michel Suro devient de plus en plus efficace. Plusieurs scènes sont surprenantes et très réussies. Ce tome mérite, pour moi, un 4 étoiles et relance la série.
Reste à savoir si Corbeyran saura garder ce rythme jusqu’à la fin. S’il y parvient, je me promets bien de relire la série dans son intégralité.
Ce petit album (version N&B, la version couleur chez Drozophile est légèrement plus chère) est plutôt pas trop mal, mettant en scène un scénario très largement inspiré d'un fait divers.
Et c'est là que se situe mon problème avec "La souris"... En effet, le dessin est passablement plaisant (comprenez pas extraordinaire ni de beauté ni de technique, mais quand même pas mal), le découpage acceptable, mais l'histoire me paraît tout simplement invraisemblable, pas crédible et par conséquent pas du tout accrocheuse... alors même qu'elle est basée sur des faits réels...
Honnêtement, le début m'a assez plu, l'ambiance était assez prenante, mais dès l'arrestation j'ai été "détaché" de l'histoire, et je n'ai plus réussi à rentrer dedans...
Conclusion philosophique douce / amère : mon avis est un peu nul mais c'est pas grave puisque cet album est à peu près introuvable. :)
Et si par hasard vous tombiez dessus, je n'aurais d'autre conseil à vous donner que de le feuilleter pour voir...
Un premier tome de mise en place agréable à lire mais court et avare en information, on reste vraiment sur sa fin, tant les informations données sont peu importantes !!!
Le scénario est quand même bien conçu, agréable, ce premier album se lit avec plaisir mais beaucoup de questions sont posées et peu de réponses sont données, faut espérer que les tomes suivants apportent quelques réponses sur les différents persos et sur leurs motivations.
Pour le dessin, là, c’est moyen, pas terrible malheureusement, les persos ne sont pas toujours reconnaissables, les décors succincts et peu travaillés, bof bof... Malheureusement cela gâche quelque peu la lecture de cet album.
Un premier tome d’intro pas mauvais un scénar qui présage une très bonne suite mais des dessins et des couleurs pas terribles.
Alors que le tome 1 m'avait laissé un horrible goût de déjà vu, l'impression d'être face à une ressucée de tous les films et livres (et ils sont nombreux) ayant pour base de départ un monde post-apocalyptique, le tome 2 a retourné cette impression très rapidement. Le scénar trouve ses marques dès le premier tome et l'ensemble glisse de la mythologie vers quelque chose de beaucoup plus rationnel et réussi. Le développement de l'histoire lors de ce seond opus rehausse même le premier dont j'ai maintenant une vision différente. "Les mémoires mortes" est l'exemple typique d'une série que l'on ne peut juger seulement à l'aune de son premier tome.
Les dessins de Mangin sont clairement sous influence mais bien réussis, quoique les couleurs donnent parfois une désagréable impression de foutoir. Dommage tout de même que cette série soit laissée ainsi inachevée.
Les histoires, des enquêtes policières, sont plutôt sympas, sans être débordantes d'originalité. J'ai surtout aimé le mélange humains-bestioles, ça m'a rappelé Starwars.
La double personnalité est originale, inexpliquée, mais elle ne gêne pas le déroulement de l'histoire. Par contre, il est à craindre que l'explication ne soit pas à la hauteur des attentes des lecteurs... On verra...
Niveau dessins, c'est Soleil, mais plutôt du bon Soleil (si si, ça existe), mais les couleurs ne sont pas à la hauteur, peut-être qu'en changeant de coloriste ?
Un bémol, cependant, dans le tome 2, il y a des facilités scénaristiques parfois assez embarrassantes : "pouf j'ai trouvé la solution" ; "pouf je me libère de mes liens"... bref, soyez indulgents.
Blorg...
L'horreur en BD, c'est pas facile à faire, car on ne peut pas imposer un rythme au lecteur. Et pourtant, Denys et Callède nous servent une histoire dans la lignée de "Comptine d'Halloween", en poussant l'horreur un peu plus loin.
Dans le tome 1, Callède semble fasciné par les maladies mentales, la possession, les troubles de l'enfance, en tout cas il s'en sort avec brio.
Quant à Denys, son dessin est très sombre, les couleurs sont très bien choisies. Les "âmes" sont terrifiantes...
Le tome 2 par contre est nettement en-deça, décevant, pas très rythmé ou trop stéréotypé.
L'achat conseillé se limite au tome 1.
"Les yeux verts" est une merveille de poésie et d'onirisme. Le dessin est extrêmement original et très réussi, la couleur ajoutant un côté un peu "mythologique" à un scénario qui exploite avec talent les facettes de différents personnages extraordinaires (dans le vrai sens du terme) telles la femme-lion et sa soeur (je n'en dirais pas plus).
