"Drôle" d'histoire que L'Epouvantail Pointeur.
Dans un état totalitaire hyper militarisé, un homme a pour métier de faire peur. Faire peur pour "assurer la sécurité", pour empêcher le peuple de se révolter, pour donner aux militaires une justification.
Mais l'épouvantail reste un homme, et on a beau dire, même quand il sombre dans la criminalité, on s'attache un peu à lui.
Comme tout le monde, il doit affronter les épreuves de la vie, comme le chômage et l'impression d'être inutile, la honte de soi-même. Comme les autres il a besoin d'amour. Comme les autres il ressent des émotions et il nous les fait partager. A la lecture, on passe en effet d'un état d'esprit à un autre, suivant les événements.
Et puis la fin nous renvoie sur terre. Blam ! On retombe le cul à terre et on se dit qu'en plus, ça correspond peut-être bien à la réalité.
Côté graphique, les dessins sont plutôt bons, mais leur qualité est assez irrégulière, selon moi. J'ai aimé la mise en page et les cadrages, favorisés par le format de la collection. Et je trouve les couleurs très belles, très bien choisies.
Un one-shot atypique qui m'a beaucoup plus. J'aurais mis 4 sans l'irrégularité des dessins et de l'histoire (qui, sans savoir dire pourquoi, déçoit parfois).
"Les Schtroumpfs" ah... souvenir souvenir... Il faut avouer que c'est très frais comme série et que ça détend mais c'est quand même un peu simple du point de vue du scénario et des dessins.
Cette BD est incontestablement destinée aux plus jeunes mais c'est sympa à lire comme ça de temps en temps.
Cette BD a pour moi 2 qualités essentielles : l'originalité tant au niveau des personnages que de l'humour et le personnage principal qui se prend pour l'être le plus intelligent de la planète.
Le dessin sert bien l'univers qu'il décrit. Mais voilà, c'est quand même vite répétitif et on se lasse plutôt rapidement. De plus, la concurrence est rude au niveau des BD humour.
Je vous conseille d'acheter les premiers, après vous déciderez si vous voulez continuer ou pas.
Personnellement, je pense que "Dragon Ball", au cours des 42 épisodes, est d'une qualité très variable. Je n'aime pas beaucoup la partie du manga qui correspond au dessin animé "Dragon Ball" (tomes 1 à 16) que je trouve fade et sans véritable intérêt au niveau du scénario. Je donne à cette partie la note de 2/5.
La seconde partie qui correspond au début du dessin animé "Dragon Ball Z" (~ tomes 17 à 28 ) est en revanche absolument sublime : scénario sympa, combats mythiques et surtout, chose appréciable, on arrive encore a se rendre compte de la puissance des personnages. Je donne à cette partie une note de 5/5 !!
A partir du tome 29, la qualité baisse au niveau du scénario. On accroche moins, c'est plus fade et plus répétitif. Les méchants sont toujours plus puissants, les gentils aussi mais à un niveau tellement inimaginable que c'est tout de suite moins intéressant. Je donne à cette partie la note de 3/5.
On arrive donc à une moyenne de 3,5/5 mais je retire la demi étoile à cause de la faiblesse des dessins par rapport à d'autres mangas et parce que dans l'ensemble (les 3 parties ensembles) ce manga est plus proche du bien que du franchement bien.
Vous l'aurez compris, le plaisir que donne la lecture de ce classique du manga n'est pas toujours le même et c'est bien dommage.
Ce manga est pour moi l'un des meilleur. Je me souviens comme si c'était hier des matinées passées devant la télévision pour ne pas manquer "Les chevaliers du zodiaque"...
D'accord, les personnages ne sont pas très bien dessinés et un peu caricaturés du point de vue de leur personnalité. S'ajoute à celà une morale à la Japonaise: "mon sacrifice n'a que peu d'importance si il permet à la justice de triompher... gna gna gna"...
Malgré tout, j'adore ce manga : j'aime le dessin des armures et les combats.
Attention cependant, car sur les 3 cycles, seul le premier est véritablement mythique. Les 2 autres(Poséidon et Adès) sont des copies presque conformes : Saori est toujours en danger de mort et nos 5 chevaliers de l'espoir ont un temps limité pour la sauver...
Pour le 1er cycle (tomes 1 à 13) donc, n'hésitez pas. Pour les 2 autres faites un peu plus attention.
