Premier opus de cette série bien particulière.
Un héros désabusé, des Extraterrestres, des prédicateurs, des disparitions, un tour au pays des morts plutôt intéressant !
On ne s'attend pas du tout aux rebondissements de cette histoire originale, par l'auteur de Frass chez P.M.J.
Une illustration qui colle parfaitement au scénario, percutant, avec un choix de couleurs bien vu dans cet univers à la fois techno et intimiste.
Bref, une histoire qui part bien en attendant la suite... (c'est frustrant, à la fin, ces BD à suite !)
Mon avis rejoint celui de toto_duchnok. Voici une histoire singulière, peu banale, mais qui est tout à fait plausible. On ne peut qu'éprouver de la tendresse pour ce policier obèse qui tente de s'en sortir en se donnant un simple but, tout en aidant une autre personne qui l'a touché.
Une histoire intemporelle, à découvrir, même s'il n'est pas indispensable. Je ne conseille donc pas l'achat.
N'étant pas fan de manga, je ne disposais peut-être pas du bagage nécessaire pour apprécier pleinement cette série considérée comme "culte" par beaucoup...
Au niveau du graphisme, il n'est pas trop nippon justement, on peut apprécier le travail sur les couleurs et les constructions géométriques qui donne ici ou là une connotation tantôt européenne tantôt plutôt américaine (genre comics), ce qui souligne l'universalité de l'histoire. Le trait dominant est bien sûr très manga, on aime ou pas, mais il faut bien reconnaître que certaines expressions graphiques sont très bien trouvées (les mutations de Tetsuo par exemple).
Le fait est surtout que 14 tomes, c'est long, et sans doute un peu trop. Le début, jusqu'à la décryogénisation d'Akira, est vraiment bien construit et prenant. La suite s'embrouille avec beaucoup (trop) de poursuites et de bagarres... on s'ennuit assez rapidement. Le cycle de l'empire d'Akira est sans doute le plus intéressant, surtout quand on s'interroge sur l'évolution du personnage de Tetsuo (incontestablement le plus complexe et le plus attachant de la série) ; on regrettera simplement la finesse des autres personnages... La fin, qui met sans doute un peu trop longtemps à venir, est malheureusement attendue et convenue... Avec elle, c'est tout l'intérêt de la série qui retombe comme un soufflet.
Ce petit album, tout carré et tout mignon, commence et finit comme une bande dessinée. Sauf que comme Max Hamm est détective au pays des contes de fées, l'histoire à proprement parler à une allure prononcée de livres pour enfants : grandes illustrations au style un peu naïf, avec un texte off sur chaque page. Le procédé est utilisé intelligemment, puisque ce conte est raconté par Max Hamm alors qu'il s'est fait capturé (en tout début d'album) par les méchants.
Le thème (les contes de fées, mais revisité d'une manière plus cynique et désabusée) n'est pas nouveau, mais est utilisé bien ironiquement. Et bien sûr le dessin y est pour beaucoup, absolument adorable. :)
Seul reproche, l'histoire (l'enquête) est assez rapide, principalement le dénouement. Mais bon, ça reste un agréable moment de lecture.
Le duo Beuriot/Richelle ("Amours fragiles") nous propose ici un récit qui a comme décor une Espagne avec vue côté cour.
Le scénario est plutôt bien élaboré. Plusieurs ingrédients viennent se greffer dans l'intrigue sans pour cela affaiblir la cohésion de l'album. j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce jeune homme paumé recherchant une jeune fille toute aussi larguée que lui. Les caractères des personnages sont bien développés et leurs motivations sont crédibles. Le scénariste a su nous tenir en haleine avec un récit somme toute sans action, mais qui n'en demeure pas moins attrayant. Le dénouement est assez inattendu et on ne s'en plaindra pas.
Le dessin de Jean-Michel Beuriot est très aéré mais il faut avouer qu'il est également parfois un peu imprécis dans les traits et les courbes. Il faut dire que nous avons à faire ici à une des ses premières oeuvres. Son dessin s'est nettement amélioré par la suite. Les plans larges sont plutôt bien faits, et les couleurs un peu pâles sont très plaisantes.
Pour conclure, je dirais que cet album n'est peut-être pas indispensable mais il saura vous ravir par sa lecture plaisante.
"Anticyclone", deuxième album de la série "Un monde si tranquille", est dans la lignée de La gloire d'Albert. On retrouve, ici, tous les éléments chers à Etienne Davodeau c'est-à-dire l'amitié, l'amour et les problèmes actuels liés à notre société.
