J'ai lu cet album sans connaître la plupart de mélodies de chanson de Eddy Mitchell (je ne connais que "Sur la route 66" et "Pas de Boogie Woogie"), ce manque de connaissances ne m'a pas gêné, mais je pense que j'aurais plus apprécié en écoutant la musique.
Les travaux des auteurs sont globalement bons, j'ai bien aimé en particulier les histoires d’ Herenguel, de Maëster (très drôle) et de Kéramidas (dessins magnifiques).
Un bon album, reposant sans prise de tête.
Un album tranquille et calme, qui prend le temps de nous mettre dans l'ambiance pas toujours sympathique de ce petit village perdu. Le narrateur nous prend d'entrée de jeu dans son histoire, ses rancoeurs deviennent les nôtres.
Comme en plus le scénario est bien ficelé, une enquête policière qui se plie au rythme tranquille de ces images de campagnes, mais avec des rebondissements pas moins bien calculés que dans des polards classiques, le résultat est bon, très bon même.
Malgré ça, je suis pas enthousiasmée par cet album, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Le courant n'est pas passé entre le perso principal et moi, ou bien j'étais un peu déprimée quand j'ai lu la BD ... Je ne sais pas, mais j'en garderai une image un peu triste et terne, comme l'ambiance des jours qui s'y écoulent.
Des petites histoires pleines de nostalgie et de vérité, parfois cruelles, parfois joyeuses... Ce qui est génial là-dedans, loin derrière la simplicité des intrigues, c'est de rencontrer tous ces gens qui se croisent dans ce quartier où l'auteur à vécu. Le talent d'Eisner pour recréer l'ambiance du quartier à travers les faits et gestes quotidiens de tous ces gens très simples, c'est du bonheur.
Dans le même style, j'ai préféré Big City, mais c'est vraiment très proche.
Je n’ai lu qu’un tome pour le moment… Mais ça s’annonce comme une bonne surprise ! J’ai commencé la lecture d’"Underboss" sans trop y croire, parce que je suis pas vraiment fan de ce scénariste et parce que je suis au bord de l’indigestion de DareDevil ces derniers temps (bon, c’est vrai que personne ne m’oblige à en lire ; il faut croire que je dois être un peu maso - voire très con), et à vrai dire les premières pages n’étaient pas super engageantes… Tuer un personnage comme le Caïd, c’est un procédé un peu factice pour donner un côté « choc » à une histoire, parce qu’on sait bien que de toutes façons, un personnage aussi important de l’écurie Marvel, fût-il un « méchant », ne sera jamais réellement tué : pour ne pas fâcher les fans ou pour ne pas avoir à se casser la tête à inventer un nouvel ennemi à DareDevil, il sera forcément ressuscité un jour ou l’autre. Bref, donc, voilà, c’est pas que je suis attaché au personnage, mais sa mise à mort dès le début de l’intrigue sonne déjà tellement faux que c’en est énervant. Des petits détails énervants dans le scénario, à vrai dire, il y en aura quelques autres, et pourtant… Ben, finalement ça se lit d’une traite, avec plaisir… Peut-être parce que pour une fois, tout ça n’est pas plombé par des dialogues-fleuves gonflants comme Bendis sait si bien nous en infliger ? Eh oui, c’est curieux mais il y a pas mal de longs passages « muets » dans "Underboss", et ça donne un certain charme à cette BD…
J’espère que le soufflé ne retombera pas dans les épisodes suivants mais pour l’instant, sans être génial, c’est de la chouette série B, un honnête petit polar noir.
Une note relativement modeste pour une bd phare...