12/05/2007
Après lecture relecture et rerelecture, les Chevalier du Zodiaque ont toujours un petit quelque chose de mythique. Cependant, les trois cycles sont de qualité trop inégale pour que le 4/5 subsiste. Le premier cycle est vraiment bien. Ensuite ça se gâte un peu.
note : 3,5/5
Un sympathique western même si je ne suis pas particulièrement fan de ce genre. Le tout reste assez conventionnel, on y retrouve quelques clichés, un monde de sauvages, impitoyable, de meutres et de vengeance. Le personnage de Wild Bill n'est là que pour le décorum, au fond, puisqu'on suit le parcours du jeune Melvin, un gars un peu paumé.
Le dessin est beau même si ce n'est pas le summum du beau dessin à mes yeux.
J'ai trouvé le cahier supplémentaire du début un peu barbant, il n'apporte pas grand chose notamment sur les choix scénaristiques de l'auteur.
Cet album est malheureusement assez illisible. Déjà les histoires sont généralement très courtes, ce qui ne facilite rien, mais surtout le découpage est assez étrange et fait qu'on a réellement du mal à comprendre ce qui se passe. Comme en plus Casterman a fait du grand n'importe quoi pour l'adaptation, on se retrouve avec une moitié des bulles à lire de droite à gauche et l'autre de gauche à droite, le tout saupoudré d'inversions, bref, c'est une horreur. :(
Les premières histoires souffrent beaucoup de ces défauts mais par après on commence à s'y habituer. Et vers la fin, on suit les mêmes personnages, ce qui donne un peu plus de corps au récit. Il s'agit cependant d'histoires courtes, basées sur de la hard science et mettant en scène des inventeurs plus ou moins géniaux et fous ayant inventé une machine révolutionnaire, cet aspect étant incorporé dans un monde à part cela totalement "normal", quasi intemporel, mélangeant des éléments de la première moitié du XXème siècle (architecture, zeppelin, une vieille 2 chevaux...) et quelques petits détails futuristes (les pièces détachées dénichées au marché noir).
L'auteur ne se focalise pas sur l'aspect SF, mais fait la part belle au quotidien des personnages et à leurs sentiments, d'une manière qui rappelle (d'assez loin, il est vrai) "Planètes".
Ces histoires sont dans l'ensemble plutôt sympathiques et sans grande ambition, mais leur lecture est vraiment trop laborieuse pour que je conseille cet album. :(
Tiens, personne n'a encore fait remarquer qu'il ne s'agit là ni plus ni moins que du mythe d'Oedipe revisité à la sauce Jodorowsky. Et pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit.
La série est assez sombre, cynique surtout. C'est la bassesse de l'Homme qui est mise en exergue, avec ses diverses déclinaisons, à commencer par la déchéance (voir le début du tome 1). Juan Solo, commençant dans les égoûts, fait son chemin dans ce monde pourri en devenant lui aussi pourri, et arrivé "au sommet", il ne peut que tomber. Sauf qu'ici la chute est d'une certaine façon salutaire.
Jodorowsky le dit lui-même, Juan Solo illustre la rédemption. Pour autant, il ne s'agit pas là d'une franche réussite, la rédemption en question étant tout de même assez caricaturale, l'aspect mysticisme ne prêchant pas vraiment en sa faveur.
Le dessin de Bess gagne nettement à être en couleurs (par opposition à "Escondida" ou "Leela et Krishna"), et on retrouve avec plaisir ses paysages désertiques qu'il semble aimer à dessiner. Petit bémol sur le personnage de Juan Solo par contre, dont la représentation m'a semblé parfois inégale.
Le tout se lit bien, malgré un côté glauque qui pourra déplaire à certains, mais ces quatre tomes recouvrent finalement une histoire assez courte et pas très fouillée.
"Le trou bleu" c'est un mélange assez impressionnant de genres. Ca fait inévitablement penser au "Monde Perdu", d'Arthur Conan Doyle (ou même "Jurassic Park") pour l'aspect dinosaure ayant survécu. Ca rappelle "Abyss" ou Sanctuaire, pour le côté sous-marin de la chose. Ca fait penser à toutes ces oeuvres sur le thème désormais classique de la SF du voyage dans le temps et des univers parallèles.