Le scénario est avant tout une tranche de vie qui nous rappelle que notre vécu peut aussi être une source d'inspiration. Il est clair que pour cela on peut faire confiance à l'auteur qui est un maître en la matière. Davodeau nous raconte ici les mésaventures de Nina, un garçon manqué et mère de famille qui est prêt à tout pour garder son boulot. J'ai trouvé cette histoire plutôt convaincante. On a l'impression que le scénariste fait régulièrement des repérages conséquents pour arriver un tel niveau de réalisme. Comme d'habitude, les histoires qu'il nous raconte brûlent de vérité. Aurait-il vécu plusieurs vies ? S'amuserait-il a nous les dévoiler à chaque fois qu'il sort un nouvel album ?
D'un point de vue graphique, l'auteur est fidèle à lui-même. Ses personnages sont toujours aussi expressifs, et l'ambiance "pluvieuse" de cette bd est plutôt originale.
"Anticyclone" est un album qui reste fidèle à ses ambitions. J'ai passé un bon moment, et je vous le conseille .
Globalement cette série m'aura fait passer un bon moment. Bien écrite, résolument tournée vers l'action, elle possède tous les arguments pour nous tenir en haleine. Le graphisme est au diapason. Trés fouillé, précis et varié, il prolonge le sentiment d'avoir à faire à des auteurs de premier plan. Mon seul bémol concerne finalement la vitesse avec laquelle les événements s'enchaînent... (normal pour des trains). J'aurais aimé voir l'histoire s'allonger un peu. Histoire d'approfondir la psychologie très intéressante des personnages et certains des enjeux politiques. Mais en fait, je balance cet argument à chaque fois que le mot fin s'annonce sur une histoire que j'aurais aimé voir se poursuivre.
Je suis assez d’accord avec SAGERA (et les autres avis, qui vont dans le même sens) : cette série laisse entrevoir le potentiel énorme d’Isabelle Dethan qui s’est révélé au grand jour avec Le Roi Cyclope ou bien encore avec Sur les Terres d'Horus. On peut aussi déjà remarquer l’intérêt qu’elle porte envers l’Egypte des pharaons.
L’univers créé par Isabelle D., à défaut d’être original, est riche et semble cohérent. Mais il est vrai que la série souffre de quelques maladresses : présence de certaines longueurs (surtout dans les tomes 2 et 3), personnages principaux peu développés et intrigue confuse. A la première lecture, l’absence de lien entre La Tour du Savoir et Cité-Morgane est assez déroutant. Toutefois, Lune Noire tentera d’établir ce lien tant bien que mal. Tout ca pour dire que je n’ai pas vraiment accroché mais cela reste une lecture agréable.
Un conseil, le premier opus peut se lire comme un one shot (selon moi). C’est aussi le plus réussi et accrocheur ! ;)
Un album parmi tous ceux de Philippe Foerster où il mêle fantastique, horreur, humour noir et beaucoup de sadisme. Il aime vraiment mettre ses personnages dans des situations qui donnent froid dans le dos pour eux. On les plaindrait presque.
On retrouve son univers habituel en noir et blanc très contrasté, aux planches sombres et chargées, peuplées de trognes improbables et de décors étirés qui accentuent l’ambiance macabre. Certaines idées sont particulièrement fortes et dérangeantes, et l’imagination est indéniablement au rendez-vous, même si elle n’est pas toujours exploitée avec la même pertinence.
C’est prenant, sympa, dommage que les histoires ne soient pas toutes du même niveau : certaines sont vraiment savoureuses, d’autres un peu plus faibles ou reposent sur une idée moins marquante. L’ensemble reste cependant cohérent et fidèle à l’univers noir et grinçant de Foerster.
Quand Foerster et Andreas se rencontrent, cela donne un scénario noir, dur et compliqué. Le dessin de Foerster rappelle fortement ses histoires courtes d'"horreur" et d'humour noir parues dans Fluide. Mais l'histoire complète de "Styx" est plus compliquée, plus longue, et la patte d'Andreas ajoute à l'ambiance.
Néanmoins, je trouve que mis ensemble, ces deux auteurs ont réalisé quelque chose de moins bon que chacun séparément. Je préfère les histoires courtes de Foerster qui sont moins fouillies et moins complexes, tout comme je préfère les séries d'Andreas qui sont plus réussies au niveau scénario, mise en page et dont personnellement je préfère le dessin.