J'ai longtemps hésité avant de poster un avis sur Corto. J'aime assez l'univers de Pratt, je trouve son style graphique inimitable et trés maitrisé, ses planches en noir et blanc, somptueuses ; mais j'ai du mal avec le découpage scénaristique de ses histoires, qui me font me perdre plus souvent qu'à mon tour. Du coup, j'éprouve toujours un mal de chien à lire ses histoires d'une seule traite et surtout à me sentir concerné par les aventures de Corto. Ca me fait vraiment c... parce que ses aventures sont tout sauf chiantes. Mais elles souffrent selon moi de l'absence d'une structure narrative sachant tenir le lecteur aux aguets. En fait, le rythme des histoires de Corto Maltese m'évoque celui du mouvement des marées ; un rythme lent et régulier qui invite davantage à la rêverie qu'à l'action pure. Cela dit, je pense que le génie de Pratt réside justement là. Les aventures de son héros sont en adéquation parfaite avec le milieu dans lequel il évolue. Maintenant, je pense que selon les lecteurs l'impact de cette réalité est forcément trés variable. Pour moi, ce n'est pas évident. Mais cela n'enlève rien à la qualité de cette grande bd.
Cette balade, aux forts accents mélancoliques, est abordée de manière trés mature. Si le graphisme de Cosey est trés classique dans sa globalité, l'angle d'approche de l'histoire est en effet, trés réaliste, humaine et sans concession. Du coup, on passe pratiquement par tout l'éventail des sentiments qui nous traversent : la pitié, l'admiration, l'espoir, le doute, la colère, le chagrin... Au final, on termine ce voyage comme on boucle une quête initiatique. Apaisé mais foisonnant d'expériences parfois douloureuses.
Bref, de la bonne bd. De celles qui ont des choses à dire !
L'histoire est très étrange, genre underground fuck la société. Après quelques belles pages couleurs de cet album au format un peu plus grand que les mangas habituels, en page 2, une scène de sexe entre le directeur et la secrétaire (ou quelconque personne s'y apparentant). Déroutant.
Le dessin est spécial dans le sens où il est plus proche du dessin occidental que des mangas traditionnels. Il semblerait que Matsumoto était un fan d'auteurs européens comme Moebius, ceci peut expliquer cela.
Le tout se présente comme un ensemble de nouvelles plus ou moins compréhensibles dans lesquelles des jeunes sont plus ou moins cons, comme par exemple quand des lycéens montent sur le toit de l'école, se tiennent au garde-corps au-dessus du vide, et jouent à celui qui peut taper dans ses mains le plus grand nombre de fois.
Au final un album étrange et assez hermétique.
C'est assez délirant comme la première histoire avec le routier traumatisé parce qu'on l'a traité de pédé. Mais dans l'ensemble certains gags tombent un peu à plat, pas de chute ou alors elle n'est pas drôle. Le dessin varie beaucoup du fait que 2 dessinateurs différents opèrent sur l'album, et c'est un peu déroutant. En effet Thiriet est scénariste mais également co-dessinanteur de cet album.
Et juste un détail, je ne trouve pas la couverture si moche que ça.
C'est du bon !
Tout ce tient ! Le scénario n'est certes pas innovateur, mais il est vraiment bien construit. C'est du classique, du traditionnel. Oui ! Mais encore fallait-il que ce soit efficace. Et le pari est réussi !
Si certaines choses sont prévisibles, les auteurs arrivent quand même à nous tenir en haleine pendant trois tomes. Comme dans les films du genre, on se doute bien de ce qui va arriver, mais qui sait ? Pistes, fausses pistes, éléments troublants... On suit avec intérêt jusqu'au bout.
Les dessins sont bien faits et les couleurs donnent une certaine ambiance à l'ensemble.
Bref, c'est vraiment classique, mais extrêmement efficace.
Il est clair que le dessin et les couleurs sont le point fort ce cette bd ! Forcement avec des modèles comme Barbucci & Canepa, on ne peut qu'avoir du style ! Bien dynamique, couleurs qui tuent, rien que pour l'aspect graphique, j'aime bien !
Après, c'est vrai que niveau scénario, je ne sais pas, je ne suis pas vraiment emballé. Peut-être que ça va s'accélérer dans le 2ème tome parce que pour l'instant, je ne vois pas trop ou Brremaud veut en venir, ça n'avance pas trop pour l'heure.
Mais malgré cela, il y a une bonne ambiance qui se dégage, je trouve que c'est un bon point...
Enfin bon, c'est une bd loin d'être parfaite, mais il y a des points positifs et qui sait, avec le 2ème tome...
