Avec "le petit Spirou", tout commence très bien mais se finit de manière médiocre. Les premiers albums sont vraiment biens: il est drôle de voir ce que faisait Spirou avant de devenir un des plus grands aventuriers du monde, humour original, les personnages (surtout l'abbé L'angelusse et Monsieur Mégot), bref, que du bonheur.
A partir du tome 8, ça va moins bien: humour répétitif et de moins bonne qualité. Les auteurs ont fait le tour du sujet mais n'ont pas su s'arrêter à temps.
Dommage, on aurait pu obtenir une BD de la qualité de l'excellent Titeuf. Je conseille néanmoins l'achat du "Petit Spirou" jusqu'au tome 7, vous passerez ainsi un bon moment.
Sacré Vert'...
Je pense que "Marlysa" est une bonne BD mais malheureusement, la concurrence est un peu trop rude (ex: Lanfeust de Troy).
"Marlysa" a plusieurs points forts que je trouve très intéressants: l'ambiance mystérieuse et brumeuse qui se dégage de l'histoire, les différents monstres créés par Danard (le dessinateur) et les couleurs.
Maintenant les points faibles: le dessin est en général moyen et le scénario un peu faible (on tourne un peu en rond à partir du troisième tome).
A mon avis, les auteurs ont épuisé le filon de leur guerrière masquée et devraient s'arrêter à ce premier cycle des origines à moins que par miracle le tome 6 ne rende cette série culte mais j'en doute.
Je ne regrette pas d'avoir acheté la série mais pour ceux qui seraient intéressés, renseignez-vous bien avant...
Très étrange, cet album. On ne sait tout simplement pas ce qui se passe, et on ne comprend pas si Katchan souffre d'une maladie, s'il a un pouvoir, ou s'il disparaît tout simplement en partant. Et l'ambigüité persiste tout au long de ce tome 1, sans qu'on puisse réellement se décider pour une option ou une autre, ce qui entretient un climat d'incertitude sur lequel l'auteur joue à plein.
On ne saura malheureusement pas le fin mot de l'histoire, puisque Casterman n'a jamais traduit le second tome, celui-ci datant tout de même de 1996... :(
Si l'on se contente de ce tome, donc, l'histoire est étrange, très empreinte de rêverie et d'une espèce de nostalgie, de réflexion triste sur le monde et la vie, largement teintée d'une certaine forme de mal-être qui n'en est pas tout à fait un. On sent une forme de folie planer, et pourtant on comprend... quelque chose. C'est assez indéfinissable comme sentiment.
Le dessin d'Oda n'est peut-être pas "beau" à proprement parler, mais il est certainement personnel, et le fait qu'il soit tout à la plume y est pour beaucoup. Certaines cases sont vraiment bien mises en scène, comme la double page, pages 68-69, qui laisse une impression d'égarement, de malaise, de folie, et est assez étonnante pour un manga.
Un album spécial, donc, à mon avis difficile, mais qui dégage un petit charme étrange.
Note de la modération : le T2 a finalement été publié en 2005
Hermann est un Maître, peut être l'un des derniers !!! Sa technique tant du dessin que de la mise en couleur est exceptionnelle.
Cependant son point faible récurrent reste le scénario. Rares sont les albums de cet auteur qui peuvent se targuer de posséder une histoire à la hauteur du dessin, et c'est malheureusement particulièrement vrai pour ses one-shot (à l'exception de Lune de Guerre et de On a tué Wild Bill), de ce point de vue Caatinga ne déroge pas à la règle et l'on a du mal à s'impliquer dans cette aventure.
En résumé, je ne lui donne que 3 du fait de la faiblesse de l'histoire, cependant pour les fans je conseille l'achat de cet album car visuellement c'est une claque.
Bon, ce n'est franchement pas ma série préférée de Gotlib. Les gags sont ultra-répétitifs (c'est rare pourtant chez Gotlib), pas très malins, pas très drôles. Mais j'ai une affection tout de même pour cette série ne serait-ce que pour le personnage même de Pervers Pépère : c'est typiquement une idée drôle et originale de Gotlib que d'avoir créé un tel personnage pour une BD.