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Hector Umbra
Premier opus de cette série bien particulière. Un héros désabusé, des Extraterrestres, des prédicateurs, des disparitions, un tour au pays des morts plutôt intéressant ! On ne s'attend pas du tout aux rebondissements de cette histoire originale, par l'auteur de Frass chez P.M.J. Une illustration qui colle parfaitement au scénario, percutant, avec un choix de couleurs bien vu dans cet univers à la fois techno et intimiste. Bref, une histoire qui part bien en attendant la suite... (c'est frustrant, à la fin, ces BD à suite !)
L'outremangeur
Mon avis rejoint celui de toto_duchnok. Voici une histoire singulière, peu banale, mais qui est tout à fait plausible. On ne peut qu'éprouver de la tendresse pour ce policier obèse qui tente de s'en sortir en se donnant un simple but, tout en aidant une autre personne qui l'a touché. Une histoire intemporelle, à découvrir, même s'il n'est pas indispensable. Je ne conseille donc pas l'achat.
Akira
N'étant pas fan de manga, je ne disposais peut-être pas du bagage nécessaire pour apprécier pleinement cette série considérée comme "culte" par beaucoup... Au niveau du graphisme, il n'est pas trop nippon justement, on peut apprécier le travail sur les couleurs et les constructions géométriques qui donne ici ou là une connotation tantôt européenne tantôt plutôt américaine (genre comics), ce qui souligne l'universalité de l'histoire. Le trait dominant est bien sûr très manga, on aime ou pas, mais il faut bien reconnaître que certaines expressions graphiques sont très bien trouvées (les mutations de Tetsuo par exemple). Le fait est surtout que 14 tomes, c'est long, et sans doute un peu trop. Le début, jusqu'à la décryogénisation d'Akira, est vraiment bien construit et prenant. La suite s'embrouille avec beaucoup (trop) de poursuites et de bagarres... on s'ennuit assez rapidement. Le cycle de l'empire d'Akira est sans doute le plus intéressant, surtout quand on s'interroge sur l'évolution du personnage de Tetsuo (incontestablement le plus complexe et le plus attachant de la série) ; on regrettera simplement la finesse des autres personnages... La fin, qui met sans doute un peu trop longtemps à venir, est malheureusement attendue et convenue... Avec elle, c'est tout l'intérêt de la série qui retombe comme un soufflet.
Max Hamm
Ce petit album, tout carré et tout mignon, commence et finit comme une bande dessinée. Sauf que comme Max Hamm est détective au pays des contes de fées, l'histoire à proprement parler à une allure prononcée de livres pour enfants : grandes illustrations au style un peu naïf, avec un texte off sur chaque page. Le procédé est utilisé intelligemment, puisque ce conte est raconté par Max Hamm alors qu'il s'est fait capturé (en tout début d'album) par les méchants. Le thème (les contes de fées, mais revisité d'une manière plus cynique et désabusée) n'est pas nouveau, mais est utilisé bien ironiquement. Et bien sûr le dessin y est pour beaucoup, absolument adorable. :) Seul reproche, l'histoire (l'enquête) est assez rapide, principalement le dénouement. Mais bon, ça reste un agréable moment de lecture.
Belle comme la mort
Le duo Beuriot/Richelle ("Amours fragiles") nous propose ici un récit qui a comme décor une Espagne avec vue côté cour. Le scénario est plutôt bien élaboré. Plusieurs ingrédients viennent se greffer dans l'intrigue sans pour cela affaiblir la cohésion de l'album. j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce jeune homme paumé recherchant une jeune fille toute aussi larguée que lui. Les caractères des personnages sont bien développés et leurs motivations sont crédibles. Le scénariste a su nous tenir en haleine avec un récit somme toute sans action, mais qui n'en demeure pas moins attrayant. Le dénouement est assez inattendu et on ne s'en plaindra pas. Le dessin de Jean-Michel Beuriot est très aéré mais il faut avouer qu'il est également parfois un peu imprécis dans les traits et les courbes. Il faut dire que nous avons à faire ici à une des ses premières oeuvres. Son dessin s'est nettement amélioré par la suite. Les plans larges sont plutôt bien faits, et les couleurs un peu pâles sont très plaisantes. Pour conclure, je dirais que cet album n'est peut-être pas indispensable mais il saura vous ravir par sa lecture plaisante.