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Les Chansons de Mr Eddy
J'ai lu cet album sans connaître la plupart de mélodies de chanson de Eddy Mitchell (je ne connais que "Sur la route 66" et "Pas de Boogie Woogie"), ce manque de connaissances ne m'a pas gêné, mais je pense que j'aurais plus apprécié en écoutant la musique. Les travaux des auteurs sont globalement bons, j'ai bien aimé en particulier les histoires d’ Herenguel, de Maëster (très drôle) et de Kéramidas (dessins magnifiques). Un bon album, reposant sans prise de tête.
Lie-de-vin
Un album tranquille et calme, qui prend le temps de nous mettre dans l'ambiance pas toujours sympathique de ce petit village perdu. Le narrateur nous prend d'entrée de jeu dans son histoire, ses rancoeurs deviennent les nôtres. Comme en plus le scénario est bien ficelé, une enquête policière qui se plie au rythme tranquille de ces images de campagnes, mais avec des rebondissements pas moins bien calculés que dans des polards classiques, le résultat est bon, très bon même. Malgré ça, je suis pas enthousiasmée par cet album, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Le courant n'est pas passé entre le perso principal et moi, ou bien j'étais un peu déprimée quand j'ai lu la BD ... Je ne sais pas, mais j'en garderai une image un peu triste et terne, comme l'ambiance des jours qui s'y écoulent.
Petits miracles
Des petites histoires pleines de nostalgie et de vérité, parfois cruelles, parfois joyeuses... Ce qui est génial là-dedans, loin derrière la simplicité des intrigues, c'est de rencontrer tous ces gens qui se croisent dans ce quartier où l'auteur à vécu. Le talent d'Eisner pour recréer l'ambiance du quartier à travers les faits et gestes quotidiens de tous ces gens très simples, c'est du bonheur. Dans le même style, j'ai préféré Big City, mais c'est vraiment très proche.
Daredevil - L'homme sans peur (Cycle de Bendis et Maleev)
Je n’ai lu qu’un tome pour le moment… Mais ça s’annonce comme une bonne surprise ! J’ai commencé la lecture d’"Underboss" sans trop y croire, parce que je suis pas vraiment fan de ce scénariste et parce que je suis au bord de l’indigestion de DareDevil ces derniers temps (bon, c’est vrai que personne ne m’oblige à en lire ; il faut croire que je dois être un peu maso - voire très con), et à vrai dire les premières pages n’étaient pas super engageantes… Tuer un personnage comme le Caïd, c’est un procédé un peu factice pour donner un côté « choc » à une histoire, parce qu’on sait bien que de toutes façons, un personnage aussi important de l’écurie Marvel, fût-il un « méchant », ne sera jamais réellement tué : pour ne pas fâcher les fans ou pour ne pas avoir à se casser la tête à inventer un nouvel ennemi à DareDevil, il sera forcément ressuscité un jour ou l’autre. Bref, donc, voilà, c’est pas que je suis attaché au personnage, mais sa mise à mort dès le début de l’intrigue sonne déjà tellement faux que c’en est énervant. Des petits détails énervants dans le scénario, à vrai dire, il y en aura quelques autres, et pourtant… Ben, finalement ça se lit d’une traite, avec plaisir… Peut-être parce que pour une fois, tout ça n’est pas plombé par des dialogues-fleuves gonflants comme Bendis sait si bien nous en infliger ? Eh oui, c’est curieux mais il y a pas mal de longs passages « muets » dans "Underboss", et ça donne un certain charme à cette BD… J’espère que le soufflé ne retombera pas dans les épisodes suivants mais pour l’instant, sans être génial, c’est de la chouette série B, un honnête petit polar noir.