Le seul défaut majeur que je vois à ces deux tomes c'est que l'on reste un peu sur sa faim et c'est assez désagréable! On a l'impression de lire deux aventures (presque) indépendantes et qui, bien que très réussies, manquent un peu de liant entre elles. Au vu de la fin du deuxième tome, gageons que le troisième saura combler ce vide.
Petit mot au final pour le "Chester, je ne voudrais pas vous déranger dans votre tache particulièrement difficile mais vous avez un spectre sur l'épaule" qui m'a fait mourir de rire.
Une première moitié brillante et une fin un peu en décalage et dont le côté "règlements de compte à OK Corral" me paraît nettement moins réussi d'où ma note un peu mitigée au final. Cela reste malgré tout une BD très recommandable sur un thème qui sera malheureusement toujours d'actualité. L'atmosphère pesante de ces états du sud très conservateurs (l'Alabama particulièrement ici) est parfaitement rendue. Le dessin est impecable, dense et précis, servant parfaitement un scénario très noir. Il est vraiment dommage que la fin ne soit pas à la hauteur.
Varanda, c'est beau, c'est un fait. Ceci dit, comme sur la Geste, je suis un poil déçu parce que je m'attendais à un truc un peu plus novateur niveau scénar. On peut pas dire que Ange innovent beaucoup même si les personnages sont moins manichéens qu'il n'y parait au premier abord. Toujours est-il que sans un deuxième tome, il est assez difficile de se faire une idée sur la qualité de cette série (à fortiori si Varanda ne la reprend effectivement pas). Les couleurs sont nettement mieux que sur la Geste mais il y a un vrai abus de rouge notamment qui gachent parfois un peu la puissance du trait de Varanda. Ceci dit si vous avez réussi à lire la critique (extrêmement complète et intéressante au demeurant) d'Eusébio ici bas sans faiblir, la lecture de Paradis Perdu sera un agréable moment que vous ne verrez pas passer.
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Le Prince de la Nuit
Le Clan des chimères
Lorsqu’on regarde les cotes données pour cette série, on se rend vite compte que « Le clan des chimères » est l’enfant pauvre de la famille des stryges. Après la lecture du troisième tome, je dois dire que la série a beaucoup remontée dans mon estime. J’ai commencé mollement la lecture de ce tome, mais à la fin, j’étais complètement captivé par le récit. Le dessin de Michel Suro devient de plus en plus efficace. Plusieurs scènes sont surprenantes et très réussies. Ce tome mérite, pour moi, un 4 étoiles et relance la série. Reste à savoir si Corbeyran saura garder ce rythme jusqu’à la fin. S’il y parvient, je me promets bien de relire la série dans son intégralité.
La Souris
Ce petit album (version N&B, la version couleur chez Drozophile est légèrement plus chère) est plutôt pas trop mal, mettant en scène un scénario très largement inspiré d'un fait divers. Et c'est là que se situe mon problème avec "La souris"... En effet, le dessin est passablement plaisant (comprenez pas extraordinaire ni de beauté ni de technique, mais quand même pas mal), le découpage acceptable, mais l'histoire me paraît tout simplement invraisemblable, pas crédible et par conséquent pas du tout accrocheuse... alors même qu'elle est basée sur des faits réels... Honnêtement, le début m'a assez plu, l'ambiance était assez prenante, mais dès l'arrestation j'ai été "détaché" de l'histoire, et je n'ai plus réussi à rentrer dedans... Conclusion philosophique douce / amère : mon avis est un peu nul mais c'est pas grave puisque cet album est à peu près introuvable. :) Et si par hasard vous tombiez dessus, je n'aurais d'autre conseil à vous donner que de le feuilleter pour voir...
A.D.N
Un premier tome de mise en place agréable à lire mais court et avare en information, on reste vraiment sur sa fin, tant les informations données sont peu importantes !!! Le scénario est quand même bien conçu, agréable, ce premier album se lit avec plaisir mais beaucoup de questions sont posées et peu de réponses sont données, faut espérer que les tomes suivants apportent quelques réponses sur les différents persos et sur leurs motivations. Pour le dessin, là, c’est moyen, pas terrible malheureusement, les persos ne sont pas toujours reconnaissables, les décors succincts et peu travaillés, bof bof... Malheureusement cela gâche quelque peu la lecture de cet album. Un premier tome d’intro pas mauvais un scénar qui présage une très bonne suite mais des dessins et des couleurs pas terribles.