Anticyclone
"Anticyclone", deuxième album de la série "Un monde si tranquille", est dans la lignée de La gloire d'Albert. On retrouve, ici, tous les éléments chers à Etienne Davodeau c'est-à-dire l'amitié, l'amour et les problèmes actuels liés à notre société. Le scénario est avant tout une tranche de vie qui nous rappelle que notre vécu peut aussi être une source d'inspiration. Il est clair que pour cela on peut faire confiance à l'auteur qui est un maître en la matière. Davodeau nous raconte ici les mésaventures de Nina, un garçon manqué et mère de famille qui est prêt à tout pour garder son boulot. J'ai trouvé cette histoire plutôt convaincante. On a l'impression que le scénariste fait régulièrement des repérages conséquents pour arriver un tel niveau de réalisme. Comme d'habitude, les histoires qu'il nous raconte brûlent de vérité. Aurait-il vécu plusieurs vies ? S'amuserait-il a nous les dévoiler à chaque fois qu'il sort un nouvel album ? D'un point de vue graphique, l'auteur est fidèle à lui-même. Ses personnages sont toujours aussi expressifs, et l'ambiance "pluvieuse" de cette bd est plutôt originale. "Anticyclone" est un album qui reste fidèle à ses ambitions. J'ai passé un bon moment, et je vous le conseille .
Rails
Globalement cette série m'aura fait passer un bon moment. Bien écrite, résolument tournée vers l'action, elle possède tous les arguments pour nous tenir en haleine. Le graphisme est au diapason. Trés fouillé, précis et varié, il prolonge le sentiment d'avoir à faire à des auteurs de premier plan. Mon seul bémol concerne finalement la vitesse avec laquelle les événements s'enchaînent... (normal pour des trains). J'aurais aimé voir l'histoire s'allonger un peu. Histoire d'approfondir la psychologie très intéressante des personnages et certains des enjeux politiques. Mais en fait, je balance cet argument à chaque fois que le mot fin s'annonce sur une histoire que j'aurais aimé voir se poursuivre.
Mémoire de sable
Je suis assez d’accord avec SAGERA (et les autres avis, qui vont dans le même sens) : cette série laisse entrevoir le potentiel énorme d’Isabelle Dethan qui s’est révélé au grand jour avec Le Roi Cyclope ou bien encore avec Sur les Terres d'Horus. On peut aussi déjà remarquer l’intérêt qu’elle porte envers l’Egypte des pharaons. L’univers créé par Isabelle D., à défaut d’être original, est riche et semble cohérent. Mais il est vrai que la série souffre de quelques maladresses : présence de certaines longueurs (surtout dans les tomes 2 et 3), personnages principaux peu développés et intrigue confuse. A la première lecture, l’absence de lien entre La Tour du Savoir et Cité-Morgane est assez déroutant. Toutefois, Lune Noire tentera d’établir ce lien tant bien que mal. Tout ca pour dire que je n’ai pas vraiment accroché mais cela reste une lecture agréable. Un conseil, le premier opus peut se lire comme un one shot (selon moi). C’est aussi le plus réussi et accrocheur ! ;)
L'Appel du fossoyeur
Un album parmi tous ceux de Philippe Foerster où il mêle fantastique, horreur, humour noir et beaucoup de sadisme. Il aime vraiment mettre ses personnages dans des situations qui donnent froid dans le dos pour eux. On les plaindrait presque. On retrouve son univers habituel en noir et blanc très contrasté, aux planches sombres et chargées, peuplées de trognes improbables et de décors étirés qui accentuent l’ambiance macabre. Certaines idées sont particulièrement fortes et dérangeantes, et l’imagination est indéniablement au rendez-vous, même si elle n’est pas toujours exploitée avec la même pertinence. C’est prenant, sympa, dommage que les histoires ne soient pas toutes du même niveau : certaines sont vraiment savoureuses, d’autres un peu plus faibles ou reposent sur une idée moins marquante. L’ensemble reste cependant cohérent et fidèle à l’univers noir et grinçant de Foerster.
Styx
Quand Foerster et Andreas se rencontrent, cela donne un scénario noir, dur et compliqué. Le dessin de Foerster rappelle fortement ses histoires courtes d'"horreur" et d'humour noir parues dans Fluide. Mais l'histoire complète de "Styx" est plus compliquée, plus longue, et la patte d'Andreas ajoute à l'ambiance. Néanmoins, je trouve que mis ensemble, ces deux auteurs ont réalisé quelque chose de moins bon que chacun séparément. Je préfère les histoires courtes de Foerster qui sont moins fouillies et moins complexes, tout comme je préfère les séries d'Andreas qui sont plus réussies au niveau scénario, mise en page et dont personnellement je préfère le dessin.