Corto Maltese
Une note relativement modeste pour une bd phare... J'ai longtemps hésité avant de poster un avis sur Corto. J'aime assez l'univers de Pratt, je trouve son style graphique inimitable et trés maitrisé, ses planches en noir et blanc, somptueuses ; mais j'ai du mal avec le découpage scénaristique de ses histoires, qui me font me perdre plus souvent qu'à mon tour. Du coup, j'éprouve toujours un mal de chien à lire ses histoires d'une seule traite et surtout à me sentir concerné par les aventures de Corto. Ca me fait vraiment c... parce que ses aventures sont tout sauf chiantes. Mais elles souffrent selon moi de l'absence d'une structure narrative sachant tenir le lecteur aux aguets. En fait, le rythme des histoires de Corto Maltese m'évoque celui du mouvement des marées ; un rythme lent et régulier qui invite davantage à la rêverie qu'à l'action pure. Cela dit, je pense que le génie de Pratt réside justement là. Les aventures de son héros sont en adéquation parfaite avec le milieu dans lequel il évolue. Maintenant, je pense que selon les lecteurs l'impact de cette réalité est forcément trés variable. Pour moi, ce n'est pas évident. Mais cela n'enlève rien à la qualité de cette grande bd.
Le Voyage en Italie
Cette balade, aux forts accents mélancoliques, est abordée de manière trés mature. Si le graphisme de Cosey est trés classique dans sa globalité, l'angle d'approche de l'histoire est en effet, trés réaliste, humaine et sans concession. Du coup, on passe pratiquement par tout l'éventail des sentiments qui nous traversent : la pitié, l'admiration, l'espoir, le doute, la colère, le chagrin... Au final, on termine ce voyage comme on boucle une quête initiatique. Apaisé mais foisonnant d'expériences parfois douloureuses. Bref, de la bonne bd. De celles qui ont des choses à dire !
Printemps bleu
L'histoire est très étrange, genre underground fuck la société. Après quelques belles pages couleurs de cet album au format un peu plus grand que les mangas habituels, en page 2, une scène de sexe entre le directeur et la secrétaire (ou quelconque personne s'y apparentant). Déroutant. Le dessin est spécial dans le sens où il est plus proche du dessin occidental que des mangas traditionnels. Il semblerait que Matsumoto était un fan d'auteurs européens comme Moebius, ceci peut expliquer cela. Le tout se présente comme un ensemble de nouvelles plus ou moins compréhensibles dans lesquelles des jeunes sont plus ou moins cons, comme par exemple quand des lycéens montent sur le toit de l'école, se tiennent au garde-corps au-dessus du vide, et jouent à celui qui peut taper dans ses mains le plus grand nombre de fois. Au final un album étrange et assez hermétique.
Combien de marins ?...
C'est assez délirant comme la première histoire avec le routier traumatisé parce qu'on l'a traité de pédé. Mais dans l'ensemble certains gags tombent un peu à plat, pas de chute ou alors elle n'est pas drôle. Le dessin varie beaucoup du fait que 2 dessinateurs différents opèrent sur l'album, et c'est un peu déroutant. En effet Thiriet est scénariste mais également co-dessinanteur de cet album. Et juste un détail, je ne trouve pas la couverture si moche que ça.
Comptine d'Halloween
C'est du bon ! Tout ce tient ! Le scénario n'est certes pas innovateur, mais il est vraiment bien construit. C'est du classique, du traditionnel. Oui ! Mais encore fallait-il que ce soit efficace. Et le pari est réussi ! Si certaines choses sont prévisibles, les auteurs arrivent quand même à nous tenir en haleine pendant trois tomes. Comme dans les films du genre, on se doute bien de ce qui va arriver, mais qui sait ? Pistes, fausses pistes, éléments troublants... On suit avec intérêt jusqu'au bout. Les dessins sont bien faits et les couleurs donnent une certaine ambiance à l'ensemble. Bref, c'est vraiment classique, mais extrêmement efficace.
Daffodil
Il est clair que le dessin et les couleurs sont le point fort ce cette bd ! Forcement avec des modèles comme Barbucci & Canepa, on ne peut qu'avoir du style ! Bien dynamique, couleurs qui tuent, rien que pour l'aspect graphique, j'aime bien ! Après, c'est vrai que niveau scénario, je ne sais pas, je ne suis pas vraiment emballé. Peut-être que ça va s'accélérer dans le 2ème tome parce que pour l'instant, je ne vois pas trop ou Brremaud veut en venir, ça n'avance pas trop pour l'heure. Mais malgré cela, il y a une bonne ambiance qui se dégage, je trouve que c'est un bon point... Enfin bon, c'est une bd loin d'être parfaite, mais il y a des points positifs et qui sait, avec le 2ème tome...