Et il est vrai que lorsqu'on commence à lire le premier tome, on est un peu perdu. On découvre la situation un peu en même temps que les personnages, on échafaude l'hypothèse la plus plausible en se disant qu'elle est ridicule, et puis non, c'est autre chose. On recommence, ça paraît toujours aussi ridicule, et ça n'est pas encore ça ! Il faut arriver vers la fin du tome 1 pour que l'auteur explique un peu le fond de son idée, et on constate qu'elle est nettement plus ambitieuse que ce à quoi on s'attendait au départ, et certaines petites idées sont carrément très intéressantes.
Pour autant, le syndrome Sanctuaire est ici marqué : certains passages sont tout simplement ridicules, on en rit tellement c'est n'importe quoi, qu'il s'agisse de certaines répliques, cases, ou même carrément de scènes entières. Cependant on continue à lire. Eh oui, ça a beau être par moments assez risible, on reste scotché. :)
Le dessin est assez efficace, et le tout fluide (ce qui n'est pas toujours le cas dans cette collection...).
Bon, reste à dénicher le tome 2, snif. :(
Tome 2 :
Et vive les marchands d'occasion !
Bon, le tome 2 est plutôt pas mal, évitant linéarité et manque de surprise. Par contre, le petit souci, c'est que l'auteur a tendance a en faire trop, à lancer trop de pistes, condenser trop d'idées, il donne l'impression de changer trop souvent de fil directeur, et la lecture est donc un peu chaotique et on s'y perd assez facilement. Comme en plus les bulles sont souvent inversées, le tout est assez indigeste... et puis il y a aussi les moments où on s'attarde -- un peu trop -- sur les dinosaures, c'est pas super passionnant...
Et c'est bien dommage car cette histoire de science-fiction était tout de même ambitieuse et assez intéressante. Si jamais ce manga est réédité en une version retravaillée pour que le sens de lecture soit enfin cohérent, jetez-y un oeil. Si vous êtes un gros fan de manga ou de cette collection de Casterman, jetez-y aussi un oeil. Idem si la SF et les dinosaures sont vos seules raison de vivre. Sinon vous survivrez très bien sans le lire.
Will était un géant de la BD franco-belge. Peut-être pas au niveau d'un Jijé ou d'un Franquin, mais un géant quand même. La 27ème lettre fut l'une de ses dernières oeuvres, en marge de ses séries-phares, Isabelle et Tif & Tondu. L'occasion de travailler pour la seconde fois (après Le Jardin des Désirs) avec Stephen Desberg, l'un des plus talentueux scénaristes de l'écurie Dupuis. L'évocation du second conflit mondial est ici feutrée, vue à travers le prisme d'un bordel, véritable baromètre de la société selon Desberg.
Ce récit est celui de la perte de l'innocence. Celle de l'Allemagne, celle de Fred, celle de Lizzy. Pauvres êtres pris dans la tourmente de l'Histoire, ballottés au gré du vent qui ravive les flammes, aux destins scandés par le bruit des bottes sur les pavés mouillés...
Un sujet en or, avec un illustrateur d'expression au sommet de son art. Mais hélas ! Lorsqu'on arrive à la dernière case, on se dit : quel gâchis ! Car on a l'impression d'avoir -hélas- perdu du temps en croyant trouver une voix particulière pour raconter l'horreur absolue. Il en reste juste des belles images.
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L'Epouvantail Pointeur
"Drôle" d'histoire que L'Epouvantail Pointeur. Dans un état totalitaire hyper militarisé, un homme a pour métier de faire peur. Faire peur pour "assurer la sécurité", pour empêcher le peuple de se révolter, pour donner aux militaires une justification. Mais l'épouvantail reste un homme, et on a beau dire, même quand il sombre dans la criminalité, on s'attache un peu à lui. Comme tout le monde, il doit affronter les épreuves de la vie, comme le chômage et l'impression d'être inutile, la honte de soi-même. Comme les autres il a besoin d'amour. Comme les autres il ressent des émotions et il nous les fait partager. A la lecture, on passe en effet d'un état d'esprit à un autre, suivant les événements. Et puis la fin nous renvoie sur terre. Blam ! On retombe le cul à terre et on se dit qu'en plus, ça correspond peut-être bien à la réalité. Côté graphique, les dessins sont plutôt bons, mais leur qualité est assez irrégulière, selon moi. J'ai aimé la mise en page et les cadrages, favorisés par le format de la collection. Et je trouve les couleurs très belles, très bien choisies. Un one-shot atypique qui m'a beaucoup plus. J'aurais mis 4 sans l'irrégularité des dessins et de l'histoire (qui, sans savoir dire pourquoi, déçoit parfois).