Dommage que la corde de cette idée aie été tiré largement trop loin, ôtant toute saveur à la plupart des gags et les rendant presque tous identiques, mais ça n'en reste pas moins drôle dans l'idée.
Note approximative : 2.5/5.
Ce n'est pas que le dessin ou l'histoire soient mauvais, mais...
Bon, le dessin est très épuré, c'est du dessin pour enfants mais il n'a rien de désagréable. Des couleurs un peu pastels, rien à redire au niveau graphisme donc.
Quant aux histoires, elles m'ont surpris (agréablement) par leur chute. Il y a dans cet album trois petites histoires. Chacune s'entame et se lit comme une histoire purement jeunesse (la petite fille qui croit que sa voisine est une sorcière, ou bien qui a peur de grandir et fait tout pour l'empêcher, ou finalement qui va chez le marchand pour choisir un gentil lapin pour que son papa lui achète). Mais chacune a un final que je trouve beaucoup plus adulte : légèrement humour noir pour la première histoire, assez philosophique pour la deuxième et... franchement sadique pour la troisième (argh ! le coup du pyjama !).
Ne serait-ce que pour cette dernière fin d'histoire, ce petit album m'a marqué.
Mais c'est bien ça le souci : il est très petit. Ca se lit en 2 minutes, c'est presque un format Patte de Mouche, souple et tout petit (même si le papier a l'air un peu plus solide)... Mais c'est quasiment le prix d'une grand BD normale. Je trouve ce prix franchement exagéré pour une BD sous ce format-là et c'est ça qui me fait hésiter à mettre 2/5.
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent.
Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau.
Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration.
Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant.
Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants.
Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position.
En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive.
Demi-déception, donc.
Ouhlala, ça date cette série. Je n'en connais que les albums parus en 16x22 chez Dargaud, scénarisés par Goscinny et dessinés par Attanasio. Il s'agit là de franco-belge très classique, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le tout est très bon enfant, et les aventures s'empilent au rythme d'une par album. Les personnages sont plutôt burlesques, tant le mince et nerveux Spaghetti, son cousin, le rond et bonhomme Prosciutto, que les personnages secondaires. Ils ont tous quelque chose de ridiculement gentil, même les divers méchants. C'est fait pour rire ou sourire, se détendre, et en aucun cas sérieux.
Le dessin d'Attanasio est complètement dans l'esprit des histoires, et on peut constater une nette évolution entre des albums comme "L'émeraude rouge" et "Spaghetti à Paris" par exemple, où il semble avoir trouvé son "rythme de croisière".
Les ayant lus et relus quand j'étais jeune, ma note reflète un peu ces souvenirs. La parution de tels albums aujourd'hui serait inenvisageable tant ils sont datés. Mais bon, il s'agit tout de même là dans son genre d'une série agréable.
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum. Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous dit que c'est l'action qui prime !
Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action. Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?) privilégié au contenu.
Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année, mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Le début est assez prenant, tout particulièrement lorsque l'histoire recommence, mettant en scène exactement les mêmes événements, avec un petit détail qui change (l'œil au beurre noir). On se dit qu'il va se passer quelque chose de surprenant, et on l'attend avec impatience. Le tout est encore relevé par le personnage principal, ce petit garçon mal élevé qui n'arrête pas de jurer, complètement renfrogné, et vraiment pas amène. En plus le dessin, tirant bien sur le cauchemardesque lorsqu'il le faut, souligne ce suspense de façon parfaite.
Seulement voilà… Faire du suspense comme ça c'est bien, si si, mais finir comme ça en ne donnant strictement aucun début de réponse et en donnant une impression de n'importe quoi, ça gâche un peu le plaisir, et ce qui s'annonçait comme une petite histoire bien sympathique se révèle être finalement plutôt mal utilisé. Dommage.