les Mémoires Mortes
Alors que le tome 1 m'avait laissé un horrible goût de déjà vu, l'impression d'être face à une ressucée de tous les films et livres (et ils sont nombreux) ayant pour base de départ un monde post-apocalyptique, le tome 2 a retourné cette impression très rapidement. Le scénar trouve ses marques dès le premier tome et l'ensemble glisse de la mythologie vers quelque chose de beaucoup plus rationnel et réussi. Le développement de l'histoire lors de ce seond opus rehausse même le premier dont j'ai maintenant une vision différente. "Les mémoires mortes" est l'exemple typique d'une série que l'on ne peut juger seulement à l'aune de son premier tome. Les dessins de Mangin sont clairement sous influence mais bien réussis, quoique les couleurs donnent parfois une désagréable impression de foutoir. Dommage tout de même que cette série soit laissée ainsi inachevée.
Les Arcanes du Midi-minuit
Les histoires, des enquêtes policières, sont plutôt sympas, sans être débordantes d'originalité. J'ai surtout aimé le mélange humains-bestioles, ça m'a rappelé Starwars. La double personnalité est originale, inexpliquée, mais elle ne gêne pas le déroulement de l'histoire. Par contre, il est à craindre que l'explication ne soit pas à la hauteur des attentes des lecteurs... On verra... Niveau dessins, c'est Soleil, mais plutôt du bon Soleil (si si, ça existe), mais les couleurs ne sont pas à la hauteur, peut-être qu'en changeant de coloriste ? Un bémol, cependant, dans le tome 2, il y a des facilités scénaristiques parfois assez embarrassantes : "pouf j'ai trouvé la solution" ; "pouf je me libère de mes liens"... bref, soyez indulgents.
Dans la nuit
Blorg... L'horreur en BD, c'est pas facile à faire, car on ne peut pas imposer un rythme au lecteur. Et pourtant, Denys et Callède nous servent une histoire dans la lignée de "Comptine d'Halloween", en poussant l'horreur un peu plus loin. Dans le tome 1, Callède semble fasciné par les maladies mentales, la possession, les troubles de l'enfance, en tout cas il s'en sort avec brio. Quant à Denys, son dessin est très sombre, les couleurs sont très bien choisies. Les "âmes" sont terrifiantes... Le tome 2 par contre est nettement en-deça, décevant, pas très rythmé ou trop stéréotypé. L'achat conseillé se limite au tome 1.
Les Yeux verts
"Les yeux verts" est une merveille de poésie et d'onirisme. Le dessin est extrêmement original et très réussi, la couleur ajoutant un côté un peu "mythologique" à un scénario qui exploite avec talent les facettes de différents personnages extraordinaires (dans le vrai sens du terme) telles la femme-lion et sa soeur (je n'en dirais pas plus). Le seul défaut majeur que je vois à ces deux tomes c'est que l'on reste un peu sur sa faim et c'est assez désagréable! On a l'impression de lire deux aventures (presque) indépendantes et qui, bien que très réussies, manquent un peu de liant entre elles. Au vu de la fin du deuxième tome, gageons que le troisième saura combler ce vide. Petit mot au final pour le "Chester, je ne voudrais pas vous déranger dans votre tache particulièrement difficile mais vous avez un spectre sur l'épaule" qui m'a fait mourir de rire.
Sur la route de Selma
Une première moitié brillante et une fin un peu en décalage et dont le côté "règlements de compte à OK Corral" me paraît nettement moins réussi d'où ma note un peu mitigée au final. Cela reste malgré tout une BD très recommandable sur un thème qui sera malheureusement toujours d'actualité. L'atmosphère pesante de ces états du sud très conservateurs (l'Alabama particulièrement ici) est parfaitement rendue. Le dessin est impecable, dense et précis, servant parfaitement un scénario très noir. Il est vraiment dommage que la fin ne soit pas à la hauteur.
Paradis perdu
Varanda, c'est beau, c'est un fait. Ceci dit, comme sur la Geste, je suis un poil déçu parce que je m'attendais à un truc un peu plus novateur niveau scénar. On peut pas dire que Ange innovent beaucoup même si les personnages sont moins manichéens qu'il n'y parait au premier abord. Toujours est-il que sans un deuxième tome, il est assez difficile de se faire une idée sur la qualité de cette série (à fortiori si Varanda ne la reprend effectivement pas). Les couleurs sont nettement mieux que sur la Geste mais il y a un vrai abus de rouge notamment qui gachent parfois un peu la puissance du trait de Varanda. Ceci dit si vous avez réussi à lire la critique (extrêmement complète et intéressante au demeurant) d'Eusébio ici bas sans faiblir, la lecture de Paradis Perdu sera un agréable moment que vous ne verrez pas passer.