Les Schtroumpfs
"Les Schtroumpfs" ah... souvenir souvenir... Il faut avouer que c'est très frais comme série et que ça détend mais c'est quand même un peu simple du point de vue du scénario et des dessins. Cette BD est incontestablement destinée aux plus jeunes mais c'est sympa à lire comme ça de temps en temps.
Nabuchodinosaure
Cette BD a pour moi 2 qualités essentielles : l'originalité tant au niveau des personnages que de l'humour et le personnage principal qui se prend pour l'être le plus intelligent de la planète. Le dessin sert bien l'univers qu'il décrit. Mais voilà, c'est quand même vite répétitif et on se lasse plutôt rapidement. De plus, la concurrence est rude au niveau des BD humour. Je vous conseille d'acheter les premiers, après vous déciderez si vous voulez continuer ou pas.
Dragon Ball
Personnellement, je pense que "Dragon Ball", au cours des 42 épisodes, est d'une qualité très variable. Je n'aime pas beaucoup la partie du manga qui correspond au dessin animé "Dragon Ball" (tomes 1 à 16) que je trouve fade et sans véritable intérêt au niveau du scénario. Je donne à cette partie la note de 2/5. La seconde partie qui correspond au début du dessin animé "Dragon Ball Z" (~ tomes 17 à 28 ) est en revanche absolument sublime : scénario sympa, combats mythiques et surtout, chose appréciable, on arrive encore a se rendre compte de la puissance des personnages. Je donne à cette partie une note de 5/5 !! A partir du tome 29, la qualité baisse au niveau du scénario. On accroche moins, c'est plus fade et plus répétitif. Les méchants sont toujours plus puissants, les gentils aussi mais à un niveau tellement inimaginable que c'est tout de suite moins intéressant. Je donne à cette partie la note de 3/5. On arrive donc à une moyenne de 3,5/5 mais je retire la demi étoile à cause de la faiblesse des dessins par rapport à d'autres mangas et parce que dans l'ensemble (les 3 parties ensembles) ce manga est plus proche du bien que du franchement bien. Vous l'aurez compris, le plaisir que donne la lecture de ce classique du manga n'est pas toujours le même et c'est bien dommage.
Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque
Ce manga est pour moi l'un des meilleur. Je me souviens comme si c'était hier des matinées passées devant la télévision pour ne pas manquer "Les chevaliers du zodiaque"... D'accord, les personnages ne sont pas très bien dessinés et un peu caricaturés du point de vue de leur personnalité. S'ajoute à celà une morale à la Japonaise: "mon sacrifice n'a que peu d'importance si il permet à la justice de triompher... gna gna gna"... Malgré tout, j'adore ce manga : j'aime le dessin des armures et les combats. Attention cependant, car sur les 3 cycles, seul le premier est véritablement mythique. Les 2 autres(Poséidon et Adès) sont des copies presque conformes : Saori est toujours en danger de mort et nos 5 chevaliers de l'espoir ont un temps limité pour la sauver... Pour le 1er cycle (tomes 1 à 13) donc, n'hésitez pas. Pour les 2 autres faites un peu plus attention. 12/05/2007 Après lecture relecture et rerelecture, les Chevalier du Zodiaque ont toujours un petit quelque chose de mythique. Cependant, les trois cycles sont de qualité trop inégale pour que le 4/5 subsiste. Le premier cycle est vraiment bien. Ensuite ça se gâte un peu. note : 3,5/5
On a tué Wild Bill
Un sympathique western même si je ne suis pas particulièrement fan de ce genre. Le tout reste assez conventionnel, on y retrouve quelques clichés, un monde de sauvages, impitoyable, de meutres et de vengeance. Le personnage de Wild Bill n'est là que pour le décorum, au fond, puisqu'on suit le parcours du jeune Melvin, un gars un peu paumé. Le dessin est beau même si ce n'est pas le summum du beau dessin à mes yeux. J'ai trouvé le cahier supplémentaire du début un peu barbant, il n'apporte pas grand chose notamment sur les choix scénaristiques de l'auteur.