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Le Petit Spirou
Avec "le petit Spirou", tout commence très bien mais se finit de manière médiocre. Les premiers albums sont vraiment biens: il est drôle de voir ce que faisait Spirou avant de devenir un des plus grands aventuriers du monde, humour original, les personnages (surtout l'abbé L'angelusse et Monsieur Mégot), bref, que du bonheur. A partir du tome 8, ça va moins bien: humour répétitif et de moins bonne qualité. Les auteurs ont fait le tour du sujet mais n'ont pas su s'arrêter à temps. Dommage, on aurait pu obtenir une BD de la qualité de l'excellent Titeuf. Je conseille néanmoins l'achat du "Petit Spirou" jusqu'au tome 7, vous passerez ainsi un bon moment. Sacré Vert'...
Marlysa
Je pense que "Marlysa" est une bonne BD mais malheureusement, la concurrence est un peu trop rude (ex: Lanfeust de Troy). "Marlysa" a plusieurs points forts que je trouve très intéressants: l'ambiance mystérieuse et brumeuse qui se dégage de l'histoire, les différents monstres créés par Danard (le dessinateur) et les couleurs. Maintenant les points faibles: le dessin est en général moyen et le scénario un peu faible (on tourne un peu en rond à partir du troisième tome). A mon avis, les auteurs ont épuisé le filon de leur guerrière masquée et devraient s'arrêter à ce premier cycle des origines à moins que par miracle le tome 6 ne rende cette série culte mais j'en doute. Je ne regrette pas d'avoir acheté la série mais pour ceux qui seraient intéressés, renseignez-vous bien avant...
Dispersion
Très étrange, cet album. On ne sait tout simplement pas ce qui se passe, et on ne comprend pas si Katchan souffre d'une maladie, s'il a un pouvoir, ou s'il disparaît tout simplement en partant. Et l'ambigüité persiste tout au long de ce tome 1, sans qu'on puisse réellement se décider pour une option ou une autre, ce qui entretient un climat d'incertitude sur lequel l'auteur joue à plein. On ne saura malheureusement pas le fin mot de l'histoire, puisque Casterman n'a jamais traduit le second tome, celui-ci datant tout de même de 1996... :( Si l'on se contente de ce tome, donc, l'histoire est étrange, très empreinte de rêverie et d'une espèce de nostalgie, de réflexion triste sur le monde et la vie, largement teintée d'une certaine forme de mal-être qui n'en est pas tout à fait un. On sent une forme de folie planer, et pourtant on comprend... quelque chose. C'est assez indéfinissable comme sentiment. Le dessin d'Oda n'est peut-être pas "beau" à proprement parler, mais il est certainement personnel, et le fait qu'il soit tout à la plume y est pour beaucoup. Certaines cases sont vraiment bien mises en scène, comme la double page, pages 68-69, qui laisse une impression d'égarement, de malaise, de folie, et est assez étonnante pour un manga. Un album spécial, donc, à mon avis difficile, mais qui dégage un petit charme étrange. Note de la modération : le T2 a finalement été publié en 2005
Caatinga
Hermann est un Maître, peut être l'un des derniers !!! Sa technique tant du dessin que de la mise en couleur est exceptionnelle. Cependant son point faible récurrent reste le scénario. Rares sont les albums de cet auteur qui peuvent se targuer de posséder une histoire à la hauteur du dessin, et c'est malheureusement particulièrement vrai pour ses one-shot (à l'exception de Lune de Guerre et de On a tué Wild Bill), de ce point de vue Caatinga ne déroge pas à la règle et l'on a du mal à s'impliquer dans cette aventure. En résumé, je ne lui donne que 3 du fait de la faiblesse de l'histoire, cependant pour les fans je conseille l'achat de cet album car visuellement c'est une claque.