Spirit of Wonder
Cet album est malheureusement assez illisible. Déjà les histoires sont généralement très courtes, ce qui ne facilite rien, mais surtout le découpage est assez étrange et fait qu'on a réellement du mal à comprendre ce qui se passe. Comme en plus Casterman a fait du grand n'importe quoi pour l'adaptation, on se retrouve avec une moitié des bulles à lire de droite à gauche et l'autre de gauche à droite, le tout saupoudré d'inversions, bref, c'est une horreur. :( Les premières histoires souffrent beaucoup de ces défauts mais par après on commence à s'y habituer. Et vers la fin, on suit les mêmes personnages, ce qui donne un peu plus de corps au récit. Il s'agit cependant d'histoires courtes, basées sur de la hard science et mettant en scène des inventeurs plus ou moins géniaux et fous ayant inventé une machine révolutionnaire, cet aspect étant incorporé dans un monde à part cela totalement "normal", quasi intemporel, mélangeant des éléments de la première moitié du XXème siècle (architecture, zeppelin, une vieille 2 chevaux...) et quelques petits détails futuristes (les pièces détachées dénichées au marché noir). L'auteur ne se focalise pas sur l'aspect SF, mais fait la part belle au quotidien des personnages et à leurs sentiments, d'une manière qui rappelle (d'assez loin, il est vrai) "Planètes". Ces histoires sont dans l'ensemble plutôt sympathiques et sans grande ambition, mais leur lecture est vraiment trop laborieuse pour que je conseille cet album. :(
Juan Solo
Tiens, personne n'a encore fait remarquer qu'il ne s'agit là ni plus ni moins que du mythe d'Oedipe revisité à la sauce Jodorowsky. Et pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit. La série est assez sombre, cynique surtout. C'est la bassesse de l'Homme qui est mise en exergue, avec ses diverses déclinaisons, à commencer par la déchéance (voir le début du tome 1). Juan Solo, commençant dans les égoûts, fait son chemin dans ce monde pourri en devenant lui aussi pourri, et arrivé "au sommet", il ne peut que tomber. Sauf qu'ici la chute est d'une certaine façon salutaire. Jodorowsky le dit lui-même, Juan Solo illustre la rédemption. Pour autant, il ne s'agit pas là d'une franche réussite, la rédemption en question étant tout de même assez caricaturale, l'aspect mysticisme ne prêchant pas vraiment en sa faveur. Le dessin de Bess gagne nettement à être en couleurs (par opposition à "Escondida" ou "Leela et Krishna"), et on retrouve avec plaisir ses paysages désertiques qu'il semble aimer à dessiner. Petit bémol sur le personnage de Juan Solo par contre, dont la représentation m'a semblé parfois inégale. Le tout se lit bien, malgré un côté glauque qui pourra déplaire à certains, mais ces quatre tomes recouvrent finalement une histoire assez courte et pas très fouillée.
Blue Hole (Le Trou bleu)
La 27e lettre
Will était un géant de la BD franco-belge. Peut-être pas au niveau d'un Jijé ou d'un Franquin, mais un géant quand même. La 27ème lettre fut l'une de ses dernières oeuvres, en marge de ses séries-phares, Isabelle et Tif & Tondu. L'occasion de travailler pour la seconde fois (après Le Jardin des Désirs) avec Stephen Desberg, l'un des plus talentueux scénaristes de l'écurie Dupuis. L'évocation du second conflit mondial est ici feutrée, vue à travers le prisme d'un bordel, véritable baromètre de la société selon Desberg. Ce récit est celui de la perte de l'innocence. Celle de l'Allemagne, celle de Fred, celle de Lizzy. Pauvres êtres pris dans la tourmente de l'Histoire, ballottés au gré du vent qui ravive les flammes, aux destins scandés par le bruit des bottes sur les pavés mouillés... Un sujet en or, avec un illustrateur d'expression au sommet de son art. Mais hélas ! Lorsqu'on arrive à la dernière case, on se dit : quel gâchis ! Car on a l'impression d'avoir -hélas- perdu du temps en croyant trouver une voix particulière pour raconter l'horreur absolue. Il en reste juste des belles images.