Pervers Pépère
Bon, ce n'est franchement pas ma série préférée de Gotlib. Les gags sont ultra-répétitifs (c'est rare pourtant chez Gotlib), pas très malins, pas très drôles. Mais j'ai une affection tout de même pour cette série ne serait-ce que pour le personnage même de Pervers Pépère : c'est typiquement une idée drôle et originale de Gotlib que d'avoir créé un tel personnage pour une BD. Dommage que la corde de cette idée aie été tiré largement trop loin, ôtant toute saveur à la plupart des gags et les rendant presque tous identiques, mais ça n'en reste pas moins drôle dans l'idée.
Louise et ses petits tracas
Note approximative : 2.5/5. Ce n'est pas que le dessin ou l'histoire soient mauvais, mais... Bon, le dessin est très épuré, c'est du dessin pour enfants mais il n'a rien de désagréable. Des couleurs un peu pastels, rien à redire au niveau graphisme donc. Quant aux histoires, elles m'ont surpris (agréablement) par leur chute. Il y a dans cet album trois petites histoires. Chacune s'entame et se lit comme une histoire purement jeunesse (la petite fille qui croit que sa voisine est une sorcière, ou bien qui a peur de grandir et fait tout pour l'empêcher, ou finalement qui va chez le marchand pour choisir un gentil lapin pour que son papa lui achète). Mais chacune a un final que je trouve beaucoup plus adulte : légèrement humour noir pour la première histoire, assez philosophique pour la deuxième et... franchement sadique pour la troisième (argh ! le coup du pyjama !). Ne serait-ce que pour cette dernière fin d'histoire, ce petit album m'a marqué. Mais c'est bien ça le souci : il est très petit. Ca se lit en 2 minutes, c'est presque un format Patte de Mouche, souple et tout petit (même si le papier a l'air un peu plus solide)... Mais c'est quasiment le prix d'une grand BD normale. Je trouve ce prix franchement exagéré pour une BD sous ce format-là et c'est ça qui me fait hésiter à mettre 2/5.
Kaze No Sho - Le Livre du vent
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent. Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau. Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration. Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant. Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants. Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position. En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive. Demi-déception, donc.
Spaghetti
Ouhlala, ça date cette série. Je n'en connais que les albums parus en 16x22 chez Dargaud, scénarisés par Goscinny et dessinés par Attanasio. Il s'agit là de franco-belge très classique, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le tout est très bon enfant, et les aventures s'empilent au rythme d'une par album. Les personnages sont plutôt burlesques, tant le mince et nerveux Spaghetti, son cousin, le rond et bonhomme Prosciutto, que les personnages secondaires. Ils ont tous quelque chose de ridiculement gentil, même les divers méchants. C'est fait pour rire ou sourire, se détendre, et en aucun cas sérieux. Le dessin d'Attanasio est complètement dans l'esprit des histoires, et on peut constater une nette évolution entre des albums comme "L'émeraude rouge" et "Spaghetti à Paris" par exemple, où il semble avoir trouvé son "rythme de croisière". Les ayant lus et relus quand j'étais jeune, ma note reflète un peu ces souvenirs. La parution de tels albums aujourd'hui serait inenvisageable tant ils sont datés. Mais bon, il s'agit tout de même là dans son genre d'une série agréable.
Hard Boiled
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum. Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous dit que c'est l'action qui prime ! Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action. Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?) privilégié au contenu. Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année, mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Bad Boy
Le début est assez prenant, tout particulièrement lorsque l'histoire recommence, mettant en scène exactement les mêmes événements, avec un petit détail qui change (l'œil au beurre noir). On se dit qu'il va se passer quelque chose de surprenant, et on l'attend avec impatience. Le tout est encore relevé par le personnage principal, ce petit garçon mal élevé qui n'arrête pas de jurer, complètement renfrogné, et vraiment pas amène. En plus le dessin, tirant bien sur le cauchemardesque lorsqu'il le faut, souligne ce suspense de façon parfaite. Seulement voilà… Faire du suspense comme ça c'est bien, si si, mais finir comme ça en ne donnant strictement aucun début de réponse et en donnant une impression de n'importe quoi, ça gâche un peu le plaisir, et ce qui s'annonçait comme une petite histoire bien sympathique se révèle être finalement plutôt mal utilisé. Dommage.